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Trump bafoue le sang des alliés de l’OTAN : l’outrage absolu
Crédit: Adobe Stock

L’indignation des ministres canadiens

Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a immédiatement réagi avec une fermeté absolue lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Québec City. « On ne peut pas réécrire l’histoire », a-t-il affirmé avec une gravité qui pesait des tonnes. « Nous sommes fiers de nos hommes et nos femmes en uniforme et nous connaissons le sacrifice qu’ils ont enduré », a-t-il ajouté, sa voix portant le poids de milliers de familles canadiennes qui pleurent encore leurs disparus. Le ministre de la Défense, David McGuinty, a renchéri dans une déclaration écrite, affirmant qu’il n’y avait « aucun recul. Seulement se tenir côte à côte, ensemble sur les lignes de front avec nos alliés ». Ces réponses canadiennes portent en elles la douleur contenue d’une nation qui a vu ses enfants partir pour ne jamais revenir.

L’OTAN n’a invoqué son article 5, la clause de défense mutuelle qui oblige tous les membres à venir en aide à un membre attaqué, qu’une seule fois dans son histoire. Juste après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis. Et tous les alliés ont répondu présent. Sans hésitation. Sans condition. Les troupes canadiennes, britanniques, danoises, françaises, allemandes et tant d’autres ont débarqué en Afghanistan non pas comme des observateurs en retrait, mais comme des combattants de première ligne. Pendant plus d’une décennie, de 2001 à 2014, les soldats canadiens ont patrouillé, combattu, saigné et sont morts dans les vallées les plus hostiles de ce pays ravagé par la guerre. Dire le contraire aujourd’hui, c’est cracher sur leur mémoire avec une violence qu’on a du mal à concevoir.

Ce qui me terrifie dans cette histoire, c’est la facilité avec laquelle on peut effacer des années de sacrifice commun d’un simple trait de plume. Comme si les vies perdues ne comptaient pas. Comme si le sang versé n’avait aucune valeur. Comme si l’alliance entre nos nations n’était qu’un bout de papier qu’on peut froisser et jeter à la poubelle quand ça nous arrange. Je regarde ces photos de jeunes soldats canadiens souriants, plein d’espoir, avant leur déploiement. Et je pense à leurs mères qui ne reverront jamais ce sourire. Comment leur expliquer qu’un président américain dit que leur sacrifice ne comptait pas ? Comment leur dire que leur fils n’était pas « vraiment » sur le front ? Cette pensée-là, elle me brise le cœur. Elle me fait honte pour l’humanité.

Les mots bruts d’un vétéran canadien

Nigel Williams, un vétéran canadien de la guerre d’Afghanistan, a confié à CBC News les émotions brutes qui l’ont envahi lorsqu’il a entendu les propos de Trump. « Colère, rage et déception », c’est en ces termes simples et dévastateurs qu’il a décrit son ressenti. « Essayez de dire ça à une mère qui a enterré son fils, ou à une épouse qui a enterré son mari », a-t-il lancé, sa voix chargée d’une douleur palpable. Williams a spécifiquement pointé le rôle du Canada à Kandahar, ce foyer d’activité taliban particulièrement meurtrier, comme preuve irréfutable de l’engagement canadien sur les lignes de front. « Clairement, sa perspective est différente de la mienne — je pensais que c’étaient de vraies balles et de vrais IED (engins explosifs improvisés) qui nous arrivaient dessus et explosaient autour de nous », a-t-il ajouté avec une ironie amère qui en dit long sur l’absurdité des propos présidentiels.

Ces témoignages de vétérans ne sont pas des anecdotes isolées. Ils représentent des milliers d’hommes et de femmes qui portent encore aujourd’hui les marques physiques et psychologiques de leurs combats en Afghanistan. Des amputés comme Andy Reid, ancien soldat britannique qui a perdu ses deux jambes et un bras sur une IED dans la province d’Helmand en 2006. Des survivants gravement blessés comme Ben Parkinson, considéré comme le soldat britannique le plus grièvement blessé à avoir survécu à la guerre d’Afghanistan. Leur existence même contredit formellement les affirmations de Trump. Comment peut-on prétendre que les troupes de l’OTAN n’étaient pas sur les lignes de front quand des milliers d’entre elles en reviennent mutilées à vie ? Comment nier la réalité de leurs blessures quand elles sont là, indéniables, permanentes, témoignages vivants d’un engagement total sans aucun arrière-pensée ?

Quand j’écoute ces vétérans raconter leur calvaire, je sens une injustice qui me serre la poitrine. Pas seulement l’injustice de voir leur nié, mais l’injustice plus profonde de voir leurs sacrifices instrumentalisés pour des jeux politiques mesquins. Ces gars-là n’ont pas choisi d’aller en Afghanistan pour des discours de campagne ou pour des arguments nationalistes. Ils y sont allés parce qu’un allié a été attaqué et qu’ils avaient donné leur parole. Ils y sont allés parce que c’était la bonne chose à faire. Et aujourd’hui, on leur dit que ça ne comptait pas. On leur dit que leur sang ne valait pas grand-chose. C’est une trahison. Une trahison à la fois de leur mémoire et de l’idéal même de ce que devrait être une alliance entre nations libres et démocratiques. Cette trahison-là, elle me laisse sans voix.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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