Un pacte commercial stratégique et audacieux
Le véritable catalyseur de cette crise diplomatique est l’accord commercial que Mark Carney a conclu avec la Chine le 16 janvier dernier à Pékin. Cet accord représente un tournant majeur dans la politique étrangère canadienne, marquant la volonté d’Ottawa de diversifier ses partenariats économiques en réponse à l’instabilité croissante des relations avec Washington. Les termes de l’accord sont significatifs : le Canada a accepté de réduire drastiquement les tarifs douaniers sur les véhicules électriques chinois, les faisant passer de 100 % à seulement 6,1 % pour 49 000 véhicules cette année.
En contrepartie, la Chine a accepté de baisser ses propres tarifs sur plusieurs produits canadiens clés, notamment le canola, les fruits de mer et d’autres produits agricoles. Un importateur chinois a déjà commandé 60 000 tonnes métriques de semences de canola canadien, et une entreprise s’apprête à expédier sa première cargaison de bœuf canadien vers la Chine la semaine prochaine. Cet accord représente une victoire économique significative pour les agriculteurs canadiens, qui avaient souffert des tarifs punitifs imposés par Pékin en représailles à l’arrestation de l’executive de Huawei Meng Wanzhou à Vancouver en 2018.
Ce pacte avec la Chine, c’est bien plus qu’un simple accord commercial. C’est une déclaration d’indépendance économique, un signal que le Canada ne sera plus otage des humeurs changeantes de Washington. Les agriculteurs canadiens ont souffert assez longtemps, pris en étau dans une guerre commerciale qui n’était pas la leur. Voir leurs produits enfin avoir accès au marché chinois, c’est une victoire méritée. Et oui, ça implique d’accepter des véhicules électriques chinois sur notre territoire. Mais c’est le prix à payer pour notre souveraineté économique, pour ne plus dépendre exclusivement d’un seul partenaire qui nous menace régulièrement.
La complexité des relations sino-canadiennes
La décision de réchauffer les relations avec la Chine n’est pas sans risque et marque un changement radical par rapport à la politique du précédent gouvernement libéral de Justin Trudeau. Les relations entre Ottawa et Pékin s’étaient considérablement détériorées après l’arrestation de Meng Wanzhou, suivie de la détention arbitraire de l’ancien diplomate canadien Michael Kovrig et de l’entrepreneur Michael Spavor pendant plus de deux ans. Michael Kovrig, qui a publié un édito cette semaine, a averti que le pragmatisme de Carney risquait d’« embolden l’autoritarisme chinois ».
Mark Carney a reconnu ces risques, affirmant que la relation du Canada avec les États-Unis est « complexe et plus profonde » et que le Canada et la Chine « désapprouvent sur des questions telles que les droits de l’homme ». Cependant, le Premier ministre a jugé que les réalités économiques et la nécessité de protéger les intérêts canadiens dans un monde de plus en plus imprévisible justifiaient ce rapprochement. La stratégie consiste à maintenir une relation équilibrée : coopérer économiquement tout en continuant à exprimer des préoccupations sur les droits de l’homme et d’autres questions de principe.
Je comprends les inquiétudes, vraiment. La Chine n’est pas un partenaire facile, loin de là. Les droits de l’homme, la démocratie, l’état de droit, tout ça compte énormément pour moi comme pour la plupart des Canadiens. Mais on ne peut pas se permettre le luxe de l’idéalisme pur quand nos intérêts économiques sont en jeu. Les deux Michaels ont passé deux ans en prison pour rien, et ça me déchire le cœur chaque fois que j’y pense. Mais est-ce que ça signifie qu’on doit rester isolés économiquement ? Non. Carney fait ce qu’un leader doit faire : prendre des décisions difficiles pour protéger les intérêts de son pays, même quand elles ne sont pas populaires.
Section 3 : le revirement surprenant de Trump
Du soutien à la menace en une semaine
L’un des aspects les plus frappants de cette crise est la rapidité avec laquelle Trump est passé de l’éloge à la menace. Lorsqu’on lui a demandé à la Maison Blanche l’accord initial du Canada avec la Chine sur les véhicules électriques, Trump avait répondu positivement : « That’s what he should be doing. It’s a good thing for him to sign a trade deal. If you can get a deal with China, you should do that ». Cette déclaration, faite le vendredi précédent, semblait indiquer une certaine tolérance, voire une approbation, des efforts canadiens pour diversifier ses partenariats commerciaux.
