L’appel à éviter les « erreurs de calcul »
Le général Pakpour a été explicite. Il a averti Israël et les États-Unis d’« éviter toute erreur de calcul, en tirant les leçons des expériences historiques et de ce qu’ils ont appris lors de la guerre imposée de 12 jours ». Une référence directe aux frappes israélo-américaines de juin 2025. Un rappel que l’Iran n’a pas oublié. Et qu’il est prêt à riposter.
« Un sort plus douloureux et regrettable »
Le message se termine par une menace voilée : « afin qu’ils n’affrontent pas un sort plus douloureux et regrettable ». Qu’est-ce que cela signifie exactement? Des attaques sur les bases américaines dans la région? Des frappes sur Israël? Une fermeture du détroit d’Ormuz? Toutes les options semblent sur la table.
Les « erreurs de calcul ». C’est le terme qui hante tous les stratèges militaires. Une guerre ne commence pas toujours par une décision délibérée. Parfois, c’est un malentendu. Un geste mal interprété. Une escalade non voulue. Et soudain, on se retrouve en guerre sans l’avoir voulu. Entre Washington et Téhéran, le risque d’erreur de calcul n’a jamais été aussi élevé. Et les conséquences d’une telle erreur seraient catastrophiques.
Trump : "L'Iran veut parler"
L’optimisme de Davos
Au même moment, à Davos, Donald Trump affichait un optimisme déconcertant. « L’Iran veut parler, et nous allons parler », a-t-il déclaré au Forum économique mondial. Comme si la situation était sous contrôle. Comme si les menaces iraniennes n’existaient pas. Le décalage entre les deux discours est vertigineux.
La ligne rouge nucléaire
Mais Trump a aussi rappelé sa ligne rouge. « Ils ne peuvent pas avoir le nucléaire. S’ils le font, ça recommencera. » Une référence aux frappes de juin 2025 sur les installations d’enrichissement d’uranium. Trump a prouvé qu’il était prêt à frapper. L’Iran sait maintenant que les menaces américaines ne sont pas que des mots.
Trump veut parler. L’Iran veut parler. Tout le monde veut parler. Mais de quoi? Des sanctions? Du nucléaire? De la répression des manifestants? Les agendas sont tellement différents qu’on se demande si un dialogue est même possible. Trump veut empêcher l’Iran d’avoir la bombe. L’Iran veut survivre. Ces objectifs sont peut-être irréconciliables. Et quand le dialogue échoue, les armes prennent le relais.
Les protestations et la répression
Plus de 3 000 morts officiels
L’Iran a finalement publié son bilan officiel des protestations de décembre. 3 117 personnes tuées, dont 2 427 « martyrs » selon la terminologie officielle. Un chiffre terrible. Mais les organisations de défense des droits de l’homme affirment que le bilan réel pourrait dépasser 20 000 morts. La répression a été d’une brutalité inouïe.
Un régime aux abois
Les manifestations ont commencé le 28 décembre au Grand Bazar de Téhéran. En quelques jours, tout le pays s’est embrasé. Le régime a répondu par la violence. Des tirs à balles réelles sur les manifestants. Un blackout internet sans précédent. Des arrestations massives. Le mouvement a été écrasé, mais les braises couvent toujours.
20 000 morts potentiels. Vingt mille personnes qui voulaient simplement vivre libres. Qui ont osé descendre dans la rue contre un régime qui les opprime depuis 45 ans. Et qui ont été fauchées par les balles de leur propre gouvernement. Je pense à ces visages anonymes. À ces jeunes qui rêvaient d’un autre Iran. À ces familles détruites. Et je me demande : que faisons-nous pour eux? Des sanctions? Des condamnations verbales? C’est dérisoire face à tant de sang versé.
La flotte américaine en route
L’USS Abraham Lincoln vers le Golfe
Trump ne se contente pas de parler. Une flotte massive est en route vers le Moyen-Orient. Le porte-avions USS Abraham Lincoln, plusieurs destroyers, des escadrons de chasseurs F-15, des avions ravitailleurs. Trump l’a confirmé depuis Air Force One : les États-Unis envoient une « flotte massive » vers l’Iran « au cas où ».
La dissuasion ou la préparation?
« Je préférerais ne rien voir se passer, mais nous les surveillons de très près », a ajouté Trump. Est-ce de la dissuasion? Ou la préparation d’une nouvelle frappe? La frontière est mince. Les mêmes navires qui dissuadent aujourd’hui peuvent attaquer demain. L’Iran le sait. Et c’est pourquoi il a « le doigt sur la gâchette ».
Une flotte massive. « Au cas où ». Ces mots me glacent. Parce que je sais ce que « au cas où » signifie dans le langage militaire. Ça signifie : nous sommes prêts. Nous avons les moyens. Nous n’hésiterons pas. Trump joue un jeu dangereux. Il pense peut-être que la démonstration de force impressionnera Téhéran. Mais l’Iran n’est pas un petit pays qu’on peut intimider. C’est une puissance régionale avec des moyens de riposte considérables. Et quand deux puissances jouent à ce jeu, le risque d’accident augmente exponentiellement.
