L’Europe perdue
« L’Europe a l’air perdue », a lancé Zelensky. Perdue dans ses débats internes. Perdue dans ses processus bureaucratiques. Perdue à essayer de comprendre ce que veut Trump plutôt qu’à définir ce qu’elle veut elle-même. L’Europe réagit. Elle n’agit pas. Elle suit. Elle ne mène pas.
Groundhog Day
La métaphore du « Groundhog Day » — le Jour de la marmotte — est cruelle. Un jour qui se répète à l’infini. Les mêmes promesses. Les mêmes hésitations. Les mêmes excuses. L’Europe semble condamnée à revivre ses erreurs sans jamais apprendre. Trois ans de guerre en Ukraine, et toujours les mêmes schémas.
Groundhog Day. C’est exactement ça. Je revois les mêmes titres depuis trois ans. « L’Europe promet d’augmenter l’aide. » « L’Europe discute de nouvelles mesures. » « L’Europe envisage de faire plus. » Et puis rien. Ou si peu. L’Europe vit dans une boucle temporelle de bonnes intentions jamais concrétisées. Zelensky a mis le doigt sur cette réalité. Et elle fait mal.
Ce que Zelensky demande
L’autonomie stratégique
Zelensky demande à l’Europe de développer son autonomie stratégique. De ne plus dépendre exclusivement des États-Unis. De pouvoir agir seule quand ses intérêts sont en jeu. Ce n’est pas anti-américain. C’est simplement adulte. Un continent de 450 millions d’habitants devrait pouvoir se défendre sans demander la permission à Washington.
Le soutien concret à l’Ukraine
Mais d’abord, il demande un soutien concret. Des armes. Des munitions. Des systèmes de défense aérienne. Pas des promesses. Des livraisons. L’Ukraine se bat pour l’Europe. Le moindre que l’Europe puisse faire, c’est lui donner les moyens de gagner.
Zelensky ne demande pas la lune. Il demande ce que l’Europe a les moyens de fournir. Des armes qui dorment dans les entrepôts. De l’argent qui existe dans les coffres. De la volonté politique qui devrait être évidente. Mais même ces demandes modestes semblent trop pour l’Europe. C’est ça qui est désespérant. Pas l’ampleur des demandes. La faiblesse des réponses.
Pourquoi l'Europe hésite
La peur de l’escalade
La première raison : la peur. Peur de Poutine. Peur du nucléaire. Peur de l’escalade. L’Europe marche sur des œufs, terrifiée à l’idée de provoquer Moscou. Mais cette peur est paralysante. Elle donne à Poutine exactement ce qu’il veut : un adversaire tétanisé, incapable de réagir avec force.
Les intérêts divergents
La deuxième raison : les intérêts divergents. L’Europe n’est pas un pays. C’est 27 nations avec 27 histoires, 27 priorités, 27 calculs. Certains veulent aider l’Ukraine à tout prix. D’autres veulent reprendre les affaires avec la Russie. Le consensus est difficile. Souvent impossible.
La peur et la division. Les deux faiblesses de l’Europe. Poutine les exploite parfaitement. Il agite le spectre nucléaire pour paralyser. Il joue les pays les uns contre les autres pour diviser. Et l’Europe tombe dans le piège à chaque fois. Prévisible. Manipulable. C’est le portrait cruel que Zelensky dessine. Et il n’a pas tort.
Le modèle américain
Trump agit, l’Europe palavre
La comparaison avec les États-Unis est humiliante. Trump, malgré ses défauts, agit. Il envoie des négociateurs à Moscou. Il organise des sommets. Il force le rythme. Pendant ce temps, l’Europe organise des réunions sur les réunions. Elle produit des communiqués. Elle exprime des « préoccupations ».
La leçon à tirer
La leçon est claire : l’efficacité compte plus que la perfection. Trump ne fait pas les choses parfaitement. Mais il les fait. L’Europe pourrait apprendre de cette approche. Moins de débats, plus d’action. Moins de consensus, plus de décisions.
Trump fait plus en quelques semaines que l’Europe en trois ans. C’est un constat dévastateur. Trump, qu’on aime ou qu’on déteste, produit des résultats. L’Europe produit des documents. La différence est visible de l’espace. Et c’est l’Europe qui devrait avoir honte. Pas Trump.
L'Europe que l'Ukraine mérite
Un allié fiable
L’Ukraine mérite une Europe qui soit un allié fiable. Pas un allié qui promet et ne livre pas. Pas un allié qui débat pendant que vous mourez. Un allié qui dit ce qu’il va faire et qui le fait. Un allié sur lequel on peut compter. L’Europe actuelle n’est pas cet allié.
Une puissance qui protège
L’Ukraine mérite une Europe qui soit une puissance. Capable de protéger ses voisins. Capable de défendre ses valeurs. Capable de tenir tête aux agresseurs. Une Europe qui fasse peur à Poutine, pas une Europe qui ait peur de Poutine. Cette Europe n’existe pas encore. Mais elle pourrait exister.