Pourtant, moins d’une semaine plus tard, Trump menaçait de tarifs de 100 % sur tous les produits canadiens si le pays poursuivait son accord avec la Chine. Ce revirement soudain illustre l’imprévisibilité caractéristique de la diplomatie trumpienne, où les positions peuvent changer du jour au lendemain sans avertissement ni explication. Ce n’est pas la première fois que Trump adopte cette approche : en octobre dernier, il avait initialement semblé comprendre la stratégie de l’Ontario qui diffusait des publicités anti-tarifs aux États-Unis utilisant les mots de l’ancien président Ronald Reagan, avant de répliquer avec des menaces de tarifs supplémentaires.
Cette inconstance, elle me fatigue, elle me désespère. Comment faire confiance à quelqu’un qui change d’avis comme de chemise ? Un jour il vous approuve, le lendemain il vous menace. C’est épuisant, c’est infantilisant, et surtout, c’est impossible à gérer pour un pays qui essaie de planifier son avenir économique. Les entreprises canadiennes ne savent plus où donner de la tête. Doivent-elles investir ? Se diversifier ? Ou simplement attendre la prochaine humeur du président américain ? Cette incertitude permanente, ça coûte cher, ça tue des emplois, ça détruit des projets. Et tout ça à cause de l’instabilité d’un seul homme.
Une rhétorique de plus en plus agressive
Le langage utilisé par Trump dans ses récents posts sur Truth Social a atteint de nouveaux sommets d’agressivité. Sa déclaration selon laquelle « China will eat Canada alive, completely devour it, including the destruction of their businesses, social fabric, and general way of life » dépasse largement le cadre habituel de la rhétorique commerciale pour entrer dans le territoire de l’apocalyptique prophétique. Cette imagerie de consommation et de destruction semble conçue pour effrayer autant que pour menacer.
L’utilisation répétée du terme « Governor Carney » ajoute une dimension personnelle à cette attaque. En qualifiant le Premier ministre canadien de gouverneur plutôt que de Premier ministre, Trump nie implicitement la souveraineté nationale du Canada et suggère qu’il devrait être considéré comme une subdivision administrative des États-Unis. Cette insulte est d’autant plus significative que Trump l’avait utilisée avec Justin Trudeau dans le contexte de ses suggestions publiques que le Canada devrait devenir le 51e État américain. Le fait qu’il la ressuscite maintenant indique que les tensions entre les deux dirigeants ont atteint un niveau personnel rarement vu dans les relations canado-américaines modernes.
Quand je lis ces mots, « China will eat Canada alive », je ressens une colère froide me monter. Comment ose-t-il ? Comment ose-t-il prédire la destruction de notre tissu social, de notre mode de vie ? Comme si le Canada était incapable de gérer ses propres affaires, comme si nous étions des enfants qui ont besoin d’un parent pour nous protéger de nous-mêmes. C’est condescendant, c’est arrogant, c’est insultant. Le Canada existe depuis longtemps avant que Trump ne décide de nous donner des leçons. Nous avons survécu à des crises bien pires que ça. Nous nous débrouillerons très bien sans ses conseils paternalistes, merci beaucoup.
Section 4 : les implications économiques pour le Canada
Une dépendance historique qui devient vulnérabilité
Les relations économiques entre le Canada et les États-Unis sont d’une profondeur et d’une complexité sans égales dans le monde moderne. Le Canada est la destination d’exportation pour 36 États américains, et près de 3,6 milliards de dollars canadiens (2,7 milliards de dollars américains) de biens et services traversent la frontière chaque jour. Environ 60 % des importations américaines de pétrole brut proviennent du Canada, tout comme 85 % des importations d’électricité des États-Unis. Le Canada est également le plus grand fournisseur étranger d’acier, d’aluminium et d’uranium des États-Unis.
Cette interdépendance économique, qui a longtemps été une force pour les deux nations, devient maintenant une vulnérabilité potentielle alors que Trump menace de tarifs de 100 %. Les experts, cependant, notent que la plupart des biens canadiens sont couverts par l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) et considérés comme « exempts de droits », ce qui signifie que la plupart des exportations canadiennes vers les États-Unis seraient probablement protégées contre la dernière menace de Trump. Cependant, l’ACEUM est en cours de réexamen cette année, ce qui ajoute une couche supplémentaire d’incertitude.
Chaque fois que je pense à ces chiffres, à cette interdépendance incroyable, je suis pris entre l’admiration et l’angoisse. D’un côté, c’est un témoignage de la réussite de notre partenariat historique. De l’autre, c’est une épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes. Comment peut-on être aussi dépendants d’un seul partenaire qui menace constamment de nous couper les vivres ? C’est une position intenable à long terme. Nous devons diversifier, nous devons nous renforcer, nous devons créer de nouvelles routes commerciales. Et oui, ça prendra du temps, ça coûtera cher, mais le prix de l’inaction est bien plus élevé.
