Des milliards gelés qui pourraient changer de destination
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022, les États-Unis et leurs alliés ont gelé des centaines de milliards de dollars d’avoirs russes. La majeure partie — environ 300 milliards d’euros — se trouve en Europe, principalement chez Euroclear en Belgique. Mais une portion significative reste immobilisée aux États-Unis. C’est cette portion que Poutine propose de « contribuer » au Board of Peace.
L’astuce est diabolique. En suggérant d’utiliser ces fonds gelés, le président russe accomplit plusieurs objectifs simultanément. Il montre sa bonne volonté apparente sans débourser un rouble du Trésor russe. Il légitime implicitement le Board of Peace comme instance internationale reconnue. Et surtout, il crée un précédent: si les avoirs russes peuvent servir à financer une structure américaine, pourquoi ne pourraient-ils pas être restitués à Moscou dans le cadre d’un accord de paix plus large?
Un signal envoyé à l’Europe et à l’Ukraine
La proposition de Poutine intervient à un moment crucial. Les négociations sur l’Ukraine s’intensifient. Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, doit rencontrer le président russe ce jeudi 23 janvier à Moscou. Jared Kushner, le gendre de Trump et membre du comité exécutif du Board of Peace, l’accompagne. Les discussions portent sur ce que Witkoff appelle des « accords fonciers » — un euphémisme pour désigner le sort des territoires ukrainiens occupés par la Russie.
En acceptant de rejoindre le Board of Peace, même symboliquement, Poutine envoie un message clair: il est prêt à jouer le jeu de Trump. À condition que ce jeu serve ses intérêts. L’Union européenne, qui a voté en décembre 2025 le gel indéfini des avoirs russes, observe avec inquiétude. Si Washington commence à utiliser ces fonds pour financer ses propres initiatives diplomatiques, que restera-t-il de la stratégie occidentale de pression économique sur Moscou?
Qui rejoint le club? La carte des allégeances se redessine
Les pays qui ont dit oui
En quelques jours, plus de 25 pays ont accepté l’invitation de Trump, selon Steve Witkoff. Parmi eux, des alliés traditionnels des États-Unis et des partenaires plus surprenants. Israël a confirmé sa participation malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahu. L’Égypte, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Hongrie de Viktor Orbán, le Maroc, l’Argentine, le Canada de Mark Carney, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, le Kosovo.
Et puis il y a le Bélarus. Le régime d’Alexandre Loukachenko, allié indéfectible de Poutine, soutien logistique de l’invasion de l’Ukraine, a accepté l’invitation. Trump invite donc à sa table de la paix un pays qui a servi de base arrière à une guerre d’agression. L’ironie serait comique si elle n’était pas tragique.
Les pays qui hésitent ou refusent
Tous les invités n’ont pas répondu avec le même enthousiasme. La France a décliné, invoquant des « préoccupations majeures » concernant le respect des principes et de la structure des Nations Unies. Réponse de Trump: la menace d’imposer des tarifs douaniers de 200% sur le vin et le champagne français. Paris a qualifié cette menace d' »inacceptable et inefficace ». Le Danemark, déjà sous pression américaine concernant le Groenland, a également refusé. La Norvège et la Suède temporisent, préoccupées par les conditions d’adhésion.
L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, le Japon, l’Inde, la Chine — autant de puissances majeures qui n’ont pas encore annoncé leur décision. Pour Pékin, la prudence s’impose: la Chine a lancé sa propre Initiative de gouvernance mondiale en 2025 et n’a aucun intérêt à légitimer une structure dominée par Washington. Pour les Européens, le dilemme est cruel: rejoindre le Board of Peace et affaiblir l’ONU, ou rester à l’écart et risquer les représailles commerciales américaines.
Regardez la liste des pays qui ont accepté. Regardez celle des pays qui hésitent. Vous voyez le schéma? D’un côté, les régimes autoritaires, les alliés de circonstance, les nations qui ont tout à gagner d’un affaiblissement du droit international. De l’autre, les démocraties européennes, les puissances qui ont construit leur politique étrangère sur le multilatéralisme. Le Board of Peace n’est pas un organe de paix. C’est un test de loyauté. Et le résultat de ce test redessinera les alliances du XXIe siècle.
L'ONU dans le viseur: le vrai objectif du Board of Peace
Une charte qui défie l’ordre international
La charte du Board of Peace ne mentionne pas les Nations Unies par leur nom. Mais elle les vise explicitement. Le document appelle à « avoir le courage de s’écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué ». Trump n’a jamais caché son mépris pour l’ONU. Depuis son retour à la Maison Blanche, il a annoncé le retrait des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux, dont la moitié sont affiliés aux Nations Unies.
Interrogé sur la possibilité que le Board of Peace remplace l’ONU, Trump a répondu: « Peut-être. » Puis il a ajouté: « Je suis un grand fan du potentiel de l’ONU. Mais elle n’a jamais été à la hauteur de ce potentiel. » Steve Witkoff a tenté de nuancer: « Non, non, c’est juste un groupe de dirigeants qui se réunissent pour partager leurs opinions et atteindre la paix. » Mais les mots de la charte disent autre chose. Et les actes de l’administration Trump parlent plus fort que les dénégations de ses envoyés.
Le Conseil de sécurité contourné
Le Conseil de sécurité de l’ONU a bien adopté une résolution en novembre 2025 approuvant la création du Board of Peace. Mais cette résolution concernait uniquement Gaza. Elle autorisait une « administration transitoire avec personnalité juridique internationale » pour coordonner la reconstruction du territoire palestinien. Rien de plus. La charte révélée cette semaine va infiniment plus loin. Elle crée une structure parallèle, avec son propre système de financement, ses propres règles d’adhésion, son propre mécanisme de décision — le tout sous contrôle américain exclusif.
Andreas Krieg, professeur associé en études de sécurité au King’s College de Londres, résume le danger: « On n’a pas besoin d’abolir l’ONU pour la vider de sa substance. On peut drainer l’attention, drainer l’argent, et créer une habitude où les grandes décisions se prennent dans des organes ad hoc présidés par les grandes puissances. » Le Board of Peace incarne cette menace. Si les capitales mondiales veulent que l’ONU survive comme scène principale, elles devront résister à la tentation de rejoindre le club de Trump.
Gaza: le prétexte humanitaire d'une ambition hégémonique
Une structure à trois étages pour contrôler le territoire
Officiellement, le Board of Peace existe pour reconstruire Gaza. La Maison Blanche a détaillé une architecture complexe. Au sommet, le conseil fondateur avec Trump comme président. En dessous, un « comité exécutif de Gaza » comprenant Steve Witkoff, Jared Kushner, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, des représentants du Qatar, de l’Égypte, des Émirats. Et tout en bas, un « comité national pour l’administration de Gaza » dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne.
À cette structure civile s’ajoute un pilier militaire. Le général américain Jasper Jeffers commande une « force internationale de stabilisation » dont le mandat inclut le « désarmement permanent » — comprendre: l’élimination définitive du Hamas comme force armée. Israël a d’abord protesté contre la composition du comité exécutif, notamment la présence de la Turquie. Puis Netanyahu a accepté de rejoindre le Board of Peace. Les objections se sont évaporées.
Les Palestiniens absents de leur propre reconstruction
Dans toute cette architecture, une absence criante: les Palestiniens. Pas de représentant élu de Gaza. Pas de voix du Hamas, qui gouvernait le territoire avant la guerre. Pas même de rôle significatif pour l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, reléguée à un programme de « réforme » dont elle doit prouver l’achèvement avant de pouvoir « reprendre le contrôle » de Gaza. Les décisions sur l’avenir du territoire seront prises par des Américains, des Israéliens, des Européens, des Arabes du Golfe. Pas par ceux qui y vivent.
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur le 10 octobre 2025, a mis fin à deux ans de bombardements qui ont transformé Gaza en champ de ruines. Des dizaines de milliers de morts. Des centaines de milliers de déplacés. Une infrastructure sanitaire, éducative, économique anéantie. Et maintenant, la reconstruction sera pilotée par un organe où les victimes n’ont pas voix au chapitre. Où les bourreaux — Netanyahu, recherché par la CPI pour crimes de guerre — siègent en membres fondateurs.
Il y a des moments où les mots manquent. Où l’indignation se heurte à l’absurdité du réel. Un homme accusé de crimes contre l’humanité par la plus haute juridiction pénale internationale va participer à la reconstruction du territoire qu’il a détruit. Et personne ne trouve ça choquant. Personne ne se lève pour dire: attendez, il y a un problème. Le Board of Peace n’est pas un organe de paix. C’est un organe d’impunité. Et nous sommes tous témoins de sa naissance.
Les enjeux cachés: Ukraine, Groenland, et la nouvelle carte du monde
Le Board of Peace comme outil de négociation sur l’Ukraine
La proposition de Poutine ne concerne pas vraiment Gaza. Elle concerne l’Ukraine. En acceptant de rejoindre le Board of Peace, le président russe signale sa volonté de négocier avec Trump. Les rencontres prévues cette semaine à Moscou entre Witkoff, Kushner et Poutine porteront sur les conditions d’un accord de paix. Les « accords fonciers » évoqués par l’envoyé américain désignent le sort des régions ukrainiennes annexées par la Russie: Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson, et bien sûr la Crimée.
