Un continent perdu qui cherche désespérément l’approbation américaine
Mais c’est sur l’Europe que Zelensky concentre ses coups les plus durs. « Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde, surtout quand l’attention de l’Amérique se porte ailleurs, l’Europe semble perdue, essayant de convaincre le président américain de changer », assène-t-il. La formule fait mouche. « Le président Trump aime qui il est. Il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas ce genre d’Europe. » Le président ukrainien décrit un continent qui « ressemble encore plus à une géographie, une histoire, une tradition qu’à une véritable force politique, une grande puissance ». Un « kaléidoscope fragmenté de petites et moyennes puissances » qui attend que quelqu’un d’autre agisse. Quelqu’un d’autre prenne les décisions difficiles. Quelqu’un d’autre assume les risques.
Et puis il y a cette expression qui restera : « l’Europe reste en mode Groenland ». Une référence cinglante à l’obsession de Trump pour l’île arctique danoise, qui a monopolisé l’attention des dirigeants européens ces dernières semaines. « Tout le monde s’est concentré sur le Groenland, et il est clair que la plupart des dirigeants ne savent tout simplement pas quoi faire », observe Zelensky. « On dirait que tout le monde attend que l’Amérique se calme sur ce sujet, en espérant que ça passera. Mais si ça ne passe pas ? Alors quoi ? » La question reste suspendue dans l’air climatisé du Palais des Congrès. Personne ne répond. « Si vous envoyez 30 ou 40 soldats au Groenland, c’est pour quoi faire ? Quel message ça envoie ? » Le président ukrainien ne cache pas son exaspération devant ce qu’il perçoit comme un geste symbolique, vide de substance.
Le fantôme de l’Iran plane sur l’Europe
Zelensky élargit ensuite son réquisitoire au-delà de l’Ukraine. L’Iran devient son exemple de l’échec européen à répondre aux crises autoritaires. « Si le régime survit, ça envoie un signal clair à tous les tyrans : tuez suffisamment de gens et restez au pouvoir », lance-t-il, faisant référence à la répression brutale des manifestations à Téhéran qui a fait des milliers de morts. « L’Europe n’offre rien et ne veut pas s’impliquer pour soutenir le peuple iranien et la démocratie dont il a besoin. » Le contraste avec l’action américaine est cruel. « Trump a mené une opération au Venezuela, et Maduro a été arrêté. Le fait est que Maduro est jugé à New York. Désolé, mais Poutine n’est pas jugé », pointe Zelensky. « L’homme qui a tout commencé est non seulement libre, il se bat encore pour récupérer son argent gelé en Europe. »
Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette comparaison. Un dictateur sud-américain capturé et jugé en quelques semaines. Un criminel de guerre russe, recherché par la Cour pénale internationale, qui continue de bombarder des villes, de tuer des enfants, de détruire des infrastructures civiles — et qui négocie tranquillement le prix de son siège au « Conseil de la Paix » de Trump. Où est la justice internationale dont l’Europe se dit la gardienne ?
Les négociations : à un cheveu d'un accord historique
90% du plan de paix déjà finalisé
Malgré la virulence de ses critiques, Zelensky révèle que les pourparlers de paix ont considérablement avancé. « Les documents pour mettre fin à cette guerre sont presque prêts », affirme-t-il. « L’Ukraine agit avec honnêteté et détermination. La Russie doit aussi être forcée de mettre fin à cette agression. » Selon le président ukrainien, le plan en 20 points élaboré avec Washington est « à environ 90% finalisé ». Les garanties de sécurité bilatérales entre les États-Unis et l’Ukraine sont « entièrement convenues ». Un arrangement plus large impliquant l’Europe est « proche de la conclusion ». L’émissaire américain Steve Witkoff confirme que les négociations sont « réduites à une seule question ». Une question que personne ne nomme officiellement, mais que tout le monde connaît : le Donbass.
La Russie exige toujours le retrait ukrainien des oblasts de Donetsk et de Louhansk, partiellement occupés, et la reconnaissance internationale de son annexion illégale des territoires ukrainiens. Des demandes que Kiev a systématiquement rejetées. « Les désaccords sur le sort d’une partie massive de l’est de l’Ukraine occupée par les forces russes ne sont pas encore résolus », admet Zelensky. « C’est ce dont je pense que Steve Witkoff parlait. » Mais le ton a changé. « Nous avons discuté de multiples variations de cette question, ce qui me dit qu’elle est résoluble », assure l’émissaire américain. « Les Russes doivent être prêts aux compromis parce que, vous savez, tout le monde doit être prêt, pas seulement l’Ukraine. C’est important pour nous », insiste Zelensky.
