Un tiers de la flotte russe neutralisé
Pour comprendre pourquoi la déclaration de Zelensky n’est pas une simple bravade, il faut se tourner vers la mer Noire. Depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, l’Ukraine a transformé ce théâtre d’opérations en cauchemar pour la flotte russe de la mer Noire. Les chiffres sont stupéfiants. Au début de la guerre, la Russie disposait de 74 navires de guerre dans la région, la plupart basés en Crimée annexée. En janvier 2025, l’Ukraine avait détruit environ 31 navires russes et endommagé plus de 22 autres. Un tiers de la flotte. Anéanti. Par un pays qui n’avait pratiquement pas de marine au début du conflit.
Le 14 avril 2022, le monde assistait médusé au naufrage du Moskva, le vaisseau amiral de la flotte russe de la mer Noire. Un croiseur de classe Slava de 12 000 tonnes, coulé par deux missiles ukrainiens Neptune. L’humiliation était totale. Mais ce n’était que le début. Les drones navals ukrainiens, ces engins kamikazes développés en un temps record, allaient devenir l’arme la plus redoutable de l’arsenal de Kyiv. Le 1er février 2024, la corvette Ivanovets sombrait sous les coups des drones Magura V5. Le 14 février, c’était au tour du navire de débarquement Tsezar Kunikov. Le 5 mars, le patrouilleur Sergueï Kotov — l’un des navires les plus modernes de la flotte, mis en service en 2021 — rejoignait le fond de la mer.
Quand je lis ces chiffres, je mesure l’ampleur de ce que l’Ukraine a accompli. Sans marine digne de ce nom, avec des moyens limités, face à une superpuissance nucléaire. Et je me demande : comment l’Europe peut-elle encore douter de la capacité ukrainienne à défendre le continent ? Ces gens ont appris à couler des navires de guerre avec des drones bricolés dans des garages. Imaginez ce qu’ils feraient avec les ressources de l’OTAN derrière eux.
Une expertise unique au monde
L’Ukraine a développé une doctrine de guerre navale asymétrique qui fait désormais référence dans le monde entier. Les drones navals Magura V5 et Sea Baby sont devenus des cauchemars pour les amiraux russes. Ces engins, capables de transporter des charges explosives importantes et de naviguer sur de longues distances, ont forcé la Russie à évacuer ses navires de Crimée vers Novorossiysk, sur le territoire russe. En mars 2024, la flotte russe de la mer Noire était devenue « fonctionnellement inactive », selon le ministère britannique de la Défense. En juin 2024, l’Ukraine annonçait avoir probablement détruit toute la capacité de missiles de croisière de la flotte basée en Crimée.
L’innovation ukrainienne ne s’arrête pas là. Le 31 décembre 2024, le renseignement militaire ukrainien a marqué l’histoire en utilisant un drone naval Magura V5 pour abattre une cible aérienne — deux hélicoptères russes Mi-8 — avec des missiles R-73 SeeDragon lancés depuis le drone. Une première mondiale. Le 15 décembre 2025, un drone sous-marin Sea Baby désactivait un sous-marin russe dans le port de Novorossiysk. Chaque mois apporte son lot d’innovations, chaque semaine voit de nouveaux navires russes endommagés ou coulés. L’Ukraine a réinventé la guerre navale. Et elle propose maintenant d’exporter cette expertise vers l’Arctique.
Section 3 : Le Groenland, nouvel épicentre des tensions mondiales
Trump et l’obsession arctique
Le Groenland est devenu l’obsession de Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président américain n’a cessé de répéter que l’île était « vitale pour la sécurité nationale » des États-Unis. Il affirme que le territoire est « couvert de navires russes et chinois partout ». Il menace le Danemark de tarifs douaniers s’il refuse de céder. Il a même refusé d’exclure l’usage de la force militaire pour s’emparer de l’île. Le 22 janvier 2026, à Davos, Trump a finalement déclaré qu’il n’utiliserait pas la force — mais pas avant d’avoir semé le doute pendant des semaines. « Les gens pensaient que j’utiliserais la force, mais je n’ai pas à utiliser la force », a-t-il dit. Puis, dans la foulée : « Ils ont le choix. Vous pouvez dire oui, et nous serons très reconnaissants. Ou vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons. »
Les affirmations de Trump sur la présence de navires russes et chinois autour du Groenland ont été largement contestées. Le Major-général Søren Andersen, commandant du Commandement arctique conjoint du Danemark, a déclaré à Reuters qu’il n’avait vu aucun navire de combat russe ou chinois dans la zone en deux ans et demi de commandement. « Nous ne voyons aucun navire russe ou chinois autour du Groenland… il y a des navires chinois et russes dans l’océan Arctique, mais pas près du Groenland », a-t-il précisé. Le navire russe le plus proche se trouvait à 310 milles nautiques — un navire de recherche, pas un destroyer. Mais la réalité importe peu quand la perception domine le débat.
Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette situation. Le président de la plus grande puissance de l’OTAN menace d’annexer le territoire d’un allié. Il invente des menaces pour justifier ses ambitions. Et l’Europe, que fait-elle ? Elle envoie 40 soldats. Quarante. Comme si une poignée d’hommes pouvait dissuader quoi que ce soit. Zelensky a raison de secouer le cocotier. Quelqu’un doit le faire.
L’importance stratégique de l’Arctique
Le Groenland n’est pas qu’un bloc de glace perdu dans l’Atlantique Nord. C’est un territoire de 2,16 millions de kilomètres carrés — la plus grande île du monde — situé à l’intersection de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Arctique. L’île chevauche le passage dit GIUK — un goulet d’étranglement naval entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni — crucial pour contrôler l’accès à l’Atlantique Nord. Avec le réchauffement climatique, les routes maritimes arctiques deviennent navigables, ouvrant de nouvelles voies commerciales et militaires. La Route maritime du Nord, longeant les côtes russes, réduit considérablement les temps de trajet entre l’Asie et l’Europe. La Russie cherche à développer ce commerce. La Chine s’est déclarée « État proche de l’Arctique » et poursuit son projet de « Route de la soie polaire ».
Le sous-sol groenlandais recèle des trésors : pétrole, gaz, minéraux critiques, terres rares. Ces ressources sont essentielles à l’économie mondiale — des véhicules électriques aux éoliennes, en passant par les équipements militaires. La Chine domine actuellement le marché des terres rares et utilise cette position pour exercer des pressions sur les États-Unis. Le Groenland pourrait changer la donne. Les États-Unis maintiennent déjà une présence militaire sur l’île, avec la base de Pituffik (anciennement Thule), le port en eau profonde le plus septentrional du monde. Trump veut intégrer le Groenland à son projet de bouclier antimissile « Golden Dome ». L’enjeu dépasse largement les ambitions personnelles d’un président : c’est l’avenir de la géopolitique arctique qui se joue.
Section 4 : La rencontre Trump-Zelensky à Davos
Une poignée de main sous haute tension
Le 22 janvier 2026, en marge du Forum économique mondial, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont rencontrés. Les deux hommes avaient des agendas très différents. Trump venait de signer la charte fondatrice de son « Board of Peace » pour Gaza. Zelensky arrivait de Kyiv, où il avait passé les jours précédents à gérer une crise énergétique majeure après les frappes russes qui avaient laissé des milliers de bâtiments sans chauffage par -20°C. Le président ukrainien a décrit la rencontre comme « productive et substantielle » sur les réseaux sociaux. Les deux dirigeants ont discuté des négociations de paix et des fournitures de défense aérienne. « Notre précédente rencontre avec le président Trump a contribué à renforcer la protection de nos cieux », a écrit Zelensky. « J’espère que cette fois nous la renforcerons encore. »
Trump, de son côté, a qualifié les discussions de « bonnes ». Il a réitéré sa volonté de mettre fin à la guerre : « Ils doivent arrêter cette guerre. Parce que trop de gens meurent, inutilement. Trop d’âmes sont perdues. C’est la seule raison pour laquelle je m’intéresse à ce dossier. » Puis, avec sa brutalité habituelle : « S’ils ne concluent pas un accord, ils sont stupides. Ça vaut pour les deux. Et je sais qu’ils ne sont pas stupides. Mais s’ils ne le font pas, ils sont stupides. » Une annonce majeure est sortie de ces discussions : des représentants de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis devaient se rencontrer aux Émirats arabes unis dans les jours suivants — la première réunion trilatérale de ce type depuis le début du conflit.
Regarder ces deux hommes ensemble, c’est observer deux visions du monde qui s’affrontent. Trump, le transactionnel, qui voit tout en termes de deals. Zelensky, le résistant, qui défend chaque centimètre de son territoire depuis presque quatre ans. Trump veut un accord, n’importe lequel, pourvu qu’il puisse s’en attribuer le mérite. Zelensky veut la survie de son pays. La différence est abyssale.
