« Groundhog Day » européen
Zelensky a comparé l’Europe au film « Groundhog Day » — le Jour de la marmotte. Un jour qui se répète à l’infini. Toujours les mêmes promesses. Toujours les mêmes retards. Toujours les mêmes excuses. « On dirait que l’Europe vit le même jour en boucle sans jamais avancer », a-t-il lancé. La métaphore est cruelle. Elle est aussi parfaitement juste.
Les promesses non tenues
Combien de fois l’Europe a-t-elle promis des armes qui ne sont jamais venues? Combien de packages annoncés en fanfare et livrés au compte-gouttes? Combien de réunions, de sommets, de déclarations solennelles suivis de… rien? Zelensky a fait le compte. Et le compte est accablant. L’Europe promet beaucoup. Elle livre peu.
Groundhog Day. La métaphore parfaite. Je revois ces trois années de couverture médiatique. « L’Europe va livrer des chars. » Quelques mois plus tard, quelques chars arrivent. « L’Europe va envoyer des avions. » Toujours pas d’avions. « L’Europe va augmenter la production de munitions. » La production reste insuffisante. C’est un cycle sans fin. Des annonces suivies de déceptions. Des promesses suivies d’excuses. Zelensky a raison d’être furieux. N’importe qui le serait à sa place.
L'Europe paralysée
La machine à consensus
Le problème de l’Europe, c’est qu’elle fonctionne par consensus. Vingt-sept pays doivent s’accorder. Chacun avec ses intérêts. Ses peurs. Ses calculs. La Hongrie bloque. L’Allemagne hésite. L’Italie temporise. Pendant ce temps, les soldats ukrainiens manquent d’obus. Le système européen est fait pour les temps calmes. Pas pour les crises existentielles.
La peur de l’escalade
Derrière les hésitations, il y a la peur. Peur de Poutine. Peur du nucléaire. Peur de l’escalade. L’Europe marche sur des œufs, terrifiée à l’idée de provoquer Moscou. Mais cette peur est paralysante. Elle empêche l’action décisive. Elle donne à Poutine exactement ce qu’il veut : un adversaire tétanisé, incapable de réagir avec force.
La peur. Toujours la peur. Poutine l’a bien compris. Il agite le spectre nucléaire et l’Europe se fige. Mais céder à la peur, c’est garantir d’autres agressions. Si Poutine voit que les menaces fonctionnent, il menacera encore. Et encore. Et encore. Jusqu’à obtenir tout ce qu’il veut. La seule réponse à l’intimidation, c’est le courage. Et le courage, en ce moment, l’Europe n’en a pas beaucoup.
Trump vs Europe : la comparaison cruelle
Qui aide vraiment l’Ukraine?
La comparaison avec les États-Unis est cruelle pour l’Europe. Malgré les critiques, malgré les hésitations du Congrès, Washington a fourni plus d’aide militaire que tous les pays européens réunis. Les HIMARS. Les Patriot. Les munitions. C’est américain. L’Europe parle. L’Amérique livre.
Trump bouge, l’Europe palabre
Et maintenant, c’est Trump qui fait bouger les choses. Qui envoie des négociateurs à Moscou. Qui organise des sommets trilatéraux. Qui force le rythme. Pendant ce temps, l’Europe organise des réunions sur les réunions. Elle débat de la couleur des chaises pendant que l’Ukraine brûle. La différence de tempo est humiliante.
Je comprends la frustration de Zelensky. Il voit Trump — Trump! — faire plus en quelques semaines que l’Europe en trois ans. Trump, qu’on critique tant. Trump, qu’on dit imprévisible et dangereux. C’est lui qui négocie avec Poutine. C’est lui qui convoque les parties. C’est lui qui avance. L’Europe, elle, produit des communiqués. Des expressions de « profonde préoccupation ». Des « soutiens indéfectibles » qui ne se traduisent pas en obus. Zelensky a raison de crier.
Ce que Zelensky demande
Des armes, pas des discours
Le message de Zelensky est simple : des armes. Pas des paroles. Pas des promesses. Des armes réelles, livrées rapidement, en quantité suffisante. Des avions de chasse pour protéger le ciel. Des missiles longue portée pour frapper l’arrière russe. Des munitions pour les canons qui tirent. Ce n’est pas compliqué. C’est juste une question de volonté.
Une Europe qui agit
Il demande aussi une Europe qui assume son rôle. Qui ne se cache plus derrière les États-Unis. Qui prend ses responsabilités pour sa propre sécurité. L’Ukraine se bat pour elle-même, mais aussi pour l’Europe. Elle arrête Poutine avant qu’il n’arrive aux frontières de l’OTAN. Le moindre que l’Europe puisse faire, c’est lui donner les moyens de gagner.
Ce que Zelensky demande n’est pas déraisonnable. Il ne demande pas des soldats européens. Il ne demande pas d’intervention directe. Il demande des outils pour se défendre lui-même. Des armes que l’Europe a dans ses stocks. De l’argent que l’Europe a dans ses coffres. De la volonté politique. C’est tout. Et c’est apparemment trop demander. C’est apparemment au-delà de ce que l’Europe peut fournir. C’est pathétique.
