« On n’avait plus de missiles »
Le 16 janvier, quelques jours avant Davos, Zelensky avait fait un aveu glaçant lors d’une conférence de presse à Kyiv. « Jusqu’à ce matin, nous avions plusieurs systèmes sans missiles. Aujourd’hui, je peux le dire ouvertement parce qu’aujourd’hui j’ai ces missiles. » L’Ukraine était à court. Ses systèmes de défense antiaérienne tournaient à vide. Et personne ne le savait.
La vulnérabilité révélée
Cet aveu montre l’ampleur de la crise. Les systèmes Patriot, les boucliers qui protègent les villes ukrainiennes des missiles russes, étaient devenus des coquilles vides. Faute de munitions, ils ne pouvaient plus rien intercepter. L’Ukraine dépend entièrement de ses partenaires occidentaux pour ces équipements. Quand les livraisons ralentissent, les cieux s’ouvrent aux bombes.
Ces mots me glacent. « Plusieurs systèmes sans missiles. » Imaginez. Des radars qui détectent les missiles ennemis. Des sirènes qui hurlent. Et puis rien. Aucune défense. Juste l’attente de l’impact. Les gens dans les abris qui prient. Les enfants qui pleurent. Et au-dessus, des systèmes de défense qui ne peuvent que regarder, impuissants, les ogives descendre. C’est ça, la réalité de la guerre quand les munitions manquent. Et c’est ça que Zelensky essaie désespérément d’éviter.
La crise énergétique
Des millions dans le noir
L’Ukraine traverse une crise énergétique catastrophique. Les frappes russes ont systématiquement ciblé les infrastructures électriques. Des millions d’Ukrainiens vivent sans électricité pendant des heures chaque jour. Sans chauffage non plus, alors que les températures descendent jusqu’à -20°C dans certaines régions. C’est une guerre d’usure contre la population civile.
L’assouplissement du couvre-feu
La situation est si grave que les autorités ont dû assouplir les règles de couvre-feu. Pour permettre aux gens de se réchauffer dans des centres collectifs. De trouver de l’électricité là où il y en a encore. De survivre, tout simplement. C’est à cette réalité que Zelensky pensait en négociant à Davos.
Je pense aux Ukrainiens qui lisent ces lignes. À ceux qui n’ont pas d’électricité en ce moment même. Qui se réchauffent avec des couvertures, des bougies, la chaleur de leurs proches. Qui comptent les heures avant le prochain délestage. Qui ne savent pas si leur frigo va pouvoir conserver la nourriture. Qui se demandent comment leurs enfants vont faire leurs devoirs sans lumière. C’est ça, la vie quotidienne en Ukraine. Et chaque missile intercepté, c’est une centrale qui reste debout. Un quartier qui garde la lumière.
La rencontre avec Trump
Une heure de discussion
À Davos, Zelensky a obtenu une rencontre d’une heure avec Donald Trump. Ce n’était pas gagné d’avance. Trump n’est pas connu pour sa patience avec les dirigeants étrangers. Mais il a accordé ce temps à Zelensky. Et la défense antiaérienne était au cœur des discussions.
Les remerciements et la demande
Zelensky a remercié Trump pour le précédent package de missiles de défense antiaérienne. Puis il en a demandé un autre. « Notre précédente rencontre avec le président Trump a aidé à renforcer la protection de nos cieux, et j’espère que cette fois nous la renforcerons encore davantage. » Diplomatie directe. Pas de détours. Des missiles.
Il y a quelque chose de poignant dans cette scène. Le président d’un pays en guerre qui remercie pour des armes et en demande d’autres. Comme un mendiant qui dit merci pour le pain d’hier et demande celui de demain. Sauf que ce n’est pas du pain. Ce sont des missiles. Des systèmes qui coûtent des millions. Des technologies de pointe qui peuvent sauver ou condamner des villes entières. Zelensky fait ce travail ingrat parce qu’il n’a pas le choix. Parce que sans ces armes, son pays meurt.
