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L’Ukraine négocie avec le diable : 30 jours sans bombes sur ses centrales, mais à quel prix ?
Crédit: Adobe Stock

Trente jours sans missiles sur les centrales

Le Kremlin a accepté, pour la première fois depuis le début de la guerre, de suspendre ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes pendant trente jours. Cette trêve, négociée dans l’ombre par des médiateurs internationaux, vise à éviter l’effondrement total du réseau électrique avant l’hiver. Selon les rapports de Reuters, Moscou conditionne cet arrêt à l’absence de contre-attaques ukrainiennes sur son territoire, une clause qui ressemble davantage à un ultimatum qu’à une concession. Les centrales thermiques de Zaporijjia et Trypillia, déjà endommagées par des mois de bombardements ciblés, pourraient enfin bénéficier de réparations urgentes. Mais cette pause n’est qu’un sursis : les techniciens ukrainiens savent que chaque heure gagnée est une course contre la montre. Les températures chutent, et des millions de foyers dépendent de ces installations pour survivre. Derrière les termes techniques se cache une réalité glaçante : l’Ukraine doit choisir entre la lumière et la dignité. Accepter ce marché, c’est reconnaître que la Russie dicte les règles du jeu, même sur son propre sol.

Un réseau à genoux, des vies en suspens

Les chiffres donnent le vertige. Avant la guerre, le système énergétique ukrainien alimentait 41 millions de personnes. Aujourd’hui, après deux ans de frappes systématiques, près de 60 % des capacités de production sont hors service ou gravement endommagées. Les coupures d’électricité, autrefois limitées aux zones frontalières, touchent désormais Kyiv, Lviv et Odessa, plongeant des quartiers entiers dans le noir pendant des heures. Les hôpitaux fonctionnent sur générateurs, les écoles ferment faute de chauffage, et les personnes âgées, incapables de monter les escaliers sans ascenseur, se retrouvent prisonnières de leurs appartements. Les rapports du Conseil de sécurité de l’ONU soulignent que ces attaques contre les infrastructures civiles constituent des crimes de guerre, mais les condamnations internationales n’ont jamais arrêté les missiles. La trêve énergétique, si elle est respectée, offrira un répit temporaire. Pourtant, elle ne réparera pas les lignes à haute tension détruites, ni ne ramènera les ingénieurs morts sous les décombres. Elle ne fera pas non plus oublier que chaque kilowattheure sauvé est une victoire volée à l’ennemi – et payée au prix de l’humiliation.

Mon cœur se serre quand j’imagine les visages de ceux qui, ce soir, allumeront peut-être une lampe grâce à ce pacte. Une mère qui pourra enfin recharger le téléphone de son enfant pour lui lire une histoire. Un médecin qui évitera une opération à la lueur des bougies. Une grand-mère qui n’aura pas à choisir entre se chauffer et manger. Ces petites victoires, nous les célébrons comme des miracles, alors qu’elles devraient être des droits. Mais à quel prix ? Chaque concession arrachée à Moscou est une entaille dans la souveraineté de l’Ukraine. Chaque jour de trêve est un jour où l’on accepte que l’agresseur décide de ce qui est acceptable ou non. Je me demande : jusqu’où peut-on plier sans se briser ? Les dirigeants ukrainiens marchent sur une corde raide, entre survie immédiate et résistance à long terme. Et nous, spectateurs impuissants, nous contentons-nous de compter les jours comme on compte les morts ? Cette trêve n’est pas un soulagement. C’est un rappel brutal : la guerre ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille, mais dans les centrales électriques, les salles de classe, et les couloirs des hôpitaux. Et chaque fois que nous fermons les yeux sur l’injustice, nous perdons un peu plus de notre humanité.

Sources

Sources primaires

blank«  rel= »noopener« >Conseil de sécurité de l’ONU – Rapport sur les négociations énergétiques (22 janvier 2 026)

blank » rel=« noopener »>Présidence ukrainienne – Déclaration officielle sur la trêve énergétique (21 janvier 2 026)

Sources secondaires

blank«  rel= »noopener« >Reuters – Ukraine, Russia agree on 30-day halt to energy strikes (21 janvier 2 026)

blank » rel=« noopener »>ISFJ – Règles éthiques du journalisme (24 octobre 2 023)

Éduscol – Enseignement moral et civique (Ministère de l’Éducation nationale)

Sources

Sources primaires

blank«  rel= »noopener« >https://www.pravda.com.ua/eng/news/2 026/01/22/8017435/ » target=« blank » rel=« noopener »>Pravda – Article source (22/01/2 026)

blank«  rel= »noopener« >https://www.reuters.com/world/europe/trump-hold-call-with-putin-test-deal-making-strength-2 025–03–18/ » target=« blank » rel=« noopener »>Reuters

blank«  rel= »noopener« >https://www.reuters.com/world/europe/russia-us-are-studying-outcome-talks-ukraine-riyadh-kremlin-says-2 025–03–25/ » target=« blank » rel=« noopener »>Reuters

blank«  rel= »noopener« >https://www.channelnewsasia.com/world/ukraine-russia-sea-energy-truce-us-sanctions-5023596 » target=« blank » rel=« noopener »>Channelnewsasia

blank«  rel= »noopener« >https://www.kyivpost.com/post/50 003 » target=« blank » rel=« noopener »>Kyivpost

Sources secondaires

blank«  rel= »noopener« >https://www.youtube.com/watch?v=k9gt7zlpeDw » target=« blank » rel=« noopener »>Youtube

blank«  rel= »noopener« >https://www.reuters.com/world/putin-agrees-trump-proposal-stop-hitting-ukrainian-energy-targets-30-days-2 025–03–18/ » target=« blank » rel=« noopener »>Reuters

blank«  rel= »noopener« >https://www.reuters.com/world/europe/zelenskiy-says-energy-strike-ceasefire-with-russia-could-be-established-quickly-2 025–03–19/ » target=« blank » rel=« noopener »>Reuters

blank«  rel= »noopener« >https://www.securitycouncilreport.org/whatsinblue/2 025/12/ukraine-open-briefing-2.php » target=« blank » rel=« noopener »>Securitycouncilreport

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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