Les quatre oblasts annexés
En septembre 2022, Poutine a organisé des référendums fantoches dans quatre régions ukrainiennes. Des votes sous occupation militaire, sans observateurs, avec des soldats armés devant les bureaux. Le résultat — surprise — était favorable à l’annexion. La Russie a ensuite proclamé ces territoires comme partie intégrante de la Fédération. Le monde a condamné. Poutine s’en fiche. Pour lui, c’est fait. Irréversible.
La Crimée, non négociable
Et puis il y a la Crimée. Annexée en 2014. Huit ans avant l’invasion totale. Pour Poutine, c’est encore plus sacré. La Crimée, c’est Sébastopol. La flotte de la mer Noire. L’histoire russe. Il ne la rendra jamais. Même pas en rêve. La Crimée est le trophée qu’il ne lâchera qu’avec sa mort. Ou la chute de son régime.
La Crimée. Je me souviens de 2014. Du choc. De l’incrédulité. On se disait : « C’est impossible. On est au XXIe siècle. On n’annexe plus des territoires comme ça. » Mais Poutine l’a fait. Et le monde a protesté, sanctionné, puis… oublié. On a continué à acheter son gaz. À serrer sa main dans les sommets. À faire comme si c’était normal. Et maintenant, dix ans plus tard, il recommence. En plus grand. Parce qu’on lui a montré qu’il pouvait.
La position américaine trouble
Trump entre pragmatisme et trahison
Donald Trump veut un deal. N’importe quel deal. Un deal qu’il peut brandir comme un succès. La question du territoire? C’est négociable pour lui. « Il faut être réaliste », répètent ses conseillers. Réaliste signifie : accepter que la Russie garde ce qu’elle a pris. Réaliste signifie : dire à l’Ukraine qu’elle a perdu. Réaliste signifie : récompenser l’agression.
Les envoyés sans mandat clair
Witkoff et Kushner sont allés à Moscou. Qu’ont-ils promis exactement? Personne ne le sait. Les communiqués sont vagues. Les sourires sont larges. Les détails sont absents. L’Ukraine n’était même pas à la table. Son avenir se décide sans elle. Par des Américains qui veulent rentrer avec une victoire diplomatique. Et par un Russe qui sait exactement ce qu’il veut.
Kushner et Witkoff à Moscou. Un promoteur immobilier et un ami de Trump face à Poutine. Face à un ancien du KGB qui manipule des professionnels depuis 25 ans. Je veux croire qu’ils savent ce qu’ils font. Mais j’ai peur. Peur qu’ils soient si pressés d’obtenir un accord qu’ils acceptent n’importe quoi. Peur que l’Ukraine soit vendue pour un titre de journal. Peur que l’histoire retienne que l’Amérique a trahi son allié pour une photo de poignée de main.
L'Ukraine face au mur
Zelensky dans l’impasse
Volodymyr Zelensky a toujours dit : « Pas un centimètre. » La position ukrainienne officielle est claire. Retour aux frontières de 1991. Libération de tous les territoires occupés. Y compris la Crimée. Mais cette position devient intenable. L’armée est épuisée. Les munitions manquent. Le soutien occidental vacille. Zelensky est coincé entre ses promesses et la réalité.
Le peuple ukrainien divisé
Dans les sondages, une majorité d’Ukrainiens refuse encore tout compromis territorial. Mais la fatigue s’installe. Trois ans de guerre. Des centaines de milliers de morts. Des villes détruites. Des familles brisées. Combien de temps peut-on tenir une position de principe quand les bombes tombent chaque nuit? La société ukrainienne est mise à l’épreuve comme jamais.
Je pense aux Ukrainiens de Donetsk, de Louhansk, de Kherson. Ceux qui sont restés sous occupation. Ceux qui ont fui. Ceux qui attendent, depuis trois ans, que leur pays vienne les libérer. Et maintenant, on leur dit peut-être : « Désolé. C’est fini. Vous êtes Russes maintenant. On n’a pas pu faire autrement. » Comment regarder ces gens dans les yeux? Comment leur expliquer qu’on les abandonne pour la « paix »? Il n’y a pas de mots pour cette trahison.
Le précédent catastrophique
Le message envoyé au monde
Si l’Ukraine cède du territoire, le message est clair : l’agression paie. Envahissez un voisin. Massacrez sa population. Détruisez ses villes. Et à la fin, vous garderez ce que vous avez pris. La Chine regarde Taiwan. L’Iran regarde ses voisins. Chaque dictateur de la planète prend des notes. Le XXIe siècle sera celui des conquêtes, pas du droit international.
L’effondrement de l’ordre mondial
Depuis 1945, un principe fondamental régit les relations internationales : on ne change pas les frontières par la force. Ce principe a été violé, bien sûr. Mais jamais à cette échelle. Jamais par une puissance nucléaire contre un pays européen. Si ce principe tombe en Ukraine, il tombe partout. C’est la fin d’un ordre. Le début d’un chaos.
L’ordre mondial. Un concept abstrait pour la plupart des gens. Mais cet ordre, c’est ce qui empêche la guerre de tous contre tous. C’est ce qui permet aux petits pays d’exister face aux grands. C’est ce qui fait que le Luxembourg n’a pas besoin d’une armée de millions d’hommes. Si cet ordre s’effondre, nous retournons au XIXe siècle. Aux empires qui dévorent les faibles. Aux guerres permanentes. L’Ukraine n’est pas juste l’Ukraine. C’est le test. Et nous sommes en train d’échouer.
