11 603 chars russes transformés en cercueils d’acier
Les chiffres de l’État-major ukrainien dessinent le portrait d’une armée qui se vide de sa substance. Depuis le début de l’invasion, 11 603 chars russes ont été détruits. Onze mille six cents blindés partis en fumée, explosés par les missiles Javelin, les drones Bayraktar, les mines ou l’artillerie ukrainienne. Pour mettre ce chiffre en perspective : c’est plus que le nombre total de chars que possèdent la plupart des armées européennes réunies. La Russie a englouti dans cette guerre l’équivalent de plusieurs décennies de production militaire. Et ça continue. Quatre chars de plus hier. Quatre équipages de quatre hommes chacun, probablement carbonisés à l’intérieur de leur véhicule. Seize vies supplémentaires dans le décompte de l’horreur.
Les véhicules blindés de combat suivent la même trajectoire vers l’anéantissement : 23 949 unités détruites. Les systèmes d’artillerie — l’épine dorsale de la doctrine militaire russe — ont été décimés : 36 580 pièces réduites au silence. Les lance-roquettes multiples, ces armes de terreur qui ont ravagé tant de villes ukrainiennes, comptent 1 623 unités perdues. Même la défense antiaérienne russe, censée protéger les troupes du ciel, s’effondre : 1 283 systèmes neutralisés. L’armée que Poutine présentait comme la deuxième plus puissante du monde se fait méthodiquement démanteler, pièce par pièce, jour après jour, par un pays qu’il pensait conquérir en trois jours.
Il y a quelque chose de vertigineux à voir ces chiffres s’aligner. 11 603 chars. Je me souviens des images du début de la guerre, ces colonnes interminables de blindés russes qui fonçaient vers Kyiv. Cette arrogance. Cette certitude de la victoire rapide. Et maintenant ? Des carcasses calcinées qui rouillent dans les champs ukrainiens. Des cimetières de ferraille à perte de vue. La hubris militaire russe s’est fracassée contre la résistance ukrainienne. Et franchement ? Ça fait du bien de le voir.
772 drones abattus en 24 heures : la guerre des machines
Le chiffre qui frappe ce 24 janvier, au-delà des pertes humaines, c’est celui des drones : 772 appareils neutralisés en une seule journée. Sept cent soixante-douze. C’est une intensité de combat aérien qui défie l’imagination. La Russie lance des essaims entiers de drones Shahed, ces engins de mort iraniens qui terrorisent les villes ukrainiennes. Et l’Ukraine les abat. Méthodiquement. Nuit après nuit. Les défenses antiaériennes ukrainiennes — un patchwork de systèmes occidentaux et de solutions improvisées — tiennent bon. 114 049 drones russes détruits depuis le début du conflit. Cent quatorze mille. C’est une guerre dans la guerre, une bataille permanente pour le contrôle du ciel nocturne.
Mais les drones ne sont pas les seules machines volantes à tomber. L’aviation russe a payé un prix exorbitant : 434 avions de combat et 347 hélicoptères abattus. Des Su-34, des Su-35, des Ka-52 — le fleuron de l’aéronautique militaire russe, transformé en débris fumants dans les steppes ukrainiennes. Chaque appareil perdu représente des dizaines de millions de dollars. Chaque pilote tué, des années de formation. La Russie ne peut pas remplacer ces pertes au rythme où elles s’accumulent. Les sanctions occidentales ont étranglé sa capacité à produire des composants de haute technologie. L’armée russe cannibalise ses propres réserves, ressort des chars des années 1960, envoie au front des hommes avec des équipements obsolètes.
