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70 minutes d’insultes : Trump saccage les alliances occidentales à Davos
Crédit: Adobe Stock

L’attaque directe contre Mark Carney

Le Premier ministre canadien Mark Carney a été la cible principale des attaques de Trump, qui l’a nommément désigné devant l’assemblée mondiale. Le président américain n’a pas hésité à reprocher au Canada de « recevoir beaucoup de choses gratuites » des États-Unis, ajoutant qu’ils « devraient être reconnaissants » mais qu’ils ne le sont pas. Cette attaque directe fait suite au discours prononcé par Carney la veille, dans lequel il avait averti que l’ordre international basé sur des règles mené par Washington était terminé.

Trump a particulièrement insisté sur le fait que « le Canada vit grâce aux États-Unis » et a adressé un avertissement direct à Carney : « Rappelez-vous de cela, Mark, la prochaine fois que vous ferez vos déclarations ». Cette menace déguisée en rappel à l’ordre témoigne d’une approche personnaliste et vindicative de la diplomatie, où les désaccords politiques sont traités comme des offenses personnelles méritant des représailles immédiates.

Quand j’entends Trump parler du Canada comme s’il s’agissait d’un territoire conquis, d’une vassale redevable à sa métropole, je frémis. C’est cette vision archaïque, impérialiste d’un monde où les rapports de force écrasent toute notion de partenariat égalitaire. Le Canada n’est pas un État satellite, c’est une nation souveraine qui mérite le respect, pas ces remontrances condescendantes d’un leader qui semble avoir oublié ce que signifie la diplomatie.

La rupture de l’ordre international

Dans son discours de Davos, Mark Carney avait évoqué une « rupture » plutôt qu’une transition de l’hégémonie américaine, avertissant que les grandes puissances commencent à utiliser l’intégration économique comme arme, les tarifs douaniers comme levier, l’infrastructure financière comme coercition. Il avait également réaffirmé le soutien du Canada au Groenland et au Danemark, s’opposant fermement aux tarifs douaniers menacés par Trump.

La réponse de Trump ne s’est pas faite attendre. En plus des attaques personnelles contre Carney, il a implicitement reconnu que son désir d’acquérir le Groenland était en partie motivé par la construction de son système de défense antimissiles « Coupole Dorée », un projet que le Canada espérait rejoindre. Cette instrumentalisation d’une infrastructure de défense collective à des fins politiques soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la coopération sécuritaire en Amérique du Nord.

Ce qui me terrifie vraiment, c’est cette banalisation de la coercition économique comme outil de politique étrangère. Trump transforme des alliances historiques en relations de chantage, où l’accès aux marchés, la sécurité collective, la coopération économique deviennent des monnaies d’échange pour satisfaire des ambitions personnelles. C’est la fin de la diplomatie telle qu’on l’a connue, remplacée par une brutalité transactionnelle qui ne promet rien de bon.

Sources

Sources primaires

SinEmbargo MX – Article original du 21 janvier 2026 : « 70 minutos de insultos de Trump contra Canadá, Groenlandia, Suiza, Europa, la OTAN » – Publication le 21 janvier 2026

NPR – « Trump backs off tariff threats and hails ‘framework of a future deal’ on Greenland » – Publication le 21 janvier 2026

Al Jazeera – « Trump drops tariff threat, says he won’t use force to take Greenland » – Publication le 21 janvier 2026

Sources secondaires

BBC Verify – « Fact-checking Donald Trump’s Davos speech » – Publication le 21 janvier 2026

NPR – Transcript du discours de Trump au World Economic Forum de Davos, 21 janvier 2026

Forum économique mondial – Informations sur la session spéciale de Donald Trump, Davos 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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