Des avions cargo qui disparaissent des radars
Dès les premiers jours du conflit, des signaux étranges sont apparus sur les écrans de Flightradar24. Des avions cargo partant de Chine, traversant le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, puis disparaissant mystérieusement des radars à l’approche de l’espace aérien iranien. Officiellement, ces vols étaient opérés par Cargolux, une compagnie luxembourgeoise, avec une destination finale en Europe.
Sauf que ces avions n’ont jamais atteint l’Europe. Sauf que les transpondeurs se sont éteints pile au bon endroit. Sauf que les experts en aviation ont noté des escales prolongées à Achgabat, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière iranienne. Coïncidence? Les services de renseignement occidentaux ne croient pas aux coïncidences.
Les réseaux sociaux se sont enflammés avec des affirmations de 16 avions militaires chinois atterrissant en Iran en 56 heures. Cette information spécifique a été démentie par les fact-checkers. Mais le démenti porte sur les chiffres, pas sur le fond. Car ce qui s’est passé ensuite ne laisse aucun doute sur la réalité d’une coopération militaire massive.
Les preuves s’accumulent après le cessez-le-feu
Le 7 juillet 2025, des sources arabes citées par Middle East Eye ont lâché une bombe médiatique. L’Iran avait reçu des batteries de missiles sol-air HQ-9B de fabrication chinoise. La livraison avait eu lieu dans les semaines suivant le cessez-le-feu du 24 juin. Le paiement? Du pétrole. Pas de dollars. Pas de traces bancaires. Du brut iranien contre des armes chinoises. Un troc vieux comme le monde, mais d’une efficacité redoutable pour contourner les sanctions.
Le 8 juillet, l’ambassade de Chine à Tel-Aviv a publié un démenti catégorique. Les rapports sur les livraisons de HQ-9B étaient « incorrects », affirmait Pékin. Sauf que ce démenti n’a convaincu personne. Les médias réformistes iraniens et les outlets liés à l’état-major des forces armées ont confirmé que le package HQ-9B incluait également des radars de surveillance longue portée et des systèmes de guerre électronique.
Vous savez ce qui me frappe dans cette histoire? L’audace. L’audace pure de Pékin. Démentir en public ce que tout le monde sait en privé. C’est la signature de la diplomatie chinoise. Ne jamais admettre. Toujours nier. Et pendant ce temps, continuer à avancer. Les Occidentaux jouent aux échecs avec des règles. La Chine joue au go sans règles. Et devinez qui gagne?
Le HQ-9B : l'arme qui change la donne
Un système conçu pour défier l’Occident
Le HQ-9B n’est pas un gadget. C’est le système de défense aérienne le plus avancé que la Chine accepte d’exporter. Développé par la China Aerospace Science and Industry Corporation, il représente un saut qualitatif par rapport à tout ce que l’Iran possédait jusqu’ici.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une portée d’engagement dépassant les 200 kilomètres. Une altitude d’interception atteignant 27 kilomètres. La capacité de suivre jusqu’à 100 cibles simultanément et d’en engager six à huit en même temps. Un radar HT-233 à balayage électronique offrant une surveillance à 360 degrés. Et surtout, des capacités anti-brouillage et anti-furtivité qui inquiètent les planificateurs militaires occidentaux.
Le HQ-9B est souvent comparé au S-300 russe dont il s’inspire. Mais avec une différence cruciale : l’industrie microélectronique chinoise est plus avancée que son homologue russe. Les capteurs du HQ-9B seraient donc supérieurs. Et dans la guerre moderne, les capteurs font la différence entre la vie et la mort.
Une réponse directe à l’humiliation de juin
Pour l’Iran, l’acquisition du HQ-9B répond à un besoin existentiel. Les douze jours de guerre ont démontré que l’inventaire mixte iranien, composé de S-300 russes et de systèmes indigènes comme le Bavar-373, s’est révélé insuffisant face au stress du combat réel. Les chasseurs israéliens ont pénétré l’espace aérien iranien comme dans du beurre. Les missiles ont frappé leurs cibles avec une précision chirurgicale.