Le front ukrainien : une ligne de feu de 1 200 kilomètres
222 affrontements en une journée : l’intensité ne faiblit pas
Derrière chaque chiffre de pertes, il y a des batailles. Le 23 janvier 2026, l’État-major ukrainien a rapporté 222 affrontements sur l’ensemble de la ligne de front. Deux cent vingt-deux combats distincts en 24 heures. Des hommes qui se tirent dessus dans des tranchées boueuses, qui s’entretuent dans des villages en ruines, qui meurent pour des collines sans nom. Le front s’étend sur plus de 1 200 kilomètres, de la frontière biélorusse aux rives de la mer d’Azov. Et sur chaque mètre de cette ligne, la mort rôde. Les directions les plus actives restent Pokrovsk, Kourakhove et le secteur de Koursk, où les forces ukrainiennes mènent des opérations audacieuses en territoire russe.
Les Forces de défense ukrainiennes ne se contentent pas de résister. Elles frappent. Fort. Les 31 systèmes d’artillerie russes détruits hier en témoignent. Chaque canon silencé, c’est des centaines d’obus qui n’exploseront pas sur des maisons ukrainiennes. C’est des vies civiles épargnées. C’est une mère qui ne sera pas enterrée sous les décombres de son appartement. La guerre de l’artillerie est impitoyable. La Russie tire des milliers d’obus par jour sur les positions ukrainiennes et les zones civiles. Mais ses stocks s’épuisent. Ses canons s’usent. Et l’Ukraine, alimentée par l’aide occidentale, maintient la pression.
222 affrontements. Je laisse ce chiffre m’envahir. 222 moments où des hommes ont décidé de s’entretuer. 222 instants où la vie a basculé, où des cris ont retenti, où des corps se sont effondrés. Et demain, il y en aura 200 autres. Ou 250. Ou plus. Cette guerre n’a pas de fin visible. Elle continue, jour après jour, comme une machine folle que personne ne sait plus arrêter. Et nous, de loin, nous regardons les chiffres défiler sur nos écrans. Comme un match de football sanglant dont le score ne cesse d’augmenter.
La guerre d’usure tourne à l’avantage de la résistance
Les analystes militaires occidentaux observent une tendance claire : la Russie perd plus qu’elle ne peut remplacer. Les usines d’armement russes tournent à plein régime, mais elles ne suffisent pas à compenser le rythme des destructions. L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) note que les avancées territoriales russes, quand elles existent, se mesurent désormais en centaines de mètres et se paient en milliers de vies. La tactique des vagues humaines, héritée de la Seconde Guerre mondiale, est devenue la doctrine par défaut d’une armée à court d’options. Envoyer des hommes par dizaines contre des positions fortifiées, accepter des pertes massives pour des gains minuscules.
Cette stratégie a un coût humain vertigineux. Les estimations les plus prudentes parlent de 1 000 à 1 500 pertes russes par jour ces derniers mois — morts, blessés, disparus, prisonniers. À ce rythme, la Russie sacrifie l’équivalent de la population d’une petite ville chaque semaine. Les bureaux de recrutement militaire écument les prisons, les régions les plus pauvres, les républiques périphériques. Les salaires offerts aux nouvelles recrues atteignent des sommets délirants — plusieurs fois le salaire moyen russe. Parce que plus personne, ou presque, ne veut aller mourir en Ukraine de son plein gré.
Les civils ukrainiens : victimes collatérales d'une terreur planifiée
55 600 victimes civiles documentées par l’ONU
Les pertes militaires russes ne racontent qu’une partie de l’histoire. De l’autre côté du canon, il y a les civils ukrainiens. Ceux qui n’ont pas choisi cette guerre, qui ne portent pas d’uniforme, qui voulaient juste vivre leur vie. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) a documenté 55 600 victimes civiles en Ukraine au 31 décembre 2025 : 14 999 morts et 40 601 blessés. Ces chiffres sont des minimums. Ils ne comptent que les cas vérifiés. La réalité est certainement pire. Combien de corps n’ont jamais été retrouvés sous les décombres de Marioupol ? Combien de morts dans les territoires occupés où aucun enquêteur ne peut accéder ?
