Une coalition inattendue
Dix pays ont désormais accepté de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump : Arabie saoudite, Qatar, Égypte, Jordanie, Émirats arabes unis, Turquie, Indonésie, Pakistan, Koweït et Israël. Cette liste hétéroclite comprend des alliés historiques des États-Unis mais aussi des pays qui, jusqu’à récemment, entretenaient des relations tendues avec Washington. L’Arabie saoudite, en particulier, joue un rôle de leader en entraînant plusieurs autres nations arabes dans son sillage. La diplomatie saoudienne a salué les efforts de Trump en faveur de la paix dans un communiqué commun signé par huit pays de la région.
La Turquie et le Qatar, qui sont tous deux médiateurs actifs à Gaza, apportent une légitimité supplémentaire à ce Conseil de paix. Leur participation suggère que l’administration Trump a réussi à convaincre des acteurs clés du Moyen-Orient de l’intérêt de cette nouvelle structure. Le Koweït, qui a rejoint le groupe en dernier, complète cette coalition de pays musulmans qui donne une coloration régionale marquée à l’initiative américaine. Cette adhésion massive des pays arabes et musulmans est surprenante compte tenu des relations parfois difficiles qu’ils ont eues avec l’administration Trump par le passé.
Je suis sidéré par cette liste. L’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie, tous ces pays qui acceptent de s’asseoir à la table de Trump, c’est incroyable. C’est comme si le monde entier avait perdu la raison. Où sont passés les principes ? Les valeurs ? Comment peut-on ignorer tout ce que Trump a dit et fait ? C’est comme si l’argent et le pouvoir l’avaient emporté sur tout le reste. Je me sens impuissant face à cette réalité. C’est le triomphe du cynisme sur l’idéalisme, la victoire du réalisme politique sur l’éthique. Et le plus triste, c’est que personne ne semble s’en offusquer.
Les motivations des adhérents
Les raisons qui poussent ces dix pays à rejoindre le Conseil de paix sont multiples et souvent complexes. Pour l’Arabie saoudite, il s’agit probablement de consolider son rôle de leader régional et de maintenir des relations privilégiées avec Washington malgré les changements de politique américaine. Le Qatar et la Turquie y voient l’opportunité de renforcer leur position de médiateurs dans le conflit à Gaza et d’accroître leur influence sur la scène internationale. L’Égypte, gardienne historique de la paix au Moyen-Orient, cherche à préserver son rôle d’intermédiaire incontournable.
La Jordanie et les Émirats arabes unis suivent le mouvement par solidarité régionale et pour ne pas se laisser marginaliser. L’Indonésie et le Pakistan, les deux pays musulmans les plus peuplés au monde, cherchent probablement à avoir leur mot à dire dans la gestion des crises qui touchent le monde islamique. Le Koweït, quant à lui, veut éviter d’être isolé au sein du Conseil de coopération du Golfe. Israël participe bien entendu pour assurer ses intérêts de sécurité et pour influencer directement les décisions qui concernent la région. Chaque pays a ses propres motivations, mais tous convergent vers la même conclusion : être absent de ce Conseil pourrait être plus coûteux que d’y participer.
Quand je regarde ces pays et leurs motivations, je comprends mieux la logique qui les anime. C’est la realpolitik à l’état pur. Personne ne croit vraiment à l’idéal de paix que Trump vend, tout le monde y va pour protéger ses intérêts. C’est triste mais c’est la réalité de la politique internationale. On se bat pour le pouvoir, pour l’influence, pour l’argent. La paix n’est qu’un prétexte, un mot qu’on utilise pour justifier des choix purement stratégiques. J’ai l’impression d’assister à une gigantesque pièce de théâtre où tout le monde joue son rôle sans croire une seule seconde au scénario.
Section 3 : Le projet de charte et ses implications
Un substitut aux Nations unies
Le projet de charte du Conseil de paix révèle les ambitions démesurées de Donald Trump. Loin de se limiter à la gestion de la crise à Gaza, cette organisation se positionne clairement comme un substitut potentiel aux Nations unies. La charte prévoit que le Conseil de paix entrera en vigueur dès la signature de trois membres, ce qui montre la volonté de l’administration américaine de mettre en place cette structure rapidement. Le mandat de l’organisation couvre « les régions touchées ou menacées par des conflits », ce qui lui donne une portée quasi universelle.