Le HQ-9B offre à Téhéran une couverture aérienne capable d’atteindre les intrus à plus de 200 kilomètres. Il change la géographie des frappes israéliennes. Il complique drastiquement les calculs des planificateurs militaires ennemis. Même s’il n’est pas une solution miracle contre les avions furtifs comme le F-35I Adir israélien, un réseau dense de HQ-9B pourrait rendre l’espace aérien iranien beaucoup plus dangereux.
Les experts estiment que l’Iran disposerait désormais d’au moins quatre batteries de HQ-9B, chacune capable de déployer six à huit missiles. L’architecture forme un réseau défensif à trois couches capable de contrer les avions, les missiles de croisière et les drones. Pas parfait. Mais infiniment mieux que ce qui existait avant.
La Russie sur la touche : le grand remplacement
Moscou empêtré en Ukraine
Pendant des décennies, la Russie a été le fournisseur d’armes privilégié de l’Iran. Les S-300. Les avions MiG-29. Les chars. Les sous-marins. Moscou était le partenaire incontournable de Téhéran pour tout ce qui touchait à la défense. Mais la guerre en Ukraine a tout changé.
Depuis février 2022, la Russie est engagée dans un conflit qui dévore ses ressources militaires à une vitesse vertigineuse. Les usines d’armement tournent à plein régime pour remplacer les pertes sur le front ukrainien. Les livraisons promises à l’étranger prennent du retard. Des années de retard parfois. Le contrat pour des chasseurs Su-35 destinés à l’Iran? Bloqué. Les pièces détachées pour les S-300? Au compte-gouttes.
L’Iran s’est retrouvé avec un fournisseur incapable de livrer. Un partenaire stratégique devenu un partenaire de papier. Et quand les bombes israéliennes ont commencé à pleuvoir, cette dépendance à la Russie s’est révélée être une erreur potentiellement fatale.
Pékin saisit l’opportunité
La Chine a vu l’ouverture et s’y est engouffrée. Avec méthode. Avec patience. Avec une vision stratégique à long terme que l’Occident semble incapable de comprendre.
Le pivot iranien vers les solutions de défense aérienne chinoises signale une confiance érodée dans la fiabilité russe. Il remet en question la domination de Moscou sur le marché des exportations de systèmes antiaériens au Moyen-Orient. Et il introduit une nouvelle variable dans les calculs de puissance aérienne régionale, déjà tendus par l’escalade des tensions entre Israël, l’Iran et les États-Unis.
Mais Pékin ne se contente pas de vendre des missiles. Pékin construit une relation. Une dépendance. Un partenariat qui va bien au-delà du militaire.
Il y a quelque chose de presque poétique dans ce renversement. Pendant des années, l’Occident a cru que les sanctions économiques suffiraient à isoler l’Iran. Que couper Téhéran du système financier mondial le mettrait à genoux. Et pendant ce temps, la Chine construisait patiemment une alternative. Un système parallèle. Un monde où le dollar n’est pas roi. Un monde où le pétrole s’échange contre des armes sans que personne à Washington ne puisse rien y faire. L’ironie est cruelle. Et elle devrait nous faire réfléchir.
Le troc pétrole contre armes : l'économie de l'ombre
Comment contourner les sanctions américaines
L’accord HQ-9B contre pétrole illustre parfaitement la méthode chinoise. Pas de transferts bancaires traçables. Pas de dollars américains susceptibles d’être interceptés par le Trésor américain. Du brut iranien livré par des tankers fantômes contre des systèmes d’armes livrés par des avions cargo qui disparaissent des radars.
La Chine est déjà le plus gros client pétrolier de l’Iran. Près de 90% des exportations de brut iranien partent vers la Chine. Ce commerce se fait largement via des raffineurs indépendants utilisant des tankers de la « flotte sombre » pour masquer l’origine de la cargaison et échapper aux sanctions. Pékin achète du pétrole iranien sous le prix du marché. Téhéran obtient des devises. Tout le monde y gagne. Sauf Washington.
En avril et mai 2025, le Département du Trésor américain a imposé des sanctions sur des individus et entités de Chine et d’Iran impliqués dans l’approvisionnement en ingrédients pour missiles. Des entreprises comme Lion Commodities Holdings, basée à Hong Kong, ont été identifiées comme intermédiaires dans des contrats avec des firmes iraniennes. Mais ces sanctions arrivent trop tard. Le flux est établi. Les canaux sont ouverts.