L’Europe entre deux feux
Dans son discours à Davos, Zelensky a adressé un message sans équivoque aux dirigeants européens : arrêtez d’essayer de changer Trump. « Le président Trump aime qui il est, et il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas ce genre d’Europe », a-t-il martelé. L’Europe, selon lui, perd son temps à attendre que Washington « se calme » sur le dossier du Groenland. Elle devrait plutôt prendre les devants. « Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde, surtout quand l’attention de l’Amérique se porte ailleurs, l’Europe semble perdue, essayant de convaincre le président américain de changer », a fustigé le président ukrainien. Le message est clair : l’Europe doit se défendre elle-même, avec ou sans les États-Unis.
Zelensky a souligné un paradoxe brutal. Les États-Unis saisissent des pétroliers vénézuéliens chargés de pétrole. Pourquoi l’Europe ne fait-elle pas de même avec les pétroliers russes ? « Le pétrole russe est transporté le long des côtes européennes. Ce pétrole finance la guerre contre l’Ukraine, ce pétrole déstabilise l’Europe », a-t-il lancé. « Pourquoi le président Trump peut-il arrêter des pétroliers de la flotte fantôme et saisir du pétrole, mais pas l’Europe ? » Le hasard du calendrier a voulu que, pendant son discours, Emmanuel Macron confirme la saisie par la France d’un pétrolier russe en Méditerranée. Un premier pas. Mais un pas isolé dans un océan d’inaction.
Section 5 : L'offre ukrainienne décryptée
Plus qu’une provocation, une proposition concrète
La déclaration de Zelensky sur le Groenland doit être lue à plusieurs niveaux. Au premier niveau, c’est une provocation calculée, destinée à faire réagir. Mission accomplie. Mais au-delà du choc médiatique, il y a une offre réelle. L’Ukraine propose son expertise militaire à l’OTAN. Elle dit : nous savons comment neutraliser la marine russe. Nous l’avons prouvé. Si vous nous intégrez dans l’alliance, nous pouvons appliquer ces méthodes ailleurs. Y compris dans l’Arctique. C’est une carte de visite sanglante, mais efficace. L’Ukraine a détruit plus de navires de guerre russes que n’importe quel autre pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette expérience a une valeur inestimable.
L’offre de Zelensky répond aussi à une anxiété réelle. La Russie a militarisé l’Arctique de manière agressive ces dernières années. Plus d’un quart du territoire russe se trouve dans la région arctique, et Moscou considère cette zone comme vitale pour sa défense. Malgré les affirmations de Trump, la menace russe dans l’Arctique est réelle — même si elle ne se manifeste pas actuellement autour du Groenland. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, l’a reconnu à Davos : « Nous savons qu’avec l’ouverture des voies maritimes, il y a un risque que les Russes et les Chinois soient plus actifs. » L’Ukraine offre une solution. Reste à savoir si l’OTAN aura le courage de la saisir.
Les conditions d’une adhésion
Le sous-texte de la déclaration de Zelensky est évident : l’Ukraine veut rejoindre l’OTAN. C’est une demande que Kyiv formule depuis des années, mais qui se heurte aux réticences de plusieurs membres de l’alliance, notamment les États-Unis et l’Allemagne. L’argument avancé : accepter l’Ukraine risquerait d’entraîner l’OTAN dans une guerre directe avec la Russie. Zelensky retourne cet argument. Il dit en substance : regardez ce que nous pouvons vous apporter. Nous ne sommes pas un fardeau. Nous sommes un atout. Notre expertise navale, nos tactiques de drone, notre résilience — tout cela peut renforcer l’alliance, pas l’affaiblir.
La question de l’adhésion ukrainienne à l’OTAN est au cœur des négociations de paix avec la Russie. Poutine a fait de l’exclusion de l’Ukraine de l’alliance une condition non négociable. Trump semble prêt à céder sur ce point. Lors de précédentes discussions, il aurait demandé à Zelensky de renoncer à la Crimée et à l’adhésion à l’OTAN. Zelensky résiste. En proposant de défendre le Groenland, il rappelle à l’Occident ce qu’il perdrait en acceptant les conditions russes. Une Ukraine dans l’OTAN ne serait pas seulement un pays à protéger. Ce serait un pays capable de protéger les autres.
