Un message impossible à ignorer
Ne vous y trompez pas. Trump a dit qu’il n’utiliserait pas la force. Mais il a aussi dit autre chose. Quelque chose de bien plus inquiétant. Vous pouvez dire oui, et nous serons très reconnaissants. Ou vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons. Ces mots-là, dans la bouche du président de la première puissance mondiale, ne sont pas une invitation au dialogue. Ce sont une menace. Pure et simple. Le genre de phrase qu’on n’oublie pas. Le genre de phrase qui change tout.
Les Européens présents dans la salle ont reçu le message. Cinq sur cinq. Le Premier ministre danois a déjà dit non. Le Groenland n’est pas à vendre. Les Groenlandais eux-mêmes ont répété qu’ils choisissaient le Danemark. Mais Trump s’en moque. Pour lui, le Groenland fait partie de l’Amérique du Nord. C’est notre territoire, a-t-il dit. Sans la moindre hésitation. Comme si c’était une évidence. Comme si l’avis des 57 000 habitants de cette île ne comptait pas.
Des tarifs douaniers comme arme de guerre
Avant de venir à Davos, Trump avait déjà sorti l’artillerie lourde. Samedi dernier, il a annoncé des tarifs douaniers de 10% sur huit pays européens membres de l’OTAN. Ces tarifs devaient passer à 25% en juin si le Groenland n’était pas cédé. La France, le Royaume-Uni, et six autres pays. Tous visés. Tous punis pour avoir osé envoyer des troupes au Groenland en signe de solidarité avec le Danemark.
Les marchés ont immédiatement réagi. Wall Street a connu sa pire journée en trois mois. Les investisseurs ont paniqué. Et puis Trump est arrivé à Davos. Et après sa rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, il a annoncé qu’un cadre d’accord avait été formé. Les tarifs ne seraient pas imposés pour l’instant. Un soupir de soulagement a traversé les salles de marché du monde entier. Mais pour combien de temps?
C’est ça, la nouvelle normalité. Un président américain menace ses alliés les plus proches. Les marchés s’effondrent. Puis il recule d’un pas. Et tout le monde applaudit. Comme si on venait d’éviter une catastrophe. Mais la catastrophe, elle est déjà là. Elle est dans le fait qu’on accepte ce jeu. Qu’on le normalise. Qu’on se félicite quand le chaos est juste un peu moins chaotique que prévu.
Quand l'Amérique prospère, le monde entier prospère
La doctrine Trump en une phrase
Trump a résumé sa vision du monde en une seule phrase. Quand l’Amérique prospère, le monde entier prospère. Vous nous suivez quand on monte. Vous nous suivez quand on descend. C’est la version Trump de l’ordre mondial. L’Amérique décide. Les autres suivent. Point final. Pas de discussion. Pas de partenariat. Pas d’alliance au sens traditionnel du terme. Juste un leader et des suiveurs.
Dans cette salle remplie des personnes les plus riches et les plus puissantes de la planète, ces mots ont résonné d’une manière particulière. Certains ont applaudi. D’autres ont gardé le silence. Et d’autres encore ont commencé à quitter la salle après plus d’une heure de discours. Le président américain venait de leur dire ce qu’ils savaient déjà mais refusaient d’admettre. Sans nous, la plupart des pays ne fonctionnent même pas. C’est le président des États-Unis qui a dit ça. À Davos. Devant le monde entier.
Une économie américaine en pleine forme selon Trump
Trump a vanté les mérites de son économie. Il a parlé de croissance record. Il a promis que le Dow Jones allait atteindre 50 000 points puis doubler jusqu’à 100 000. Il a affirmé avoir baissé les prix des médicaments de 2000%, ce qui est mathématiquement impossible. Mais les chiffres, chez Trump, sont plus des instruments de persuasion que des faits vérifiables. Ce qui compte, c’est le message. L’Amérique est de retour. Plus grande. Plus forte. Meilleure que jamais.