Plus inquiétant encore, le texte de la charte semble vouloir conférer au Conseil de paix une primauté sur les décisions de l’ONU dans les zones où il interviendra. Les pays signataires s’engageraient à donner la priorité aux résolutions du Conseil de paix sur celles du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette disposition constitue un défi direct à l’ordre international établi depuis 1945 et pourrait fragiliser considérablement le système de gouvernance mondiale actuel. L’ONU, qui compte 193 membres, se retrouve ainsi confrontée à une organisation concurrente qui promet une plus grande efficacité mais au prix d’une représentativité bien moindre.
L’ONU n’est pas parfaite, loin de là. Mais elle représente quelque chose : la volonté de tous les pays du monde de se réunir pour discuter, débattre, parfois s’opposer, mais toujours ensemble. Le Conseil de paix de Trump, c’est l’exact opposé. C’est un club sélectif, fermé, où l’on décide du sort du monde sans la participation de la majorité des nations. C’est la démocratie remplacée par l’oligarchie, le multilatéralisme sacrifié sur l’autel de l’efficacité. Je suis terrifié par cette vision du monde où quelques uns décident pour tous.
Le milliard d’entrée : une barrière discriminatoire
La disposition la plus controversée du projet de charte est sans conteste le billet d’entrée d’un milliard de dollars exigé pour un siège permanent au Conseil de paix. Cette somme astronomique constitue une barrière quasi infranchissable pour la majorité des pays du monde. Seuls les États les plus riches pourront prétendre à un siège permanent, ce qui signifie que les décisions seront prises par une minorité de pays fortunés. Les pays les plus pauvres, qui sont pourtant souvent les plus touchés par les conflits, seront exclus de facto de cette structure de gouvernance.
Les pays qui ne disposent pas d’un milliard de dollars pourront néanmoins participer au Conseil de paix pour un mandat de trois ans, renouvelable à la discrétion de Donald Trump. Cette disposition confère au président américain un pouvoir discrétionnaire considérable sur la composition du Conseil. Il pourra récompenser ses alliés en leur offrant des mandats renouvelés et punir ses adversaires en refusant de renouveler leur participation. Ce système de récompenses et de sanctions est antinomique avec les principes d’égalité et de représentativité qui devraient régir toute organisation internationale digne de ce nom.
Un milliard de dollars, c’est le budget annuel de certains pays. Comment peut-on prétendre à la paix en excluant ceux qui n’ont pas les moyens de payer ? C’est comme si l’on disait que seuls les riches ont le droit à la sécurité, à la stabilité, à un avenir meilleur. Les pauvres, ils n’ont qu’à subir les conséquences des décisions prises sans eux. C’est inacceptable. C’est une vision cynique du monde où l’argent dicte la loi. Je suis révolté par cette injustice, par cette discrimination basée sur la richesse plutôt que sur la nécessité.
Section 4 : La réserve de la communauté internationale
Le Canada prudent mais réservé
Le premier ministre canadien Mark Carney s’est montré prudent quant à la possibilité de participer au Conseil de paix, alors même que d’autres dirigeants critiquent le coût exorbitant de cette initiative et la liste des pays invités. Le Canada, allié historique des États-Unis, se trouve dans une position délicate : refuser l’invitation pourrait irriter Washington, mais l’accepter signerait son adhésion à une organisation qui contrevient à ses principes de multilatéralisme et de gouvernance inclusive. Une source gouvernementale a d’ailleurs prévenu qu’Ottawa « ne paiera pas pour un siège », marquant ainsi une limite claire à sa participation éventuelle.
Mark Carney a souligné que « certains aspects de la gouvernance et du processus décisionnel pourraient être améliorés », montrant que le Canada ne rejette pas l’idée d’un Conseil de paix en soi mais conteste la forme qu’il prend actuellement. Cette position de fermeté sur la question du milliard de dollars est significative : elle montre que même les alliés les plus proches des États-Unis ne sont pas prêts à accepter sans discussion les conditions imposées par l’administration Trump. Le Canada cherche probablement à influencer le projet de charte depuis l’intérieur plutôt qu’à le rejeter purement et simplement.