Section 6 : Les réactions internationales
Moscou et Pékin sur la défensive
La Russie n’a pas encore réagi officiellement à la déclaration de Zelensky sur le Groenland. Mais le Kremlin suit de près les développements arctiques. En mars 2025, lors du Forum international de l’Arctique à Mourmansk, Vladimir Poutine avait déclaré que la Russie « n’avait jamais menacé personne dans l’Arctique », tout en promettant de « suivre de près les développements et de monter une réponse appropriée en augmentant notre capacité militaire et en modernisant notre infrastructure militaire ». Poutine avait également estimé que Trump était sérieux dans ses intentions de prendre le Groenland — une déclaration qui, rétrospectivement, semble viser à semer la discorde entre Washington et ses alliés européens.
La Chine a rejeté les accusations de Trump concernant sa présence autour du Groenland. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que les activités chinoises dans l’Arctique visaient à « promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable » tout en respectant le droit international. Elle a ajouté que les États-Unis « ne devraient pas utiliser d’autres pays comme prétexte pour poursuivre leurs propres intérêts privés ». Pékin nie vouloir s’emparer du Groenland, mais ses ambitions arctiques sont réelles : son projet de « Route de la soie polaire », ses expéditions scientifiques dans la région, ses investissements dans les infrastructures arctiques russes en témoignent.
Le plus ironique dans cette affaire, c’est que Trump et Poutine se retrouvent objectivement du même côté : tous deux veulent affaiblir l’ordre international, tous deux méprisent la souveraineté des petits pays, tous deux utilisent la force ou la menace pour arriver à leurs fins. Zelensky, lui, défend les principes que l’Occident prétend incarner. Et il le fait seul, ou presque. Il y a quelque chose de profondément dysfonctionnel dans ce tableau.
L’Europe divisée mais mobilisée
La crise du Groenland a forcé l’Europe à réagir — timidement, mais réellement. Plusieurs pays de l’OTAN ont déployé de petits contingents militaires sur l’île pour participer à des exercices conjoints avec le Danemark. L’Allemagne a envoyé 13 militaires. La France, la Suède et la Norvège ont également participé. C’est symbolique plus qu’opérationnel — comme l’a souligné Zelensky — mais c’est un signal. Le Premier ministre canadien Mark Carney, à Davos, a appelé à la création d’un « troisième voie » pour les pays pris entre les grandes puissances, défendant la souveraineté ukrainienne, danoise et groenlandaise. « Quand nous ne négocions que bilatéralement avec un hégémon, nous négocions en position de faiblesse », a-t-il averti.
La secrétaire aux Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper, a évoqué un nouveau cadre de sécurité arctique, baptisé « Arctic Sentry », qui pourrait être développé au sein de l’OTAN. Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a plaidé pour le lancement d’une opération OTAN dans l’Arctique afin de répondre aux préoccupations sécuritaires de Washington. Même Trump a fini par reculer sur ses menaces de tarifs douaniers contre les pays européens, annonçant un « cadre d’accord futur » avec Mark Rutte. L’Europe semble avoir compris qu’elle devait agir. Reste à savoir si elle ira au-delà des symboles.
Conclusion : Un nouveau chapitre de la guerre froide
L’Ukraine comme pivot stratégique
Zelensky a pris un risque calculé en proposant de couler des navires russes au large du Groenland. Il s’est positionné comme un acteur incontournable de la sécurité arctique, forçant l’Occident à considérer l’Ukraine non pas comme un problème à résoudre, mais comme une solution à mobiliser. C’est une stratégie audacieuse qui pourrait transformer le débat sur l’adhésion ukrainienne à l’OTAN. L’Ukraine n’est plus seulement le pays qu’il faut défendre — c’est le pays qui peut défendre les autres. La mer Noire a été son terrain d’entraînement. L’Arctique pourrait être son prochain théâtre d’opérations.
La crise du Groenland a révélé les failles de l’ordre mondial. Un président américain menace d’annexer le territoire d’un allié. La Russie et la Chine avancent leurs pions dans l’Arctique. L’Europe hésite, tergiversée, attend que quelqu’un d’autre agisse. Et au milieu de ce chaos, un pays en guerre depuis presque quatre ans propose ses services. L’histoire jugera si l’Occident a su saisir cette main tendue. Pour l’instant, les navires russes continuent de naviguer. Et l’Ukraine continue de démontrer qu’elle sait les couler.