Derrière ces statistiques, il y a des vies. Olena, 47 ans, tuée par un missile sur le marché de Kharkiv où elle achetait des légumes. Mykola, 8 ans, mort dans son sommeil quand un drone a frappé son immeuble à Odessa. Valentyna, 72 ans, qui a survécu à la Seconde Guerre mondiale enfant, pour mourir sous les bombes russes quatre-vingts ans plus tard. Chaque chiffre est un prénom. Chaque statistique est une histoire interrompue. Et la Russie continue de bombarder les infrastructures civiles — centrales électriques, hôpitaux, écoles — avec une méthodique cruauté. La terreur comme stratégie. L’hiver comme arme.
14 999 civils tués. Je m’arrête sur ce chiffre. Pas des soldats. Des gens. Des familles qui dînaient. Des enfants qui dormaient. Des vieux qui attendaient leur pension. Tués parce qu’ils avaient le malheur d’habiter un pays que Poutine a décidé d’effacer de la carte. Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire cette barbarie. Il n’y a pas d’excuse, pas de justification, pas de « contexte » qui tienne. C’est du terrorisme d’État. Point final.
L’Ukraine debout malgré tout
Face à cette terreur, l’Ukraine refuse de plier. Les villes bombardées se reconstruisent. Les centrales électriques détruites sont réparées. Les enfants retournent à l’école dans des abris souterrains. Il y a quelque chose de profondément admirable dans cette résilience. Ce peuple qu’on donnait vaincu en trois jours tient bon depuis bientôt quatre ans. Les Forces armées ukrainiennes, avec leurs moyens limités face au géant russe, ont infligé à l’envahisseur des pertes que personne n’aurait osé prédire. 1,2 million de soldats russes hors de combat. Plus de 11 000 chars détruits. Une flotte de la mer Noire décimée alors que l’Ukraine ne possède pratiquement pas de marine.
Le soutien occidental reste crucial. Les systèmes de défense antiaérienne Patriot, les missiles HIMARS, les chars Leopard et Abrams, les avions F-16 qui commencent à arriver — tout cela permet aux Ukrainiens de tenir et de frapper. Mais c’est le courage des soldats et des civils ukrainiens qui fait la vraie différence. Ces hommes et ces femmes qui défendent leur terre, leur langue, leur droit à exister en tant que nation. Face à un empire qui veut les effacer, ils choisissent de se battre. Chaque jour. Chaque nuit. Depuis 1 066 jours.
Le coût économique : une Russie qui s'appauvrit
Des milliards en fumée sur les champs de bataille
Chaque char T-90 détruit représente environ 4,5 millions de dollars. Chaque système de missiles S-400 neutralisé, des centaines de millions. Les 88 véhicules perdus hier, même en comptant une valeur moyenne modeste, représentent des dizaines de millions de dollars partis en fumée. Multipliez par 1 066 jours de guerre. Le coût matériel pour la Russie dépasse l’entendement. Les estimations varient, mais on parle de centaines de milliards de dollars de matériel militaire détruit ou capturé. Sans compter les coûts de fonctionnement d’une armée de plusieurs centaines de milliers d’hommes déployée en permanence.
L’économie russe souffre. Les sanctions occidentales ont isolé le pays des marchés financiers internationaux. L’inflation grimpe. Le rouble a perdu une grande partie de sa valeur. Les entreprises étrangères ont fui. La fuite des cerveaux vide le pays de ses talents — des centaines de milliers de Russes éduqués ont émigré depuis le début de la guerre. Le budget militaire russe dévore désormais une part démesurée des ressources nationales, au détriment de la santé, de l’éducation, des infrastructures. Poutine a sacrifié l’avenir de son pays sur l’autel de ses ambitions impériales.
Les compensations financières aux familles : le prix du silence
Pour acheter le silence des familles endeuillées, le Kremlin verse des compensations. Les montants varient selon les régions et les circonstances — entre 5 et 12 millions de roubles (environ 50 000 à 120 000 euros) pour un soldat tué. Dans certaines régions pauvres de Russie, c’est une fortune. Assez pour que des mères ravagent leur chagrin en silence. Assez pour que des veuves n’osent pas manifester leur colère. Le régime a institutionnalisé le marchandage de la vie humaine. Combien vaut un fils ? Un mari ? Un père ? Le Kremlin a fixé un prix.
