L’acharnement russe face à la résistance ukrainienne
Le secteur de Pokrovsk reste le plus chaud du front. Depuis le début de la journée, l’ennemi a lancé 42 attaques dans les environs de Pokrovsk, Myrnohrad, Rodynske, Kotlyne, Udachne, Molodetske, Filiia, et en direction de Bilytske, Dorozhnie, Shevchenko, Hryshyne et Ivanivka. Quarante-deux assauts. En une seule journée. Sur un seul secteur. Cette intensité donne la mesure de l’importance stratégique que Moscou accorde à cette zone. Pokrovsk est un nœud ferroviaire et logistique crucial pour l’Ukraine. Sa chute ouvrirait la voie vers Dnipropetrovsk. Les Russes le savent. Les Ukrainiens aussi.
Mais les chiffres parlent aussi de la résistance. Selon les données préliminaires de l’état-major, 113 envahisseurs ont été neutralisés dans ce seul secteur. 70 d’entre eux de manière irréversible. Soixante-dix hommes qui ne reviendront jamais chez eux. Soixante-dix familles russes qui apprendront un jour — ou peut-être jamais — que leur fils, leur frère, leur père est tombé dans les champs du Donbass. Les forces ukrainiennes ont également détruit un véhicule, cinq pièces d’équipement spécial, une moto, 13 drones et quatre abris de personnel ennemi. Elles ont endommagé un système d’artillerie, neuf véhicules, un équipement spécial et 16 abris supplémentaires.
Soixante-dix morts. Soixante-dix. En une journée. Sur un seul secteur. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain aussi. Cette guerre broie les hommes à un rythme que l’on peine à concevoir. Les estimations parlent de plus de 1,2 million de pertes russes depuis le début de l’invasion. Un million deux cent mille. C’est l’équivalent de la population de Prague. C’est vertigineux. Et pourtant, Moscou continue d’envoyer ses hommes à l’abattoir. Comment appelle-t-on ça ? De la détermination ? De l’obstination ? De la folie ? Je ne sais plus.
Les tactiques d’infiltration et l’enfer des bombes guidées
Les analystes de l’Institute for the Study of War documentent depuis des mois l’évolution des tactiques russes dans le secteur de Pokrovsk. Les forces de Moscou ont abandonné les grandes offensives mécanisées au profit de tactiques d’infiltration par petits groupes. Des soldats avancent par groupes de un à trois, profitant des mauvaises conditions météorologiques pour se faufiler dans les localités. Ils utilisent des motos, des buggies, des véhicules tout-terrain. L’objectif : prendre pied dans les villages, établir des positions, puis élargir progressivement leur emprise. Une guerre de termites. Lente. Méthodique. Mortelle.
À cela s’ajoute le déluge de bombes aériennes guidées KAB. Les rapports indiquent que les forces aérospatiales russes larguent entre 20 et 30 KAB quotidiennement sur les seules positions du secteur Pokrovsk-Myrnohrad. Ces bombes détruisent les infrastructures, empêchent les défenseurs ukrainiens de tenir des positions fixes, transforment chaque bâtiment en piège mortel. L’aviation russe compense par le feu ce qu’elle ne peut obtenir par la manœuvre au sol. Les 147 bombes guidées larguées ce 24 janvier témoignent de cette stratégie implacable. Le ciel du Donbass est un enfer permanent pour ceux qui défendent en dessous.
Section 3 : Le front sud s'embrase également
Huliaipole et la menace sur Zaporijjia
Le secteur de Pokrovsk n’est pas le seul à subir la pression russe. Dans le secteur de Huliaipole, les envahisseurs ont tenté 14 fois d’avancer sur les positions ukrainiennes. Les attaques ont ciblé les environs de Huliaipole, Myrne, et en direction de Nove Zaporizhzhia, Dobropillia, Zelene, Varvarivka et Zaliznychne. Deux affrontements étaient encore en cours au moment du rapport. Des frappes aériennes ont touché Zirnytsia, Liubytske, Vozdvyzhivka, Zaliznychne et Verkhnia Tersa. L’objectif russe est clair : avancer vers la ville de Zaporijjia, menacer les arrières ukrainiens, couper les lignes logistiques.