Je suis fier de la position du Canada. Dire non au paiement d’un milliard de dollars, c’est refuser de participer à ce système discriminatoire. Mark Carney fait preuve de courage en tenant tête à Trump tout en maintenant le dialogue. C’est une posture difficile, mais nécessaire. Le Canada montre qu’on peut être allié des États-Unis sans être son vassal. C’est une leçon de diplomatie que d’autres pays devraient méditer. J’espère que le Canada restera ferme sur ses principes et ne cédera pas à la pression américaine.
L’Allemagne et le Royaume-Uni dans l’expectative
Le gouvernement allemand a exprimé la nécessité de se « coordonner » avec ses partenaires avant de prendre une décision sur le Conseil de paix. Cette attitude prudente reflète les hésitations de l’Union européenne face à une initiative qui pourrait fragiliser l’ONU et exacerber les tensions internationales. L’Allemagne, puissance économique majeure et pilier de l’Europe, ne peut se permettre de prendre une position précipitée qui pourrait isoler l’UE ou créer des divisions en son sein. Sa décision dépendra largement de celle des autres pays européens.
De son côté, le Royaume-Uni a dit avoir reçu une invitation, dont elle examinait « les modalités » en contact avec les États-Unis et ses autres partenaires internationaux. Le gouvernement de Keir Starmer s’est surtout dit « inquiet » qu’une invitation ait été envoyée à Vladimir Poutine. Le Royaume-Uni, qui a été l’un des plus fervents soutiens de l’Ukraine face à l’agression russe, ne peut accepter de siéger dans une organisation qui accueillerait le président russe. Cette réserve britannique illustre bien les dilemmes que pose le Conseil de paix : comment participer à une organisation qui inclut des auteurs de violations massives des droits humains sans compromettre ses propres principes ?
L’Allemagne et le Royaume-Uni sont coincés. Ils ne peuvent pas accepter sans conditions, mais ils ne peuvent pas refuser ouvertement sans risquer la fureur de Trump. C’est une position impossible. Je comprends leur hésitation, mais l’attentisme n’est pas une solution. À un moment, il faudra choisir entre les principes et le pragmatisme. J’espère qu’ils choisiront les principes, même si cela a un coût. L’histoire jugera ceux qui ont eu le courage de dire non face à l’inacceptable.
Section 5 : La France et la Norvège disent non
Le refus catégorique de la France
La France a été le premier pays à ouvertement refuser la proposition de Donald Trump. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a justifié ce refus en affirmant que « la charte est incompatible avec les engagements internationaux de la France et en particulier son adhésion aux Nations unies, qui ne saurait en aucun cas évidemment être remise en cause ». Cette position ferme et sans équivoque place la France dans le camp des opposants à cette initiative. Paris refuse de participer à une organisation qui pourrait concurrencer ou même supplanter l’ONU.
Cette attitude a provoqué l’ire de Donald Trump qui a menacé d’imposer « 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes ». Cette réaction vindicative illustre bien la méthode du président américain : il utilise les sanctions économiques comme outil de chantage pour forcer les pays à se plier à sa volonté. La France, pourtant partenaire historique des États-Unis, subit ainsi les foudres de Washington pour avoir osé défendre ses principes. Ce chantage commercial inédit montre à quel point l’administration Trump est prête à aller loin pour imposer son projet de Conseil de paix.
La France me fait honneur en refusant de céder au chantage de Trump. Dire non, c’est ce qu’on attend d’un pays qui se respecte. Menacer d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes, c’est indigne d’un chef d’État démocratique. C’est du racket, tout simplement. La France ne doit pas plier, même si cela a un coût économique. Les principes n’ont pas de prix. J’espère que d’autres pays suivront l’exemple français et diront non à cette forme d’impérialisme économique.
La Norvège rejoint Paris dans son refus
Ce mercredi, Oslo a rejoint Paris dans sa non-participation au Conseil de paix, estimant que cette nouvelle organisation « soulève un certain nombre de questions ». La Norvège, pays reconnu pour son engagement en faveur de la paix et de la médiation internationale, ne peut accepter de participer à une structure qui pourrait compromettre les efforts de l’ONU et exclure les pays les plus pauvres. Son refus est d’autant plus significatif que la Norvège est traditionnellement un allié proche des États-Unis et membre de l’OTAN.