Le système Patriot
Le bouclier vital
Le système Patriot est devenu le symbole de la défense ukrainienne. Fabriqué aux États-Unis, c’est l’un des rares systèmes capables d’intercepter les missiles balistiques et de croisière russes. L’Ukraine en a reçu plusieurs batteries depuis le début de la guerre. Mais pas assez. Jamais assez.
La dépendance totale
L’Ukraine ne peut pas fabriquer ces systèmes. Elle dépend entièrement des livraisons occidentales. Chaque missile Patriot tiré doit être remplacé par un missile venu d’ailleurs. Les délais de production sont longs. Les coûts astronomiques. C’est une course permanente entre les stocks qui s’épuisent et les livraisons qui arrivent.
La dépendance aux armes occidentales est la grande vulnérabilité de l’Ukraine. Chaque jour qui passe sans livraison, c’est un jour de plus où les cieux sont ouverts. Où les missiles russes peuvent frapper sans opposition. Zelensky vit avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il sait que le soutien occidental peut faiblir. Que les politiques changent. Que les priorités évoluent. Et que sans missiles, son pays est nu face à l’agression.
Les résultats de Davos
Accords obtenus
Zelensky est reparti avec des engagements concrets. Un nouveau package de défense antiaérienne. Des promesses de livraisons. Des calendriers. Pas seulement des mots de soutien ou des déclarations de solidarité. Des contrats. Des missiles. C’est ce qu’il était venu chercher, et il l’a obtenu.
Au-delà de la défense aérienne
Mais Davos a aussi apporté d’autres résultats. Les garanties de sécurité finalisées avec Trump. L’accord sur la reconstruction économique presque bouclé. L’annonce des pourparlers trilatéraux aux Émirats. Pour Zelensky, ce voyage a été productif sur tous les fronts.
Zelensky est un négociateur hors pair. Il sait ce qu’il veut. Il sait comment l’obtenir. Il ne perd pas de temps en diplomatie vaine. Il arrive, il demande, il obtient, il repart. C’est brutal, direct, efficace. Certains le trouvent abrasif. Moi je trouve ça admirable. C’est un homme en guerre qui n’a pas de temps à perdre en politesses. Chaque heure compte. Chaque missile compte. Et il le sait mieux que quiconque.
Le discours cinglant
L’Europe « perdue »
Zelensky n’a pas fait que négocier à Davos. Il a aussi critiqué vertement l’Europe. « L’Europe a l’air perdue », a-t-il lancé. Perdue à essayer de convaincre Trump au lieu d’agir. Perdue dans ses hésitations. Perdue dans ses divisions. Pendant que l’Ukraine se bat, l’Europe tergiverse.
Le parallèle avec « Groundhog Day »
Zelensky a comparé l’Europe au film « Groundhog Day » — le Jour de la marmotte. Condamnée à répéter les mêmes erreurs. À vivre le même jour en boucle sans jamais apprendre. Une métaphore cruelle mais juste. Combien de fois l’Europe a-t-elle promis d’agir sans vraiment le faire?
La colère de Zelensky est légitime. Trois ans de guerre. Des centaines de milliers de morts. Des villes détruites. Et l’Europe qui continue à hésiter, à calculer, à peser le pour et le contre. Pendant ce temps, son peuple meurt. Ses soldats tombent. Ses civils gèlent dans le noir. À sa place, je serais en colère aussi. Je serais même furieux. L’Europe a les moyens d’aider davantage. Elle n’a simplement pas la volonté.
La réalité du terrain
Les frappes quotidiennes
Pendant que Zelensky négociait à Davos, la Russie continuait de frapper. Missiles sur les villes. Drones sur les infrastructures. La guerre ne s’arrête pas pour les sommets diplomatiques. Chaque nuit apporte son lot de sirènes, d’explosions, de destructions. C’est la réalité que Zelensky emporte avec lui partout où il va.