Mais même ces compensations creusent les finances publiques. 1,2 million de familles potentiellement éligibles à des paiements de dizaines de milliers d’euros chacune. Faites le calcul. Les régions russes les plus pauvres, celles qui fournissent le plus de chair à canon, accumulent les dettes. Les gouverneurs supplient Moscou pour des fonds supplémentaires. Le système craque de toutes parts. Et la guerre continue, insatiable, dévorante.
Entre 50 000 et 120 000 euros. C’est le prix d’une vie russe selon le Kremlin. Un fils de 19 ans qui croyait partir pour des exercices militaires et qui s’est retrouvé à crever dans une tranchée ukrainienne — voilà ce qu’il vaut. J’essaie d’imaginer la mère qui reçoit ce virement. Cette transaction obscène. L’argent du sang. Peut-elle seulement regarder son compte en banque sans vomir ? Comment Poutine ose-t-il parler de « valeurs russes » quand il a transformé ses citoyens en marchandise ?
La propagande contre la réalité : le mensonge permanent
5 937 morts officiels contre 1,2 million estimés
Le dernier chiffre officiel de pertes communiqué par Moscou date de septembre 2022 : 5 937 soldats tués. Depuis, rien. Le ministère russe de la Défense a cessé toute communication sur le sujet. Comme si les morts avaient simplement arrêté de mourir. Comme si la guerre s’était mise en pause. La différence entre le chiffre officiel russe et les estimations ukrainiennes et occidentales est abyssale. 5 937 contre plus de 1 200 000. Un facteur de plus de 200. Le mensonge est si énorme qu’il en devient grotesque. Et pourtant, une partie de la population russe y croit encore. Ou fait semblant d’y croire.
La propagande du Kremlin a créé une réalité alternative. Dans cette réalité, la Russie gagne. L’opération militaire spéciale — jamais appelée guerre — se déroule comme prévu. Les pertes sont minimes. L’ennemi est au bord de l’effondrement. Les télévisions d’État martèlent ce récit jour après jour. Les voix dissidentes sont réduites au silence — en prison, en exil, ou pire. Le journaliste Alexeï Navalny est mort dans un goulag arctique. D’autres ont été empoisonnés, défenestrés, abattus. La vérité est devenue un crime en Russie.
Les cercueils qui ne mentent pas
Mais les cercueils arrivent quand même. Dans les villages de Bouriatie, du Daghestan, de Tchétchénie — les minorités ethniques qui fournissent une part disproportionnée des soldats. Les cimetières s’étendent. Les tombes fraîches se multiplient. Sur les réseaux sociaux russes, malgré la censure, des témoignages filtrent. Des mères qui cherchent leurs fils disparus. Des femmes qui n’ont jamais reçu de confirmation officielle de la mort de leur mari. Des soldats blessés abandonnés par leur hiérarchie. La réalité finit toujours par percer, même à travers le mur de mensonges le plus épais.
Les services de renseignement occidentaux, les journalistes d’investigation, les analystes en sources ouvertes — tous convergent vers les mêmes conclusions. Les pertes russes sont massives, sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. L’armée russe saigne à blanc. Et Poutine refuse de l’admettre, refuse de négocier une paix honorable, refuse de mettre fin au carnage. Parce qu’admettre l’échec, ce serait admettre que tout cela — les morts, les blessés, les villes détruites, les vies brisées — n’a servi à rien.
L'équipement lourd : symbole d'une déroute stratégique
De la deuxième armée du monde au cimetière de blindés
Avant février 2022, l’armée russe était considérée comme la deuxième plus puissante du monde. Ses défilés militaires sur la Place Rouge impressionnaient. Ses nouveaux systèmes d’armes — chars T-14 Armata, missiles hypersoniques Kinzhal, systèmes S-500 — faisaient la une des magazines spécialisés. Et puis la guerre a commencé. Et le mythe s’est effondré. Les T-14 Armata, censés révolutionner la guerre blindée, n’ont jamais été déployés en nombre significatif. Les T-90, fleurons de l’arsenal, se sont fait détruire par des missiles antichars portables. Les colonnes de blindés se sont enlisées dans la boue ukrainienne, proies faciles pour les drones Bayraktar TB2.
