Une technologie qui change tout
Pourquoi cette alliance est-elle si dangereuse? Parce que la guerre des drones en Ukraine vient d’entrer dans une nouvelle phase. Les drones à fibre optique — ces engins guidés par un câble fin comme un cheveu qui les rend invulnérables au brouillage électronique — dominent désormais le champ de bataille. La Russie en produit des milliers. L’Ukraine court derrière.
La coentreprise PGI Technology, alliance sino-russe, vient de développer un nouveau type de fibre optique renforcée au Kevlar. Résistance à la traction doublée: de 50 newtons à 100 newtons. Portée testée: jusqu’à 65 kilomètres. Ce sont des drones kamikazes qui peuvent frapper à 40 miles de distance sans qu’aucune guerre électronique ne puisse les arrêter. Les images montrent une usine avec des stocks de bobines de 1, 2, 3, 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50, 55, 60 kilomètres. Prêtes à alimenter l’offensive russe.
Le déséquilibre qui tue
Un officier de l’OTAN l’a dit clairement: environ 80% des composants électroniques critiques utilisés dans les drones russes sont fabriqués en Chine. Sans ce soutien, selon les analystes, la capacité de Moscou à frapper des cibles ukrainiennes serait sévèrement limitée. Oleksii Zhulinsky, PDG du fabricant ukrainien 3DTec, avertit que les bobines de câble à fibre optique de fabrication chinoise contiennent souvent des défauts cachés qui font tomber les drones en plein vol. Mais malgré ces problèmes, elles restent extrêmement efficaces — et donnent un avantage décisif à la Russie.
L’Ukraine tente de rattraper son retard. En mars 2025, les forces ukrainiennes ont testé avec succès des drones FPV à fibre optique avec une portée dépassant 20 kilomètres. VYRIY DRONE a annoncé une production de drones avec 100% de composants ukrainiens. Mais le problème reste le même: 90% des fils à fibre optique disponibles sur le marché proviennent de Chine. L’Ukraine reste dépendante d’un pays qui la prive délibérément de composants tout en inondant son ennemi.
C’est là que ça devient vertigineux. La Chine vend à l’Ukraine. La Chine vend à la Russie. La Chine impose des restrictions à l’Ukraine. La Chine lève ces restrictions pour la Russie. Et la Chine nous dit, avec un sourire diplomatique, qu’elle est neutre. Qu’elle respecte les règles. Officiellement. Ce mot, « officiellement », prononcé par Oleh Alexandrov, porte-parole du service de renseignement ukrainien, résonne dans ma tête. « Officiellement, la Chine respecte toutes les règles. Mais seulement officiellement. »
La dépendance ukrainienne: le paradoxe mortel
65% de composants chinois
Les fabricants de drones ukrainiens l’admettent: leurs appareils sont construits avec jusqu’à 65% de composants chinois. Certaines sources parlent même de 95% des entreprises de défense ukrainiennes qui utilisent des composants chinois dans leurs systèmes. Le DJI Mavic, fabriqué en Chine, reste ce qu’un commandant ukrainien appelle le « roi du champ de bataille ». En 2023, l’Ukraine achetait jusqu’à 30% de la production mondiale de Mavic de DJI.
Cette dépendance est devenue une responsabilité stratégique. En 2024 et 2025, la Chine a imposé des restrictions d’exportation sur les composants de drones vers l’Ukraine: contrôleurs de vol, moteurs, systèmes de navigation. Chaque nouvelle restriction s’est traduite par des coûts plus élevés, des livraisons retardées, et des risques accrus sur le champ de bataille. Pendant ce temps, les exportations vers la Russie ont explosé.
L’Occident trop lent, la Chine trop rapide
Un soldat ukrainien du nom d’Erik l’explique sans détour: « On fait avec la Chine parce que les alliés n’arrivent pas à le faire assez vite. » Les composants européens mettent des mois à arriver, en volumes insuffisants pour les besoins de l’Ukraine. Les drones occidentaux, malgré leur sophistication, ne sont pas adaptés au champ de bataille ukrainien. Erik raconte comment, malgré les conseils de son unité, une entreprise occidentale leur a envoyé des drones utilisant le GPS pour naviguer. La guerre électronique russe les a abattus dès leur premier vol, avant même qu’ils ne franchissent la ligne de front.