Les négociations à venir
Le trilateral aux Émirats
Une réunion trilatérale est prévue aux Émirats arabes unis. États-Unis, Ukraine, Russie. Pour la première fois depuis le début de la guerre, les trois parties seront dans la même pièce. C’est un progrès. Mais c’est aussi un piège. Car si l’Ukraine refuse les conditions russes, elle apparaîtra comme l’obstacle à la paix. Trump a besoin d’un coupable si les négociations échouent. Et ce ne sera pas Poutine.
Le calendrier de Trump
Trump a promis de mettre fin à la guerre « en 24 heures ». Ridicule, évidemment. Mais il a besoin d’un succès rapide. Il veut montrer qu’il fait mieux que Biden. Qu’il est le faiseur de paix. Cette pression le pousse à accepter n’importe quoi. Et n’importe quoi, en l’occurrence, c’est la capitulation ukrainienne déguisée en compromis.
Trump veut sa photo. Son moment Nobel. Son tweet victorieux. Et pour ça, il est prêt à sacrifier l’Ukraine. Je le vois venir de loin. La mise en scène est déjà prête. « J’ai mis fin à la guerre que Biden ne pouvait pas arrêter. » Peu importe à quel prix. Peu importe les conséquences. Peu importe les millions de personnes abandonnées à un régime brutal. L’ego de Trump passe avant tout. Et l’Ukraine paiera la facture.
Les voix qui résistent
L’Europe divisée mais inquiète
En Europe, des voix s’élèvent contre un accord territorial. La Pologne, les Pays Baltes, la Finlande — les pays qui connaissent la Russie — refusent de légitimer les conquêtes. Ils savent que s’ils acceptent aujourd’hui pour l’Ukraine, ils seront les prochains demain. Mais leur voix pèse peu face à Washington. Et face à ceux qui veulent juste que « ça s’arrête ».
Les Ukrainiens de la diaspora
Des millions d’Ukrainiens vivent désormais en Europe. Réfugiés. Exilés. Ils manifestent. Ils crient. Ils supplient le monde de ne pas abandonner leur pays. Leurs voix portent parfois. Souvent, elles se perdent dans le bruit. L’opinion publique occidentale est fatiguée de l’Ukraine. Elle veut passer à autre chose. Et cette fatigue est l’arme la plus efficace de Poutine.
La fatigue. C’est ça, la vraie stratégie de Poutine. Pas gagner sur le champ de bataille. Mais épuiser l’Occident. Nous faire dire : « On en a assez. Finissons-en. » Et ça marche. Trois ans de guerre, et déjà on cherche des excuses pour abandonner. On parle de « réalisme ». De « pragmatisme ». De « compromis nécessaires ». Ce sont les mots de la lâcheté. Les mots de ceux qui veulent pouvoir dormir la nuit en se disant qu’ils n’avaient pas le choix.
Le coût humain oublié
Les civils sous occupation
Dans les territoires que Poutine veut garder, des millions de civils vivent sous occupation. Filtration. Déportation. Torture. Disparitions. Les rapports des organisations humanitaires sont accablants. Des enfants enlevés à leurs familles. Des hommes envoyés dans des camps. Des femmes violées. C’est ça, la réalité de l’occupation russe. Et c’est ça qu’on légitimerait en acceptant les conditions de Poutine.
Les morts qui ne comptent plus
Combien de morts? Personne ne sait exactement. Des centaines de milliers, certainement. Soldats ukrainiens. Soldats russes. Civils. Chaque jour apporte son lot de victimes. Et chaque jour, ces morts comptent un peu moins. Ils deviennent des statistiques. Des chiffres dans un rapport. L’humanité s’efface derrière les pourcentages.
Je refuse d’oublier les visages. Les noms. Les histoires. Ce soldat de 22 ans qui défendait Bakhmut. Cette grand-mère de Marioupol morte dans son appartement bombardé. Cet enfant de Bucha retrouvé dans une fosse commune. Ils méritent mieux que d’être oubliés. Ils méritent mieux que de servir de monnaie d’échange dans une négociation entre grandes puissances. Si on accepte les conditions de Poutine, on leur crache dessus. On dit que leur sacrifice ne valait rien.
Conclusion : Le choix qui nous définira
Accepter ou résister
Le monde est à un carrefour. Accepter les conditions de Poutine et acheter une paix temporaire au prix de principes fondamentaux. Ou résister et risquer une guerre prolongée avec toutes ses horreurs. Il n’y a pas de bonne option. Seulement des options moins mauvaises. Et le choix que nous ferons définira le XXIe siècle.
L’histoire nous jugera
Dans cinquante ans, nos enfants regarderont en arrière. Ils demanderont : « Qu’avez-vous fait quand l’Ukraine avait besoin de vous? » Qu’aurons-nous à répondre? Que nous avons regardé ailleurs? Que nous avons choisi le confort? Que nous avons abandonné un peuple pour ne pas payer notre gaz plus cher? L’histoire est impitoyable avec les lâches. Et elle a une longue mémoire.
Je termine cet article avec un nœud dans la gorge. Parce que je sais ce qui va probablement arriver. Le « deal » sera fait. L’Ukraine perdra du territoire. Poutine déclarera victoire. Et le monde passera à autre chose. Jusqu’à la prochaine guerre. La prochaine annexion. Le prochain dictateur enhardi. Nous aurons choisi la facilité. Et nous paierons ce choix pendant des générations. Le territoire est la clé, dit Poutine. Oui. Et cette clé ouvre la porte d’un monde bien plus sombre.
Sources
Sources primaires
Straits Times – Russia agrees next steps with US envoys but says territory is the key issue
Sources secondaires
Reuters – Russia-Ukraine peace negotiations stall over territorial demands
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