Les coûts réels de l’incertitude politique
Les menaces répétées de tarifs ont un impact direct sur le sentiment des consommateurs et des entreprises, freinant la croissance économique. Fraser Johnson, professeur à la Ivey Business School de l’Université Western, explique : « If I’m running a business and every morning I’ve got to wake up and worry about what the U.S. administration is going to do in terms of its trade relationship with Canada, then it’s going to constrain my ability to be able to make investments, improve my efficiencies, grow my markets, invest in new product development and innovation ».
Pedro Antunes, économiste en chef de la Conference Board du Canada, note que cette incertitude économique se poursuit alors que la confiance des consommateurs atteint des niveaux de récession. Bien que les dépenses des ménages soient restées résilientes en 2025, soutenant l’économie canadienne, elles « s’essoufflent », ajoute-t-il. Les entreprises canadiennes, paralysées par l’incertitude quant aux relations commerciales avec leur plus important partenaire, reportent les investissements et les décisions d’embauche, ce qui pourrait ralentir la croissance économique pendant des années.
Cette paralysie économique, je la vois partout autour de moi. Des amis entrepreneurs qui attendent avant d’embaucher, des projets industriels qui sont mis en suspens, des investisseurs internationaux qui hésitent à venir au Canada. Tout ça à cause de l’instabilité politique créée par un seul homme au sud de la frontière. C’est frustrant, c’est injuste, et ça me fait peur pour l’avenir de nos enfants. Comment allons-nous créer de la richesse, des emplois, des opportunités dans un climat pareil ? La réponse, c’est qu’on ne peut pas se permettre d’attendre. Il faut agir maintenant, malgré l’incertitude, malgré les risques.
Section 5 : la stratégie de Carney face à la pression américaine
Une approche de diversification calculée
La stratégie de Mark Carney face à la pression américaine repose sur une diversification délibérée et calculée des partenariats commerciaux du Canada. Au cours des dernières semaines, le Premier ministre canadien a parcouru le globe pour sécuriser des accords destinés à diversifier les partenaires commerciaux du Canada alors que les États-Unis deviennent moins fiables. Au sommet de son agenda figurait l’amélioration des relations glaciales avec la Chine, qui se sont détériorées après l’affaire Meng Wanzhou et la détention des deux Michaels.
Dominic LeBlanc, le ministre responsable des relations commerciales Canada-États-Unis, a répondu aux menaces de Trump en affirmant que le Canada ne poursuit pas d’accord de libre-échange avec la Chine et que l’accord conclu la semaine précédente était une résolution sur « plusieurs questions tarifaires importantes ». Dans un post sur X, LeBlanc a déclaré : « The new Canadian government is building a stronger Canadian economy, with a plan that is building our strength at home and strengthening our trading partnerships throughout the world ».
Cette stratégie de diversification, elle me semble être la seule option rationnelle. On ne peut pas continuer à dépendre à 75 % d’un seul partenaire qui menace constamment de nous couper les vivres. Carney a compris ça, et il agit avec courage et vision. Oui, il y a des risques, oui, il y a des critiques, mais le statu quo n’est plus une option. Le Canada doit devenir un acteur plus autonome sur la scène internationale, capable de négocier d’égal à égal avec n’importe quelle puissance. Ce n’est pas facile, ce n’est pas rapide, mais c’est nécessaire pour notre survie économique à long terme.
Une réponse mesurée mais ferme
Dans sa réponse aux menaces de Trump, Mark Carney a adopté une approche mesurée mais ferme. Plutôt que de s’engager dans une guerre de mots directe avec le président américain, le Premier ministre a publié une vidéo soigneusement montée samedi après-midi réaffirmant la position du Canada d’acheter des produits canadiens, de soutenir l’économie locale et d’améliorer l’infrastructure canadienne. « With our economy under threat from abroad, Canadians have made a choice. To focus on what we can control », a déclaré Carney dans la vidéo.
Cette réponse contrastait nettement avec l’approche de Trump, illustrant la différence de style entre les deux dirigeants. Carney a souligné que le Canada et les États-Unis ont bâti un « remarquable » partenariat et qu’il restera concentré sur l’assurance que l’avenir de cette relation bénéficiera aux travailleurs et aux entreprises des deux côtés de la frontière. Cette approche, qui refuse de s’engager dans la rhétorique provocatrice de Trump tout en maintenant fermement les positions canadiennes, semble conçue pour désamorcer les tensions sans céder sur les principes fondamentaux.
