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Le Canada prépare une guerre d’insurrection contre son voisin américain : un scénario qui terrifie
Crédit: Adobe Stock

Les leçons de l’Afghanistan

Les planificateurs militaires canadiens ont puisé dans l’histoire récente des conflits asymétriques pour élaborer leur modèle de résistance. L’un des hauts fonctionnaires a expliqué que le modèle inclut des tactiques utilisées par les moudjahidines afghans dans leurs attaques de harcèlement contre les soldats soviétiques pendant la guerre soviéto-afghane de 1979 à 1989. Ce sont les mêmes tactiques que les talibans ont employées durant vingt ans contre les forces américaines et alliées, dont le Canada, de 2001 à 2021. Parmi les 158 soldats canadiens tués en Afghanistan, nombreux sont ceux qui ont perdu la vie dans des attaques à l’engin explosif improvisé (IED), ces pièges mortels qui ont rendu l’occupation afghane si coûteuse pour les forces coalisées.

L’objectif de telles tactiques serait clair : infliger des pertes massives aux forces d’occupation américaines pour rendre le coût de l’occupation insupportable. C’est la logique qui a présidé à la résistance afghane contre deux superpuissances successives, la même qui guide aujourd’hui les planificateurs canadiens. L’idée n’est pas de vaincre militairement les États-Unis, ce qui serait impossible, mais de rendre leur présence sur le sol canadien si coûteuse en vies et en ressources que l’occupation devienne intenable. C’est une stratégie désespérée, certes, mais c’est la seule option réaliste face à une puissance militaire sans équivalent.

Il y a quelque chose de profondément ironique, presque tragique, dans ce que nous apprenons ici. Le Canada, qui a perdu 158 de ses fils et filles en Afghanistan pour aider les États-Unis à combattre les talibans et les moudjahidines, se tourne aujourd’hui vers les mêmes tactiques pour se protéger de son ancien allié. C’est comme si l’histoire, ce vieil architecte ironique, avait décidé de jouer un tour cruel aux Canadiens. Ils ont combattu ces méthodes, ont pleuré leurs morts victimes d’IED et d’embuscades, et voilà qu’ils étudient désormais comment les employer eux-mêmes. J’imagine les vieux généraux canadiens, ceux qui ont servi en Afghanistan, recevant ces briefings et ressentant cette tension impossible dans leurs tripes. Comment peut-on envisager d’utiliser les méthodes qui ont tué vos propres hommes ? C’est un dilemme moral qui dépasse l’entendement, une des épreuves les plus difficiles que puisse traverser un militaire.

L’inspiration ukrainienne et moderne

Le modèle canadien ne se limite pas aux leçons afghanes. Il intègre également des tactiques plus modernes, inspirées de la résistance ukrainienne contre l’invasion russe débutée en février 2022. Le major-général retraité David Fraser, qui a commandé les troupes canadiennes en Afghanistan aux côtés des Américains, a souligné que le Canada pourrait employer des drones et des armes anti-chars similaires à celles utilisées par les Ukrainiens pour bloquer l’avancée russe. Des missiles Javelin, des drones de surveillance et de combat, des systèmes de communication décentralisés : autant d’éléments qui ont permis à une armée ukrainienne largement inférieure en nombre de résister pendant plusieurs mois à la machine de guerre russe.

Cette approche moderne de la guerre asymétrique représente un changement fondamental dans la doctrine militaire canadienne. Traditionally, le Canada s’est toujours appuyé sur son alliance avec les États-Unis pour sa sécurité nationale. L’idée même que le pays doive planifier une défense indépendante contre Washington représente une rupture historique avec une stratégie de défense centenaire. Les planificateurs envisagent désormais des scénarios où des petits groupes de militaires irréguliers ou de civils armés mèneraient des opérations de guérilla urbaine et rurale, transformant chaque ville, chaque village, chaque forêt du Canada en terrain hostile pour une force d’occupation américaine.

Ce qui me frappe le plus dans cette évolution, c’est la rapidité avec laquelle le Canada s’est adapté à cette nouvelle réalité. En quelques mois à peine, Ottawa est passé d’une dépendance totale envers Washington pour sa sécurité à l’élaboration d’une stratégie de résistance complète inspirée des conflits les plus brutaux de notre époque. C’est une transformation d’une ampleur historique, comparable à celle qu’a connue l’Ukraine en 2021-2022 lorsque Kiev, anticipant l’invasion russe, a massivement développé sa force de défense territoriale. Je me souviens des images de ces milliers d’Ukrainiens s’entraînant dans les parcs, fabriquant des cocktails Molotov, préparant leurs villes à la guerre urbaine. Aujourd’hui, ce sont les Canadiens qui se préparent à ce genre de scénario. Le monde a changé en quelques semaines. Rien ne sera plus comme avant.

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press – Canada prepares for US invasion: Military models insurgency tactics for first time in century, 21 janvier 2026

The Globe and Mail – Military models Canadian response to hypothetical American invasion, 20 janvier 2026

France 24 – Canada military models response to US invasion: report, 20 janvier 2026

The Independent – Canada prepping response to hypothetical US military invasion for first time in a century, report says, 21 janvier 2026

Sources secondaires

Financial Post – Canada’s military has modelled hypothetical U.S. invasion, reports say, 2026

Global Times – Canadian military’s reported modeling of response to hypothetical American invasion, 2026

AFR – Canada’s military has modelled hypothetical US invasion, 21 janvier 2026

Israel Hayom – Report: Canada prepares for potential US military invasion, 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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