Les réactions européennes
L’embarras des dirigeants
Les dirigeants européens présents à Davos ont encaissé. Embarrassés. Silencieux. Que répondre quand les critiques sont justifiées? Certains ont murmuré des excuses. D’autres ont promis de faire mieux. Les mêmes promesses qu’ils font depuis trois ans. Les mêmes mots creux. La même impuissance.
Les défenseurs de l’inaction
D’autres ont protesté. « Nous faisons ce que nous pouvons », ont-ils dit. « L’Europe a ses contraintes. » Des excuses. Des justifications. Comme si les contraintes européennes comptaient face aux morts ukrainiens. Comme si les difficultés bureaucratiques de Bruxelles pesaient quoi que ce soit face à Bakhmut ou Marioupol.
J’ai peu de patience pour les défenseurs de l’inaction européenne. Oui, l’Europe a des contraintes. Oui, le consensus est difficile. Oui, les stocks sont limités. Mais pendant que l’Europe invoque ses difficultés, des gens meurent. Des enfants meurent. Des villes sont détruites. Face à cette réalité, les « contraintes » européennes sont obscènes. Elles sont l’aveu que l’Europe valorise sa tranquillité plus que la vie des Ukrainiens.
La vérité que personne ne veut entendre
L’Europe a failli
La vérité, c’est que l’Europe a failli. Pas complètement. Elle a aidé. Mais pas assez. Pas assez vite. Pas assez fort. Elle avait les moyens de faire plus. Elle a choisi de ne pas le faire. Par peur. Par égoïsme. Par calcul politique. L’Europe a regardé l’Ukraine se battre et a décidé que sa propre confort passait en premier.
Le réveil tardif
Le discours de Zelensky est peut-être le réveil dont l’Europe avait besoin. Entendre la vérité de la bouche de celui qu’on prétend aider. Voir la colère de celui qu’on a laissé tomber. Peut-être que cette honte sera productive. Peut-être qu’elle poussera à l’action. Ou peut-être qu’elle sera oubliée dès le prochain sommet.
L’Europe a failli. Ces mots sont durs. Mais ils sont vrais. Et parfois, la vérité doit être dite, même quand elle blesse. Zelensky a fait le choix de la vérité. Il a sacrifié les relations diplomatiques polies pour dire ce qu’il pensait vraiment. C’est courageux. C’est nécessaire. Et c’est peut-être la seule chose qui forcera l’Europe à changer. La honte peut être un moteur. Espérons qu’elle le sera cette fois.
Zelensky a-t-il raison?
Une colère justifiée
Oui, Zelensky a raison. Sur presque tout. L’Europe a été trop lente. Trop timide. Trop préoccupée par ses propres affaires. Pendant que l’Ukraine saignait, l’Europe se demandait si le prix du gaz n’était pas trop élevé. Les critiques de Zelensky sont justes. Elles sont méritées. Elles devraient faire rougir de honte chaque dirigeant européen.
Le risque de l’aliénation
Mais il y a un risque. En critiquant publiquement ses alliés, Zelensky pourrait les aliéner. L’opinion publique européenne pourrait se retourner. « S’il n’est pas content, qu’il se débrouille seul. » C’est un jeu dangereux. Zelensky parie que la honte sera plus forte que la rancœur. Il n’a peut-être pas tort. Mais c’est un pari.
Le risque d’aliénation existe. Mais Zelensky n’avait plus le choix. La diplomatie polie n’a rien donné. Les remerciements répétés n’ont pas augmenté les livraisons. Il fallait essayer autre chose. La colère publique est un outil. Un outil risqué, mais un outil. Et quand on est désespéré, on utilise ce qu’on a. Zelensky est désespéré. Pas personnellement. Pour son peuple. Et pour son peuple, il est prêt à tout.
Conclusion : Le cri qui doit être entendu
Un moment de vérité
Le discours de Zelensky à Davos est un moment de vérité. Pour l’Europe, qui doit se regarder dans le miroir. Pour l’Ukraine, qui montre qu’elle ne sera pas un suppliant docile. Pour le monde, qui voit que même les alliés les plus loyaux peuvent atteindre leur limite. C’est un moment inconfortable. C’est un moment nécessaire.
L’Europe doit répondre
Maintenant, la balle est dans le camp de l’Europe. Elle peut répondre par des actes. Augmenter les livraisons. Accélérer la production. Prendre ses responsabilités. Ou elle peut répondre par des mots vides et des promesses creuses. Ce qu’elle fera définira son avenir autant que celui de l’Ukraine.
Je termine avec un appel à l’Europe. Entendez Zelensky. Pas comme une attaque. Comme un cri du cœur. Le cri d’un homme qui se bat pour son peuple avec tout ce qu’il a. Il ne demande pas la charité. Il demande la solidarité. Il demande que vous fassiez votre part pendant que son peuple fait la sienne. Ce n’est pas déraisonnable. Ce n’est pas excessif. C’est le minimum. Et ce minimum, jusqu’ici, vous ne l’avez pas fourni. Il est temps de changer. Avant qu’il ne soit trop tard.
Sources
Sources primaires
The Age – Zelenskyy criticises European allies for response to Russia’s invasion
Sources secondaires
CNBC – Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech
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