Et pourtant, la réalité raconte une autre histoire. Six Américains sur dix estiment que Trump a augmenté le coût de la vie selon les derniers sondages. Les ventes de maisons sont au plus bas depuis 30 ans. Les taux hypothécaires restent élevés. Mais à Davos, Trump n’était pas venu pour parler de ces détails. Il était venu pour projeter une image de puissance. Et dans ce domaine, il excelle.
L'Europe dans le viseur
Des alliés qui ne sont plus reconnaissables
Le moment le plus glaçant du discours est peut-être venu quand Trump a parlé de l’Europe. Je ne veux insulter personne, a-t-il commencé. Toujours mauvais signe. Certains endroits en Europe ne sont plus reconnaissables. Et pas dans le bon sens. Ces mots, prononcés devant des dizaines de dirigeants européens, ont provoqué un silence pesant dans la salle. Trump venait de dire à ses alliés qu’ils avaient échoué.
Il a enchaîné sur l’immigration. Sur les dépenses publiques. Sur ce qu’il appelle la culture de l’autodestruction européenne. Ces beaux, beaux endroits se détruisent eux-mêmes. Le vice-président JD Vance avait déjà tenu des propos similaires à la Conférence de Munich l’an dernier. La menace intérieure est plus grande que celle de la Russie ou de la Chine, avait-il dit. Aujourd’hui, Trump reprend ce discours et l’amplifie. L’Europe n’est plus un partenaire à respecter. C’est un patient à soigner.
Macron, Carney et les autres
Trump n’a épargné personne. Le président français Emmanuel Macron? Il s’est moqué de ses lunettes de soleil. C’était quoi ça? a-t-il demandé en référence à une photo récente. Puis il a menacé d’imposer des tarifs de 200% sur le vin français si Macron refusait de rejoindre son Conseil de la Paix. Le Premier ministre canadien Mark Carney? Trump l’a interpellé directement. Mark. Le Canada reçoit beaucoup de cadeaux de notre part. Ils devraient être reconnaissants.
L’ancienne présidente suisse Karin Keller-Sutter? Difficile, selon Trump. Elle répétait toujours la même chose. Elle m’a mal impressionné. Voilà comment le président des États-Unis parle de ses homologues devant le monde entier. Sans filtre. Sans diplomatie. Comme s’il était dans un talk-show et non pas à la tribune du Forum économique mondial. C’est sa marque de fabrique. Mais à chaque fois, ça fait le même effet. Un mélange de stupéfaction et d’incrédulité.
Je regarde ces images et je me demande: c’est ça, l’avenir des relations internationales? Des insultes à peine voilées? Des moqueries sur les lunettes de soleil d’un président? Des menaces économiques brandies comme des massues? Il y a quelque chose de profondément triste dans tout ça. Pas seulement inquiétant. Triste. Parce qu’on a mis des décennies à construire un ordre mondial imparfait mais fonctionnel. Et on le regarde se désintégrer en direct. Tweet après tweet. Discours après discours.
Le Canada dans la tourmente
Carney face à la tempête Trump
La veille du discours de Trump, le Premier ministre canadien Mark Carney avait prononcé son propre discours à Davos. Des mots forts. Des mots courageux. Nous sommes au milieu d’une rupture, pas d’une transition. Les grandes puissances utilisent l’intégration économique comme des armes. Les tarifs comme levier. L’infrastructure financière comme coercition. Sans jamais nommer Trump, Carney décrivait exactement ce que Trump était en train de faire.
Trump n’a pas apprécié. Lors de son discours, il s’est adressé directement à Carney. Le Canada vit grâce aux États-Unis. Ils devraient être reconnaissants. Mais ils ne le sont pas. J’ai regardé votre Premier ministre hier. Il n’avait pas l’air très reconnaissant. Dans la salle, des témoins ont vu Carney sourire et hocher la tête. Prendre le coup avec élégance. Mais derrière ce sourire, tout le monde savait que les relations Canada-États-Unis venaient de franchir un nouveau cap.
