Skip to content
L’Iran menace de couler l’USS Abraham Lincoln en quelques minutes : la guerre totale à nos portes
Crédit: Adobe Stock

Le missile Fattah-1 : l’arme qui prétend défier toutes les défenses

Le Fattah-1. Quinze fois la vitesse du son. 1 400 kilomètres de portée. Une ogive manœuvrable capable de modifier sa trajectoire en plein vol. C’est le joyau de l’arsenal iranien, dévoilé en grande pompe en juin 2023 par les Gardiens de la révolution. Téhéran le présente comme l’arme ultime, celle qui peut percer tous les boucliers antimissiles existants, y compris l’Iron Dome israélien et le système Aegis américain. Le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, affirme qu’il faudra des décennies avant qu’un système capable de l’intercepter soit développé. Des décennies. Rien que ça.

Mais que valent vraiment ces prétentions? Les analystes occidentaux restent partagés. Fabian Hinz, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies, tempère l’enthousiasme iranien. Selon lui, le Fattah-1 n’est pas à proprement parler un missile hypersonique au sens où l’entendent les experts militaires. C’est un missile balistique à moyenne portée équipé d’un véhicule de rentrée manœuvrable — un MaRV — qui ne peut effectuer des corrections de trajectoire que pendant la phase terminale de son vol. Une nuance technique qui change tout. Car les vrais missiles hypersoniques — ceux de la Russie, de la Chine — maintiennent leur vitesse et leur manœuvrabilité tout au long de leur trajectoire atmosphérique. Le Fattah-1, lui, reste vulnérable. Pas invincible. Simplement plus difficile à intercepter que ses prédécesseurs.

Les exercices « Grand Prophète » : répétition générale ou mise en scène?

Depuis 2006, l’Iran organise régulièrement ses manœuvres militaires « Grand Prophète ». Et à chaque édition, le scénario vedette reste le même : l’attaque d’un porte-avions américain. Une maquette grandeur nature, construite sur une barge, sert de cible. En 2015, lors de Grand Prophète 9, les Gardiens de la révolution l’ont bombardée de missiles, encerclée de vedettes rapides armées, minée le périmètre en moins de dix minutes. Le commandant Mohammad Ali Jafari avait alors déclaré qu’il ne faudrait que cinq minutes aux missiles iraniens pour couler un vrai porte-avions américain. En 2020, lors de Grand Prophète 14, rebelote. Missiles balistiques tirés depuis des bases souterraines. Commandos héliportés. Vedettes kamikazes bourrées de plus d’une tonne d’explosifs.

Les images sont spectaculaires. Les généraux iraniens pavanent devant les caméras. La télévision d’État diffuse en boucle les destructions. Mais ces exercices ont une limite fondamentale que Téhéran préfère ignorer : la maquette est immobile, non défendue, isolée. Un vrai groupe aéronaval américain ne se déplace jamais sans ses escortes — croiseurs, destroyers, sous-marins d’attaque — équipés des systèmes de défense les plus sophistiqués au monde. Les F-35 et F-18 assurent une couverture aérienne permanente. Les radars Aegis détectent et suivent simultanément des centaines de cibles. Les canons Phalanx CIWS peuvent cracher 4 500 obus par minute sur les missiles entrants. La réalité d’un affrontement naval serait infiniment plus complexe que ces démonstrations télévisées.

Et pourtant. Et pourtant, quelque chose me dit qu’on aurait tort de balayer ces menaces d’un revers de main. Pas parce que l’Iran peut réellement couler un porte-avions en quelques minutes — c’est de la propagande, pure et simple. Mais parce qu’un régime acculé, désespéré, prêt à tout pour survivre, peut commettre l’irréparable. Pas par calcul rationnel. Par panique. Par fierté blessée. Par cette logique suicidaire qui pousse les hommes au bord du gouffre à préférer l’abîme à la reddition. C’est ça qui m’inquiète. Pas leurs missiles. Leur désespoir.

Sources

Sources primaires

Euronews — Death toll in Iran’s protest crackdown reaches 5,002 as Trump says US ‘armada’ approaching — 23 janvier 2026
TRT Français — L’Iran considérera toute attaque américaine comme une guerre totale — 24 janvier 2026
La Nouvelle Tribune — L’Iran à Trump : nos forces armées sont prêtes au pire — 24 janvier 2026
Boursorama/Reuters — L’Iran considérera toute attaque comme une guerre totale — 24 janvier 2026
The Jerusalem Post — Trump warns Iran on nuclear reset as US carrier group deploys — janvier 2026
Army Recognition — U.S. Navy Redirects USS Abraham Lincoln Strike Group Toward Middle East — janvier 2026

Sources secondaires

Wikipedia — USS Abraham Lincoln (CVN-72) — mise à jour janvier 2026
Wikipedia — Fattah-1 missile — mise à jour janvier 2026
Army Technology — Fattah Hypersonic Ballistic Missile, Iran — septembre 2023
Iran Watch — Table of Iran’s Missile Arsenal — 2024
The Iran Primer (USIP) — Iran Attacks Fake Aircraft Carrier — août 2020
Popular Mechanics — Iran Blows Up Fake U.S. Aircraft Carrier. Again — juillet 2020
The National Interest — What Happened When Iran Simulated an Attack on a U.S. Aircraft Carrier — novembre 2024
Al Jazeera — Iran showcases new weapons as it prepares for a rocky 2025 — mars 2025
Defence Security Asia — Pentagon Redirects USS Abraham Lincoln Carrier Strike Group to Middle East — janvier 2026
Special Eurasia — Middle East: US Force Projection and Iranian Calculus — janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu