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Tout comprendre sur le Conseil de la Paix de Trump : le guide complet de l’initiative qui veut remplacer l’ONU
Crédit: Adobe Stock

Une organisation pyramidale dominée par Trump

Le Conseil de la Paix est structuré en plusieurs niveaux hiérarchiques. Au sommet se trouve le Conseil exécutif fondateur, présidé par Donald Trump lui-même. Le président américain dispose d’un droit de veto sur les décisions majeures, notamment l’exclusion de membres et les actions du conseil exécutif. En d’autres termes, rien ne peut se faire sans son accord. C’est une concentration de pouvoir sans équivalent dans les organisations internationales existantes.

En dessous du conseil fondateur se trouve le Conseil exécutif, composé de sept membres chargés de mettre en oeuvre les décisions. Puis vient le Conseil exécutif pour Gaza, spécifiquement dédié à la coordination régionale avec les représentants arabes. Enfin, il y a le Comité national pour l’administration de Gaza, dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne. Cette structure à plusieurs étages permet une répartition des tâches tout en maintenant le contrôle ultime au sommet.

Le Conseil de la Paix a un président tout-puissant : Donald Trump. C’est lui qui décide. Les autres exécutent.

Le pilier militaire

Une particularité notable du Conseil de la Paix est son pilier militaire. Le général américain Jasper Jeffers commande une force de stabilisation internationale, dont le rôle exact reste flou. S’agit-il d’une force de maintien de la paix classique, sur le modèle des casques bleus de l’ONU ? Ou d’une force d’intervention plus robuste, capable de mener des opérations militaires ? Les documents disponibles ne le précisent pas.

Cette ambiguïté inquiète certains observateurs. Si le Conseil de la Paix dispose de sa propre force armée, cela lui donnerait des moyens que l’ONU n’a jamais eus. Les opérations de maintien de la paix onusiennes dépendent du consentement des parties et de contributions volontaires des États membres. Une force directement sous le contrôle du Conseil pourrait agir de manière beaucoup plus autonome — et potentiellement plus coercitive.

Le système de financement : un milliard pour un siège permanent

L’aspect le plus controversé du Conseil de la Paix est peut-être son système de financement. Les adhésions standard durent trois ans. Mais les États qui contribuent plus d’un milliard de dollars la première année obtiennent un siège permanent. C’est, selon les critiques, de l’influence géopolitique à vendre. Les pays riches peuvent littéralement acheter leur place à la table des décisions, tandis que les pays pauvres restent des membres de seconde zone.

Ce système favorise évidemment les monarchies pétrolières du Golfe, qui peuvent facilement débourser un milliard de dollars. Il favorise aussi les grandes puissances économiques qui ont les moyens de cette dépense. En revanche, il marginalise les pays en développement, qui n’ont pas les ressources nécessaires pour s’acheter une voix. C’est une rupture majeure avec le principe onusien d’égalité souveraine des États, où chaque pays — grand ou petit, riche ou pauvre — dispose d’une voix à l’Assemblée générale.

À l’ONU, chaque pays a une voix. Au Conseil de la Paix, chaque dollar a une voix. C’est toute la différence.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera – Trump’s board of peace: Who has joined, who hasn’t and why – 21 janvier 2026
Wikipedia – Board of Peace – Janvier 2026
NDTV – Explained: What is Trump’s Board of Peace, who has joined so far – 21 janvier 2026

Sources secondaires

CBS News – As many as 25 nations have signed onto Trump’s Board of Peace – 21 janvier 2026
NPR – Israel agrees to join Trump’s Board of Peace as some European nations say no – 21 janvier 2026
NBC News – Trump’s Board of Peace, which could upend world order, faces pushback from allies – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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