La survie de l’Ukraine
Ce que Zelensky veut est clair : la survie de l’Ukraine comme État souverain. Des garanties de sécurité solides. La possibilité de reconstruire. L’espoir d’un avenir européen. Il préférerait récupérer chaque centimètre de territoire. Mais il est réaliste. Il sait que certains compromis pourraient être nécessaires. Son « deal » est celui de la survie avec dignité.
Les lignes rouges
Mais Zelensky a des lignes rouges. Pas de reconnaissance formelle des annexions. Pas de neutralité imposée qui laisserait l’Ukraine sans défense. Pas de compromis sur la souveraineté. Ces lignes peuvent être flexibles dans leur application, mais pas dans leur principe. C’est ce qui distingue un compromis d’une capitulation.
Zelensky négocie pour son peuple. Chaque concession qu’il fait, il devra l’expliquer aux familles qui ont perdu des proches. Aux soldats qui ont donné leurs jambes, leurs bras, leur santé mentale. Le « deal » de Zelensky ne peut pas être une trahison. Il doit être quelque chose que les Ukrainiens peuvent accepter. Vivre avec. Quelque chose qui honore le sacrifice. C’est une ligne étroite à naviguer.
Ce que veut vraiment Poutine
La victoire sous une autre forme
Poutine voulait conquérir l’Ukraine en trois jours. Il a échoué. Maintenant, il veut une victoire reformulée. Garder les territoires annexés. Empêcher l’Ukraine de rejoindre l’OTAN. Affaiblir l’Occident. Montrer que la Russie a gagné quelque chose. Son « deal » est celui de la domination partielle présentée comme un triomphe.
Les signaux de Moscou
Les signaux de Moscou sont ambigus. Poutine dit vouloir négocier. Mais ses conditions sont maximales. Il veut tout ce qu’il a pris, plus des garanties que l’Ukraine ne sera jamais une menace. C’est une position de départ, pas un compromis. La vraie question est : jusqu’où est-il prêt à descendre?
Poutine ne veut pas la paix. Il veut la victoire. Le problème, c’est qu’il n’a pas les moyens de la victoire totale. Son armée s’épuise. Son économie souffre. Ses alliés sont peu fiables. Alors il accepte de négocier. Pas par bonté. Par calcul. Il espère obtenir par la diplomatie ce qu’il n’a pas pu obtenir par la guerre. C’est le danger de ces négociations : récompenser l’agression.
Le rôle de Trump
Le médiateur improbable
Trump se voit comme le faiseur de paix. L’homme qui mettra fin à la guerre que personne n’a pu arrêter. C’est bon pour son ego. C’est bon pour sa présidence. Et c’est peut-être bon pour le monde, si la paix est juste. Trump a la puissance pour forcer les parties à la table. La question est s’il a la sagesse pour obtenir un bon accord.
La pression sur les deux côtés
Trump met la pression sur tout le monde. Sur Zelensky : « Sois raisonnable ou je retire mon soutien. » Sur Poutine : « Accepte un deal ou je donne encore plus d’armes à l’Ukraine. » Cette double pression peut fonctionner. Elle peut aussi tout faire exploser. C’est du poker à très haut risque.
Trump joue avec le feu. Il pense qu’il peut manipuler tout le monde. Zelensky. Poutine. L’Europe. Il sous-estime peut-être ses adversaires. Poutine n’est pas un promoteur immobilier new-yorkais. C’est un ancien espion qui a passé sa vie à manipuler. Si quelqu’un va se faire avoir dans ces négociations, ça pourrait bien être Trump. Et l’Ukraine paierait le prix.
Les obstacles au deal
La méfiance profonde
Trois ans de guerre ont creusé un abîme de méfiance. Comment l’Ukraine peut-elle croire les promesses de Poutine? Il a violé chaque accord, chaque traité, chaque engagement. Les Accords de Minsk. Le Mémorandum de Budapest. Ses propres déclarations de paix. Négocier avec un menteur professionnel, c’est construire sur du sable.
Les intérêts divergents
Les intérêts des parties sont profondément divergents. L’Ukraine veut la sécurité. Poutine veut la domination. Ces objectifs sont contradictoires. Un compromis est-il même possible? Ou ne ferait-il que reporter le conflit à plus tard, quand Poutine sera prêt à frapper à nouveau?