Volodymyr Zelensky doit rencontrer Trump à Davos cette semaine. Le président ukrainien sait que le rapport de force a changé. L’administration Trump pousse pour un règlement rapide, quitte à imposer des concessions territoriales que Kiev a toujours refusées. Le Board of Peace pourrait devenir l’instance où ces concessions seront formalisées. Un organe où la Russie siège. Où l’Ukraine n’a pas été invitée.
Le Groenland et la fragmentation de l’OTAN
Pendant que le Board of Peace se met en place, une autre crise couve. Trump a réitéré sa volonté d’acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark. Il a menacé d’utiliser la force si Copenhague refusait. Puis, à Davos, il a nuancé: pas de force militaire. Mais la pression reste intense. Le Danemark a refusé de rejoindre le Board of Peace. La France appelle à des exercices de l’OTAN au Groenland pour contrer les ambitions américaines. L’Espagne réclame une « coalition des volontaires » européenne pour défendre le continent.
L’Alliance atlantique, pilier de la sécurité occidentale depuis 1949, se fissure. D’un côté, les États-Unis de Trump, qui traitent leurs alliés comme des vassaux à discipliner. De l’autre, une Europe qui découvre, stupéfaite, que « l’ordre fondé sur des règles » qu’elle défendait n’était peut-être qu’une illusion. Mark Carney, le Premier ministre canadien, l’a dit cette semaine: cet ordre « n’était pas réel ». Il reflétait simplement les intérêts américains. Maintenant que ces intérêts changent, les règles changent avec eux.
L'argent comme arme: la diplomatie du chéquier
Qui peut se payer un siège permanent?
Un milliard de dollars. Pour les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, c’est une dépense mineure. Pour le Pakistan ou l’Égypte, c’est une somme colossale. Le système tarifaire du Board of Peace crée de facto une hiérarchie entre nations riches et nations pauvres. Les premières achètent leur influence. Les secondes mendient des mandats de trois ans, renouvelables à la discrétion du président américain.
Filippo Boni, maître de conférences à l’Open University britannique, analyse: « Les pays prêts à payer un milliard pour un siège permanent font un choix politique plus qu’économique. Le choix de défier le multilatéralisme et l’ordre international fondé sur des règles avec l’ONU en son centre. » Autrement dit: payer, c’est choisir son camp. C’est accepter que la diplomatie se monnaie. C’est valider un système où le droit du plus riche remplace le droit international.
Les tarifs douaniers comme outil de coercition
Pour les pays qui refusent de payer — ou simplement de participer — Trump dispose d’une autre arme: les tarifs douaniers. La menace de 200% sur les produits français n’est pas une plaisanterie. L’administration américaine utilise systématiquement l’arme commerciale pour obtenir des concessions politiques. Le Canada, le Mexique, la Chine, l’Union européenne — tous ont subi ou subissent des pressions tarifaires liées à des enjeux qui n’ont rien à voir avec le commerce.
Le message est clair: rejoignez le Board of Peace ou payez le prix. Littéralement. Cette diplomatie du chantage économique n’est pas nouvelle. Mais elle atteint avec Trump un niveau d’explicitation inédit. Le président américain ne prétend même plus que ses décisions commerciales obéissent à une logique économique. Elles servent ses objectifs géopolitiques. Et tant pis pour les règles de l’Organisation mondiale du commerce.
Nous vivons un moment de bascule. Un moment où les masques tombent. Où la puissance américaine se montre telle qu’elle est: brutale, transactionnelle, indifférente aux principes qu’elle prétendait défendre. Le Board of Peace n’est pas une anomalie. C’est l’aboutissement logique d’une vision du monde où seul compte le rapport de force. Où la paix se vend au plus offrant. Où les victimes n’ont pas voix au chapitre. Et nous, spectateurs sidérés, nous regardons l’ordre international se défaire sous nos yeux.
Ce que révèle l'offre de Poutine sur l'état du monde
La fin des sanctions comme outil de pression
Si Trump accepte la proposition de Poutine — utiliser les avoirs russes gelés pour financer le Board of Peace — les conséquences seront immenses. Cela signifierait que les sanctions économiques, arme privilégiée de l’Occident contre la Russie depuis 2022, peuvent être retournées contre leurs auteurs. Que l’argent confisqué à Moscou ne servira pas à reconstruire l’Ukraine, comme le réclame Kiev, mais à financer une structure où la Russie siège en membre fondateur.
L’Union européenne a gelé environ 300 milliards d’euros d’avoirs russes. Elle utilise les intérêts générés — plusieurs milliards par an — pour soutenir l’effort de guerre ukrainien. Si les États-Unis commencent à « recycler » leurs propres avoirs gelés au profit de Poutine, la stratégie européenne perdra toute cohérence. Comment justifier de maintenir des sanctions si l’allié américain les contourne?
