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Trump écarte la force militaire pour le Groenland : le stratège qui fait trembler ses alliés sans tirer un seul coup de feu
Crédit: Adobe Stock

Une rhétorique millimétrée au service d’une stratégie implacable

Écoutez attentivement les mots choisis par Trump à Davos. Chaque syllabe compte. Chaque pause est calculée. We probably won’t get anything unless I decide to use excessive strength and force, where we would be, frankly, unstoppable. But I won’t do that. Vous avez remarqué ? Il ne dit pas je ne peux pas utiliser la force. Il dit je n’utiliserai pas la force. La nuance est fondamentale. Dans la même phrase, il rappelle que les États-Unis seraient franchement inarrêtables s’ils choisissaient cette option. C’est un coup de maître rhétorique. Il rassure tout en intimidant. Il désarme tout en montrant ses muscles. Il ouvre la porte des négociations tout en laissant planer la menace.

La suite est tout aussi révélatrice : I don’t have to use force. I don’t want to use force. I won’t use force. Trois formulations différentes pour la même idée. Trois répétitions qui ancrent le message dans les esprits. Mais regardez bien le premier membre de cette phrase : Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Pourquoi n’en a-t-il pas besoin ? Parce qu’il dispose d’autres armes. Des armes tout aussi efficaces, sinon plus. Des armes économiques. Des armes tarifaires. Des armes qui ne tuent pas mais qui asphyxient. Des armes qui ne détruisent pas mais qui soumettent. Trump vient de révéler au monde sa vraie stratégie. Et elle est terrifiante d’efficacité.

Dans l’art de la guerre moderne, celui qui gagne n’est pas celui qui frappe le plus fort. C’est celui qui n’a jamais besoin de frapper.

La réaction immédiate des marchés : le baromètre de la vérité

Si vous voulez savoir ce que le monde pense vraiment d’une annonce politique, ne regardez pas les éditorialistes. Regardez les marchés. Et ce mercredi 21 janvier, les marchés ont parlé avec une clarté cristalline. À peine les mots de Trump prononcés, les indices boursiers qui avaient plongé la veille ont immédiatement rebondi. Le FTSE 100 de Londres a gagné 11 points pour clôturer à 10 138. Le CAC 40 de Paris a grappillé 6,59 points. Seul le DAX de Francfort a terminé dans le rouge, perdant 142 points — mais les analystes attribuent cette baisse à des facteurs internes allemands plutôt qu’à la déclaration américaine.

Ce rebond instantané nous dit une chose essentielle : les investisseurs du monde entier avaient pris au sérieux la menace militaire. Ils avaient intégré dans leurs calculs la possibilité d’un conflit armé entre les États-Unis et le Danemark. Et quand cette menace s’est dissipée, le soulagement a été immédiat et massif. Mais — et c’est là que les choses deviennent intéressantes — les marchés n’ont pas explosé à la hausse non plus. Ils ont simplement retrouvé leur niveau d’avant la crise. Ce qui signifie que les investisseurs savent parfaitement que le problème n’est pas résolu. Ils savent que Trump n’a pas abandonné son objectif. Ils savent que la pression économique va s’intensifier. Ils attendent la suite avec une tension palpable.

Sources

Sources primaires

ABC News – Trump rules out using military force to acquire Greenland in Davos speech – 21 janvier 2026
CNBC – Trump calls for immediate negotiations on Greenland, but rules out using force – 21 janvier 2026
Washington Post – Trump rules out force on Greenland, assails allies at Davos – 21 janvier 2026

Sources secondaires

Reuters – Réaction des marchés européens au discours de Trump – 21 janvier 2026
Déclaration du ministre danois Lars Lokke Rasmussen – Copenhague – 21 janvier 2026
Forum économique mondial de Davos – Transcription officielle du discours présidentiel – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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