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Trump minimise le sacrifice des soldats alliés en Afghanistan avant de reculer
Crédit: Adobe Stock

Les propos exacts du président américain

L’interview avec Fox News se déroule dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, où Donald Trump est venu exposer sa vision internationale. Ses critiques de l’OTAN ne sont pas nouvelles. Depuis sa campagne présidentielle de 2024, il remet en question la pertinence de l’alliance et la contribution financière de ses membres. Mais cette fois, il franchit une ligne invisible. Les mots qu’il prononce sont précis, mesurés, et pourtant leur impact est dévastateur. Il déclare avoir des doutes sur la réciprocité de l’alliance. « Je ne suis pas sûr qu’ils seraient là si nous en avions besoin, » affirme-t-il à l’antenne.

Puis il poursuit en minimisant l’engagement militaire des alliés en Afghanistan. « Nous n’avons jamais eu besoin d’eux. Nous n’avons jamais vraiment rien demandé d’eux, » dit-il. « Ils diront qu’ils ont envoyé des troupes en Afghanistan… et ils l’ont fait, ils sont restés un peu en retrait, un peu en dehors de la ligne de front. » Ces quelques phrases, prononcées avec le décontracté habituel du président, déclenchent une onde de choc qui traverse l’Atlantique en quelques heures. Les agences de presse relaient immédiatement les déclarations, et les réseaux sociaux s’enflamment. C’est le début d’une crise diplomatique majeure qui va durer plusieurs jours.

Ça me fait mal au cœur de voir à quel point les mots peuvent être des armes. Pas des armes militaires, mais des armes psychologiques qui visent le cœur même de ce qui rend l’humanité digne de ce nom : le sacrifice pour les autres. Quand Trump prononce ces phrases, il ne s’attaque pas simplement aux gouvernements européens. Il s’attaque aux mères qui ont pleuré devant des cercueils drapés de drapeaux, aux enfants qui ont grandi sans comprendre pourquoi papa n’est jamais revenu, aux vétérans qui se réveillent encore la nuit en sueur, hantés par les souvenirs de Sangin, de Musa Qala, de Babaji. C’est d’une insensibilité à peine croyable. Et ce qui me révolte le plus, c’est cette aisance, ce confort avec lequel il écrase des vies entières d’un coup de langue désinvolte. C’est ça qui me glace le sang.

Le contexte d’une critique récurrente

Il faut comprendre que ces déclarations ne surviennent pas dans le vide. Donald Trump a bâti une grande partie de son discours politique sur la critique des alliances internationales et ce qu’il perçoit comme le manque d’effort des partenaires américains. Durant sa campagne de 2024, il a multiplié les déclarations remettant en cause l’OTAN, qualifiant l’organisation d’obsolète et exigeant que les membres européens augmentent leurs dépenses militaires. Cette rhétorique a rencontré un écho important auprès d’une partie de l’électorat américain fatigué de ce qu’il considère comme des guerres sans fin et des alliances déséquilibrées.

Cependant, la distinction est importante. Critiquer la contribution financière ou politique d’un allié est une chose. Minimiser le sacrifice des soldats qui sont morts au combat en est une autre. Les chiffres des dépenses militaires sont des données abstraites qu’on peut débattre dans des salles de conférence. Mais le sang versé sur le sol afghan est une réalité tangible, concrète, brutale. C’est là que le président a franchi une ligne que même ses plus fervents partisans ont du mal à défendre. Les réactions qui suivent ne viennent pas seulement des gouvernements européens, mais aussi de l’intérieur même de l’establishment militaire américain, où ces propos sont perçus comme une trahison de la camaraderie du champ de bataille.

La position de l’OTAN face aux critiques

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, fondée en 1949, repose sur le principe fondamental de la défense collective inscrit dans son Article 5. Cet article stipule qu’une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. Il n’a été invoqué qu’une seule fois dans l’histoire de l’alliance : suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis. C’est cette invocation qui a conduit à l’intervention en Afghanistan, avec l’appui unanime de tous les membres de l’OTAN. Ce détail historique est crucial pour comprendre la colère des alliés.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a maintenu une position diplomate mais ferme face aux critiques de Trump. Il a rappelé à plusieurs reprises que l’alliance reste la pierre angulaire de la sécurité transatlantique et que tous les membres ont honoré leurs engagements en Afghanistan. Cependant, ces déclarations publiques masquent mal les tensions couvissantes au sein de l’organisation. Plusieurs diplomates européens expriment en privé leur lassitude face à ces attaques répétées qui sapent la confiance mutuelle indispensable au fonctionnement de l’alliance.

Là encore, je suis submergé par une certaine forme de désespérance. Comment en est-on arrivé là ? Comment l’alliance la plus réussie de l’histoire moderne, celle qui a maintenu la paix en Europe pendant des décennies, en est-elle arrivée à être déchirée de l’intérieur par les mots de son propre leader ? Je pense à cette génération de soldats qui ont grandi ensemble sur les champs de bataille d’Afghanistan. Des Américains, des Britanniques, des Canadiens, des Danois, des Français, qui ont partagé les mêmes tranchées, les mêmes risques, les mêmes peurs. Ils se sont battus côte à côte, ils se sont sauvés la vie mutuellement. Ils ont vu leurs amis tomber, ils ont pleuré ensemble. Et maintenant, voici que leur sacrifice est réduit à une ligne dans un discours politique. C’est d’une violence inouïe, une violence qui ne laisse pas de cicatrices visibles mais qui brise quelque chose de fondamental dans l’âme collective.

Sources

Sources primaires

BBC News, Trump says UK soldiers in Afghanistan among greatest of all warriors, 24 janvier 2026. Sky News, Trump under fire for claiming NATO allies avoided Afghanistan frontline, 23 janvier 2026. Al Jazeera, Trump claim on NATO role in Afghanistan draws UK condemnation, 23 janvier 2026. CBS News, Trump walks back comments after insulting U.K., NATO allies about their veterans, fallen soldiers, 23 janvier 2026.

Sources secondaires

Réponses officielles du gouvernement britannique, communiqués de Downing Street, 24 janvier 2026. Déclarations du Premier ministre Keir Starmer sur les propos de Trump, 24 janvier 2026. Déclarations du prince Harry sur le sacrifice des soldats de l’OTAN en Afghanistan, 24 janvier 2026. Témoignages des vétérans Andy Reid et Al Carns, BBC Breakfast et vidéo officielle, 23 et 24 janvier 2026. Réactions du ministre canadien de la défense David J McGuinty, 23 janvier 2026. Déclarations de la Première ministre italienne Giorgia Meloni sur X, 23 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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