Je admire la retenue de Carney. Face aux insultes et aux menaces de Trump, il aurait été si facile de descendre à son niveau, de répondre coup pour coup, de transformer cette dispute en un spectacle médiatique dégradant. Mais non, il a choisi la voie de la dignité, de la mesure, du calme. Il a refusé de se laisser entraîner dans une guerre d’ego qui ne servirait personne. Cette classe, cette intelligence émotionnelle, c’est exactement ce dont le Canada a besoin en ce moment. Nous montrons au monde qu’il est possible de faire face à l’intimidation sans devenir soi-même un intimidateur.
Section 6 : le contexte géopolitique plus large
Les tensions croissantes au sein de l’OTAN
Cette crise canado-américaine ne se produit pas dans le vide, mais s’inscrit dans un contexte plus large de tensions croissantes au sein de l’OTAN et entre les États-Unis et leurs alliés traditionnels. La campagne de Trump pour acquérir le Groenland a considérablement tendu l’alliance de l’OTAN, avec des réactions négatives non seulement du Danemark mais aussi de nombreux autres pays européens. Les commentaires de Trump sur la souveraineté canadienne et ses suggestions répétées que le Canada devrait être absorbé par les États-Unis comme 51e État s’inscrivent dans cette même tendance.
Plus tôt cette semaine, Trump a publié une image modifiée sur les réseaux sociaux montrant une carte des États-Unis qui incluait le Canada, le Venezuela, le Groenland et Cuba comme partie de son territoire. Cette image, bien que probablement destinée à être provocatrice, illustre la vision expansionniste que Trump semble avoir pour l’hémisphère occidental, une vision qui menace la souveraineté de nombreuses nations et qui contraste radicalement avec l’ordre international basé sur des règles qui a prévalu depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cette vision expansionniste de Trump, elle me terrifie vraiment. Quand je vois cette carte avec le Canada, le Venezuela, le Groenland, Cuba tous annexés aux États-Unis, je frissonne. C’est une vision impérialiste du XXIe siècle, un retour aux pires heures du colonialisme. Comment peut-on, en 2026, parler d’annexion de nations souveraines comme si c’était un projet légitime ? C’est insultant pour les peuples de ces pays, c’est dangereux pour la paix mondiale, et ça montre à quel point le concept de souveraineté nationale a perdu tout sens pour Trump et ses partisans.
Le leadership des puissances moyennes
Le discours de Carney à Davos a été largement perçu comme l’adresse la plus importante du Forum économique mondial, exposant clairement la rupture entre les États-Unis et ses alliés traditionnels. Le Premier ministre canadien a émergé comme le leader d’un mouvement pour que les pays trouvent des moyens de s’unir et de contrer les États-Unis sous Trump. Ses mots « Middle powers must act together because if you are not at the table, you are on the menu » sont devenus le cri de ralliement pour les nations qui cherchent à maintenir leur autonomie dans un monde de plus en plus dominé par les superpuissances.
Cette initiative reflète un changement géopolitique plus large, où les puissances moyennes et plus petits pays cherchent activement à réduire leur dépendance des États-Unis et à former de nouvelles alliances stratégiques. Les récents développements en Asie, en Europe et maintenant en Amérique du Nord suggèrent que l’ère de l’hégémonie américaine incontestée touche à sa fin, remplacée par un monde multipolaire où de nouveaux acteurs et alliances émergent.
Ce mouvement des puissances moyennes, il me donne de l’espoir. Enfin, des nations qui refusent d’être des pions dans le grand jeu des superpuissances, qui s’unissent pour défendre leurs intérêts communs, qui créent un contrepoids à l’hégémonie américaine. C’est courageux, c’est nécessaire, et c’est historique. Carney et les autres leaders qui prennent cette route écrivent une nouvelle page de l’histoire mondiale. Ils montrent qu’il existe une alternative à la soumission ou à l’isolement, qu’il y a une voie vers une coopération internationale basée sur le respect mutuel plutôt que sur la domination.
Section 7 : les perspectives d'avenir et les scénarios possibles
La réalité des menaces de tarifs
Malgré la gravité des menaces de Trump, les experts notent que le président a fréquemment menacé de tarifs plus élevés contre le Canada au cours de la dernière année, pour diverses raisons, et que la plupart de ces menaces ne se sont pas concrétisées. En octobre dernier, Trump avait promis d’augmenter les tarifs sur les importations canadiennes de 10 % supplémentaires en réponse aux publicités anti-tarifs de l’Ontario, mais il n’a pas suivi cette menace.