Le Washington Post a rapporté que les exportations chinoises de câbles à fibre optique et de batteries lithium-ion vers les fabricants de drones russes ont explosé durant l’été 2025. Ce commerce a plus que compensé la baisse récente des exportations de drones assemblés, permettant à Moscou d’accélérer ses attaques. Et comme ces composants sont moins vulnérables à l’interception, les drones russes pénètrent les défenses aériennes ukrainiennes avec une facilité accrue.
Kalashnikov entre dans la danse
Le symbole devient producteur de drones
Kalashnikov. Le nom évoque les AK-47, les guérillas, les conflits du XXe siècle. Mais le fabricant d’armes le plus célèbre de Russie produit maintenant des drones à fibre optique. Alan Lusknikov, directeur général de Kalashnikov, parle du KVN — également connu sous le nom de « Prince Vandal » — comme d’un « produit éprouvé ». Équipé d’une caméra, d’une section de charge explosive, et d’une bobine de câble optique de plusieurs kilomètres, ce drone FPV est employé comme munition rôdeuse sur le champ de bataille ukrainien.
Les rapports indiquent que le KVN est basé sur le drone chinois Skywalker. Une preuve supplémentaire que Pékin a aidé Moscou dans le développement de ses plateformes de drones. Ce n’est plus de l’assistance passive. C’est du transfert de technologie. De l’expertise partagée. Des ingénieurs chinois ont été envoyés en Russie pour aider au développement des drones, selon Reuters. Des représentants chinois seraient intégrés aux lignes de production russes, perfectionnant les capacités avec des données de champ de bataille en temps réel provenant d’Ukraine.
La production de masse comme arme
La Russie peut désormais produire jusqu’à 1000 drones de type Shahed par jour. Une hausse vertigineuse par rapport au pic d’attaque de mai 2025, qui comptait 472 drones. Le sénateur américain Lindsey Graham l’a écrit sur les réseaux sociaux: « Sans le soutien de la Chine, la machine de guerre de Poutine s’arrête. » Mais ce soutien ne s’arrête pas. Il s’intensifie.
L’avantage russe réside dans ses ressources financières et humaines. Moscou peut industrialiser les systèmes les plus efficaces et les déployer en nombres « quasi illimités » contre les forces armées ukrainiennes. En 2025, la Russie a clairement dominé dans sa capacité à produire des milliers de ses drones les plus efficaces — qu’il s’agisse de systèmes de type Shahed ou de FPV à fibre optique — pour submerger les défenseurs ukrainiens tant sur la ligne de front que dans les profondeurs du territoire.
Mille drones par jour. Je répète: mille drones par jour. Et pendant ce temps, certains débattent encore pour savoir si on peut envoyer des armes à l’Ukraine sans provoquer Moscou. Si on peut imposer des sanctions sans froisser Pékin. Si on peut condamner sans agir. Mille drones. Chaque jour. Avec des composants chinois. Livrés à des usines russes. Qui produisent des machines de mort. Envoyées sur des villes, des maisons, des familles ukrainiennes. Et nous, on débat.
L'Ukraine se bat pour son indépendance technologique
La course à la localisation
Face à cette dépendance mortelle, l’Ukraine tente de construire sa propre industrie de composants. VYRIY DRONE en est l’exemple le plus frappant. Alors que l’entreprise s’approvisionnait initialement entièrement en Chine, en 2024, environ 70% des pièces de ses drones FPV étaient produits en Ukraine. En mars 2025, elle a annoncé un lot de drones FPV avec 100% de composants fabriqués en Ukraine. Équipés de caméras thermiques, produits sur commande pour l' »Armée des drones« , leur coût a été ramené au niveau des drones comparables construits avec des composants chinois — environ 30 000 hryvnias l’unité.
Wild Hornets, une entreprise ukrainienne de technologie militaire fondée en 2023, a réalisé une percée majeure en devenant la première à localiser la production de contrôleurs de vol — le « cerveau » complexe des drones FPV qui stabilise le vol et coordonne les moteurs. Cela leur a permis de réduire la dépendance aux fournisseurs chinois et de diminuer les coûts de production de près de 12%. Motor-G produit désormais plus de 100 000 petits moteurs de drones par mois. Des lignes locales fabriquent batteries, contrôleurs de vol et caméras thermiques à bas prix.
