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Le pouvoir excessif de Trump inquiète l’Europe : Merz rejette le Conseil de la paix
Crédit: Adobe Stock

Un président omnipotent

L’architecture du Conseil de la paix repose sur une concentration du pouvoir sans précédent dans l’histoire moderne des organisations internationales. Trump occupe le poste de président fondateur à vie, ce qui lui confère une autorité quasi dictatoriale sur le fonctionnement de l’institution. Cette structure hiérarchique contredit fondamentalement les principes démocratiques que les pays occidentaux prétendent défendre. Le président américain décide seul de l’admission des membres et dispose d’un veto sur toutes les décisions, ce qui le place dans une position de monarque absolu plutôt que de chef d’une organisation multilatérale. Cette centralisation extrême du pouvoir représente un danger sérieux pour l’équilibre géopolitique mondial.

Le Conseil exécutif fondateur qui entoure Trump comprend des figures controversées comme Jared Kushner, son gendre et conseiller à la Maison Blanche, ainsi que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Ce cercle restreint de fidèles du président américain exclut toute représentation équilibrée des différentes régions du monde. La méthode de recrutement des membres permanents nécessite une contribution financière d’un milliard de dollars, ce qui limite la participation aux nations les plus riches. Cette approche mercantiliste de la diplomatie internationale soulève de sérieuses questions éthiques sur la vénalité potentielle de l’influence géopolitique. Le Conseil de la paix ressemble davantage à un club privé réservé aux fortunes qu’à une véritable organisation de maintien de la paix.

Cette concentration absolue du pouvoir entre les mains d’un seul homme me terrifie. Comment peut-on prétendre construire une structure de paix durable en la plaçant sous la dépendance totale d’une personne, quelle qu’elle soit ? L’histoire nous a pourtant appris à maintes reprises que le pouvoir absolu corrompt absolument. Voir Trump se positionner comme l’arbitre ultime des conflits mondiaux me donne envie de hurler. La paix ne peut pas être achetée par des milliardaires ni distribuée selon le bon vouloir d’un homme seul.

Un contournement de l’ONU

Le Conseil de la paix s’inscrit clairement dans une démarche de contournement de l’Organisation des Nations Unies, institution historique du multilatéralisme depuis 1945. Trump a d’ailleurs affirmé lors du lancement de cette initiative que l’ONU avait un tremendous potential qu’elle n’avait jamais su utiliser. Cette critique ouverte de l’institution onusienne révèle l’intention américaine de créer une alternative parallèle qui échapperait aux contraintes du droit international actuel. Le Conseil de la paix pourrait ainsi prendre des décisions sans avoir à obtenir l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie et la Chine disposent d’un droit de veto. Cette bypass stratégique permettrait aux États-Unis d’imposer leurs vues sur les conflits mondiaux sans aucune opposition formelle.

La communauté internationale s’inquiète de cette érosion progressive des institutions multilatérales qui ont structuré les relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Conseil de la paix représente une menace existentielle pour le système onusien car il offre une plateforme alternative aux pays qui souhaitent éviter les contraintes des traités internationaux. Des pays comme la Russie et Israël, tous deux soumis à des sanctions internationales ou des enquêtes pour crimes de guerre, ont été invités à rejoindre cette nouvelle structure. Cette composition controversée suggère que le Conseil de la paix pourrait servir d’instrument de légitimation pour des régimes par ailleurs mis au ban de la communauté internationale.

L’ONU n’est pas parfaite, loin de là, mais elle représente un effort collectif imparfait mais sincère pour gérer les conflits mondiaux. Voir Trump la démolir pièce par pièce pour construire son propre empire personnel me révolte au plus haut point. C’est comme si un architecte mégalomane décidait de raser la cathédrale Notre-Dame pour y construire un palace à sa gloire. L’ONU avec tous ses défauts reste le seul espace où les petits pays peuvent encore faire entendre leur voix face aux géants de ce monde. La perdre serait une tragédie pour l’humanité entière.

Sources

Sources primaires

Berliner Zeitung, « Frieden per Vetorecht? Warum Merz Trumps Gremium ablehnt », 23 janvier 2026

Deutsche Welle, « Merz says Germany won’t join Trump’s ‘Board of Peace' », 23 janvier 2026

Al Jazeera, « Trump launches Board of Peace at signing ceremony in Davos », 22 janvier 2026

Middle East Monitor, « Berlin rejects ‘peace council,’ backs the United Nations », 22 janvier 2026

Sources secondaires

Bluewin, « Merz rejects Trump’s Peace Council – in its current form », 23 janvier 2026

TASS, « Germany will not accept Trump’s Board of Peace in its present form », 23 janvier 2026

Times of Israel, « Leaders of Germany, Italy say they can’t join Trump’s Board of Peace », 23 janvier 2026

CNBC, « Trump signed his Gaza Board of Peace into being. Here’s who’s on it », 22 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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