Aujourd’hui, la Russie ressort des T-62 de ses réserves — des chars conçus dans les années 1960. Elle achète des munitions nord-coréennes et des drones iraniens. Elle manque de semi-conducteurs pour ses missiles guidés et recycle des puces de machines à laver. L’image de superpuissance militaire s’est fracassée contre les réalités du champ de bataille. 11 603 chars détruits. 23 949 véhicules blindés. 36 580 pièces d’artillerie. Ces chiffres racontent l’histoire d’une armée qui se vide, d’un arsenal qui s’épuise, d’une doctrine militaire qui a échoué.
Je me souviens des commentateurs qui, au début de la guerre, donnaient Kyiv à la Russie en 72 heures. L’armée russe était invincible, disaient-ils. Les Ukrainiens n’avaient aucune chance. Regardez maintenant. 11 603 chars russes en moins. Plus d’un million de soldats hors de combat. La « deuxième armée du monde » humiliée par un pays qu’elle pensait annexer en un week-end. Il y a une forme de justice dans cet effondrement. Une justice brutale, sanglante, mais une justice quand même.
La flotte de la mer Noire : un naufrage stratégique
Le symbole le plus frappant de la déroute russe est peut-être naval. 28 navires et 2 sous-marins russes détruits — par un pays qui ne possède pratiquement pas de marine de guerre. Le croiseur Moskva, navire amiral de la flotte de la mer Noire, repose au fond des eaux depuis avril 2022, coulé par des missiles ukrainiens Neptune. Depuis, les Ukrainiens ont continué à harceler la flotte russe avec des drones navals, des missiles antinavires, des attaques audacieuses contre le port de Sébastopol. La Russie a été contrainte de retirer une grande partie de ses navires de Crimée, les mettant à l’abri plus à l’est.
Cette défaite navale a des conséquences stratégiques majeures. La mer Noire, que Moscou voulait transformer en lac russe, reste contestée. L’Ukraine a réussi à maintenir un corridor d’exportation pour ses céréales, vitales pour l’économie du pays et pour des millions de personnes dans le monde qui dépendent du blé ukrainien. La domination maritime russe, censée étrangler l’Ukraine, a été brisée par l’ingéniosité et le courage des forces ukrainiennes.
Conclusion : le prix de la folie d'un seul homme
1,2 million de vies sacrifiées pour rien
Au matin du 24 janvier 2026, le compteur affiche 1 233 020 soldats russes hors de combat. Un million deux cent trente-trois mille vingt hommes. Des fils, des pères, des frères, des maris. Des vies entières réduites à une ligne dans un tableau statistique. Et pour quoi ? Pour satisfaire les délires impériaux d’un dictateur vieillissant qui rêve de reconstituer l’URSS. Pour punir un peuple qui a osé choisir la démocratie et l’Europe plutôt que la soumission à Moscou. Pour prouver que la Russie est encore une grande puissance, capable de dicter sa loi à ses voisins. Le résultat ? Une armée décimée. Une économie étranglée. Un pays isolé. Et des centaines de milliers de morts.
Du côté ukrainien, la souffrance est immense aussi. 55 600 civils victimes documentées. Des villes entières rasées — Marioupol, Bakhmout, Avdiivka. Des millions de réfugiés. Une économie dévastée. Des traumatismes qui marqueront des générations. Mais l’Ukraine reste debout. Elle se bat. Elle refuse de céder. Et chaque jour qui passe, elle prouve que la résistance est possible, que les tyrans peuvent être tenus en échec, que le courage peut l’emporter sur la brutalité.
Combien encore avant que cela s’arrête ?
