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Un milliard de dollars pour s’asseoir à la table de Trump : quand Poutine « étudie » l’invitation qui enterre l’ONU
Crédit: Adobe Stock

Le ticket d’entrée qui fait scandale

« Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. » Jusque-là, rien d’extraordinaire. Mais la suite fait froid dans le dos : « Ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d’un milliard de dollars en espèces au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la charte. » Un milliard. En cash. Pour acheter un siège permanent à la table des décideurs de la paix mondiale.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a résumé la position de nombreux pays en une phrase : « Nous examinons la situation. Mais nous n’allons pas payer un milliard de dollars. » Le Canada de Mark Carney a confirmé son « intention d’accepter l’invitation », mais certainement pas de sortir le chéquier. La nuance est de taille. Elle révèle le malaise profond que suscite cette initiative dans les chancelleries occidentales.

Qui paie, qui refuse, qui hésite

Le roi Mohammed VI du Maroc a accepté de rejoindre le conseil en tant que « membre fondateur ». Benyamin Netanyahou a fait de même pour Israël. Le président argentin Javier Milei a déclaré que ce serait un « honneur » d’y siéger. Le premier ministre hongrois Viktor Orban, fidèle allié de Trump, a qualifié l’invitation d’« honorable ». L’Azerbaïdjan, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arménie ont également accepté. Un club se forme. Un club où l’on retrouve des régimes autoritaires, des alliés stratégiques de Washington, et des pays en quête de reconnaissance internationale.

Et je me demande : à quel moment avons-nous accepté que la paix mondiale devienne une marchandise ? Que l’on puisse acheter son influence sur les conflits de la planète comme on achète une place en première classe ? Il y a quelque chose de profondément obscène dans cette logique. Quelque chose qui transforme la diplomatie en vente aux enchères. Et le pire, c’est que personne ne semble vraiment surpris.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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