Les capacités iraniennes
Des missiles par milliers
L’Iran n’est pas sans défense. Il dispose d’un arsenal de missiles balistiques capable d’atteindre n’importe quelle base américaine dans la région. Des missiles de croisière. Des drones par milliers, comme ceux utilisés contre l’Arabie Saoudite. Ses capacités ont été testées lors de la « guerre de 12 jours » de juin. Elles sont réelles.
Les milices alliées
Au-delà de ses propres forces, l’Iran contrôle un réseau de milices à travers le Moyen-Orient. Le Hezbollah au Liban, avec ses 150 000 roquettes pointées vers Israël. Les Houthis au Yémen. Les milices chiites en Irak et en Syrie. Une attaque sur l’Iran déclencherait une cascade de représailles sur tous les fronts.
Les gens qui réclament une guerre contre l’Iran n’ont aucune idée de ce qu’ils demandent. Ce n’est pas une campagne de bombardements propres qu’on regarde depuis son canapé. C’est des missiles sur Tel-Aviv. Des roquettes sur les bases américaines au Koweït et au Qatar. Des attaques sur les pétroliers dans le détroit d’Ormuz. C’est le pétrole à 200 dollars le baril. C’est une récession mondiale. C’est des milliers de morts américains, israéliens, iraniens. Voilà ce qu’est une guerre avec l’Iran. Ceux qui la veulent ne la comprennent pas.
Le président iranien répond
« Une guerre totale »
Le président iranien Masoud Pezeshkian a lui aussi pris la parole. « Toute agression contre le Guide suprême de notre pays équivaudra à une guerre totale contre la nation iranienne. » Le message est clair. L’Iran considérera toute attaque comme un acte de guerre. Et il répondra en conséquence.
La logique de survie
Pour le régime iranien, c’est une question de survie. Les protestations ont montré sa fragilité. Les frappes américaines ont montré sa vulnérabilité. S’il apparaît faible, il risque de s’effondrer. Donc il surenchérit dans la menace. Il montre ses muscles. Il espère que cela suffira à dissuader une nouvelle attaque.
La « guerre totale ». Ce sont des mots terrifiants quand ils sortent de la bouche d’un chef d’État. Pezeshkian ne dit pas cela par bravade. Il le dit parce qu’il n’a pas le choix. Le régime iranien est acculé. Menacé de l’extérieur par les États-Unis et Israël. Menacé de l’intérieur par son propre peuple. Dans cette situation, la seule option est la fuite en avant. Promettre une réponse apocalyptique à toute agression. C’est de la dissuasion du désespoir. Et c’est extrêmement dangereux.
L'équilibre de la terreur
Le nucléaire en question
Au cœur de cette confrontation : le programme nucléaire iranien. Trump a frappé en juin 2025 pour le retarder. Mais les experts estiment que l’Iran pourrait reconstruire ses capacités en quelques années. Et maintenant, Téhéran a toutes les raisons d’accélérer. Parce que la bombe atomique est la seule garantie de survie face à un adversaire qui frappe quand il veut.
La spirale de l’escalade
C’est le paradoxe de cette situation. Plus on frappe l’Iran, plus il est incité à développer la bombe. Plus il développe la bombe, plus on veut le frapper. Une spirale sans fin qui ne peut mener qu’à la catastrophe. Quelqu’un doit sortir de cette logique. Mais personne ne semble vouloir faire le premier pas.
Je regarde cette spirale se développer et je me sens impuissant. Parce que la logique est implacable. L’Iran voit ce qui arrive aux pays sans armes nucléaires. L’Irak. La Libye. L’Ukraine. Ils se font envahir ou attaquer. La Corée du Nord, elle, est intouchable. Parce qu’elle a la bombe. Le message est clair : si vous voulez survivre, procurez-vous l’arme nucléaire. Trump pense empêcher l’Iran de l’avoir en frappant. Il fait exactement l’inverse. Il lui donne toutes les raisons d’y parvenir.
L'avenir incertain
Parler ou frapper?
Où va cette confrontation? Vers le dialogue, comme le souhaite Trump? Ou vers une nouvelle frappe, comme l’Iran le redoute? Personne ne le sait. Les signaux sont contradictoires. Trump parle de négociations tout en envoyant des porte-avions. L’Iran parle de riposte tout en laissant entendre qu’il est ouvert aux discussions. La confusion règne.
Un équilibre fragile
Pour l’instant, un équilibre précaire se maintient. Mais cet équilibre peut se briser à tout moment. Un drone abattu. Un navire coulé. Un incident mal interprété. Et soudain, la guerre. Une guerre que personne ne veut vraiment mais que tout le monde prépare. C’est le paradoxe absurde de la situation actuelle.
Je termine cet article dans l’angoisse. Parce que je sais que la situation est instable. Que tout peut basculer en un instant. Que des millions de vies dépendent des décisions de quelques hommes dans des bureaux à Washington et Téhéran. Je prie pour qu’ils fassent preuve de sagesse. Pour qu’ils trouvent une voie vers le dialogue. Pour que le « doigt sur la gâchette » ne presse jamais. Mais l’espoir est mince. Et la peur, elle, est bien réelle.
Sources
Sources primaires
Al-Monitor – Iran warns ‘finger on trigger’ as Trump says it wants talks
Express Tribune – Iran Guards chief says ‘finger on trigger’, warns US against ‘miscalculations’
Yahoo News – Iran warns ‘finger on trigger’ as Trump says Tehran wants talks
Sources secondaires
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