La méfiance est le vrai obstacle. Pas les positions de départ. Pas les détails techniques. La méfiance. Comment signer un accord avec quelqu’un qui a prouvé qu’il ne respecte pas sa parole? La seule réponse est des garanties si solides qu’elles rendent la triche impossible. Des troupes occidentales sur le sol ukrainien. Une adhésion automatique à l’OTAN en cas de violation. Des sanctions dévastatrices préprogrammées. Sans ça, tout accord sera du papier.
Les scénarios possibles
Le scénario optimiste
Dans le meilleur cas : un cessez-le-feu durable. Des garanties de sécurité crédibles pour l’Ukraine. Un processus de reconstruction. L’Ukraine reste souveraine et libre. Elle peut reconstruire et, un jour, rejoindre l’Europe. C’est le deal que Zelensky peut accepter. C’est le deal que le monde devrait soutenir.
Le scénario pessimiste
Dans le pire cas : un accord précipité qui cède à Poutine ce qu’il veut. L’Ukraine affaiblie, sans garanties réelles. Poutine qui reconstitue ses forces et attaque à nouveau dans quelques années. Le précédent d’une agression récompensée qui encourage d’autres dictateurs. Munich 2026.
Les deux scénarios sont possibles. Tout dépend des détails. Des garanties. De la volonté des parties. Le « deal » de Trump peut être la paix ou le prélude à une guerre plus grande. Nous ne le saurons qu’en voyant les termes. C’est pourquoi il faut rester vigilant. Soutenir l’Ukraine. Exiger des garanties sérieuses. Ne pas se laisser bercer par l’optimisme de façade.
Ce que ça signifie pour le monde
Le test du XXIe siècle
Cette négociation est le test de notre époque. Si l’agression est récompensée, le XXIe siècle sera celui des conquêtes. Si elle est punie, le droit international survivra. Taiwan regarde. L’Iran regarde. Chaque dictateur potentiel regarde. L’issue de ce « deal » façonnera le monde pour des décennies.
L’Europe en jeu
Pour l’Europe, les enjeux sont existentiels. Une Ukraine abandonnée serait une catastrophe. Une Russie enhardée menacerait bientôt d’autres pays. Le « deal » de Trump ne concerne pas seulement l’Ukraine. Il concerne tout le continent. C’est pourquoi l’Europe doit rester engagée. Activement. Pas comme spectatrice.
Ce qui se joue dépasse l’Ukraine. C’est l’avenir de l’ordre mondial. Des règles qui régissent les relations entre États. Du droit des petits pays à exister face aux grands. Si Poutine gagne quelque chose de cette guerre, si son agression est partiellement récompensée, le message sera clair : la force prime sur le droit. Et ce message aura des conséquences terribles.
Conclusion : L'espoir et la vigilance
Espérer le meilleur
Je veux espérer. Espérer que Trump a raison. Que Zelensky et Poutine veulent vraiment la paix. Que les négociations aboutiront à quelque chose de juste. L’espoir est nécessaire. Sans lui, on sombre dans le désespoir. Et le désespoir ne sauve personne.
Se préparer au pire
Mais l’espoir ne suffit pas. Il faut aussi se préparer. Se préparer à ce que les négociations échouent. Continuer à armer l’Ukraine. Maintenir la pression sur Poutine. Ne pas baisser la garde sous prétexte que « un deal est proche ». La paix se négocie mieux quand on est fort que quand on est faible.
« Zelensky et Poutine veulent un deal. » Ces mots de Trump peuvent être le début de la fin de cette guerre. Ou le début d’une illusion qui se brisera dans le sang. Je choisis l’espoir prudent. L’espoir armé. L’espoir qui n’oublie pas que Poutine est un menteur. Que les promesses ne valent rien sans garanties. Que la paix véritable se construit sur la force, pas sur la naïveté. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut aborder les semaines à venir.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Zelensky, Putin want to make a deal to end war – Trump
Sources secondaires
Kyiv Independent – Zelensky ready to make a peace deal, Trump claims
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