Je termine ces lignes avec un sentiment étrange. De l’admiration pour Zelensky, qui refuse de se laisser marginaliser malgré tout ce que son pays endure. De la frustration envers une Europe qui semble incapable de se hisser à la hauteur des enjeux. Et une question qui me hante : que faudra-t-il pour que nous comprenions enfin ? Combien de navires coulés, combien de villes bombardées, combien de menaces proférées avant que nous prenions notre destin en main ? L’Ukraine nous montre la voie. Elle nous montre ce que signifie se battre pour sa survie, pour ses valeurs, pour son avenir. La vraie question n’est pas de savoir si Zelensky peut couler des navires russes au large du Groenland. La vraie question, c’est : pourquoi ne sommes-nous pas déjà à ses côtés ?
L’avenir se joue maintenant
Les prochaines semaines seront décisives. Les négociations trilatérales aux Émirats arabes unis entre l’Ukraine, la Russie et les États-Unis pourraient déboucher sur une percée — ou sur une impasse. Le cadre d’accord sur le Groenland entre Trump et l’OTAN reste flou, ses détails inconnus. L’Europe doit décider si elle veut être un acteur ou un spectateur de son propre avenir. Et l’Ukraine continuera de se battre, quoi qu’il arrive. Parce que c’est ce qu’elle fait depuis presque quatre ans. Parce que c’est ce qu’elle sait faire mieux que quiconque.
La déclaration de Zelensky restera dans les annales comme un moment de bascule. Le jour où un président en guerre a proposé à l’Occident de défendre l’Arctique avec les mêmes méthodes qui ont décimé la flotte russe en mer Noire. Que cette offre soit acceptée ou non, elle a changé les termes du débat. L’Ukraine n’est plus seulement une victime. C’est une puissance militaire émergente, capable d’innovations qui défient les superpuissances. Et cette puissance tend la main à ceux qui ont l’intelligence de la saisir.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, militaires et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les déclarations des dirigeants, à comprendre les mouvements militaires et diplomatiques, à contextualiser les crises internationales et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent l’ordre mondial.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : déclarations officielles du président ukrainien Volodymyr Zelensky au Forum économique mondial de Davos, communiqués de la présidence ukrainienne, déclarations du président américain Donald Trump, transcriptions de l’OTAN, communiqués du ministère danois de la Défense.
Sources secondaires : médias d’information internationaux reconnus incluant Euronews, CNBC, CBC News, Al Jazeera, TIME Magazine, CNN, CBS News, NBC News, Reuters, ainsi que des publications spécialisées comme Militarnyi, Atlantic Council, et des analyses d’instituts de recherche établis.
Les données sur les pertes navales russes proviennent de sources ukrainiennes officielles, du ministère britannique de la Défense, et d’analyses de renseignement open source. Les chiffres concernant la flotte russe de la mer Noire sont issus de compilations de sources multiples, incluant Wikipedia et des médias spécialisés dans les affaires militaires.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles au 22 janvier 2026, les tendances observées et les déclarations des acteurs cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – Zelensky: Ukraine Ready to Sink Russian Ships off the Coast of Greenland – 22 janvier 2026
Forum économique mondial de Davos – Discours de Volodymyr Zelensky – 22 janvier 2026
OTAN – Remarks by NATO Secretary General at World Economic Forum, Davos – 21 janvier 2026
Présidence ukrainienne – Communiqué sur la rencontre Trump-Zelensky – 22 janvier 2026
Sources secondaires
Euronews – Zelenskyy says Europe ‘looks lost’ and living in ‘Groundhog Day’ in scathing Davos address – 22 janvier 2026
CNBC – Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech – 22 janvier 2026
CBC News – Ukraine’s Zelenskyy criticizes Putin, European inaction in impassioned Davos speech – 22 janvier 2026
TIME Magazine – Zelensky Publicly Rebukes Europe Over Lack of Action – 22 janvier 2026
CBS News – Trump says he won’t use force to acquire Greenland, questions NATO alliance at Davos – 22 janvier 2026
Al Jazeera – Key takeaways from Trump’s Davos speech – 22 janvier 2026
CNN – Why Trump wants Greenland — why the White House thinks it’s so important – 18 janvier 2026
Atlantic Council – Russia’s retreat from Crimea makes a mockery of the West’s escalation fears – 16 juillet 2024
Wikipedia – Black Sea Fleet / List of ship losses during the Russo-Ukrainian War – Consulté le 22 janvier 2026
Mission of the President of Ukraine in Crimea – Update on the Situation in Crimea 2024 – 20 janvier 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.