Forbes: les premiers mille « Mavic ukrainiens »
En novembre 2025, Forbes a révélé que l’Ukraine avait commencé à déployer ses premiers mille quadricoptères de classe Mavic de fabrication nationale. Une rupture délibérée avec la dépendance à DJI et un virage vers un écosystème de petits drones souverains et endurcis par la guerre. Forgés par deux ans d’attrition et de guerre électronique incessante, ces éclaireurs de poche sont conçus pour continuer à voler malgré le brouillage, l’usurpation et le géorepérage qui paralysent souvent les drones commerciaux au pire moment.
La gamme comprend le Shmavic de Reactive Drone, le quadricoptère de reconnaissance Zoom de Frontline Robotics, l’Ukropter de Bravery Invest et le Yautja de Rise Technologies. Ces appareils privilégient la navigation visuelle quand le GPS disparaît, les charges utiles modulaires et les liens durcis contre les interférences. Le vice-premier ministre et ministre de la Transformation numérique Mykhailo Fedorov a publiquement vanté un effort de « Mavic ukrainien » dans le cadre de Brave1, signalant une production à grande échelle plutôt qu’artisanale.
L'alliance sino-russe: une communauté d'apprentissage militaire
Plus qu’une simple vente d’armes
Mick Ryan, général de division retraité de l’armée australienne, l’a formulé ainsi: « Au cours de l’année écoulée, cette bataille d’adaptation Ukraine-Russie s’est métastasée en une guerre d’adaptation mondiale. La Russie a formé une communauté d’apprentissage avec la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et peut-être d’autres. » Ensemble, ils partagent les leçons du champ de bataille, collaborent au développement technologique et à l’évasion des sanctions, tout en partageant des méthodes de coercition, de subversion et de désinformation.
La guerre de la Russie en Ukraine est devenue un terrain d’entraînement pour les adversaires de l’Occident afin d’affûter leurs capacités et d’approfondir leur coopération technologique. Les technologies et tactiques qui émergent aujourd’hui pourraient un jour être utilisées contre les États-Unis. La Chine teste déjà des drones à fibre optique avancés. Les leçons apprises en Ukraine façonnent probablement les futurs systèmes de champ de bataille.
Le renseignement partagé
En octobre 2025, un responsable de l’Agence ukrainienne de renseignement extérieur a suggéré que la Chine pourrait fournir à la Russie des renseignements satellites sur des cibles stratégiques en Ukraine, y compris des sites appartenant à des investisseurs étrangers. La veille, des médias ukrainiens avaient rapporté que des vols de reconnaissance chinois avaient été observés au-dessus de positions qui ont ensuite été frappées par les forces russes dans l’ouest de l’Ukraine. Moscou a nié implicitement cette forme de coordination bilatérale, affirmant que ses propres capacités suffisent à son effort de guerre.
Certains analystes estiment que les modèles de satellites obsolètes de la Russie et son manque d’accès aux pièces occidentales critiques en raison des sanctions américaines rendent le soutien chinois particulièrement précieux dans ce domaine. Les documents divulgués analysés par le Royal United Services Institute montrent que Moscou fournit à Pékin des canons antichars, des systèmes de parachutes et des formations aéroportées qui pourraient renforcer la capacité de Pékin à envahir Taïwan dans les dix ans.
On ne parle plus seulement de l’Ukraine. On parle d’un axe. D’une alliance. D’une machine qui se nourrit, qui apprend, qui s’adapte. Chine. Russie. Iran. Corée du Nord. Ils s’observent. Ils partagent. Ils perfectionnent. Et quand ils regardent l’Occident, ils voient quoi? Des débats. Des hésitations. Des sanctions qui arrivent trop tard. Des composants qui continuent de passer. Des affaires qui continuent de tourner. Ils ne nous craignent pas. Ils nous testent.
Les sanctions: trop peu, trop tard
L’Union européenne tente de réagir
L’Union européenne a déjà sanctionné plusieurs entreprises chinoises liées aux pièces de drones pour Moscou. CUAV Technology, un développeur chinois de premier plan de modules de systèmes de drones, figure désormais sur la liste de surveillance pour d’éventuels dommages collatéraux. En juillet 2025, l’Ukraine a imposé des sanctions à cinq entreprises chinoises après avoir récupéré des pièces de fabrication chinoise sur des drones Shahed russes abattus, utilisés dans des attaques sur Kiev.
