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Le Conseil de la Paix de Trump fracture le monde : quand l’Europe dit non et le Moyen-Orient dit oui
Crédit: Adobe Stock

Une coalition musulmane historique autour de Gaza

L’annonce a fait l’effet d’une bombe diplomatique. Mercredi, les ministres des Affaires étrangères de huit nations à majorité musulmane ont publié une déclaration commune annonçant leur adhésion au Conseil de la Paix. Qatar, Turquie, Égypte, Jordanie, Indonésie, Pakistan, Arabie saoudite, Émirats arabes unis. Huit pays représentant plus d’un milliard de musulmans. Huit pays qui, malgré leurs divergences historiques, ont choisi de s’unir derrière l’initiative américaine pour Gaza.

Cette coalition est remarquable à plus d’un titre. Elle réunit des rivaux régionaux — Arabie saoudite et Qatar, qui s’affrontaient encore il y a quelques années. Elle inclut la Turquie, membre de l’OTAN mais souvent critique de la politique américaine au Moyen-Orient. Elle rassemble le Pakistan, puissance nucléaire aux relations tumultueuses avec Washington, et l’Indonésie, plus grand pays musulman du monde et traditionnellement non-aligné. Que tous ces pays acceptent de rejoindre une initiative américaine pour la paix au Moyen-Orient était considéré comme impensable il y a encore quelques mois.

Trump a réussi ce que des décennies de diplomatie onusienne n’avaient pas accompli : mettre les grandes puissances musulmanes autour d’une même table.

Les motivations derrière ces adhésions

Pourquoi ces pays ont-ils dit oui ? La réponse varie selon les cas, mais un fil conducteur émerge : l’accès et l’influence. Comme l’explique l’analyste Andreas Krieg, rejoindre le Conseil de la Paix offre une place à la table où se négocient les contrats de reconstruction, les couloirs humanitaires, les points de passage et les calendriers. Pour des pays comme le Qatar ou les Émirats, qui ambitionnent de jouer un rôle majeur dans la reconstruction de Gaza, cette place est inestimable.

Il y a aussi une dimension pragmatique. Les États-Unis restent la superpuissance mondiale. Être dans les bonnes grâces de Washington ouvre des portes — commerciales, diplomatiques, sécuritaires. À l’inverse, être perçu comme un adversaire de l’administration Trump peut avoir des conséquences désagréables, comme le Danemark est en train de l’apprendre avec la question du Groenland. Face à cette équation simple, beaucoup de pays ont fait le calcul rationnel : mieux vaut être dedans que dehors. Mieux vaut influencer de l’intérieur que protester de l’extérieur.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera – Trump’s board of peace: Who has joined, who hasn’t and why – 21 janvier 2026
PBS News – Divisions emerge among western European nations over Trump’s Board of Peace for Gaza – 21 janvier 2026
NBC News – Trump’s Board of Peace, which could upend world order, faces pushback from allies – 21 janvier 2026

Sources secondaires

NPR – Israel agrees to join Trump’s Board of Peace as some European nations say no – 21 janvier 2026
CBS News – As many as 25 nations have signed onto Trump’s Board of Peace, Witkoff says – 21 janvier 2026
India Today – 8 Islamic nations agree to join Trump Board of Peace – 22 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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