Le premier ministre suédois, présent au sommet économique à Davos, a également annoncé que son pays ne rejoindrait pas l’organisation. La Suède, comme la Norvège, attache une grande importance au multilatéralisme et au rôle de l’ONU dans le règlement des conflits. Ces refus nordiques, ajoutés à celui de la France, commencent à dessiner une coalition d’opposants au Conseil de paix. Ces pays, bien que géographiquement et culturellement différents, partagent une vision commune de la gouvernance mondiale fondée sur l’inclusion, la représentativité et le respect du droit international.
La Norvège et la Suède ajoutent leur voix au refus français. C’est encourageant de voir ces pays défendre leurs principes malgré la pression. Le modèle scandinave de diplomatie, basé sur le dialogue et le respect, s’oppose radicalement à l’approche brutale de Trump. J’admire leur courage. Ils montrent qu’il est possible de dire non à l’hégémonie américaine sans pour autant devenir des ennemis. C’est une forme de résistance pacifique mais ferme qui mérite d’être soutenue.
Section 6 : Le cas Vladimir Poutine
L’invitation controversée
Donald Trump a affirmé mercredi depuis le sommet de Davos, en Suisse, que le président russe, Vladimir Poutine, avait accepté son invitation à rejoindre son Conseil de paix. « Il a été invité. Il a accepté », a affirmé le président américain à des journalistes, dont l’AFP. Cette annonce a provoqué une onde de choc dans la communauté internationale, particulièrement en Ukraine et en Europe où l’on considère Poutine comme l’auteur d’une guerre d’agression illégale. L’inclusion du président russe dans ce Conseil de paix semble contredire l’objectif même de l’organisation qui est de promouvoir la résolution des conflits.
Vladimir Poutine avait annoncé auparavant avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères d’étudier cette invitation avant de pouvoir y répondre. Le ministère russe des Affaires étrangères a été chargé « d’étudier les documents qui nous ont été transmis et de consulter nos partenaires stratégiques à ce sujet », a déclaré M. Poutine lors d’une réunion gouvernementale. Ce n’est qu’après cela que nous pourrons répondre à l’invitation qui nous a été adressée, a-t-il ajouté, remerciant néanmoins M. Trump pour cette initiative. Cette procédure formelle montre que la Russie ne prend pas la décision à la légère et qu’elle cherche à mesurer les implications politiques et diplomatiques de sa participation.
Vladimir Poutine au Conseil de paix ? C’est une blague ? L’homme qui a déclenché une guerre meurtrière en Ukraine, qui a bombardé des villes, qui a commis des crimes de guerre, invité à siéger dans un Conseil de paix ? C’est le comble du cynisme. Trump va encore plus loin dans l’outrage. C’est comme inviter un pyromane à présider un concours de pompiers. Je suis à court de mots face à une telle aberration. Où sont passées les valeurs qui fondent notre civilisation ?
Les réactions ukrainiennes et européennes
La possible participation de Vladimir Poutine a provoqué les doutes du président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Nous avons reçu l’invitation, nos diplomates travaillent dessus », a-t-il déclaré mardi, ajoutant cependant qu’il « est très difficile pour (lui) d’imaginer comment nous pourrions être ensemble avec la Russie dans n’importe quel type de conseil ». Cette réaction mesurée cache une profonde inquiétude : l’Ukraine craint que l’inclusion de la Russie dans le Conseil de paix ne légitime de facto son agression et ne compromette les perspectives de restitution des territoires occupés.
Les pays européens, pour leur part, sont partagés entre le refus de siéger aux côtés de Poutine et la crainte d’être exclus d’une organisation qui pourrait jouer un rôle majeur dans le règlement des conflits futurs. Le Royaume-Uni s’est dit « inquiet » de l’invitation adressée au président russe, tandis que d’autres pays européens préconisent une approche plus nuancée consistant à participer au Conseil de paix tout en exprimant fermement leur opposition à la présence russe. Cette divergence de vues au sein de l’Union européenne risque de fragiliser la position commune de l’Europe face à cette initiative américaine.