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a publiquement dénoncé le soutien croissant de la Chine à la Russie lors d’une conférence de presse le 15 octobre 2025. Mais bien que les exportations chinoises liées aux drones continuent malgré ces mesures, la Chine a fortement réduit les expéditions de machines-outils de précision utilisées dans la production de missiles russes. Certains experts suggèrent que ces restrictions reflètent les préoccupations chinoises concernant les sanctions secondaires américaines — pas une conversion soudaine à l’éthique internationale.
Le paradoxe de l’aide occidentale
Voici le paradoxe mortel: l’aide occidentale à l’Ukraine renforce indirectement la Chine. Chaque drone ukrainien construit avec des composants chinois génère des revenus pour Pékin. Ces revenus renforcent l’économie chinoise, qui à son tour finance le soutien aux régimes perturbateurs — notamment la Russie. L’Occident paie pour les drones. La Chine encaisse. Et la Russie en profite.
Plutôt que de continuer à financer les achats de drones de l’Ukraine, l’Occident devrait prioriser le démantèlement de la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement. Cela affaiblirait non seulement l’accès de la Russie aux technologies critiques, mais renforcerait aussi la capacité industrielle occidentale et réduirait la dépendance mondiale envers la Chine. La stratégie économique, pas seulement le soutien militaire, est la clé pour résoudre la guerre en Ukraine et se préparer aux conflits mondiaux futurs.
2026: l'année de tous les dangers
Les tendances qui dessinent l’avenir
Que nous réserve 2026? L’Ukraine se concentrera sur l’industrialisation de ses capacités de frappe à longue portée — en particulier les drones de frappe en profondeur — afin d’augmenter la taille et la fréquence des salves utilisées contre la Russie. La production de drones se délocalise aussi en Europe: Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Norvège, Danemark et France ont des lignes de production actives ou des démarrages fermes prévus pour 2026.
Deux technologies méritent une attention particulière. Les systèmes laser contre les drones de type Shahed: bien que nous ayons beaucoup entendu parler du système laser ukrainien Tryzub, pratiquement rien n’a été rapporté sur son utilisation réelle contre les drones russes. Et les technologies d’essaim: nous n’avons que des rapports fragmentés. Même si elles ont déjà été utilisées dans des centaines d’opérations, les détails restent rares.
La course à l’IA
L’analyse d’images en temps réel et la reconnaissance d’objets restent des tâches complexes nécessitant l’intégration de composants de haute qualité, un système de traitement de données précisément conçu et des tests approfondis. L’un des principaux obstacles est la qualité insuffisante du flux vidéo transmis par la caméra embarquée, qui empêche l’identification et le suivi précis des cibles. De plus, l’algorithme n’a pas encore été développé au point de pouvoir guider de manière fiable le drone vers un point faible spécifique sur une cible — comme un point vulnérable sur un char — pour assurer sa destruction.
Néanmoins, cette technologie a probablement été utilisée en partie lors de l’opération très médiatisée Spider Web — une attaque de drones contre des avions stratégiques russes le 31 mai 2025. Les deux camps avancent vers des drones autonomes guidés par intelligence artificielle. La course technologique s’est déplacée vers le ciblage assisté par IA et les drones à fibre optique. Ces derniers dominent pour l’instant car ils sont plus faciles à développer et à déployer.
Oleksandr Yakovenko, PDG de TAF Drones, a lancé cet avertissement: sans sauts technologiques, « il sera impossible de continuer à nous défendre » dans deux ans. Deux ans. C’est le délai. Pas une décennie. Pas une génération. Deux ans. Et pendant ces deux ans, l’alliance sino-russe va continuer à se renforcer, à produire, à innover. La question n’est plus de savoir si l’Occident va réagir. La question est de savoir si cette réaction arrivera à temps. Ou si nous regarderons, impuissants, le déséquilibre devenir irréversible.
Le vrai visage de la neutralité chinoise
Les mots et les actes
Oleh Alexandrov, porte-parole du service de renseignement extérieur ukrainien, l’a dit récemment à Politico: « Officiellement, la Chine respecte toutes les règles. Mais seulement officiellement. » Cet écart entre les déclarations de Pékin et le comportement de ses exportations soulève de nouvelles préoccupations pour les opérations mondiales, puisque les entreprises chinoises contrôlent déjà la majeure partie des pièces de drones avancés.
