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Zelenskyy fonce à Davos pour rencontrer Trump pendant que Kushner et Witkoff s’envolent vers Moscou
Crédit: Adobe Stock

Trump sans filtre à Davos

Donald Trump n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Mais ce qu’il a dit mercredi à Davos restera dans les annales de la diplomatie — pour le meilleur ou pour le pire. Plus d’une heure de discours décousu, passant du « miracle économique américain » au Venezuela, des droits de douane au Groenland. Puis cette phrase, lâchée comme une grenade : « Je crois qu’ils sont à un point maintenant où ils peuvent se réunir et conclure un accord. Et s’ils ne le font pas, ils sont stupides. Ça vaut pour les deux. Et je sais qu’ils ne sont pas stupides. Mais s’ils ne règlent pas ça, ils sont stupides. Je ne veux insulter personne, mais il faut que cet accord se fasse. » Le « ils », ce sont Zelenskyy et Poutine. Deux présidents en guerre depuis bientôt quatre ans, réduits à des élèves récalcitrants qu’il faudrait rappeler à l’ordre.

La salle était pleine de milliardaires, de PDG, de ministres. Certains ont applaudi. D’autres ont échangé des regards gênés. Trump a ensuite annoncé qu’il rencontrerait Zelenskyy « plus tard dans la journée ». Puis il s’est corrigé devant les journalistes : la rencontre aurait lieu jeudi. Mais personne ne savait si le président ukrainien avait accepté de venir. À ce moment précis, Zelenskyy était encore à Kyiv, supervisant les efforts de reconstruction du réseau électrique après une nouvelle vague de frappes russes. L’incertitude était totale. Le monde attendait. Et Trump continuait son show, passant d’un sujet à l’autre avec cette assurance déconcertante qui est sa marque de fabrique. « Nous sommes raisonnablement proches d’un accord », a-t-il ajouté plus tard. Raisonnablement. Un mot qui, dans la bouche de Trump, peut signifier n’importe quoi.

Ce qui me frappe, c’est cette façon de réduire la guerre à une transaction. « Faites un deal. » Comme si on parlait d’immobilier. Comme si les milliers de morts, les villes rasées, les familles déchirées n’étaient que des détails dans une négociation. Je ne dis pas que Trump a tort de vouloir la paix — évidemment qu’on veut tous la paix. Mais cette brutalité langagière, ce « stupides » balancé comme ça, devant le monde entier… Est-ce de la stratégie ou de l’arrogance? Peut-être les deux. Et peut-être que ça marchera. Mais à quel prix pour la dignité de ceux qui meurent chaque jour?

La réponse ukrainienne

Du côté de Kyiv, la réaction a été mesurée — en apparence. Des officiels ukrainiens ont confié à plusieurs médias que Zelenskyy était prêt à se rendre à Davos si une rencontre bilatérale substantielle avec Trump était garantie. La Maison-Blanche n’avait pas confirmé cette rencontre. Mais après le discours de Trump, après ce « stupides » qui a fait le tour du monde, quelque chose a changé. Selon Axios, citant un officiel ukrainien, Zelenskyy prépare son voyage pour jeudi. Le correspondant du Financial Times à Kyiv a confirmé sur X que le président ukrainien pourrait revenir sur son annulation « en cas de rencontre significative avec Trump pour signer le plan de prospérité ». Significative. Le mot est important. Zelenskyy ne veut pas d’une photo, d’une poignée de main, d’un communiqué creux. Il veut des engagements.

L’Ukraine espérait que la rencontre de Davos aboutisse à la signature de deux documents majeurs. Le premier : des garanties de sécurité américaines pour Kyiv dans le cadre des négociations de paix. Le second : le fameux plan de prospérité de 800 milliards pour la reconstruction d’après-guerre. Ces deux piliers sont essentiels pour l’Ukraine. Sans garanties de sécurité, tout cessez-le-feu serait une pause avant la prochaine invasion. Sans plan de reconstruction, le pays restera une ruine économique incapable de se relever. Zelenskyy le sait. Et c’est pourquoi il a posé ses conditions avant de quitter Kyiv. La question maintenant est de savoir si Trump est prêt à offrir plus qu’un discours et une poignée de main.

Sources

Sources primaires

Axios — Confirmation du voyage de Zelenskyy à Davos jeudi 22 janvier 2026 — 21 janvier 2026
CBS News — Couverture en direct du discours de Trump à Davos — 21 janvier 2026
Kremlin — Confirmation de la rencontre Poutine-Witkoff-Kushner à Moscou — 21 janvier 2026
CNBC — Interview de Steve Witkoff sur les négociations — 21 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera — Rencontre des émissaires US-Russie à Davos, report du plan de prospérité — 21 janvier 2026
Le Temps — Couverture en direct du Forum de Davos — 22 janvier 2026
NBC News — Conditions de Zelenskyy pour se rendre à Davos — 21 janvier 2026
Financial Times — Impact des tensions sur le Groenland sur les négociations Ukraine — 21 janvier 2026
United24 Media — Perspectives ukrainiennes sur la rencontre Trump-Zelenskyy — 21 janvier 2026
Euronews — Arrivée de l’envoyé de Poutine à Davos — 19 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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