Le secteur de Kostiantynivka a enregistré 12 affrontements dans la journée. L’ennemi a assailli les positions ukrainiennes dans les zones de Kostiantynivka, Kleban-Byk, Pleshchiivka, Shcherbynivka, Yablunivka, Rusyn Yar, Sofiivka et en direction de Novopavlivka. Dans le secteur d’Oleksandrivka, les défenseurs ukrainiens ont repoussé quatre attaques dans les environs de Zelenyi Hai et Zlahoda. Chaque localité est un bastion. Chaque village est une forteresse. Chaque tranchée est une ligne rouge que les Ukrainiens refusent de franchir vers l’arrière.
Quatorze attaques sur Huliaipole. Douze sur Kostiantynivka. Quarante-deux sur Pokrovsk. Et les analystes occidentaux parlent parfois de « front stabilisé ». Stabilisé ? Vraiment ? Je ne vois rien de stable ici. Je vois une pression constante, écrasante, sur des hommes qui tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que derrière eux, il y a leurs familles, leurs villes, leur pays. Et devant, une armée qui ne recule devant rien. Pas même devant ses propres pertes.
Les autres secteurs sous pression
Dans le secteur d’Orikhiv, les défenseurs ukrainiens ont repoussé une attaque ennemie dans les zones de Plavni et Prymorske. L’ennemi a mené une frappe aérienne sur Preobrazhenka. Dans le secteur de Prydniprovske, une tentative d’attaque russe a échoué contre les positions des défenseurs ukrainiens. La rive gauche du Dnipro reste un front secondaire mais toujours actif. Les Russes y maintiennent une pression constante, obligeant les Ukrainiens à y déployer des forces qui pourraient être utiles ailleurs. C’est l’une des caractéristiques de cette guerre : l’ennemi attaque partout, tout le temps, pour étirer les défenses au maximum.
L’état-major ukrainien rapporte également que les forces de défense ont détruit un groupe d’envahisseurs qui tentait d’avancer près de Rodynske. Les détails de cette opération n’ont pas été précisés, mais elle illustre la capacité des Ukrainiens à frapper les colonnes russes en mouvement. Les drones, l’artillerie de précision, les unités de reconnaissance travaillent ensemble pour identifier et détruire les forces adverses avant qu’elles n’atteignent leurs objectifs. Cette guerre est aussi une guerre technologique, où la maîtrise des drones et des communications peut faire la différence entre la vie et la mort.
Section 4 : Le coût humain de l'offensive russe
Des pertes qui défient l’entendement
Les chiffres de pertes russes sont vertigineux. Selon les données compilées par le ministère britannique de la Défense, la Russie a probablement subi environ 415 000 pertes (tués et blessés) en 2025 — le deuxième total annuel le plus élevé depuis le début de l’invasion. Au total, la Russie aurait subi environ 1 213 000 pertes depuis février 2022. Un million deux cent treize mille hommes. Des hommes qui ne reverront jamais leurs familles, ou qui reviendront brisés dans leur corps et leur esprit. Le taux de pertes quotidien moyen en décembre 2025 était de 1 130 selon les rapports de l’état-major ukrainien. Plus de mille hommes par jour. Trente mille par mois. C’est l’équivalent d’une petite ville qui disparaît chaque mois.
L’ancien directeur de la CIA, William Burns, a estimé en janvier 2026 que les pertes russes atteignaient 1 100 000 hommes. Le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) évaluait dès juin 2025 les pertes à 950 000, dont 250 000 tués. Ces chiffres varient selon les sources, mais tous convergent vers une réalité terrifiante : la Russie sacrifie ses hommes à un rythme qui n’a pas d’équivalent depuis la Seconde Guerre mondiale. Poutine a déclaré que la Russie pouvait et voulait maintenir ce rythme jusqu’à ce que tous les objectifs soient atteints. Une déclaration glaçante qui dit tout de la valeur qu’il accorde à la vie de ses propres soldats.
Le prix de chaque kilomètre
Les analystes du Kyiv Post ont calculé que dans le secteur de Pokrovsk, les avancées russes de 2025 — environ 1 000 à 1 200 kilomètres carrés — ont coûté entre 180 000 et 200 000 pertes. Cela représente 180 à 220 soldats tués ou blessés par kilomètre carré conquis. Deux cents hommes pour un kilomètre carré de terres agricoles ukrainiennes. Des champs de blé transformés en cimetières. Des villages vidés de leurs habitants, réduits en ruines, puis « libérés » par des troupes qui n’y trouveront que des décombres. Et pendant ce temps, Moscou célèbre ses « victoires » et envoie de nouvelles vagues de conscrits vers le front.
