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Zelensky et Trump s’assoient enfin à Davos : la paix est-elle enfin à portée de main ?
Crédit: Adobe Stock

Un plan de paix presque prêt

Avant même de monter dans l’avion pour la Suisse, Zelensky avait préparé le terrain. Dans des déclarations aux médias ukrainiens, il avait révélé que trois documents étaient « almost ready » — presque prêts. Trois. Pas un, pas deux. Trois. Chaque document représente une pièce du puzzle complexe qu’est la fin d’une guerre. Le premier : un accord de paix. Le second : des garanties de sécurité. Le troisième : un accord de prospérité. Ces trois mots — paix, sécurité, prospérité — forment la trinité de toute reconstruction. Sans paix, impossible de construire. Sans sécurité, la paix reste fragile, une bulle qui peut éclater à tout moment. Sans prospérité — économique, sociale, humaine — la paix et la sécurité ne suffisent pas. Les gens doivent vivre. Pas seulement survivre. Vivre.

Les détails de ces documents restent flous, comme les détails de tout ce qui concerne les négociations de paix. Mais on sait que Zelensky a parlé d’un « plan en 20 points » proposé par les États-Unis. Un plan que l’Ukraine n’a pas accepté tel quel, bien sûr. Pourquoi ? Parce que ce plan, selon de nombreuses sources, favorisait Moscou. Pas étonnant, quand on connaît la complexité des relations entre Trump et Poutine, entre les États-Unis et la Russie. Mais le plan a évolué. Zelensky l’a dit : « Ukraine is working with full honesty and determination, and that brings results. » L’Ukraine travaille avec honnêteté totale et détermination, et ça apporte des résultats. Des résultats. Le mot est important. Après quatre années de guerre, chaque petit résultat compte. Chaque concession arrachée. Chaque point gagné. Chaque mot qui est dit et non pas tu.

Le problème du Donbas

Il y a un problème. Un seul, dit l’envoyé américain Steve Witkoff, qui est à Davos pour négocier au nom de Trump. « I think we’ve got it down to one issue, » a-t-il déclaré devant une audience de dirigeants mondiaux. « One issue » — un seul problème. Ça paraît simple, non ? Un seul problème à résoudre, et la guerre peut finir. Sauf que ce « problème », c’est le Donbas, cette région industrielle de l’est de l’Ukraine que la Russie convoite depuis des années. Le Donbas, c’est des usines, des mines, des terres fertiles. C’est aussi des millions de personnes qui y vivent, qui y travaillent, qui y ont construit leur vie. Le Donbas, c’est 25% de la région de Donetsk que l’Ukraine contrôle encore, et que la Russie veut. Maintenant. Immédiatement.

Zelensky a proposé une solution : un retrait des troupes ukrainiennes sur 40 kilomètres dans cette zone de Donetsk, pour créer une « zone économique démilitarisée. » En échange, la Russie ferait de même de son côté. Une zone tampon, en somme. Une zone où personne ne porte d’armes, où l’économie peut reprendre, où les gens peuvent — peut-être — commencer à imaginer un avenir. Mais est-ce que Poutine acceptera ? Est-ce que les Russes accepteront de retirer leurs forces de territoires qu’ils ont saisis par la force, qu’ils ont transformés en champs de bataille, qu’ils ont bombardés sans relâche ? La question reste en suspens. Et pendant que les négociateurs discutent à Davos, à des milliers de kilomètres de là, les obus continuent de tomber sur le Donbas. Les civils continuent de mourir. Les enfants continuent de perdre leur enfance.

Je pense à cette « zone démilitarisée » et je me demande : est-ce que ça existe vraiment ? Une zone où personne ne tire, où personne ne meurt ? En 2026, en Ukraine ? Ça me semble irréel, presque utopique. Comment peut-on demander à des gens qui ont perdu tout ce qu’ils avaient, qui ont vu leurs maisons détruites, leurs familles tuées, de vivre dans une zone « démilitarisée » — c’est-à-dire une zone sans protection ? Sans défense ? Comment peut-on leur promettre la sécurité quand les bombes continuent de tomber à quelques kilomètres ? Et pendant ce temps, les négociateurs prennent des cafés à Davos, sourient pour les photos, déclarent que « ça progresse. » Oui, ça progresse. Pour eux. Pour nous, spectateurs. Mais pour ceux qui sont dans le Donbas, ça ne progresse pas. Ça continue. Ça endure.

Sources

Sources primaires

Ukrinform – « Zelensky’s meeting with Trump begins in Davos » – 22 janvier 2026, 15:29

Ukrinform – « Zelensky arrives in Switzerland to participate in Davos forum » – 22 janvier 2026

Ukrinform – « Zelensky: three documents almost ready » – 22 janvier 2026

CNN – « Live updates: Trump meets with Zelensky after unveiling ‘Board of Peace’ in Davos » – 22 janvier 2026

Forum Économique Mondial – Déclarations publiques du président Donald Trump – 22 janvier 2026

Sources secondaires

BBC – « US optimistic on end to war as Zelensky says Ukraine to talk to US and Russia » – 22 janvier 2026

Al Jazeera – « Zelenskyy meets Trump, says US, Ukraine and Russia officials to meet in UAE » – 22 janvier 2026

CNBC – « Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech » – 22 janvier 2026

The New York Times – « Trump in Davos: Live Updates on Zelensky Meeting » – 22 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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