Zelensky est dans une position impossible. Comment accepter de siéger dans un conseil qui accueille l’agresseur de son pays ? C’est demander à une victime de serrer la main de son bourreau. Je ressens sa douleur, sa colère, son incompréhension. L’Ukraine se bat tous les jours pour sa survie, et pendant ce temps, Trump prépare des soirées mondaines avec Poutine. C’est insultant, c’est humiliant. L’Europe doit se montrer solidaire avec l’Ukraine et refuser cette normalisation de l’inacceptable.
Section 7 : La Chine et les pays du Sud
La position de la Chine
La Chine n’a pas dit si elle acceptait l’invitation, tout en indiquant mercredi « défendre fermement le système international avec les Nations unies en son centre ». Cette déclaration ambiguë montre l’hésitation de Pékin face à cette initiative américaine. La Chine, puissance montante qui cherche à accroître son influence sur la scène internationale, ne peut rejeter catégoriquement une organisation qui pourrait lui offrir une plateforme supplémentaire pour projeter sa puissance. Mais elle ne peut non plus soutenir une structure qui pourrait contester la primauté de l’ONU où elle jouit d’un siège permanent au Conseil de sécurité.
La Chine est dans une position délicate : participer au Conseil de paix pourrait être perçu comme un soutien implicite à l’hégémonie américaine, tandis que le refuser pourrait marginaliser Pékin dans les décisions futures concernant les conflits régionaux. La Chine attend probablement de voir quelles seront les implications réelles de cette organisation avant de prendre une décision définitive. Son positionnement final sera déterminant, car l’adhésion ou non de la deuxième puissance mondiale pourrait donner une légitimité considérable ou, au contraire, discréditer cette initiative.
La Chine joue un jeu dangereux. Elle attend de voir dans quel sens souffle le vent avant de prendre position. C’est du pur réalisme politique, mais c’est aussi un manque de courage moral. Comment peut-on rester indifférent quand on voit ce qui se passe ? La Chine a les moyens d’influencer le cours des événements, mais elle choisit l’attentisme. J’espère qu’elle finira par comprendre que son intérêt à long terme réside dans le respect du droit international et non dans la recherche d’avantages à court terme.
La réaction des pays du Sud
Les pays du Sud, en particulier l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud ou encore la Corée du Sud, ont tous reçu une invitation mais n’ont pas encore publiquement annoncé leur décision. Ces pays émergents attachent une grande importance au respect de la souveraineté nationale et sont souvent méfiants face aux initiatives qui pourraient renforcer l’hégémonie des puissances occidentales. Le Conseil de paix, avec son billet d’entrée d’un milliard de dollars et sa présidence américaine, pourrait être perçu comme un instrument de domination américaine plutôt que comme une véritable structure de résolution des conflits.
Certains de ces pays pourraient néanmoins être tentés d’y participer pour ne pas être exclus des décisions qui concernent leur région. L’Inde, en particulier, pourrait y voir l’opportunité de renforcer son rôle de puissance régionale et de contrebalancer l’influence de la Chine. Le Brésil, sous la présidence de Lula, pourrait être plus enclin à rejeter une initiative qui contrevient à ses principes de multilatéralisme. La réaction des pays du Sud sera cruciale pour déterminer la légitimité globale du Conseil de paix et son acceptation par la communauté internationale dans son ensemble.
Les pays du Sud sont pris en étau. Ils ne peuvent pas se permettre de s’aliéner les États-Unis, mais ils ne peuvent pas non plus accepter un système qui les exclut. C’est le dilemme classique des pays émergents : comment participer au système international sans y être dominés ? J’espère qu’ils trouveront la force de résister à la tentation de la facilité et qu’ils défendront leurs principes. Le monde a besoin de leur voix, de leur perspective, pour éviter de tomber dans un système binaire dominated par quelques puissances.
