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ONU, OTAN, alliés: Trump ose dire tout haut ce que 75 ans d’échecs prouvent — ces institutions ne protègent PERSONNE
Crédit: Adobe Stock

Rwanda 1994: 800 000 morts sous le regard de l’ONU

Regardons les faits. Le 11 janvier 1994, le général canadien Roméo Dallaire, commandant de la mission de l’ONU au Rwanda, envoie un câble urgent à New York. Il avertit d’un génocide imminent. Il demande l’autorisation d’agir. La réponse de l’ONU? Non. Pas d’autorisation. Trois mois plus tard, le génocide commence. 800 000 Tutsis massacrés en 100 jours. Hommes, femmes, enfants. Tués à la machette. Sous les yeux des casques bleus. Qui avaient reçu l’ordre de ne pas intervenir.

Le rapport officiel de l’ONU, publié des années plus tard, est accablant. Kofi Annan, alors chef des opérations de maintien de la paix, a reçu le fameux « fax du génocide » de Dallaire. Il ne l’a pas transmis au Conseil de sécurité. L’ancien Premier ministre suédois Ingvar Carlsson, qui a dirigé l’enquête, a conclu: « Il y a un échec majeur qui explique pourquoi l’ONU n’a pas pu arrêter ou empêcher le génocide: un manque de ressources et un manque de volonté. » Un manque de volonté. Voilà. C’est dit. Par l’ONU elle-même.

Srebrenica 1995: 8 000 hommes massacrés dans une « zone de sécurité » de l’ONU

Un an après le Rwanda, rebelote. Srebrenica, Bosnie. Juillet 1995. La ville a été déclarée « zone de sécurité » par l’ONU. Des casques bleus néerlandais sont sur place. Leur mission: protéger les civils. Ce qui se passe? Les forces serbes de Ratko Mladić encerclent la ville. Les Néerlandais appellent au secours. Ils demandent un soutien aérien de l’OTAN. La réponse? Des heures de bureaucratie. Des formulaires. Des autorisations qui n’arrivent pas. Pendant ce temps, 8 000 hommes et garçons musulmans sont séparés de leurs familles. Et exécutés. Méthodiquement.

Le United States Holocaust Memorial Museum l’a documenté: « Ignorant les appels au soutien aérien des casques bleus néerlandais, les responsables de l’ONU et de l’OTAN n’ont rien fait pour empêcher la chute de l’enclave. » Rien. Une « zone de sécurité » qui n’a protégé personne. Des promesses qui n’ont sauvé personne. Et après, tout le monde s’excuse. Tout le monde exprime ses « regrets ». Mais les 8 000 morts restent morts. L’ONU était là. L’OTAN était là. Et 8 000 personnes ont été massacrées quand même.

Darfour, et après: la promesse « plus jamais » qui ne veut rien dire

Après le Rwanda et Srebrenica, le monde a dit « plus jamais« . Belle formule. Émouvante. Et totalement vide de sens. Car en 2003, le Darfour s’embrase. Le gouvernement soudanais et les milices Janjawids lancent une campagne de terreur. Viols de masse. Villages brûlés. Populations déplacées. 200 000 morts au minimum. 2,5 millions de déplacés. Et l’ONU? Elle débat. Elle discute. Elle adopte des résolutions. Pendant que les gens meurent.

Sir Kieran Prendergast, ancien sous-secrétaire général des Nations Unies aux affaires politiques, l’a admis dans un documentaire de PBS Frontline: « Nous ne le pensons pas vraiment quand nous disons que nous n’accepterons pas d’autres Rwandas. Mais je n’ai jamais pensé que nous le pensions. Et c’est une conclusion très triste, mais je ne pense pas qu’il y ait de preuve pour soutenir l’idée que nous le pensions. » Voilà. De la bouche même d’un haut responsable de l’ONU. Les promesses sont vides. Les discours sont du vent. Et Trump le dit. Et on lui reproche de le dire.

Je me souviens d’avoir regardé les images de Srebrenica à l’époque. Les femmes qui hurlent. Les mères qui cherchent leurs fils. Et ces casques bleus néerlandais, impuissants, qui regardent les bus partir vers les fosses communes. Zone de sécurité. Le mot même est une obscénité. Et aujourd’hui, on voudrait que Trump fasse semblant de croire que ces institutions fonctionnent? Qu’il joue le jeu diplomatique? Qu’il mente comme tous les autres? Non. Trump refuse de mentir. Et c’est peut-être son plus grand crime aux yeux de l’establishment.

Sources

Sources primaires:

Al Jazeera — « ‘You’ll find out’: Trump speaks on Greenland’s fate and the future of NATO » — 21 janvier 2026

Global Policy Forum — « UN Failed Rwanda » — Rapport d’enquête indépendant de l’ONU

United States Holocaust Memorial Museum — « Failure to Prevent: International Decision Making in the Age of Genocide »

The Cairo Review of Global Affairs — « Why the United Nations Has Failed to Prevent Genocide » — Gregory H. Stanton — septembre 2024

Genocide Watch — « Why the UN has failed to prevent genocide » — septembre 2024

Sources secondaires:

PBS Frontline — « On Our Watch: How the UN & World Failed Darfur » — documentaire

NPR — « Trump says ‘I won’t use force’ to obtain Greenland in Davos speech » — 21 janvier 2026

TIME — « Why Trump’s Indifference to NATO’s Future Is Spooking Europe » — 21 janvier 2026

U.S. Army War College — « The Enduring Impact of the 2008 Russo-Georgian War » — décembre 2024

Wikipedia — « 2001 NATO Article 5 contingency » — article documenté

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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