L’hiver meurtrier
Cet hiver est particulièrement cruel. Le froid extrême combiné aux coupures d’électricité crée une situation humanitaire désastreuse. Les hôpitaux fonctionnent au générateur. Les écoles ferment. Les gens meurent de froid. C’est la stratégie russe : briser la population civile en la privant des nécessités de base.
La guerre se gagne aussi en hiver. Poutine le sait. Il utilise le froid comme une arme. Chaque centrale détruite, c’est des milliers de foyers plongés dans le noir et le gel. Chaque transformateur touché, c’est un quartier qui souffre. L’Ukraine ne se bat pas seulement contre une armée. Elle se bat contre l’hiver lui-même. Et sans défense antiaérienne, elle perd cette bataille. C’est pourquoi les missiles de Davos sont si importants. Pas seulement pour la guerre. Pour la survie.
L'avenir incertain
Combien de temps encore?
La question qui hante tout le monde : combien de temps l’Ukraine peut-elle tenir? Avec un soutien occidental qui fluctue. Avec des stocks de munitions qui s’épuisent. Avec une population épuisée par trois ans de guerre. La résilience ukrainienne est impressionnante, mais elle a ses limites.
Les négociations en cours
Les pourparlers trilatéraux aux Émirats pourraient changer la donne. Si un accord de paix est trouvé, la question de la défense antiaérienne deviendra secondaire. Mais si les négociations échouent, l’Ukraine aura besoin de plus de missiles. Beaucoup plus. Et elle devra les obtenir quelque part.
Je ne sais pas ce que l’avenir réserve à l’Ukraine. Personne ne le sait. Les négociations peuvent réussir ou échouer. Le soutien occidental peut se maintenir ou s’effriter. La guerre peut durer des mois ou des années encore. Mais une chose est certaine : tant qu’elle dure, l’Ukraine aura besoin de défense antiaérienne. De missiles. De boucliers. Et Zelensky continuera à parcourir le monde pour les obtenir. Parce que c’est son devoir. Parce que c’est sa mission. Parce que sans ça, son peuple meurt.
Conclusion : Le retour au front
Mission accomplie?
Zelensky quitte Davos avec des accords en poche. Des missiles en route. Des promesses honorées. Sur le papier, c’est un succès. Mais le vrai test viendra quand les livraisons arriveront. Quand les systèmes seront déployés. Quand les missiles intercepteront les ogives russes. C’est là qu’on saura si Davos a vraiment changé quelque chose.
La suite de l’histoire
Le président ukrainien retourne dans son pays en guerre. Dans le froid. Dans le bruit des sirènes. Dans l’angoisse des prochaines frappes. Mais il retourne avec quelque chose de plus : l’espoir. L’espoir que les cieux seront mieux protégés. Que les villes seront plus sûres. Que son peuple pourra survivre à cet hiver.
Je regarde Zelensky remonter dans son avion et je ressens un mélange d’admiration et de tristesse. Admiration pour cet homme qui se bat sans relâche pour son pays. Tristesse parce que cette bataille n’aurait jamais dû exister. Parce qu’un peuple n’aurait jamais dû mendier des missiles pour se défendre. Parce que le monde n’aurait jamais dû laisser cette guerre se prolonger aussi longtemps. Zelensky fait ce qu’il peut. Nous devrions faire plus.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Zelensky: Returning from Davos with agreements on new air defense package
Kyiv Independent – Zelensky announces arrival of ‘serious’ air defense package
Pravda – Zelensky Details Peace Documents and Strategic Plans at Davos
Sources secondaires
EA WorldView – Zelensky: I’ll Go to Davos But Only If Air Defenses Are Discussed
France24 – Zelensky hopes for security guarantees plan in looming US talks
CNBC – Zelenskyy tells Europe stop trying to ‘change’ Trump in Davos speech
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