Le dernier kilomètre, le plus difficile
Le président ukrainien décrit sa rencontre avec Trump comme « le dernier kilomètre, qui est difficile ». Une métaphore qui en dit long sur l’état des négociations. Tout est presque prêt. Les garanties de sécurité. Le plan de reconstruction. Le cadre diplomatique. Mais ce « presque » pourrait tout faire basculer. « Pendant tout dialogue avec tout président, je dois défendre les intérêts de mon pays », explique Zelensky. « C’est pourquoi le dialogue n’est peut-être pas simple, mais aujourd’hui il était positif. » Trump, de son côté, reste prudent. « La guerre doit finir », déclare-t-il aux journalistes. « On espère qu’elle va finir. Il y a beaucoup de gens qui sont tués. » Il ajoute : « C’est un processus en cours. Il reste du chemin à parcourir. » Des propos mesurés pour celui qui avait promis de mettre fin au conflit « en 24 heures » pendant sa campagne.
Je me demande ce que pensent les familles ukrainiennes en lisant ces lignes. Celles qui attendent dans le froid. Celles qui ont perdu un fils, un père, un frère. Celles qui ne savent pas si elles retrouveront un jour leur maison en territoire occupé. Pour elles, ce n’est pas une négociation diplomatique. C’est leur vie. Leur avenir. Leur terre. Et personne — personne — ne devrait l’oublier autour de ces tables de négociation.
L'hiver le plus dur : Kiev dans le noir et le froid
-20°C et 60% de la capitale sans électricité
Zelensky est arrivé à Davos directement de Kiev, où il supervisait les efforts de rétablissement de l’électricité après des frappes russes massives sur les infrastructures énergétiques. La situation est catastrophique. Plus de 60% de la capitale privée de courant. Des températures qui plongent à -20°C. Environ 4 000 bâtiments sans chauffage. Le président ukrainien avait d’abord prévu de ne pas venir en Suisse. Mardi encore, il restait à Kiev pour gérer la crise. Mais la possibilité de finaliser des accords avec les États-Unis l’a finalement convaincu de faire le déplacement. C’est dans ce contexte que ses critiques de l’inaction européenne prennent tout leur sens. Pendant que les dirigeants du continent débattent du Groenland et des tarifs douaniers américains, des Ukrainiens meurent de froid dans leurs appartements.
Les frappes russes sur les centrales électriques et les sous-stations se sont intensifiées ces dernières semaines. L’hiver 2025-2026 est le plus difficile depuis le début de l’invasion. Les missiles balistiques et les drones Shahed ciblent systématiquement les infrastructures critiques, plongeant des millions de personnes dans l’obscurité et le froid. « Cette guerre cible l’Ukraine aujourd’hui », avertit Zelensky. « Demain, ce pourrait être n’importe quel pays de l’OTAN. » L’année dernière, la majorité du temps a été consacrée à discuter des armes à longue portée pour l’Ukraine, et tout le monde disait que la solution était à portée de main. Maintenant, plus personne n’en parle », observe amèrement le président ukrainien.
L’Europe et les pétroliers de l’ombre
Zelensky questionne aussi l’incapacité de l’Europe à agir contre la « flotte fantôme » russe — ces pétroliers qui contournent les sanctions pour financer la machine de guerre du Kremlin. « Trump peut intercepter les navires et le pétrole de la flotte de l’ombre. Pourquoi l’Europe ne peut-elle pas ? » L’Ukraine propose même son expertise navale pour aider à résoudre les préoccupations européennes concernant les navires russes près du Groenland, notant que ses forces ont réussi à cibler des bâtiments près de la Crimée. Pendant le discours de Zelensky, le président français Emmanuel Macron confirme justement la saisie d’un navire de cette flotte. Une coïncidence qui illustre la possibilité d’agir — quand la volonté politique existe. « Les pays européens devraient prendre le pétrole russe des pétroliers et le vendre eux-mêmes », suggère Zelensky.
