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Trump change de stratégie sur le Groenland et prouve que la diplomatie peut être aussi redoutable que la force
Crédit: Adobe Stock

L’Arctique, nouveau front de la guerre froide 2.0

Pourquoi le Groenland? La question mérite mieux que les ricanements. 2,16 millions de kilomètres carrés. La plus grande île du monde. Positionnée entre l’Arctique et l’Atlantique Nord. Un point stratégique pour surveiller les mouvements des sous-marins russes et chinois. Une terre gorgée de terres rares et de minerais critiques dont dépend l’industrie technologique mondiale.

La Russie intensifie ses activités navales dans le Grand Nord. La Chine se définit officiellement comme un « État quasi-arctique » depuis 2018 et promeut sa « Route de la soie polaire ». La fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes. D’ici le milieu du siècle, l’Arctique pourrait connaître des étés libres de glace. Celui qui contrôle le Groenland contrôle l’accès à ce nouveau terrain de jeu géopolitique.

Les États-Unis, seuls capables de défendre l’île

« Il n’y a que les États-Unis qui ont la capacité de protéger le Groenland, cet immense bloc de glace », a martelé Trump à Davos. Et les faits lui donnent raison. Le Danemark a investi 14,6 milliards de couronnes — environ 1,95 milliard d’euros — dans un programme de renforcement militaire. Impressionnant sur le papier. Dérisoire face aux enjeux.

Les Américains disposent déjà de la base spatiale de Pituffik sur la côte nord-ouest de l’île. Ses radars surveillent les trajectoires de missiles balistiques qui pourraient menacer le continent américain. L’accord de défense de 1951 avec le Danemark leur permet d’y envoyer autant de militaires qu’ils le souhaitent. Mais Trump veut plus. Il veut un contrôle total. Il veut y construire « le plus grand Dôme d’or jamais construit » — un système de défense antimissile qui protégerait aussi le Canada.

Et là, je me pose la question que beaucoup n’osent pas formuler. Si les États-Unis assument déjà 90% de la défense du Groenland, si les Européens sont incapables d’aligner une force crédible, si la menace russe et chinoise est réelle… pourquoi s’offusquer qu’un président américain demande des comptes? Pourquoi hurler à l’impérialisme quand on n’est même pas capable de défendre ses propres intérêts? La question dérange. Mais elle mérite d’être posée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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