Section 8 : L'avenir de l'ONU
Une institution menacée
La création du Conseil de paix de Donald Trump constitue une menace directe pour l’Organisation des Nations unies. Les expertes en relations internationales estiment que l’ONU « peut résister » mais soulignent qu’elle « n’est pas fondamentalement menacée à moins que tous les États décident de rejoindre » le Conseil de paix de Donald Trump. Cette analyse prudente cache pourtant une réalité plus sombre : si de nombreux pays décident de privilégier le Conseil de paix sur l’ONU, l’organisation fondée en 1945 risque de se trouver marginalisée et privée des ressources nécessaires pour accomplir ses missions.
L’ONU traverse déjà une crise existentielle avec la paralysie de son Conseil de sécurité causée par l’utilisation abusive du droit de veto par les grandes puissances. La création d’une structure parallèle qui promet une plus grande efficacité mais au prix d’une moins grande représentativité pourrait accélérer son déclin. Les pays qui choisiront de participer au Conseil de paix pourraient progressivement réduire leur soutien financier et politique à l’ONU, laissant cette dernière sans les moyens d’agir face aux crises humanitaires et aux conflits armés.
L’ONU n’est pas parfaite, je le sais. Mais elle représente l’espoir d’un monde où tous les pays, grands ou petits, riches ou pauvres, ont leur place à la table des négociations. Le Conseil de paix de Trump, c’est la négation de cet idéal. C’est le retour à une époque où les puissants imposaient leur volonté aux faibles. Je suis terrifié à l’idée que l’ONU puisse disparaître, remplacée par un club de riches où l’on décide du sort du monde sans la participation de la majorité. C’est la fin du multilatéralisme tel que nous le connaissons.
Les scénarios possibles
Plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir des relations entre l’ONU et le Conseil de paix. Dans le scénario le plus optimiste, le Conseil de paix pourrait devenir une structure complémentaire à l’ONU, se concentrant sur des crises spécifiques là où l’organisation internationale est paralysée, tout en respectant son mandat global. Dans le scénario le plus pessimiste, le Conseil de paix pourrait supplanter l’ONU, la reléguant au rang d’organisation humanitaire sans véritable pouvoir politique. Entre ces deux extrêmes, de nombreuses configurations sont possibles.
Un scénario intermédiaire pourrait voir les deux structures coexister dans une certaine concurrence, les pays choisissant l’une ou l’autre en fonction de leurs intérêts du moment. Cette concurrence pourrait paradoxalement dynamiser l’ONU en la forçant à se réformer pour rester pertinente. Mais elle pourrait aussi entraîner une fragmentation du système international, avec des pays se ralliant à l’une ou l’autre organisation en fonction de leur allégeance politique. L’avenir reste incertain, mais une chose est sûre : l’équilibre international qui prévalait depuis 1945 est en train d’être remis en cause.
Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve, mais je crains le pire. La fragmentation du système international, c’est la guerre, c’est le chaos, c’est la fin de l’espoir d’un monde pacifique et coopératif. Nous sommes à un point de bascule, un moment où nos décisions détermineront l’avenir de générations entières. J’espère que la sagesse prévaudra sur l’orgueil, que la coopération l’emportera sur la confrontation. Mais j’ai peur. Peur que l’histoire ne se répète, peur que les leçons du passé ne soient pas entendues, peur que nous ne nous dirigions vers un monde plus sombre.
Conclusion : Un monde en transition
L’incertitude qui pèse sur l’avenir
Alors que dix pays ont déjà accepté de siéger au Conseil de paix de Donald Trump, l’avenir de cette initiative reste incertain. La cérémonie de signature de la charte pourrait être organisée dès ce jeudi 22 janvier à Davos par le président américain, mais beaucoup de questions demeurent sans réponse. Le Conseil de paix parviendra-t-il à attirer suffisamment de membres pour devenir une véritable force internationale ? Ou restera-t-il une structure marginale, décriée par la majorité des pays ? Les semaines et les mois à venir nous le diront.
Ce qui est certain, c’est que le monde traverse une période de transition majeure. L’ordre international établi depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale est remis en cause comme jamais auparavant. Les vieilles alliances sont ébranlées, les certitudes s’effondrent, de nouvelles puissances émergent. Dans ce contexte turbulent, le Conseil de paix de Donald Trump n’est qu’un symptôme d’un malaise plus profond : la remise en cause du multilatéralisme et la montée des nationalismes. L’avenir du monde se joue aujourd’hui, et il dépendra de la capacité des nations à trouver un équilibre entre leurs intérêts nationaux et la nécessité d’une coopération internationale effective.