L’OTAN et le soutien au Groenland
Carney avait aussi déclaré que le Canada soutenait fermement le Groenland et le Danemark. Nous soutenons pleinement leur droit unique de déterminer l’avenir du Groenland. Notre engagement envers l’Article 5 de l’OTAN est inébranlable. Des mots forts. Mais face à Trump, les mots ne suffisent plus. Le Canada s’oppose fermement aux tarifs liés au Groenland. Et pourtant, que peut faire un pays de 40 millions d’habitants face à son voisin de 330 millions?
C’est toute la question que se posent les puissances moyennes aujourd’hui. Carney l’a dit lui-même. Quand nous négocions bilatéralement avec un hégémon, nous négocions en position de faiblesse. Nous acceptons ce qui nous est offert. La solution? Carney appelle les puissances moyennes à s’unir. À créer un contrepoids. Mais dans un monde où Trump fait la pluie et le beau temps, combien de pays auront le courage de suivre?
Le Conseil de la Paix: la nouvelle ambition Trump
Un milliard de dollars pour une place à la table
Pendant que tout le monde parlait du Groenland, Trump avançait ses pions sur un autre échiquier. Jeudi, il devait annoncer la création de son Conseil de la Paix. Un nouvel organe censé résoudre le conflit entre Israël et le Hamas. Les détails ont fuité avant l’annonce. Et ils sont révélateurs. Pour devenir membre permanent, un pays doit payer un milliard de dollars. Et Trump? Il est président permanent. Même après la fin de son mandat.
La charte de ce Conseil de la Paix affirme que le monde a besoin d’un organe de construction de la paix plus efficace. Traduction: l’ONU ne fait pas le travail, alors Trump crée son propre club. Macron a déjà refusé de rejoindre. Trump a répondu en le moquant et en menaçant de tarifs sur le vin. Et le plus surréaliste dans tout ça? Trump a invité Vladimir Poutine à participer. Oui, Poutine. L’homme qui mène une guerre d’agression en Ukraine depuis bientôt quatre ans.
Un monde sans règles
Emmanuel Macron l’a dit clairement à Davos. Nous préférons le respect aux brutes. Nous évoluons vers un monde sans règles. Un monde où le droit international est piétiné. Où seule la loi du plus fort semble compter. Et les ambitions impériales refont surface. Des mots durs. Des mots vrais. Mais qui les entend? Dans la salle de Davos, les milliardaires cherchent des opportunités. Les PDG calculent leurs risques. Peu ont le luxe de la morale.
La question qui hante tous les dirigeants européens est simple. Comment résister à un allié qui agit comme un adversaire? Comment maintenir l’ordre mondial quand celui qui devrait le défendre cherche à le détruire? L’Union européenne parle de réponse unie et coordonnée. Mais l’unité européenne, face à la pression américaine, a toujours été plus un souhait qu’une réalité.
Il y a des jours où ce métier de chroniqueur pèse plus lourd que d’autres. Aujourd’hui est un de ces jours. Parce qu’écrire sur la fin d’un ordre mondial, c’est écrire sur la fin d’une certaine idée de la civilisation. L’idée que les pays peuvent coopérer. Que les règles comptent. Que la force brute n’est pas la seule réponse. Cette idée-là, je la vois s’effriter. Et je me demande ce qu’on va laisser à ceux qui viennent après nous.
Les marchés réagissent
La peur puis le soulagement
Avant le discours de Trump, les marchés étaient nerveux. Les menaces de tarifs avaient fait plonger Wall Street. La pire journée depuis trois mois. Les investisseurs avaient peur. Et puis Trump a parlé. Il a dit qu’il n’utiliserait pas la force pour le Groenland. Les marchés ont rebondi. Immédiatement. Comme si cette simple phrase suffisait à tout effacer.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait demandé à tout le monde de respirer profondément la veille. Ne pas paniquer. Le président Trump a une stratégie. Écoutez-le. Tout ira bien. Et effectivement, pour les marchés, tout est allé bien. Pour l’instant. Mais cette volatilité permanente, ce yoyo émotionnel entre panique et soulagement, est-ce vraiment la façon dont on veut gérer l’économie mondiale?