Bien plus que des missiles : les composants stratégiques
Les livraisons chinoises ne se limitent pas aux systèmes HQ-9B. Des cargaisons de perchlorate de sodium, un composant clé dans la fabrication de missiles, ont été expédiées vers l’Iran plus tôt en 2025. Une commande massive de perchlorate d’ammonium serait en route, avec des quantités suffisantes pour produire jusqu’à 800 missiles selon les analystes.
Ces livraisons arrivent après que les frappes israéliennes d’octobre 2024 ont détruit un nombre significatif de mélangeurs planétaires utilisés dans la production de missiles. L’Iran répare actuellement cet équipement. Et quand il sera opérationnel, les matières premières chinoises seront là pour alimenter la chaîne de production.
Une partie de ce matériel pourrait être transférée aux milices alignées sur l’Iran, comme les Houthis au Yémen et les groupes chiites en Irak. La toile d’araignée iranienne au Moyen-Orient, affaiblie par les frappes israéliennes, pourrait ainsi être reconstituée avec du matériel chinois.
Le J-10C : la prochaine étape?
L’Iran cherche désespérément des chasseurs modernes
La défense antiaérienne ne suffit pas. L’Iran le sait. Pour établir une véritable dissuasion, il faut des chasseurs capables d’affronter l’aviation israélienne. Et sur ce front, Téhéran est dramatiquement en retard.
L’armée de l’air iranienne opère encore des F-14 Tomcat américains datant des années 1970, des MiG-29 russes vieillissants, et quelques appareils d’origine chinoise tout aussi dépassés. Face aux F-35I Adir israéliens, ces avions sont des proies faciles. La guerre des douze jours l’a prouvé de façon sanglante.
L’Iran attendait des Su-35 russes depuis des années. Mais Moscou n’a jamais livré. Et après l’humiliation de juin, Téhéran ne peut plus se permettre d’attendre.
Le chasseur chinois qui fait ses preuves
C’est là qu’entre en jeu le J-10C. Un chasseur de génération 4.5 équipé d’un radar à balayage électronique actif (AESA) et certifié avec les missiles air-air à longue portée PL-15, efficaces jusqu’à 190 miles.
Le J-10C a fait les gros titres lors de l’escarmouche entre l’Inde et le Pakistan en mai 2025. Les jets pakistanais équipés de ce chasseur chinois auraient démontré des performances impressionnantes contre l’aviation indienne. Une validation en conditions réelles qui n’a pas échappé aux stratèges iraniens.
Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, était présent à Shanghai pour la réunion de l’Organisation de Coopération de Shanghai en juin 2025. Sa présence a alimenté les spéculations : l’achat de J-10C pourrait suivre l’acquisition des HQ-9B. Un duo HQ-9B/J-10C offrirait à l’Iran une architecture de défense aérienne cohérente et moderne. Entièrement chinoise.
Les enjeux géopolitiques : bien plus que des armes
Le pacte des 25 ans : une alliance structurelle
La coopération militaire sino-iranienne ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans le cadre du pacte stratégique de 25 ans signé par Pékin et Téhéran en 2021. Ce pacte prévoyait des investissements chinois dans l’énergie et les infrastructures iraniennes en échange de pétrole. Crucialement, il a intégré l’Iran à l’Initiative Ceinture et Route chinoise.
Cette intégration a accéléré le transfert de technologies chinoises vers Téhéran. Des entreprises comme Tiandy Technologies ont fourni des équipements de surveillance domestique. Les exportations de logiciels de surveillance ont plus que doublé après les protestations anti-gouvernementales en Iran en 2022. Des logiciels de reconnaissance faciale chinois ont joué un rôle significatif dans la répression des manifestations de 2023.
La Chine fournit également des technologies à double usage : semi-conducteurs, logiciels de collecte de renseignements. Les débris d’un drone Shahed-136 iranien récupérés en juin 2025 ont révélé l’intégration de systèmes de ciblage par intelligence artificielle. La fusion des technologies est en marche.
BeiDou : la rupture avec l’Occident
En septembre 2025, l’Iran a annoncé son intention de basculer entièrement vers le système de navigation par satellite chinois BeiDou, en remplacement du GPS américain. Les médias iraniens ont présenté cette acquisition comme une rupture avec la dépendance aux technologies occidentales, partie intégrante d’un nouvel alignement qui défie la « structure de pouvoir » mondiale.
Ce basculement est hautement symbolique. Le GPS peut être dégradé ou coupé par les États-Unis en cas de conflit. BeiDou offre une alternative souveraine. Pour les missiles iraniens, pour les drones, pour les systèmes de commandement et de contrôle, cette indépendance technologique est cruciale.
Quand je lis ces développements, je me demande si l’Occident a vraiment compris ce qui est en train de se passer. Nous avons passé des décennies à construire un ordre mondial basé sur notre supériorité technologique. Nos satellites. Nos puces. Nos logiciels. Et maintenant, la Chine offre une alternative complète. Un écosystème parallèle. Un monde où nos sanctions ne mordent plus. Où notre GPS ne guide plus. Où nos dollars ne comptent plus. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est le présent. Et chaque jour qui passe, ce présent devient un peu plus irréversible.
L'Occident face à ses contradictions
Des sanctions qui ne fonctionnent plus
Depuis des années, les États-Unis et leurs alliés empilent les sanctions sur l’Iran. Sanctions financières. Sanctions commerciales. Sanctions sur les individus. Sanctions sur les entreprises. L’objectif était clair : étrangler l’économie iranienne jusqu’à ce que Téhéran cède sur son programme nucléaire.
Le résultat? L’Iran n’a pas cédé. L’Iran a trouvé des alternatives. L’Iran vend son pétrole à la Chine. L’Iran achète ses armes à la Chine. L’Iran intègre les technologies chinoises. Les sanctions ont créé une dépendance. Mais pas la dépendance espérée. Une dépendance envers Pékin.
C’est l’ironie suprême de la politique de « pression maximale ». En voulant isoler l’Iran de l’Occident, Washington a poussé Téhéran dans les bras de Pékin. Et maintenant, la Chine dispose d’un levier stratégique au cœur du Moyen-Orient.
Israël face à un dilemme insoluble
Pour Israël, le renforcement militaire iranien par la Chine pose un problème existentiel. Les douze jours de guerre de juin 2025 ont démontré que l’État hébreu pouvait frapper l’Iran avec une relative impunité. Mais cette fenêtre pourrait se refermer.
Si l’Iran parvient à intégrer efficacement les HQ-9B, à acquérir des J-10C, à reconstruire ses défenses avec du matériel chinois moderne, les calculs israéliens devront être revus. Les prochaines frappes seront plus coûteuses. Plus risquées. Potentiellement moins efficaces.
Israël a signalé la possibilité de nouvelles frappes pour perturber le réarmement iranien, notamment en ciblant les programmes de missiles balistiques et nucléaires. Mais chaque jour qui passe, chaque batterie HQ-9B déployée, chaque radar chinois installé, rend cette option plus difficile à exercer.
Et maintenant? Les scénarios qui se dessinent
Le réarmement accéléré de l’Iran
À court terme, l’Iran va poursuivre son réarmement à marche forcée. Les batteries HQ-9B vont être intégrées dans un réseau défensif multicouche. Les négociations pour les J-10C vont s’intensifier. Les livraisons de composants pour missiles vont continuer.
Téhéran a tiré les leçons de juin 2025. Des déploiements statiques et cloisonnés sont extrêmement vulnérables. Les lanceurs mobiles et les systèmes de commandement en réseau du HQ-9B sont particulièrement attractifs pour un pays qui anticipe des frappes de précision répétées.
Les experts préviennent toutefois que l’intégration d’électroniques, de liaisons de données et de logiques de contrôle de tir chinois dans l’écosystème iranien existant nécessitera une localisation extensive, des tests et une adaptation doctrinale. Le déploiement opérationnel complet pourrait prendre des mois, voire des années.
La Chine, nouveau pivot militaire du Moyen-Orient
À moyen terme, la Chine est en passe de devenir le nouveau pivot militaire de la région. L’Iran n’est pas le seul client. L’Égypte a confirmé en juillet 2025 avoir acquis des HQ-9B, citant les restrictions imposées par les fournisseurs occidentaux comme facteur déterminant. Le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Maroc opèrent également ce système.