Le Board of Peace de Trump : entre espoir et cynisme
Une nouvelle architecture internationale controversée
Le sommet de Davos a été marqué par le lancement du « Board of Peace » de Donald Trump, une nouvelle organisation internationale censée promouvoir la paix dans le monde. Poutine y a été invité — une décision qui suscite l’incompréhension et la colère de nombreux observateurs. Le président russe a même évoqué la possibilité de payer son siège permanent avec un milliard de dollars prélevés sur les avoirs russes gelés aux États-Unis. Une ironie cruelle quand on sait que ces mêmes avoirs devaient servir à la reconstruction de l’Ukraine. Zelensky n’a pas commenté directement cette initiative, préférant se concentrer sur les négociations bilatérales avec Washington. Mais sa critique implicite est claire : tant que Poutine n’est pas tenu responsable de ses crimes, aucun « conseil de la paix » ne sera crédible.
L’atmosphère à Davos était électrique. Entre les menaces de Trump d’annexer le Groenland, ses attaques contre les dirigeants européens et le lancement de son Board of Peace, le Forum économique mondial ressemblait davantage à une arène politique qu’à un rassemblement d’élites économiques. Le premier ministre canadien Mark Carney a averti d’une « rupture » de l’ordre mondial. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis une réponse « inflexible » aux tarifs américains. Et au milieu de ce chaos, Zelensky — l’homme dont le pays est en guerre depuis bientôt quatre ans — rappelait à tous que les véritables enjeux ne se trouvent pas dans l’Arctique, mais sur les champs de bataille de l’est ukrainien.
Il y a quelque chose de surréaliste dans cette scène. D’un côté, les milliardaires et les chefs d’État sirotent des cafés dans les salons feutrés d’un village suisse. De l’autre, des soldats ukrainiens meurent dans des tranchées glacées. Des civils se réchauffent autour de bougies dans des appartements sans électricité. Des enfants apprennent à reconnaître le bruit des drones avant de s’endormir. Et nous, on discute du Groenland. De tarifs douaniers. De « conseils de la paix ». Parfois, l’absurdité du monde me coupe le souffle.
L'Europe peut-elle encore se réveiller ?
Un appel désespéré à l’unité
Malgré la dureté de ses critiques, Zelensky n’abandonne pas l’Europe. Il la secoue. « Quand on est unis, on est vraiment invincibles, et l’Europe peut et doit être une force mondiale, pas une force qui réagit en retard », plaide-t-il. Il remercie certains dirigeants pour leur soutien — le premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron pour leurs offres de garanties de sécurité post-cessez-le-feu. Mais ces exceptions confirment la règle : la réponse européenne reste fragmentée, hésitante, insuffisante. « Certains Européens sont vraiment forts, c’est vrai », concède Zelensky. « Mais beaucoup disent ‘on doit rester forts’, et ils veulent toujours que quelqu’un d’autre leur dise combien de temps ils doivent rester forts — de préférence jusqu’à la prochaine élection. »
Cette dernière pique résume tout le problème. L’Europe fonctionne sur des cycles électoraux. L’Ukraine se bat pour sa survie. Les temporalités ne sont pas les mêmes. Les priorités non plus. « Si l’Europe n’est pas perçue comme une force mondiale, si ses actions ne font pas peur aux mauvais acteurs, alors l’Europe sera toujours à la traîne face aux nouveaux dangers et aux nouvelles attaques », avertit le président ukrainien. Le message est clair : ce qui se passe en Ukraine aujourd’hui pourrait se passer ailleurs demain. La Russie teste les limites. Elle observe les réactions. Elle calcule les risques. Et jusqu’ici, le calcul lui est favorable.
Le dernier avertissement
« Le président Trump est nécessaire », reconnaît Zelensky. « Aucune garantie de sécurité ne fonctionne sans les États-Unis. » C’est là toute la tragédie de la situation européenne : après des décennies à s’abriter sous le parapluie américain, le continent se retrouve démuni face à un allié devenu imprévisible et un ennemi devenu audacieux. L’OTAN existe parce qu’on croit que les États-Unis agiront en cas d’attaque contre un de ses membres. Mais que se passe-t-il quand cette croyance vacille ? Quand le président américain menace ses propres alliés ? Quand il invite le principal agresseur à son « conseil de la paix » ? Zelensky pose les questions que les dirigeants européens préfèrent éviter. Il force le miroir. Et le reflet n’est pas flatteur.
