Trump contre l’Europe
La semaine a été rude pour l’Europe. Trump a exigé 5% du PIB pour la défense. Il a menacé de prendre le Groenland. Il a critiqué les Européens devant le monde entier à Davos. Il les a traités de profiteurs qui vivent aux crochets de l’Amérique. Brutal? Oui. Injuste? Pas entièrement. L’Europe a effectivement sous-investi dans sa défense pendant des décennies.
La réponse chaotique
Face à Trump, l’Europe a d’abord paniqué. Chaque pays réagissant seul. Pas de position commune. Pas de front uni. Macron qui tente de jouer les médiateurs. Scholz qui reste silencieux. Meloni qui courtise Trump. Le spectacle était affligeant. L’Europe divisée, incohérente, incapable de parler d’une seule voix.
L’Europe face à Trump, c’est le spectacle de la désunion. Chacun pour soi. Chacun ses calculs. Chacun ses intérêts. Pendant que Washington dicte l’agenda, Bruxelles se déchire. C’est exactement ce que Poutine espérait. Une Europe faible, divisée, incapable de résister. Trump l’expose sans le vouloir. Et cette exposition, aussi douloureuse soit-elle, est nécessaire.
L'Ukraine comme bouée de sauvetage
Un sujet qui unit
Dans ce chaos, l’Ukraine devient paradoxalement le sujet qui peut unir l’Europe. Tous les pays, même la Hongrie récalcitrante, savent qu’une victoire russe serait catastrophique. Soutenir l’Ukraine, c’est défendre l’Europe. C’est le seul point sur lequel un consensus est possible. Et l’Europe s’y accroche.
Du discours à l’action
Pour la première fois depuis longtemps, les actes suivent les paroles. De nouveaux engagements financiers sont annoncés. Des livraisons d’armes accélérées. Un fonds européen de 100 milliards pour la défense ukrainienne est discuté sérieusement. L’Europe ne se contente plus de condamner. Elle agit. Ou du moins, elle commence à agir.
L’Ukraine comme bouée de sauvetage européenne. C’est ironique. L’Ukraine a besoin de l’Europe pour survivre. Et l’Europe a besoin de l’Ukraine pour exister. Pour montrer qu’elle est capable d’agir. Pour prouver qu’elle n’est pas seulement un marché, mais une puissance. Le destin de l’Ukraine et celui de l’Europe sont liés. Il était temps que Bruxelles le comprenne.
Les mesures concrètes
Le fonds de défense européen
L’idée d’un fonds massif pour l’Ukraine prend forme. Emprunter collectivement, comme pour le plan de relance post-Covid. Financer l’industrie de défense européenne. Fournir à l’Ukraine des armes produites en Europe. C’est ambitieux. C’est difficile politiquement. Mais c’est la seule solution à la hauteur du défi.
L’accélération des livraisons
En parallèle, les livraisons existantes sont accélérées. L’Allemagne débloque de nouveaux systèmes Patriot. La France envoie des missiles SCALP supplémentaires. Les Pays-Bas fournissent des drones. Ce n’est pas suffisant. Mais c’est plus que ce qui se faisait il y a un mois. Le changement de rythme est perceptible.
Des milliards. Des armes. Des promesses qui semblent enfin sérieuses. Je veux y croire. Mais j’ai été déçu trop souvent par les promesses européennes. Trop de sommets suivis de rien. Trop de déclarations sans effet. Cette fois sera-t-elle différente? La peur de Trump est-elle assez forte pour forcer l’action? Je l’espère. Sincèrement. Parce que l’Ukraine ne peut plus attendre.
Le rôle de la France et l'Allemagne
Macron en première ligne
Emmanuel Macron saisit l’opportunité pour prendre le leadership. La France se positionne comme le champion de la défense européenne. Macron multiplie les initiatives, les propositions, les discours. Il veut être celui qui incarne l’Europe qui résiste. Qui dit non à la soumission. Qui aide l’Ukraine quand d’autres hésitent.
L’Allemagne suit, enfin
L’Allemagne, longtemps hésitante, semble suivre. Le Zeitenwende promis en 2022 commence peut-être à se concrétiser. De nouveaux engagements. De nouvelles livraisons. Berlin sort de sa torpeur. Pas assez vite. Pas assez fort. Mais le mouvement est là. Et le mouvement, c’est déjà quelque chose.
La France et l’Allemagne. Le moteur historique de l’Europe. Qui a calé pendant trois ans face à l’Ukraine. Qui redémarre peut-être maintenant. Macron a les mots. Scholz a l’argent. Ensemble, ils peuvent faire bouger l’Europe. Séparément, ils ne sont que des acteurs secondaires. L’histoire leur offre une chance de se racheter. De montrer que l’Europe peut être une puissance. Qu’elle n’est pas condamnée à l’impuissance. Cette chance, ils doivent la saisir.