Les inégalités qui explosent
Pendant ce temps, un rapport d’Oxfam publié à Davos révélait que le nombre de milliardaires dans le monde avait dépassé les 3000. Leur fortune combinée: 18 300 milliards de dollars. Un record. Leurs fortunes ont augmenté de 16% en 2025. Trois fois plus vite que la moyenne des cinq années précédentes. Et Elon Musk est brièvement devenu le premier homme à posséder plus d’un demi-billion de dollars.
Ces 18 300 milliards équivalent presque à la richesse totale de la moitié la plus pauvre de l’humanité. 4,1 milliards de personnes. C’est le monde dans lequel Trump proclame que quand l’Amérique prospère, tout le monde prospère. Mais qui prospère vraiment? Les personnes dans cette salle de Davos? Ou les familles qui n’arrivent plus à payer leur loyer?
Ce que Trump a vraiment dit sur l'OTAN
Une alliance remise en question
Trump a été clair. L’OTAN ne doit pas se mettre en travers du chemin de l’expansionnisme américain. Ce sont ses mots. Pas ceux d’un commentateur. Pas ceux d’un critique. Les siens. Le président des États-Unis demande à l’alliance militaire la plus puissante de l’histoire de lui laisser le champ libre pour s’emparer d’un territoire allié. Et il trouve que c’est une demande raisonnable.
Tout ce que l’Amérique demande, c’est un endroit appelé Groenland, a-t-il dit. C’est une toute petite demande comparée à ce que nous leur avons donné pendant des décennies. Le calcul est simple dans l’esprit de Trump. Les États-Unis paient pour la défense de l’Europe. Donc l’Europe leur doit quelque chose. Et ce quelque chose, c’est le Groenland. Peu importe que le Groenland appartienne au Danemark. Peu importe que les Groenlandais ne veuillent pas partir.
Le cadre d’accord mystérieux
Après son discours, Trump a rencontré le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte. À sa sortie, il a annoncé qu’un cadre d’accord avait été formé sur le Groenland et l’ensemble de la région Arctique. Les tarifs prévus pour le 1er février ne seraient pas imposés. Le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et l’envoyé spécial Steve Witkoff mèneraient les négociations.
Mais que contient ce cadre d’accord? Personne ne le sait vraiment. Le Danemark n’a pas changé de position. Le Groenland non plus. Alors que s’est-il passé exactement dans cette réunion? Trump a-t-il simplement déclaré victoire sans rien obtenir de concret? C’est possible. C’est même probable. Mais dans le monde de Trump, la perception compte plus que la réalité. Et aujourd’hui, la perception, c’est que l’Amérique a gagné.
La réponse européenne
Une union fragile face à la tempête
Au Parlement européen à Strasbourg, les députés devaient voter une résolution sur les relations UE-États-Unis. Le vote a été reporté. Il fallait intégrer les derniers développements. Mais quels sont ces développements exactement? Des menaces suivies de demi-reculs? Des insultes suivies de sourires? Comment rédiger une résolution sur une cible qui bouge en permanence?
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a pris la parole à Davos. Elle a défendu la coopération internationale. Elle a rappelé l’importance du multilatéralisme. Mais ses mots semblaient venir d’un autre temps. D’une époque où les règles comptaient encore. D’une époque où les alliés restaient des alliés même quand ils n’étaient pas d’accord.
La dignité face à l’humiliation
Comment répondre à l’humiliation sans perdre sa dignité? C’est la question que se posent tous les dirigeants européens ce soir. Macron a choisi la fermeté. Nous préférons le respect aux brutes. Carney a choisi la solidarité. Nous soutenons fermement le Groenland et le Danemark. Mais Trump n’entend que ce qu’il veut entendre. Et ce qu’il veut entendre, c’est oui.