Du côté ukrainien, les pertes sont également lourdes, bien que généralement inférieures. Le président Zelensky a reconnu en décembre 2024 que 43 000 soldats ukrainiens avaient été tués et 370 000 blessés depuis le début de l’invasion. D’autres estimations, comme celle de Trump, avancent le chiffre de 400 000 pertes (tués et blessés). L’Ukraine se bat avec des effectifs inférieurs, mais elle bénéficie de l’avantage défensif : les tranchées, les fortifications, les champs de mines, les dragons de béton qui ralentissent les blindés russes. Chaque attaque russe se brise sur ces défenses, mais chaque défense a un coût humain que l’Ukraine peut de moins en moins supporter.
Je regarde ces chiffres et je me demande comment on peut encore parler de « guerre de position » ou de « front figé ». Chaque jour, plus de mille Russes tombent. Chaque jour, des Ukrainiens meurent aussi, même si on en parle moins. Cette guerre est un gouffre sans fond qui avale les hommes, les machines, les espoirs. Et quelque part au Kremlin, un homme a décidé que tout cela valait la peine. Que ces vies sacrifiées étaient un prix acceptable. Je ne comprends pas. Je ne comprendrai jamais.
Section 5 : La guerre des drones et de l'artillerie
5 295 drones kamikazes en une seule journée
Le chiffre est ahurissant : 5 295 drones kamikazes déployés en une seule journée par les forces russes. Cinq mille deux cent quatre-vingt-quinze. C’est un essaim permanent qui survole le front, qui traque les positions, qui frappe sans relâche. Ces drones Shahed, Gerbera et autres modèles sont devenus l’arme signature de cette guerre. Peu coûteux, produits en masse, difficiles à intercepter, ils saturent les défenses, épuisent les stocks de munitions anti-aériennes, et finissent par trouver leurs cibles. Chaque nuit, l’Ukraine subit des vagues de drones qui visent les infrastructures critiques, les centrales électriques, les dépôts de munitions, les zones résidentielles.
La défense aérienne ukrainienne fait ce qu’elle peut. Selon les rapports, une grande partie de ces drones est abattue avant d’atteindre sa cible. Mais il en reste toujours assez pour causer des dégâts. En janvier 2026, les attaques russes ont frappé Kyiv, privant plus de 3 200 immeubles de chauffage en plein hiver. Elles ont touché des infrastructures critiques dans la région de Zhytomyr. Elles ont ciblé des villages dans la région de Soumy. Cette guerre se joue aussi dans les airs, dans cette bataille permanente entre les drones russes et les systèmes de défense ukrainiens. Et chaque drone qui passe, c’est une vie civile potentiellement perdue, un bâtiment détruit, un peu plus d’espoir qui s’évapore.
L’artillerie, maîtresse du champ de bataille
Les 2 843 bombardements d’artillerie enregistrés le 24 janvier rappellent que cette guerre reste fondamentalement une guerre d’artillerie. Les canons russes pilonnent les positions ukrainiennes jour et nuit. Les systèmes de lance-roquettes multiples arrosent des zones entières. Les obus tombent sur les tranchées, les bunkers, les villages. L’artillerie ukrainienne répond, mais avec des stocks limités et une dépendance aux livraisons occidentales qui ne sont jamais suffisantes. La supériorité russe en volume de feu est une réalité que les Ukrainiens compensent par la précision, l’intelligence et la mobilité.
Les rapports de l’état-major mentionnent la destruction d’un système d’artillerie russe dans le secteur de Pokrovsk. C’est une victoire tactique, mais combien de tubes russes restent en batterie ? Les estimations parlent de milliers de pièces d’artillerie déployées sur l’ensemble du front. La Russie a mobilisé son complexe militaro-industriel, remis en service des canons soviétiques stockés depuis des décennies, importé des obus de Corée du Nord et d’Iran. Cette guerre d’attrition favorise celui qui peut produire et tirer le plus longtemps. Et pour l’instant, Moscou semble déterminé à tenir cette course, quel qu’en soit le prix.
Section 6 : La résistance ukrainienne face au déluge
Des défenseurs qui refusent de céder
Malgré la pression écrasante, les forces de défense ukrainiennes tiennent leurs positions. Dans le secteur de Pokrovsk, elles ont neutralisé 113 envahisseurs en une seule journée. Dans le secteur de Huliaipole, elles ont repoussé 14 attaques. Dans le secteur de Kostiantynivka, elles ont résisté à 12 assauts. Ces hommes et ces femmes en uniforme se battent avec ce qu’ils ont : des drones, de l’artillerie, des armes antichars, et surtout une détermination qui force le respect. Ils savent ce qui les attend s’ils échouent. Ils ont vu ce que les Russes font aux territoires qu’ils occupent. Ils ne reculent pas.