La question qui hante, ce matin du 25 janvier 2026, est simple : combien encore ? Combien de 930 journées comme celle d’hier avant que quelqu’un à Moscou trouve le courage — ou l’instinct de survie — de mettre fin à cette folie ? Combien de chars détruits, d’avions abattus, de navires coulés avant que l’évidence s’impose : cette guerre est perdue ? Poutine a parié sur l’épuisement occidental, sur la lassitude des opinions publiques, sur la division des alliés de l’Ukraine. Jusqu’ici, ce pari n’a pas payé. Mais la guerre continue. Le sang coule. Les cercueils s’accumulent.
930 soldats russes de moins hier. 4 chars. 31 systèmes d’artillerie. 772 drones. Les chiffres tomberont encore demain. Et après-demain. Et le jour suivant. Jusqu’à ce que cette guerre finisse. Par l’épuisement russe. Par un coup d’État à Moscou. Par un miracle diplomatique. Ou par la victoire ukrainienne sur le champ de bataille. En attendant, le compteur tourne. 1 233 020. 1 233 021. 1 233 022…
Je termine cet article et je ne sais pas quoi espérer. La paix ? Elle semble si loin. La victoire ukrainienne ? Elle coûterait encore tant de vies. La chute de Poutine ? On peut rêver. Ce que je sais, c’est que 930 familles russes ont appris hier, ou apprendront bientôt, qu’elles ont perdu quelqu’un. Et que des milliers de familles ukrainiennes vivent le même cauchemar depuis bientôt quatre ans. Cette guerre est une obscénité. Une honte pour l’humanité. Et elle continue. Chaque matin, je lis les chiffres. Chaque matin, la gorge se serre. Chaque matin, la même question : combien encore ?
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent le conflit russo-ukrainien. Mon travail consiste à décortiquer les rapports militaires, à contextualiser les pertes et les évolutions du front, et à proposer des perspectives analytiques sur cette guerre qui redéfinit l’ordre international.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel qui se limiterait au simple rapport des chiffres. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse des données disponibles, et à une lecture critique des événements. Mon rôle est de donner du sens aux statistiques, de rappeler qu’il y a des vies humaines derrière chaque chiffre, et d’offrir une perspective honnête sur les enjeux de ce conflit.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles proviennent exclusivement de sources vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de l’État-major des Forces armées d’Ukraine, rapports du ministère ukrainien de la Défense, données du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), rapports des services de renseignement britanniques.
Sources secondaires : ArmyInform (média officiel des Forces armées ukrainiennes), United24 Media, Mezha.net, Ukrinform, analyses de l’Institute for the Study of War (ISW).
Nature de l’analyse
Les analyses et interprétations présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles au 25 janvier 2026. Les chiffres de pertes russes proviennent de sources ukrainiennes et ne peuvent être vérifiés de manière indépendante, la Russie ne communiquant plus sur ses pertes depuis septembre 2022. Cependant, les estimations occidentales et les analyses en sources ouvertes corroborent l’ordre de grandeur des pertes annoncées.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait modifier les perspectives présentées. Cet article reflète l’état des connaissances disponibles à la date de publication.
Sources
Sources primaires
État-major des Forces armées d’Ukraine — Rapport quotidien des pertes ennemies — 24 janvier 2026
ArmyInform Ukraine — « Minus 930 occupiers, tanks, and artillery systems: Russian losses over the past day » — 24 janvier 2026
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) — Rapport sur les victimes civiles en Ukraine — 31 décembre 2025
Sources secondaires
United24 Media — « Daily Update: Russia Loses 930 Troops, 4 Tanks, and 31 Artillery Systems in Ukraine » — 24 janvier 2026
Mezha.net — « Russian Military Losses in Ukraine Reach Over 1.2 Million Personnel » — Janvier 2026
MinFin Index Ukraine — « Casualties of Russia in Ukraine – official data » — Données actualisées janvier 2026
Services de renseignement britanniques — Estimations des pertes russes 2025 — Rapports déclassifiés
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