Les prochains jours seront déterminants. Les négociations vont commencer. Les pressions vont s’intensifier. Et quelque part, dans un petit bureau à Copenhague, des diplomates danois vont devoir décider comment dire non à l’homme le plus puissant du monde sans déclencher une guerre commerciale qui pourrait ruiner leur économie.
Je pense à ces diplomates danois ce soir. À la pression qu’ils doivent ressentir. À l’injustice de leur situation. Leur seul crime est de vouloir garder ce qui leur appartient. De respecter le droit international. De défendre l’autodétermination d’un peuple. Et pour ça, ils sont menacés, humiliés, pressés de céder. C’est ça, le monde de Trump. Un monde où avoir raison ne suffit plus. Où être dans son droit ne protège de rien.
Ce que nous dit vraiment ce discours
La fin d’une époque
Mark Carney l’a dit mieux que personne. Nous sommes au milieu d’une rupture, pas d’une transition. L’ancien ordre ne reviendra pas. La nostalgie n’est pas une stratégie. Ces mots résonnent parce qu’ils sont vrais. Le monde d’avant, celui des alliances stables et des règles respectées, ce monde-là n’existe plus. Trump ne l’a pas tué à lui seul. Mais il a accéléré sa mort.
Ce que nous avons vu à Davos aujourd’hui, c’est la naissance d’un nouvel ordre mondial. Un ordre où la force prime sur le droit. Où les menaces économiques remplacent la diplomatie. Où les alliances ne sont que des contrats à renégocier au plus offrant. C’est brutal. C’est cynique. Mais c’est la réalité. Et refuser de la voir ne la fera pas disparaître.
L’avenir incertain
Que va-t-il se passer maintenant? Trump va rencontrer Zelensky jeudi. L’Ukraine est toujours en guerre. Poutine est invité au Conseil de la Paix. Les tarifs sont suspendus mais pas annulés. Le Groenland est toujours dans le viseur. L’Europe cherche une réponse unie. Et le monde entier retient son souffle.
Une chose est certaine. Ce discours de Davos ne sera pas oublié de sitôt. Pas parce qu’il était brillant. Mais parce qu’il était révélateur. Révélateur de ce que veut Trump. Révélateur de ce qu’il est prêt à faire pour l’obtenir. Et révélateur de ce que nous sommes prêts à accepter. Ou pas.
Le discours est terminé. La salle se vide. Les milliardaires retournent à leurs cocktails. Les PDG retournent à leurs calculs. Et moi je reste avec cette image. Trump sur scène. Souriant. Confiant. Menaçant. Et mille personnes qui l’écoutent. Certaines avec admiration. D’autres avec effroi. Toutes avec cette certitude: le monde a changé. Et rien ne sera plus comme avant.
Sources
World Economic Forum — Transcription complète du discours de Donald Trump à Davos, 21 janvier 2026
NPR — Trump says ‘I won’t use force’ to obtain Greenland, in Davos speech, 21 janvier 2026
CNBC — I was in the room when Trump addressed leaders in Davos. Here are my top takeaways, 21 janvier 2026
PBS NewsHour — WATCH: Trump speaks at World Economic Forum annual meeting in Davos, 21 janvier 2026
TIME — Trump at Davos: The Most Startling Line From His Speech, 21 janvier 2026
CBC — Trump calls Denmark ‘ungrateful’ — but tells Davos forum he ‘won’t use force’ to acquire Greenland, 21 janvier 2026
CBS News — Trump says he won’t use force to acquire Greenland, questions NATO alliance at Davos economic forum, 21 janvier 2026
Al Jazeera — Trump says ‘framework’ for deal on Greenland reached, won’t impose tariffs, 21 janvier 2026
Fox News — Trump blasts Europe as ‘not recognizable’ at World Economic Forum in Davos, 21 janvier 2026
Washington Post — At Davos, a European backlash to Trump, 21 janvier 2026
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