Les opérateurs de drones ukrainiens jouent un rôle crucial dans cette défense. Selon les rapports, ils maintiennent un contrôle de feu sur les lignes de communication russes dans le secteur de Pokrovsk. Les forces russes ne peuvent utiliser leurs véhicules en sécurité qu’à cinq à sept kilomètres de la ligne de front. Au-delà, les drones ukrainiens guettent, frappent, détruisent. Ce contrôle ralentit les ravitaillements russes, force les soldats à démonter et à porter leurs supplies à pied, épuise les forces avant même qu’elles n’atteignent le front. C’est une guerre asymétrique où la technologie compense partiellement l’infériorité numérique.
Je pense à ces opérateurs de drones, quelque part dans un sous-sol du Donbass, les yeux rivés sur leurs écrans, qui cherchent les colonnes russes et les détruisent une par une. Je pense à ces artilleurs qui calculent leurs tirs, économisent leurs obus, visent juste parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de gaspiller. Je pense à ces fantassins dans leurs tranchées boueuses, qui repoussent assaut après assaut, jour après jour, sans relâche. Qui sont ces gens ? D’où tirent-ils cette force ? Je l’ignore. Mais je sais que sans eux, l’Europe aurait un problème bien plus grave que celui qu’elle a aujourd’hui.
La stratégie de défense en profondeur
L’Ukraine a construit une défense en profondeur qui a considérablement ralenti les avancées russes. Les tranchées, les dragons de béton, les champs de mines, les obstacles antichars forment des lignes successives que les forces russes doivent franchir une par une. Chaque ligne coûte des hommes, des véhicules, du temps. Les analystes du CSIS notent que le taux d’avancée russe depuis janvier 2024 n’est que de 135 mètres par jour en moyenne dans le secteur de Pokrovsk. Cent trente-cinq mètres. En dix jours, cela fait à peine plus d’un kilomètre. À ce rythme, la conquête des objectifs fixés par Poutine prendrait des décennies.
Mais la défense a aussi ses limites. Les Ukrainiens manquent d’hommes. La mobilisation est difficile, impopulaire, insuffisante. Des brigades entières souffrent de désertions, de pertes non remplacées, d’épuisement. Le Kyiv Post rapportait en décembre que certaines unités avaient perdu la quasi-totalité de leur équipement lourd — chars Leopard 2, obusiers CAESAR, véhicules blindés — et continuaient à se battre avec ce qui restait. La question n’est pas de savoir si les Ukrainiens veulent tenir, mais s’ils pourront tenir assez longtemps pour que quelque chose change. Un cessez-le-feu. Des négociations. Une aide occidentale accrue. Quelque chose.
Conclusion : L'horizon incertain de la guerre
Une guerre sans fin en vue
Ce 24 janvier 2026, le front ukrainien a tenu. 119 affrontements. 42 attaques repoussées dans le seul secteur de Pokrovsk. 113 envahisseurs neutralisés. Les forces de défense ukrainiennes ont fait leur travail, une fois de plus. Mais demain, tout recommencera. Et après-demain aussi. Et la semaine prochaine. Et le mois prochain. Cette guerre est entrée dans une phase d’usure où chaque camp cherche à épuiser l’autre. Moscou mise sur ses réserves humaines, sa capacité à absorber des pertes que tout autre pays jugerait insupportables. Kyiv mise sur la technologie, l’aide occidentale, et la détermination de ses défenseurs. Qui cédera le premier ?
Les discussions sur un possible cessez-le-feu se multiplient dans les capitales occidentales. Washington parle de « mécanismes de vérification », de « garanties de sécurité », de « forces multinationales ». Moscou rejette tout ce qui ressemblerait à des troupes étrangères sur le sol ukrainien. La guerre continue donc, faute d’alternative acceptable pour les deux parties. Et pendant que les diplomates discutent, les hommes meurent. Mille par jour, côté russe. Des centaines, côté ukrainien. Un million de pertes déjà. Combien encore avant que quelqu’un dise stop ? Personne ne semble savoir. Personne ne semble vouloir prendre la responsabilité de cette réponse.