Pékin offre une alternative aux systèmes américains Patriot et français SAMP/T, souvent soumis à des restrictions opérationnelles et des conditions d’exportation. Pour les pays qui ne veulent pas dépendre de Washington, la Chine représente une porte de sortie.
La coopération militaire sino-iranienne s’articule désormais autour d’un duo HQ-9B/J-10C. Le pari de l’Iran devient plus clair : restaurer une partie essentielle de ses défenses aériennes en se libérant du bloc occidental. C’est un signal fort à Washington, Tel-Aviv et Moscou.
En terminant cet article, je me pose une question qui me hante. Sommes-nous en train d’assister à la fin d’une époque? L’époque où l’Occident pouvait dicter les règles du jeu militaire mondial? L’époque où nos sanctions suffisaient à mettre les régimes récalcitrants à genoux? L’époque où notre supériorité technologique était incontestée? Je n’ai pas la réponse. Mais ce que je vois se dessiner en Iran, ce partenariat sino-iranien qui se renforce chaque jour, me suggère que le monde d’après sera très différent du monde d’avant. Et que nous ferions bien de nous y préparer.
Conclusion : le silence assourdissant de l'Occident
Un basculement historique en cours
Pendant que les capitales occidentales débattaient de l’efficacité des frappes sur les installations nucléaires iraniennes, pendant que les experts calculaient combien de mois ou d’années le programme avait été retardé, un autre compte à rebours a commencé. Celui du réarmement. Celui de la reconstruction. Celui d’un partenariat sino-iranien qui pourrait redéfinir l’équilibre des forces au Moyen-Orient pour les décennies à venir.
La Chine n’a pas tiré un seul missile pendant la guerre des douze jours. La Chine n’a pas perdu un seul soldat. Et pourtant, la Chine est peut-être le grand vainqueur de ce conflit. Elle a gagné un client stratégique. Elle a démontré que ses armes pouvaient remplacer celles de la Russie. Elle a prouvé que ses sanctions étaient contournables.
Le pont aérien fantôme entre Pékin et Téhéran continue de fonctionner. Les batteries HQ-9B sont en cours d’installation. Les négociations pour les J-10C avancent. Le pétrole iranien coule vers la Chine. Les technologies chinoises coulent vers l’Iran.
Une question reste en suspens
Et nous, on fait quoi?
Cette question, personne ne semble vouloir y répondre. Pas Washington, embourbé dans ses contradictions. Pas Bruxelles, divisé et impuissant. Pas Tel-Aviv, qui a gagné une bataille mais pourrait perdre la guerre stratégique.
Le monde change. Les alliances se reconfigurent. Les cartes sont redistribuées. Et pendant que nous regardons ailleurs, la Chine construit patiemment le monde d’après.
Un monde où elle sera au centre.
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Sources
Middle East Eye, « Iran receives Chinese HQ-9B missile systems », 7 juillet 2025
Army Recognition, « China to improve Iran’s air defense capacity with new transfer of HQ-9B missile batteries », juillet 2025
Defence Security Asia, « China’s HQ-9B Enters Iran: How Beijing Is Rewriting Tehran’s Air Defence Strategy », janvier 2026
Global Defense Corp, « China is replacing Russia as a major arms exporter », 12 juillet 2025
Hudson Institute, « Assessing Defense Cooperation Between Iran and China in the Wake of the 12-Day War », septembre 2025
RealClearDefense, « China and Iran After the 12-Day War », 15 octobre 2025
Wikipedia, « Iran–Israel war », consulté janvier 2026
Britannica, « Israel-Iran Conflict (2025) », consulté janvier 2026
Al Jazeera, « Israel and Iran agree ceasefire amid waves of missiles », 24 juin 2025
CBS News, « Israel-Iran ceasefire holds, offering hope », 25 juin 2025
France 24, « Watch out for flight tracking images showing Chinese cargo planes landing in Iran », 19 juin 2025
NewsX, « China Sent 16 Military Cargo Planes To Iran? Truth Behind The Viral X Claim », janvier 2026
European Union Institute for Security Studies, « Israel and Iran on the brink: Preventing the next war », octobre 2025
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