Le major-général allemand Christian Freuding a averti dans un podcast récent que Pékin a interrompu l’expédition de sous-ensembles de drones vers Kiev tout en les acheminant simultanément vers Moscou, soulevant des alarmes sur le respect sélectif des restrictions annoncées. Cette situation évolutive pourrait conduire à la création de régimes d’exportation multilatéraux plus stricts couvrant les sous-composants de drones, perturbant potentiellement les chaînes d’approvisionnement pour les fabricants et les amateurs qui dépendent de pièces facilement disponibles.
Un choix qui n’en est pas un
La Russie a même évincé l’Ukraine de certains achats de pièces de drones chinois. Un fabricant de drones ukrainien, s’adressant au Snake Island Institute, a déclaré que la Russie avait bloqué son achat de 100 000 moteurs de drones auprès d’un fabricant chinois — en rachetant l’entreprise chinoise elle-même. C’est la réalité du marché des composants de drones: ce n’est plus une question de prix. C’est une question de pouvoir.
Avec seulement 5% des entreprises de défense ukrainiennes déclarant ne pas utiliser de composants chinois dans leurs systèmes, la grande majorité des drones qui remplissent le ciel sont probablement soit fabriqués en Chine, soit contiennent un certain nombre de composants clés fabriqués en Chine. Une façon plus précise de décrire ces drones « de production nationale » ukrainiens serait donc: « fabriqués en Chine, assemblés en Ukraine. »
Quarante hommes dans un tunnel de câble à fibre optique. Quarante familles qui n’attendent plus personne. Quelque part, une mère regarde son téléphone. Elle sait déjà. Et pendant ce temps, dans un bureau de Shenzhen, un homme d’affaires compte ses millions. Dans une usine près de Moscou, les imprimantes 3D tournent. Dans les capitales occidentales, on continue de débattre. Et sur le front, chaque jour, des drones arrivent. Avec des composants chinois. Avec de l’expertise chinoise. Avec de l’argent qui a transité par des entreprises que nous n’avons pas sanctionnées, des registres que nous n’avons pas surveillés, des transactions que nous avons préféré ignorer. Combien de temps encore? Combien de morts encore? Combien de documents effacés encore avant qu’on décide que la « neutralité » chinoise a un prix trop élevé pour le monde libre?
Sources
Financial Times — « Russia, Ukraine and the race for Chinese drone components » — Janvier 2026
Washington Post — « Chinese parts boost Russia’s drone war against Ukraine » — Octobre 2025
Council on Foreign Relations — « China in Russia and Ukraine: October 2025 » — Octobre 2025
CEPA (Center for European Policy Analysis) — « The Booming China-Russia Drone Alliance » — Juin 2025
Foreign Policy — « Russia-Ukraine War: Drone Production Emerges as New Front as China, Russia, Iran Cooperate » — Octobre 2025
The Moscow Times — « ‘A Revolution in Drone Warfare’: As Russian Fiber-Optic Drones Flood the Battlefield, Ukraine Scrambles to Catch Up » — Juillet 2025
Defense Mirror — « Chinese UAV Components Manufacturer Buys Stake in Russian Drone Maker » — Janvier 2026
OSW Centre for Eastern Studies — « Game of drones: the production and use of Ukrainian battlefield unmanned aerial vehicles » — Octobre 2025
The Cipher Brief — « Drones are Funding Russia’s War Against Ukraine » — Septembre 2025
Forbes — « Ukraine’s Indigenous Recon Drones Challenge China’s DJI Mavic 3 » — Novembre 2025
Tom’s Hardware — « Russia has reportedly improved the range of its jam-proof optical drones to over 40 miles » — Décembre 2025
UNITED24 Media — « China-Russia Joint Venture Develops New Kevlar-Fiber Optics to Power Military Drones » — Août 2025
National Interest — « Why Russia’s Most Famous Arms Manufacturer Is Now Making Fiber-Optic Drones » — Août 2025
DroneXL — « Chinese Drone Tech Fuels Russia’s War Machine In Ukraine » — Juin 2025
VGI Ukraine — « The Race for Drone Independence: Ukraine’s FPV Component Ecosystem » — Décembre 2025
Ukraine’s Arms Monitor — « Drone Warfare in Ukraine: Key Trends of 2025 » — Janvier 2026
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