Un nouvel ordre mondial en gestation
Le Board of Peace n’est pas qu’un organe de plus dans le paysage diplomatique international. C’est le symptôme d’une transformation profonde. L’ordre né après 1945, fondé sur les Nations Unies, le droit international, le multilatéralisme, s’effrite. À sa place émerge un système où les grandes puissances négocient directement, sans médiation institutionnelle. Où les petits pays n’ont d’autre choix que de s’aligner sur l’un ou l’autre bloc. Où la force et l’argent remplacent le droit comme arbitres des conflits.
Masood Khan, ancien ambassadeur pakistanais aux États-Unis et à l’ONU, prévient: « Tant que l’autorité politique du président Trump reste intacte, la structure fonctionnera probablement. » Mais Trump quittera le pouvoir en janvier 2029. Que deviendra le Board of Peace après lui? Qui présidera? Selon quelles règles? La charte ne le dit pas. Elle se contente de stipuler que le président choisit son successeur. Un système monarchique, en somme. Où le pouvoir se transmet de main en main, hors de tout contrôle démocratique.
Les questions qui restent sans réponse
Que veut vraiment Trump?
Derrière le Board of Peace, quelle est l’ambition réelle de Donald Trump? Reconstruire Gaza? Mettre fin à la guerre en Ukraine? Affaiblir l’ONU? Créer un nouvel ordre mondial à son image? Toutes ces réponses sont probablement vraies simultanément. Trump est un opportuniste. Il saisit les occasions. Il accumule les leviers de pouvoir. Le Board of Peace lui offre une scène internationale où il est le seul maître à bord. Pourquoi s’en priverait-il?
Mais cette accumulation de pouvoir a un coût. Les alliés traditionnels des États-Unis — Europe, Japon, Corée du Sud, Australie — se retrouvent face à un choix impossible. Suivre Washington dans sa dérive unilatérale, au risque de perdre leur crédibilité internationale. Ou résister, au risque de subir des représailles économiques. Le Board of Peace cristallise ce dilemme. Il force chaque capitale à se positionner. Et les positions prises aujourd’hui détermineront les alliances de demain.
Que peuvent faire les opposants?
Pour les pays qui refusent de rejoindre le Board of Peace, les options sont limitées. Ils peuvent maintenir leur soutien à l’ONU, financer ses agences, insister pour que les décisions majeures passent par le Conseil de sécurité. Ils peuvent construire des coalitions alternatives — l’Union européenne, l’Union africaine, l’ASEAN — pour peser collectivement face aux États-Unis. Ils peuvent diversifier leurs partenariats économiques pour réduire leur vulnérabilité aux pressions américaines.
Mais aucune de ces stratégies ne suffira si les grandes puissances — Chine, Inde, Brésil — choisissent de rejoindre le Board of Peace. L’effet d’entraînement serait irrésistible. L’ONU deviendrait une coquille vide, un forum de discussion sans pouvoir réel. Et le monde entrerait dans une ère nouvelle, où les règles du jeu seraient écrites par ceux qui ont les moyens de les imposer.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. Celui d’assister à un basculement historique sans pouvoir l’empêcher. Poutine qui propose de payer son entrée au club de Trump avec l’argent que Trump lui a pris. Netanyahu qui siège dans un organe de paix malgré un mandat d’arrêt international. Des pays menacés de tarifs douaniers s’ils refusent de participer. Et au milieu de tout ça, Gaza en ruines, l’Ukraine en guerre, le Groenland convoité. Le Board of Peace ne résoudra aucun de ces problèmes. Il les instrumentalisera. Et nous, citoyens du monde, nous n’aurons d’autre choix que de regarder. Et de nous souvenir. De nous souvenir qu’il y eut un temps où nous croyions aux règles. Où nous pensions que le droit international signifiait quelque chose. Ce temps est peut-être révolu.
Sources
RT News – « Putin offers $1bn to Trump’s ‘peace board' » – 21 janvier 2026
France 24 – « Trump charges $1 billion for permanent seat on Gaza ‘Board of Peace’, invites Russia’s Putin » – 19 janvier 2026
PBS NewsHour – « $1 billion contribution secures permanent seat on Trump’s ‘Board of Peace' » – 19 janvier 2026
Al Jazeera – « Trump’s ‘board of peace’: Who has joined, who hasn’t – and why » – 21 janvier 2026
CBS News – « What to know about Trump’s ‘Board of Peace’ as world leaders meet in Davos » – 21 janvier 2026
Bloomberg – « Trump Wants Nations to Pay $1 Billion to Stay on His Peace Board » – 17 janvier 2026
CNBC – « Putin invited to join Trump’s ‘Board of Peace,’ Kremlin says » – 19 janvier 2026
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