Les résistances internes
Orbán toujours là
Viktor Orbán reste le grain de sable dans la machine. La Hongrie bloque, retarde, obstrue. Chaque décision européenne sur l’Ukraine doit contourner son veto. Orbán prétend défendre la paix. En réalité, il sert les intérêts de Poutine. Son obstruction est connue. Elle continue. Mais son isolement grandit.
Les opinions publiques divisées
Dans plusieurs pays, les opinions publiques restent divisées. La fatigue de la guerre. Le coût de la vie. L’énergie chère. Beaucoup d’Européens veulent tourner la page. Passer à autre chose. Les gouvernements doivent naviguer entre la nécessité stratégique et les humeurs électorales. C’est un équilibre difficile.
Orbán. Le serviteur de Poutine au cœur de l’Europe. Chaque fois que l’UE veut avancer, il met son veto. Chaque fois qu’une décision importante se profile, il la bloque. C’est scandaleux. C’est inacceptable. Mais c’est la réalité de l’Europe à 27. Un seul pays peut paralyser les autres. Ce système est dysfonctionnel. Il doit changer. Sinon, l’Europe restera otage de ses éléments les plus corrompus.
L'effet Trump sur l'autonomie européenne
La dépendance exposée
Trump a exposé la dépendance européenne. Sans les États-Unis, l’Europe ne peut pas se défendre. Sans Washington, l’OTAN n’est qu’une coquille vide. Cette vérité, tout le monde la connaissait. Trump l’a dite à voix haute. Et maintenant, l’Europe ne peut plus faire semblant.
L’impératif d’autonomie
La réponse doit être l’autonomie stratégique. Une défense européenne capable d’agir sans les Américains. Une industrie d’armement à la hauteur. Une volonté politique de se défendre seul si nécessaire. C’est un projet de long terme. Mais l’Ukraine montre qu’il faut commencer maintenant. Pas dans dix ans. Maintenant.
L’autonomie stratégique. Le grand mot qui revient à chaque crise. Mais jamais suivi d’effets. Cette fois sera-t-elle différente? La peur de Trump est-elle suffisante? Je l’espère. Parce que l’alternative est claire. Soit l’Europe devient une puissance autonome. Soit elle reste un protectorat américain, dépendant du bon vouloir de Washington. Et ce bon vouloir, avec Trump, est très incertain.
L'Ukraine au centre, pour combien de temps?
L’attention fugace
L’histoire de l’Europe est faite d’enthousiasmes suivis d’oublis. Combien de crises ont mobilisé Bruxelles avant d’être oubliées? L’Ukraine est au centre aujourd’hui. Le sera-t-elle dans six mois? Quand une autre crise émergera? Quand les élections occuperont les esprits? La constance n’est pas la qualité première de l’Europe.
La nécessité de structures durables
C’est pourquoi les structures comptent plus que les discours. Un fonds permanent pour l’Ukraine. Des engagements contraignants. Des mécanismes automatiques. Quelque chose qui survive aux changements de gouvernements et d’humeurs. Sans ça, le sursaut actuel s’évanouira comme les précédents.
Je veux croire que cette fois est différente. Que le choc Trump a été assez fort. Que l’Europe a compris. Mais j’ai appris à être prudent. Trop de promesses non tenues. Trop d’élans retombés. L’Ukraine a besoin de constance, pas de coups de cœur. Elle a besoin de partenaires fiables, pas d’amis versatiles. L’Europe peut-elle être ce partenaire? La réponse à cette question déterminera l’avenir du continent.
Conclusion : L'heure de vérité
Un moment décisif
L’Europe est à un moment décisif. Elle peut saisir cette crise pour se transformer. Devenir enfin la puissance qu’elle prétend être. Ou elle peut retomber dans ses vieilles habitudes dès que la pression diminuera. Les prochaines semaines nous diront quel choix elle fait.
L’Ukraine nous regarde
L’Ukraine nous regarde. Elle juge nos actes, pas nos paroles. Elle compte les obus livrés, pas les communiqués publiés. Elle sait qui l’aide vraiment et qui fait semblant. Ce jugement est sans appel. Et il nous définira pour l’histoire.
L’Europe à l’heure de vérité. C’est maintenant que tout se joue. Pas demain. Pas dans un an. Maintenant. Chaque jour qui passe sans action, ce sont des Ukrainiens qui meurent. Chaque hésitation, chaque délai, se paie en sang. L’Europe a les moyens d’aider. La question est de savoir si elle en a la volonté. Et cette question, seuls les actes y répondront.
Sources
Sources primaires
TSN/Bloomberg – EU returns Ukraine to center of attention after disputes with Trump
Sources secondaires
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