Quarante-deux assauts. En une journée. Sur un seul secteur. Je ferme ce rapport et je me demande ce que font ces soldats ukrainiens, là-bas, en ce moment même. Dorment-ils ? Mangent-ils ? Écrivent-ils à leurs proches ? Préparent-ils la défense de demain ? Je ne sais pas. Mais je sais qu’ils sont là, dans le froid, dans la boue, dans le bruit des obus et le bourdonnement des drones. Ils tiennent. Pour eux. Pour nous. Pour ce qui reste d’un ordre international où l’on ne conquiert pas ses voisins par la force. Si un jour cette guerre prend fin, il faudra se souvenir de leur nom. De leurs visages. De ce qu’ils ont fait. De ce qu’ils ont sacrifié. En attendant, ils tiennent. Et c’est peut-être la seule bonne nouvelle de cette journée.
L’urgence de ne pas oublier
Cette guerre, qui dure depuis bientôt quatre ans, risque de s’installer dans l’habitude. De devenir un bruit de fond, une actualité parmi d’autres, quelque chose qu’on consulte distraitement entre deux notifications. Ce serait une erreur. Ce qui se passe à Pokrovsk, à Huliaipole, à Kostiantynivka, nous concerne tous. L’issue de ce conflit déterminera les règles du jeu international pour les décennies à venir. Si la Russie gagne, d’autres dictatures en tireront les leçons. Si l’Ukraine tient, le droit international aura encore un sens. L’enjeu dépasse largement les frontières ukrainiennes. Il concerne l’avenir de l’Europe, la crédibilité de l’OTAN, la capacité des démocraties à défendre leurs valeurs.
Alors, ne détournons pas le regard. Ne nous laissons pas anesthésier par la répétition des chiffres, la monotonie des rapports quotidiens, la lassitude d’une guerre qui semble sans fin. Derrière chaque chiffre, il y a des hommes. Des vies. Des histoires. Des familles qui attendent des nouvelles. Des enfants qui grandissent sans leurs parents. Des villages qui n’existent plus que sur les cartes. Cette guerre est une tragédie humaine d’une ampleur que nous peinons encore à mesurer. Et elle n’est pas finie. Pas encore. Peut-être pas avant longtemps. D’ici là, la moindre des choses, c’est de regarder. De témoigner. De ne pas oublier.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, militaires et stratégiques qui façonnent ce conflit. Mon travail consiste à décortiquer les données de l’état-major ukrainien, à contextualiser les mouvements sur le terrain, à comprendre les enjeux stratégiques de chaque secteur du front, et à proposer des perspectives analytiques sur cette guerre qui redéfinit l’ordre international.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements. Cela implique une prise de position assumée contre l’agression russe, que je considère comme une violation flagrante du droit international.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : rapports de l’état-major général des Forces armées ukrainiennes publiés sur leur page Facebook officielle, communiqués officiels du ministère de la Défense ukrainien, données opérationnelles transmises par les commandements sectoriels.
Sources secondaires : analyses de l’Institute for the Study of War (ISW) et du projet Critical Threats, rapports du ministère britannique de la Défense, études du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), reportages de l’agence Ukrinform, données compilées par RBC Ukraine, estimations de pertes par Mediazona et BBC News Russian.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles au 24 janvier 2026, les tendances observées depuis le début de l’offensive de Pokrovsk, et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques militaires et géopolitiques de cette guerre, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue du conflit russo-ukrainien depuis son début en février 2022. Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées ukrainiennes — Rapport opérationnel du 24 janvier 2026 à 22h00 — Publié sur Facebook
General Staff of the Armed Forces of Ukraine — Facebook officiel — 24 janvier 2026
Sources secondaires
Ukrinform — « War update: 119 clashes on frontline, Pokrovsk sector remains hottest » — 24 janvier 2026
Institute for the Study of War / Critical Threats — Russian Offensive Campaign Assessments — Janvier 2026
RBC Ukraine — Frontline updates — Janvier 2026
UK Ministry of Defence — Intelligence updates — Janvier 2026
Russia Matters (Harvard Belfer Center) — Russia-Ukraine War Report Card — Janvier 2026
CSIS — « Russia’s Battlefield Woes in Ukraine » — Août 2025
Wikipedia — « Pokrovsk offensive » — Mise à jour janvier 2026
Kyiv Post — Analyses des pertes russes — Janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.