Skip to content
L’Ukraine a brûlé 100 millions de dollars de missiles en une seule nuit pour survivre
Crédit: Adobe Stock

Une nuit sous les bombes

Tout a commencé dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier 2026. Les sirènes ont hurlé à travers l’Ukraine alors que les premiers drones Shahed pénétraient l’espace aérien. Ces engins iraniens, produits désormais en masse sur le sol russe, sont devenus l’arme de harcèlement préférée du Kremlin. Ils coûtent quelques dizaines de milliers de dollars chacun. Ils saturent les défenses. Ils épuisent les stocks de munitions. Et quand les défenseurs sont occupés à les abattre, les vrais tueurs arrivent : les missiles balistiques Iskander. Cette nuit-là, 18 d’entre eux ont fendu le ciel ukrainien à des vitesses hypersoniques. Les caméras de surveillance de Kyiv ont capté les traînées des PAC-3 s’élançant pour les intercepter. Des images saisissantes, presque irréelles, où l’on voit la technologie la plus avancée du monde occidental affronter la brutalité russe dans un ballet mortel au-dessus d’une capitale endormie.

Les cibles étaient claires : les infrastructures énergétiques. Depuis octobre 2025, le Service de sécurité ukrainien (SBU) a documenté des frappes russes sur 11 centrales hydroélectriques, 45 grandes centrales thermiques combinées, 49 centrales thermiques et 151 sous-stations électriques à travers le pays. Cette nuit du 20 janvier s’inscrivait dans cette stratégie méthodique de destruction. À Odessa, les infrastructures énergétiques et gazières ont été touchées, privant 30 800 foyers d’électricité selon DTEK, le plus grand producteur privé d’énergie du pays. À Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, une installation critique a été significativement endommagée. Dans cinq régions du pays, le courant a été coupé alors que le thermomètre affichait des températures polaires. Des milliers de familles se sont réveillées dans le noir et le froid, sans chauffage, sans eau chaude, sans certitude que la lumière reviendrait.

Il y a une image qui me hante depuis que j’ai lu ces rapports. Celle de ces habitants de Kyiv, photographiés par l’AFP, rassemblés autour d’un feu de camp en pleine rue. En plein cœur d’une capitale européenne. Au XXIe siècle. Ils se réchauffent comme leurs ancêtres il y a des siècles, parce que des missiles ont détruit ce qui leur permettait de chauffer leurs appartements. Et pendant qu’ils soufflent sur leurs mains gelées, quelque part dans le ciel, des missiles à plusieurs millions de dollars s’entrecroisent. Il y a quelque chose de médiéval et de futuriste à la fois dans cette scène. Quelque chose qui dit tout de l’absurdité de cette guerre.

Le bilan d’une nuit blanche

Au petit matin du 20 janvier, les forces aériennes ukrainiennes ont publié leur bilan. Sur les 34 missiles lancés par la Russie, 27 ont été interceptés. Sur les 339 drones, 315 ont été abattus. Des chiffres qui témoignent de l’efficacité des défenses ukrainiennes, fruit de près de quatre ans d’apprentissage sous le feu. Mais les chiffres disent aussi autre chose. Cinq missiles ont atteint leurs cibles. Vingt-quatre drones ont percé. Et chacun de ces impacts a causé des dégâts considérables. À Kyiv, au moins une personne a été blessée. Dans la région d’Odessa, une autre. Les autorités ukrainiennes ont déclaré l’état d’urgence pour faire face aux conséquences humanitaires. Car au-delà des destructions immédiates, c’est tout le réseau énergétique du pays qui vacille. L’Ukraine traverse sa pire crise énergétique hivernale depuis le début de la guerre.

La centrale nucléaire de Tchernobyl a temporairement perdu son alimentation électrique externe suite à l’attaque, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le ministère ukrainien de l’Énergie a confirmé que malgré les frappes ciblant les infrastructures alimentant la zone d’exclusion, toutes les installations — y compris le Nouveau Confinement Sécurisé et les sites de stockage de combustible usé — ont été reconnectées au réseau unifié et fonctionnent normalement. Mais l’alerte a été chaude. Zelensky avait prévenu l’AIEA la veille que la Russie préparait des frappes massives sur les infrastructures liées aux centrales nucléaires. Le SBU affirme que Moscou cherche à déconnecter les centrales nucléaires ukrainiennes du réseau, ce qui pourrait provoquer une catastrophe. Le spectre d’un accident nucléaire plane sur chaque attaque massive.

Sources

Sources primaires

Business Insider – « Ukraine burned nearly $100 million worth of missiles in a single night battling a Russian barrage, Zelenskyy says » – Jake Epstein – 20 janvier 2026
The Kyiv Independent – « Ukraine now has more air defenses, but Russia has even more missiles for future attacks, Zelensky says » – Kateryna Hodunova – 20 janvier 2026
United24 Media – « One Russian Strike Drained €80 Million Worth of Ukraine’s Air Defense Missiles, Zelenskyy Says » – Ivan Khomenko – 20 janvier 2026
Al Jazeera – « Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,426 » – Ted Regencia – 20 janvier 2026

Sources secondaires

Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) – Rapports sur la situation des centrales nucléaires ukrainiennes – janvier 2026
Forces aériennes ukrainiennes – Communiqués officiels sur les interceptions de missiles et drones – 20 janvier 2026
Reuters – Analyses sur les revenus pétroliers et gaziers russes – janvier 2026
Missile Defense Advocacy Alliance – Données sur les coûts des systèmes de défense antimissile

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu