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Davos en feu : clashs, humiliations et diplomatie de bazar
Crédit: Adobe Stock

Une scène digne d’une comédie noire

L’incident le plus spectaculaire s’est produit lors d’un dîner privé organisé par Larry Fink, le PDG de BlackRock, l’une des plus grandes institutions financières au monde. Ce repas exclusif, qui rassemblait plus de cent personnalités influentes du monde de la finance, de la politique et des affaires, était censé être l’une de ces soirées conviviales qui permettent de tisser des liens informels loin des pressions des négociations officielles. Le Secrétaire au Commerce américain Howard Lutnick avait été invité à prendre la parole en dernier, probablement pour apporter une touche finale américaine à cette réunion de l’élite mondiale. Cependant, ce qui devait être un moment protocolaire s’est transformé en une crise diplomatique majeure.

Alors que Howard Lutnick entamait son allocution, le ton du discours a rapidement dérivé vers une critique virulente des économies européennes, décrites comme peu compétitives et dépendantes de la générosité américaine. Les propos du Secrétaire au Commerce, qui n’a pas mâché ses mots pour dévaloriser les réalisations économiques des nations européennes, ont créé un malaise croissant dans l’assistance. Selon des témoins présents sur les lieux, le silence qui s’est installé dans la salle au fur et à mesure que le discours s’intensifiait était tangible, une lourdeur oppressante qui annonçait un dénouement imminent.

C’est absolument incroyable de voir comment nous en sommes arrivés là. Un dîner VIP avec les plus puissants financiers du monde, et ça se termine comme ça. La prétention de ces gens à nous donner des leçons sur l’économie mondiale quand ils ne peuvent même pas tenir une conversation civilisée pendant quinze minutes. C’est l’arrogance à l’état pur. Ce que Howard Lutnick a fait ce soir-là, ce n’est pas de la diplomatie, c’est du mépris pur et simple. Mépris pour l’Europe, mépris pour les alliances historiques, mépris pour la simple décence humaine. Et le plus révoltant, c’est qu’il pense probablement avoir raison.

La réaction de Christine Lagarde : un acte de diplomatie par la porte

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde, ancienne ministre française des finances et ancienne directrice générale du Fonds monétaire international, a réagi de manière spectaculaire en quittant la salle alors même que le discours était en cours. Ce geste, qui a été observé par de nombreux participants et a rapidement circulé dans les coulisses du forum, constitue une rupture diplomatique d’une rare violence, surtout venant d’une personnalité connue pour son calme et sa maîtrise des relations internationales. Le départ précipité de Lagarde n’était pas un acte impulsif, mais plutôt une délibération soigneusement calculée : le mécontentement européen face à l’attitude américaine venait de trouver son expression publique la plus forte.

Plusieurs sources présentes lors du dîner ont confirmé que les critiques formulées par Lutnick ont été reçues avec une hostilité croissante de la part de la délégation européenne. Les propos sur la supériorité économique américaine et l’infériorité supposée des économies européennes ont provoqué des murmures de désapprobation qui ont rapidement évolué en protestations ouvertes. L’atmosphère s’est détériorée au point où Larry Fink lui-même, l’hôte de la soirée, a décidé de mettre fin au dîner avant même le service du dessert, une décision sans précédent dans l’histoire de ces événements mondains qui respectent scrupuleusement les protocoles de réception.

Le lendemain matin, Christine Lagarde a donné une interview à la radio RTL où elle a déclaré que nous assistions à « l’ouverture du rideau sur un nouveau ordre mondial« , une phrase qui résonne comme un avertissement sévère quant aux transformations en cours dans les relations internationales. Ses paroles suggèrent que l’incident du dîner n’était pas simplement une malheureuse maladresse protocolaire, mais le symptôme d’un changement fondamental dans la manière dont les nations interagissent désormais, où la coopération cède la place à la confrontation directe.

Sources

Sources primaires

Paul Dyer, Zoe Schneeweiss et Eliyahu Kamisher, « Trash talk, a walkout and a disinvitation: The drama behind the scenes at Davos », Sydney Morning Herald, 22 janvier 2026

Reuters, « Lagarde walks out of Lutnick speech in Davos critical of Europe, sources say », 21 janvier 2026

Ashleigh Fields, « Newsom denied entry to USA House at Davos forum », Yahoo News, 21 janvier 2026

Sources secondaires

Financial Post, « Lutnick’s speech slamming Europe leads Lagarde to leave: source », 21 janvier 2026

The Independent, « Howard Lutnick’s Davos speech ends in chaos after heckling and walkout », 22 janvier 2026

The Hill, « Newsom denied entry to USA House at Davos forum », 21 janvier 2026

RTL Radio, Interview de Christine Lagarde, 22 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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