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Trump lance sa croisade intérieure : des voyages hebdomadaires pour reconquérir une Amérique qui doute de son économie
Crédit: Adobe Stock

36% d’approbation économique : le signal d’alarme

Les sondages ne mentent pas. Et celui publié récemment par Reuters/Ipsos a dû provoquer quelques nuits blanches dans les couloirs de la Maison-Blanche. 36% des Américains approuvent la gestion économique de Donald Trump. C’est bien en dessous des 42% enregistrés lors de son investiture il y a un an. C’est légèrement au-dessus du plancher de 33% atteint en décembre dernier. Mais c’est surtout un chiffre désastreux pour un président qui a fait de l’économie sa marque de fabrique.

Rappelons-nous. Trump a été élu — et réélu — sur une promesse simple : ramener la prospérité en Amérique. Créer des emplois. Augmenter les salaires. Faire baisser les prix. Rendre le rêve américain à nouveau accessible. Et pendant son premier mandat, avant la pandémie, ces promesses semblaient se réaliser. Le chômage était au plus bas. Les marchés battaient record sur record. La confiance des consommateurs était au zénith. Aujourd’hui, un an après son retour au pouvoir, ce tableau idyllique appartient au passé. Et les électeurs ne comprennent pas pourquoi.

Trump a été élu pour son économie. Si l’économie le lâche, plus rien ne le protège.

L’inflation, ce monstre qui dévore les salaires

Le principal coupable, tout le monde le connaît : l’inflation. Ce phénomène économique, longtemps considéré comme maîtrisé dans les économies développées, est revenu avec une vengeance brutale. Les prix ont augmenté. Et pas qu’un peu. Le panier de la ménagère coûte 15 à 20% plus cher qu’il y a trois ans. L’essence, malgré les efforts pour augmenter la production nationale, reste à des niveaux historiquement élevés. Les loyers ont explosé dans les grandes métropoles. Et les taux d’intérêt, relevés pour combattre cette inflation, ont rendu l’accès à la propriété quasi impossible pour une génération entière.

Un sondage Yahoo/YouGov de novembre dernier a révélé une statistique particulièrement embarrassante pour l’administration : les Américains estiment, par une marge de deux contre un, que Trump a davantage contribué à augmenter les prix qu’à les faire baisser. Autrement dit, loin d’être perçu comme la solution, le président est perçu comme faisant partie du problème. C’est un renversement complet du narratif qui avait porté Trump au pouvoir. Et c’est une menace existentielle pour ses ambitions politiques.

Les défaites électorales qui sonnent comme un avertissement

Les élections de novembre dernier en Virginie et au New Jersey ont été un électrochoc pour le Parti républicain. Dans ces deux États, les candidats démocrates l’ont emporté en martelant un seul et unique message : l’accessibilité économique. Le coût de la vie. Les difficultés quotidiennes des familles ordinaires. Face à cela, les républicains, qui tentaient de surfer sur les succès internationaux de Trump, n’ont pas fait le poids. Les électeurs ont voté avec leur portefeuille. Et leur portefeuille leur disait que quelque chose ne fonctionnait pas.

Ces défaites ont provoqué une véritable panique dans les rangs républicains. La représentante Nancy Mace de Caroline du Sud a publiquement averti : Nous allons perdre les élections de mi-mandat à la Chambre. Et je pense que le Sénat est également en danger parce que nous n’avons pas fait assez. Ces mots, prononcés par une élue du propre parti du président, résonnent comme un cri d’alarme. Et ils expliquent pourquoi Trump a décidé de changer de stratégie.

Les électeurs américains ont la mémoire courte pour les victoires diplomatiques. Mais ils n’oublient jamais une facture d’électricité impayable.

Sources

Sources primaires

Axios – Trump plots a travel blitz to tout his economy – Décembre 2025
Reuters/Ipsos – Trump economic approval rating poll – Janvier 2026
Yahoo/YouGov – Poll on Trump and price increases – Novembre 2025

Sources secondaires

The Hill – Trump ramped-up travels pose risk, potential reward for GOP ahead of 2026 – Janvier 2026
CNN – 2026 is a hinge in history that will define Trump second term – Janvier 2026
Straits Times – With economy a concern, Trump plans weekly US travel before midterms – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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