Conclusion : L'heure des choix a sonné
Un moment charnière pour l’histoire
Les négociations trilatérales qui débutent ce 23 janvier aux Émirats arabes unis marqueront peut-être un tournant dans cette guerre qui dure depuis bientôt quatre ans. Pour la première fois, des représentants de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis s’assoiront à la même table. Ce n’est pas encore la paix. Loin de là. Mais c’est un dialogue. Un début. Une possibilité. Zelensky l’a dit : « C’est mieux que pas de dialogue du tout. » Reste à savoir quel prix l’Ukraine devra payer. Quels territoires seront négociés. Quelles garanties seront réellement offertes. Et surtout : quels mécanismes empêcheront la Russie de recommencer dans cinq, dix ou vingt ans. Car c’est là tout l’enjeu. Pas seulement arrêter cette guerre. Mais empêcher la prochaine.
À Kiev, la température remonte lentement. Les équipes de réparation travaillent jour et nuit pour rétablir l’électricité. Les Ukrainiens font ce qu’ils font depuis quatre ans : ils tiennent. Ils résistent. Ils survivent. Avec ou sans l’Europe. Avec ou sans les discours de Davos. Avec ou sans les « préoccupations » des dirigeants occidentaux. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que l’alternative, c’est la disparition. L’absorption. La fin de l’Ukraine en tant que nation libre et souveraine. Et ça, ils ne l’accepteront jamais.
Je referme ce dossier avec un sentiment étrange. Un mélange d’espoir et d’inquiétude. D’admiration et de frustration. Admiration pour ce peuple qui refuse de plier. Frustration devant cette Europe qui refuse de se lever. Zelensky a raison : on vit tous dans Le Jour de la marmotte. Les mêmes discours. Les mêmes promesses. Les mêmes déceptions. Mais quelque part aux Émirats, demain, des négociateurs vont peut-être — peut-être — écrire une nouvelle page. Je veux y croire. J’ai besoin d’y croire. Parce que l’alternative est trop sombre pour être envisagée.
Ce que l’histoire retiendra
Dans les livres d’histoire, ce 22 janvier 2026 sera peut-être une date importante. Le jour où Zelensky a dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Le jour où les négociations trilatérales ont été annoncées. Le jour où l’Europe a été mise face à ses contradictions. Ou peut-être pas. Peut-être que ce ne sera qu’une journée de plus dans cette guerre interminable. Une énième réunion sans lendemain. Un énième discours sans conséquence. L’avenir le dira. Ce qui est certain, c’est que quelque part dans un appartement glacé de Kiev, une mère serre ses enfants contre elle en attendant que le courant revienne. Elle ne sait rien de Davos. Rien des négociations. Rien du Groenland. Elle sait juste qu’elle a froid. Qu’elle a peur. Et qu’elle espère que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.
C’est pour elle que Zelensky se bat. C’est pour elle qu’il crie. C’est pour elle qu’il refuse de se taire.
Et nous, qu’est-ce qu’on fait ?
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements diplomatiques internationaux, à contextualiser les décisions des acteurs globaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : déclarations officielles du président Zelensky au Forum économique mondial de Davos, communiqués du bureau présidentiel ukrainien, déclarations publiques du président Trump et de ses émissaires, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées et médias d’information reconnus internationalement (The Kyiv Independent, CNBC, Euronews, CBC News, Time Magazine, Al Jazeera, ABC News, CBS News, The Washington Post).
Les données sur la crise énergétique en Ukraine proviennent des rapports officiels ukrainiens et des correspondants sur place.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et diplomatiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit de la guerre en Ukraine et des relations internationales. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
The Kyiv Independent – Zelensky blasts Europe’s inaction, reveals Jan. 23 talks with US and Russia in UAE – 22 janvier 2026
Bureau présidentiel ukrainien – Déclarations officielles du président Zelensky à Davos – 22 janvier 2026
Forum économique mondial – Discours et conférence de presse de Volodymyr Zelensky – 22 janvier 2026
Sources secondaires
CNBC – Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech – 22 janvier 2026
Euronews – Zelenskyy says Europe ‘looks lost’ and living in ‘Groundhog Day’ – 22 janvier 2026
ABC News – US, Russia and Ukraine to hold trilateral talks in UAE – 22 janvier 2026
Al Jazeera – Zelenskyy meets Trump, says officials to meet in UAE – 22 janvier 2026
Time Magazine – Zelensky Publicly Rebukes Europe Over Lack of Action – 22 janvier 2026
CBC News – Ukraine’s Zelenskyy criticizes Putin, European inaction in impassioned Davos speech – 22 janvier 2026
CBS News – Trump launches Board of Peace in Davos, Zelenskyy announces trilateral talks – 22 janvier 2026
TASS – Zelensky says meeting planned for January 23-24 in UAE – 22 janvier 2026
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