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Trump claque la porte : la folie de céder Diego Garcia
Crédit: Adobe Stock

Un atout militaire irremplaçable

La base militaire de Diego Garcia représente l’une des installations les plus stratégiques du complexe militaro-industriel américain. Située au centre de l’océan Indien, cette île permet aux forces armées américaines de projeter leur puissance sur une zone géographique immense, allant du Moyen-Orient à l’Asie du Sud-Est en passant par l’Afrique orientale. La base abrite environ 2 500 personnes, principalement du personnel militaire américain, et dispose d’infrastructures permettant d’accueillir des bombardiers stratégiques, des navires de guerre et des avions de reconnaissance. Les États-Unis ont décrit Diego Garcia comme une « plateforme pratiquement indispensable » pour les opérations de sécurité dans cette région cruciale du monde.

Depuis les années 1970, Diego Garcia a joué un rôle central dans de nombreuses opérations militaires américaines. La base a été utilisée pour les opérations en Irak et en Afghanistan, pour la surveillance des trafics maritimes, et plus récemment pour les opérations de containment contre la montée en puissance de la Chine dans l’océan Indien. La position géographique de l’île, à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie, en fait un point d’observation et d’intervention idéal pour les forces américaines. C’est précisément cette position stratégique qui rend la décision britannique de transférer la souveraineté de l’archipel si controversée aux yeux de Washington et de certains observateurs stratégiques.

Je ne peux m’empêcher de penser à ce que représente vraiment Diego Garcia. Ce n’est pas juste une île avec une piste d’atterrissage et quelques hangars. C’est le dernier maillon d’un réseau mondial de bases américaines qui a garanti la sécurité du commerce maritime mondial et la stabilité géopolitique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Perdre ou même affaiblir ce contrôle, c’est ouvrir la porte à toutes les destabilisations. La Chine attend ce moment depuis des décennies, patiente et méthodique. Et maintenant, le Royaume-Uni est sur le point de lui offrir ce cadeau sur un plateau d’argent. C’est à se demander s’il y a encore des gens à Londres qui comprennent vraiment ce que signifie la puissance stratégique au XXIe siècle.

Un point nodal du commerce mondial

Au-delà de sa valeur purement militaire, Diego Garcia occupe une position géographique critique pour les routes commerciales mondiales. L’océan Indien est traversé par certaines des plus importantes voies maritimes de la planète, reliant les marchés asiatiques à l’Europe et à l’Amérique. Chaque année, des milliers de navires transportant des centaines de milliards de dollars de marchandises passent à proximité de l’archipel des Chagos. Le contrôle de cette zone est donc essentiel non seulement pour des raisons militaires, mais aussi pour garantir la liberté de navigation et la sécurité des échanges économiques mondiaux.

La Chine a bien compris l’importance stratégique de cette région et y déploie des efforts considérables pour étendre son influence. Avec son initiative des « Nouvelles Routes de la Soie », Pékin investit massivement dans les infrastructures portuaires de l’océan Indien, de Djibouti à Sri Lanka en passant par le Pakistan. L’objectif stratégique chinois est clair : établir une présence permanente dans cette zone critique pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques et projeter sa puissance navale. Dans ce contexte, le maintien d’une forte présence américaine et occidentale à Diego Garcia apparaît comme un contrepoids nécessaire à l’expansionnisme chinois.

C’est ce que les gens ne réalisent pas assez : la géopolitique, ce n’est pas juste des hommes en uniforme et des missiles. C’est d’abord et avant tout une question d’économie. Qui contrôle les routes commerciales ? Qui garantit que les pétroliers peuvent passer en sécurité ? Qui assure que les marchandises peuvent circuler librement ? Pendant des décennies, la réponse a été les États-Unis et leurs alliés occidentaux. Mais maintenant, avec cet abandon potentiel de Diego Garcia, on sent que le vent tourne. La Chine est en train de reprendre le contrôle de ces routes stratégiques, et l’Occident semble incapable ou unwilling de s’y opposer. C’est le début d’une nouvelle ère, et je ne suis pas sûr qu’elle sera favorable à nos valeurs et nos intérêts.

Sources

Sources primaires

Townhall, « President Trump Sounds Alarm Over UK Giving Up Key U.S. Military Base », Scott McClallen, 21 janvier 2026

BBC News, « UK defends Chagos Islands deal after Trump calls handover ‘act of great stupidity’ », Amy Walker, 21 janvier 2026

Associated Press, « Trump slams UK deal to hand over Chagos Islands after he previously backed it », Jill Lawless, 21 janvier 2026

Sources secondaires

PBS NewsHour, « Trump slams UK deal to hand over Chagos Islands after he previously supported it », 20 janvier 2026

National News, « Donald Trump rails against UK’s ‘stupid’ Chagos deal in… », 20 janvier 2026

Fox News, « Trump opposes Diego Garcia transfer, connects to Greenland strategy », 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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