J’ai peur de ce qui nous attend. La guerre, les tensions, les divisions, tout semble possible. Le monde que je connaissais, celui qui s’est construit après 1945, est en train de s’effondrer sous mes yeux. Je ne sais pas ce qui va le remplacer, mais j’ai peur que ce soit pire. La peur, c’est ce que je ressens le plus fortement en ce moment. Peur de l’avenir, peur de l’inconnu, peur que le monde ne devienne un endroit encore plus hostile pour mes enfants. Mais je refuse de céder au désespoir. Il y a encore de l’espoir, il y a encore des gens qui se battent pour un monde meilleur.
Le rôle des citoyens dans ce bouleversement
Face à ces bouleversements géopolitiques majeurs, le rôle des citoyens est plus important que jamais. Nous ne pouvons pas laisser les décisions qui façonneront notre avenir aux seuls dirigeants politiques. Il est de notre responsabilité de nous informer, de débattre, d’exprimer nos opinions et de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils défendent les valeurs qui nous sont chères : la démocratie, les droits humains, la justice sociale, la coopération internationale. Le silence et l’indifférence ne sont pas des options.
Les citoyens ont le pouvoir de résister à la montée de l’isolementnisme et du nationalisme en se mobilisant pour un monde plus juste et plus équitable. Nous pouvons soutenir les organisations qui œuvrent pour la paix, les ONG qui défendent les droits humains, les mouvements qui promeuvent la coopération internationale. Nous pouvons aussi nous engager politiquement, localement et nationalement, pour faire entendre notre voix. L’avenir n’est pas écrit d’avance. Il dépend de nos actions aujourd’hui, de notre capacité à résister au pessimisme et à construire ensemble un monde meilleur pour les générations futures.
Je crois en la capacité de l’humanité à surmonter ses divisions. J’ai vu des gens de tous horizons se réunir pour défendre des causes communes, j’ai vu des mouvements citoyens changer le cours de l’histoire. Le Conseil de paix de Trump n’est pas une fatalité. C’est un défi, certes, mais c’est aussi une occasion de nous réveiller, de nous mobiliser, de refuser le monde qu’il veut nous imposer. J’ai confiance en nous, en notre capacité à construire un monde meilleur, un monde fondé sur la justice, la solidarité et le respect de la dignité humaine. Ensemble, nous pouvons relever ce défi.
Sources
Sources primaires
Radio-Canada, Dix pays ont accepté de siéger au Conseil de paix de Donald Trump, 21 janvier 2026, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2222341/arabie-saoudite-accepte-sieger-conseil-paix-trump
Le Parisien, Arabie saoudite, Pakistan, Hongrie, Argentine… qui accepte ou refuse de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump ?, 21 janvier 2026, https://www.leparisien.fr/international/conseil-de-paix-qui-accepte-et-qui-refuse-de-rejoindre-lorganisation-de-donald-trump-on-fait-le-point-21-01-2026-SXNSQYBTSVAWPLUOO6MWAHVFWE.php
Le Monde, Gaza : Donald Trump annonce qu’un conseil de la paix a été formé, 16 janvier 2026, https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/16/gaza-donald-trump-annonce-qu-un-conseil-de-la-paix-a-ete-forme_6662453_3210.html
Sources secondaires
Le Parisien, Un club privé pour diriger le monde : le Conseil de paix, symbole des ambitions démesurées de Donald Trump, 20 janvier 2026, https://www.leparisien.fr/international/etats-unis/un-club-prive-pour-diriger-le-monde-le-conseil-de-paix-symbole-des-ambitions-demesurees-de-donald-trump-20-01-2026-7MRUNOCGQZFE5FNNXEBPT66SVE.php
Radio-Canada, Le Canada ne paiera pas pour un siège au Conseil de la paix pour Gaza, dit Carney, 19 janvier 2026, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221564/canada-siege-conseil-paix-gaza-trump-milliard
Radio-Canada, Gaza : le Conseil de paix de Trump comparé à un Conseil de sécurité payant, 18 janvier 2026, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2221761/trump-conseil-gaza-prix-opposition-israel
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