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Carney claque la porte : le Canada n’est pas la 51e étoile du drapeau américain
Crédit: Adobe Stock

Le discours qui a changé la donne

Lorsque Mark Carney a pris la parole à Davos le 20 janvier 2026, personne ne s’attendait à ce qui allait suivre. Le Premier ministre canadien, connu pour sa maîtrise des dossiers économiques complexes, a délaissé le langage prudent de la finance pour adopter un ton presque prophétique. Il a déclaré sans ambages que l’ordre mondial tel qu’on l’avait connu était en rupture, pas en simple transition. « L’ancien ordre ne reviendra pas, inutile de le regretter », a-t-il lancé, visant implicitement mais clairement l’administration Trump et sa remise en question systématique des institutions internationales.

Sa critique des grandes puissances qui utilisent l’intégration économique comme arme, les droits de douane comme moyen de pression et l’infrastructure financière comme outil de coercition a résonné avec une force particulière dans la salle. Carney n’a pas mentionné le nom de Trump, mais il n’en avait pas besoin. Chaque phrase, chaque formulation semblait répondre directement aux politiques américaines des dernières années. Le Forum économique mondial, habituellement le théâtre de déclarations lénifiantes et de consensus mous, s’est retrouvé témoin d’une mise en demeure publique : le Canada ne serait plus un partenaire silencieux.

Ce qui me fascine, c’est la stratégie de Carney. Il ne crie pas. Il n’insulte pas. Il prend Trump à son propre jeu — la rhétorique de la force — mais il l’utilise contre lui. C’est presque de l’art martial diplomatique. Quand Trump parle de « faire l’Amérique grande », Carney répond en parlant de faire le monde juste. Quand Trump menace de tarifs douaniers, Carney parle de souveraineté et de solidarité. C’est une approche qui mérite d’être saluée, parce qu’elle refuse la logique de la peur que Trump essaie d’imposer à tous ses partenaires.

Une ovation rare pour un Canadien

Le moment le plus marquant du discours de Davos a été la réaction du public. À la fin de l’allocution, Carney a reçu une ovation debout, un phénomène que les observateurs qualifient de rare à cette grand-messe annuelle où les applaudissements polis sont la norme. Cette réaction spontanée témoignait non seulement de la qualité du discours, mais surtout de la résonance de son message auprès d’un public international fatigué par l’unilatéralisme américain. Les délégués présents ont reconnu dans les mots de Carney une vérité que beaucoup n’osaient pas exprimer.

La citation qui a fait le tour du monde — « Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu » — a été reprise par les journaux d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. Elle est devenue une sorte de slogan pour tous les pays qui se sentent menacés par l’approche transactionnelle et coercitive de l’administration Trump. Le Canada, traditionnellement perçu comme un acteur modeste sur la scène internationale, s’est soudainement positionné comme le chef de file d’une nouvelle coalition de pays refusant de se laisser dicter leur conduite par Washington.

Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette situation. Le Canada, pays souvent moqué pour sa politesse et sa modestie, se retrouve à la tête d’un mouvement de résistance mondiale. Et c’est un ancien banquier, pas un politicien de carrière, qui porte ce message. Ça dit beaucoup sur l’état du monde actuel — quand les politiciens traditionnels sont dépassés, ce sont les technocrates qui prennent le relais. Carney a compris quelque chose que beaucoup d’autres n’ont pas saisi : dans un monde de Trump, la modération n’est pas une vertu, c’est une faiblesse.

Sources

Sources primaires

TVA Nouvelles, « Le Canada ne vit pas grâce aux États-Unis », répond Mark Carney à Donald Trump, 22 janvier 2026

Journal de Québec, « Le Canada existe grâce aux États-Unis », lance Donald Trump à Mark Carney, 21 janvier 2026

Radio-Canada, Carney étale sa vision du monde : « Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu », 20 janvier 2026

Sources secondaires

Radio-Canada, Le discours de Mark Carney à Davos suscite des éloges, 20 janvier 2026

Le Soleil, À Davos, Carney appelle les puissances moyennes à s’unir, 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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