L’Ukraine se bat pour l’Europe. Elle arrête Poutine avant qu’il n’arrive aux frontières de l’OTAN. Elle saigne pour que l’Europe ne saigne pas. Et en retour, elle reçoit des demi-mesures, des hésitations, des promesses non tenues. C’est injuste. C’est indigne. L’Ukraine mérite mieux. L’Europe devrait avoir honte de ne pas lui donner mieux.
Le défi de l'histoire
Le moment de vérité
L’Europe est à un moment de vérité. Elle peut choisir de devenir une puissance mondiale. De prendre ses responsabilités. De défendre ses intérêts et ses valeurs. Ou elle peut continuer à décliner. À se marginaliser. À devenir un musée à ciel ouvert, riche de son passé et vide de son avenir.
L’histoire juge
L’histoire jugera. Dans cinquante ans, on regardera cette période. Et on demandera : qu’a fait l’Europe quand l’Ukraine avait besoin d’elle? Qu’a-t-elle fait quand Poutine menaçait? La réponse à ces questions définira l’héritage de cette génération de dirigeants européens.
L’Europe a été grande. Elle a dominé le monde. Elle a inventé la démocratie moderne, les droits de l’homme, l’État de droit. Mais les empires déclinent. Les civilisations s’effondrent. L’Europe de demain sera ce qu’elle choisit d’être aujourd’hui. Une puissance ou un souvenir. Un acteur ou un spectateur. Le choix lui appartient. Et le temps presse.
Les signes d'espoir
Certains pays agissent
Il y a des signes d’espoir. Certains pays européens agissent vraiment. La Pologne. Les Pays Baltes. La Norvège. Le Royaume-Uni (hors UE mais européen). Ces pays montrent que c’est possible. Qu’on peut aider efficacement. Que la peur ne doit pas paralyser.
Le choc Trump comme catalyseur
Le choc Trump pourrait être un catalyseur. En montrant que l’Amérique n’est pas fiable, Trump force l’Europe à grandir. C’est ironique : le président que l’Europe déteste tant pourrait être celui qui la pousse à devenir adulte. Les crises sont parfois des opportunités.
L’espoir existe. Il est fragile, mais il existe. Certains pays montrent la voie. Certains leaders comprennent l’urgence. Le choc de la semaine passée pourrait être le déclic. Peut-être que l’Europe se réveillera. Peut-être qu’elle choisira d’être une puissance. Peut-être que l’appel de Zelensky sera entendu. C’est le seul scénario optimiste. Et c’est celui auquel je veux croire.
L'appel final de Zelensky
Agissez ou disparaissez
Le message de Zelensky est brutal : agissez ou disparaissez. L’Europe ne peut pas rester éternellement dans l’entre-deux. Elle doit choisir. Être une puissance qui compte. Ou être un club de pays riches qui regardent le monde changer sans pouvoir l’influencer.
L’Ukraine comme test
L’Ukraine est le test. Si l’Europe ne peut pas soutenir efficacement un pays en guerre à ses frontières, elle ne pourra rien faire. Si elle échoue ici, elle échouera partout. L’Ukraine n’est pas juste l’Ukraine. C’est l’examen de passage de l’Europe. Et pour l’instant, l’Europe est en train de le rater.
Zelensky a parlé comme personne n’osait le faire. Il a dit aux Européens ce qu’ils refusaient d’entendre. Qu’ils sont faibles. Qu’ils sont lents. Qu’ils ne sont pas à la hauteur. Ces mots blessent. Ils devraient blesser. Parce qu’ils sont vrais. L’Europe peut choisir de s’offenser. Ou de changer. J’espère qu’elle choisira de changer. Pour elle. Pour l’Ukraine. Pour nous tous.
Conclusion : Le choix de l'Europe
Puissance ou déclin
L’Europe est à la croisée des chemins. Puissance ou déclin. Il n’y a pas de troisième voie. Le monde change. Les rapports de force évoluent. Ceux qui n’avancent pas reculent. L’Europe doit choisir. Et elle doit choisir maintenant. Pas demain. Pas à la prochaine réunion. Maintenant.
L’Ukraine attend
L’Ukraine attend. Elle attend que l’Europe se décide. Elle attend pendant que ses soldats meurent. Elle attend pendant que ses villes brûlent. Elle ne peut pas attendre éternellement. Et l’Europe ne peut pas hésiter éternellement. Le temps des décisions est venu.
Zelensky a lancé son appel. L’Europe l’a entendu. La question est : va-t-elle répondre? Va-t-elle enfin agir comme la puissance qu’elle devrait être? Ou va-t-elle continuer à somnoler pendant que le monde change autour d’elle? Je ne sais pas. Personne ne sait. Mais je sais une chose : si l’Europe ne répond pas à cet appel, elle ne méritera pas qu’on pleure sur son déclin. Elle l’aura choisi. Elle l’aura mérité.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera – Zelenskyy urges Europe to act as a global power
Sources secondaires
CNBC – Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech
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