Cependant, le contexte actuel est différent. L’accord du Canada avec la Chine représente une véritable divergence stratégique entre les deux pays, et la réponse de Trump semble refléter une inquiétude réelle plutôt qu’une simple tactique de négociation. Les États-Unis sont également au milieu du processus de renégociation de l’ACEUM, l’accord de libre-échange nord-américain, ce qui donne à Trump une opportunité réelle de modifier les termes commerciaux entre les deux pays si ses menaces se matérialisent.
Je veux croire que Trump bluffe encore une fois, que ces menaces ne sont que du théâtre politique. Mais quelque chose me dit que cette fois est différente. L’accord avec la Chine, c’est une vraie ligne rouge pour lui, une vraie remise en question de son autorité sur l’hémisphère occidental. Il ne peut pas se permettre de laisser ça passer sans réagir, pas s’il veut maintenir son image de leader fort. Alors oui, je crains que cette fois, les menaces ne soient que trop réelles. Et ça me fait peur pour les travailleurs canadiens, pour les entreprises de chez nous, pour notre économie tout entière.
Les chemins possibles vers la résolution
Plusieurs scénarios sont possibles pour la résolution de cette crise. Dans le meilleur des cas, les négociations en coulisses aboutiraient à un compromis qui permettrait au Canada de maintenir son accord avec la Chine tout en apaisant les préoccupations américaines. Un autre scénario verrait le Canada faire des concessions limitées sur certains aspects de son accord avec la Chine en échange de la garantie que les tarifs américains ne seront pas augmentés.
Dans le scénario le plus pessimiste, Trump suivrait effectivement ses menaces et imposerait des tarifs de 100 % sur les produits canadiens, déclenchant une guerre commerciale complète entre les deux pays. Cela aurait des conséquences dévastatrices pour les deux économies, mais particulièrement pour le Canada, qui dépend tellement des exportations vers les États-Unis. Dans ce scénario, le Canada devrait accélérer dramatiquement sa diversification économique et chercher de nouveaux marchés, peut-être en Europe, en Asie et en Amérique latine.
L’avenir est tellement incertain, c’est vertigineux. Chaque jour apporte son lot de nouvelles menaces, de nouveaux développements, de nouvelles incertitudes. Mais une chose est sûre : le Canada ne peut pas revenir en arrière. Nous avons franchi un seuil, et il n’y a pas de retour possible à l’époque où nous pouvions compter aveuglément sur la bienveillance américaine. Quelle que soit l’issue de cette crise particulière, le Canada a changé. Le monde a changé. Et nous devons être prêts à naviguer dans ce nouveau paysage géopolitique avec courage, intelligence et détermination.
Conclusion : un tournant historique pour les relations canado-américaines
La fin d’une époque de partenariat privilégié
Les événements de cette semaine marquent sans aucun doute un tournant historique dans les relations entre le Canada et les États-Unis. L’insulte de « Governor Carney », les menaces de tarifs de 100 %, et la rhétorique apocalyptique de Trump indiquent que l’ère du partenariat privilégié et de la coopération étroite entre les deux nations pourrait être révolue. Le Canada, longtemps considéré comme l’allié le plus fiable des États-Unis, est désormais traité avec le même mépris que d’autres nations qui ont osé défier l’administration Trump.
Cette transformation n’est pas seulement symbolique. Elle a des implications concrètes pour l’économie canadienne, pour la sécurité nationale, et pour la place du Canada dans le monde. Les entreprises canadiennes devront adapter leurs stratégies pour un monde où le marché américain n’est plus aussi accessible ou fiable qu’autrefois. Le gouvernement canadien devra investir massivement dans de nouvelles infrastructures commerciales, développer de nouveaux partenariats internationaux, et peut-être reconsidérer sa position sur un large éventail de questions de politique étrangère.
Quand je repense à cette semaine, à cette cascade d’insultes et de menaces, je ressens une profonde tristesse mélangée à une fierté résolue. Tristesse parce que nous perdons quelque chose de précieux, cette relation spéciale avec les États-Unis qui a défini notre histoire pendant des générations. Fierté parce que le Canada refuse de se courber, refuse d’être humilié, refuse d’abandonner sa souveraineté et ses principes. Nous traversons un moment historique, un moment de vérité où nous devons décider qui nous sommes et quelles valeurs nous défendrons. Et je crois, profondément, que le Canada fera le bon choix.
Un nouveau chapitre pour la souveraineté canadienne
La crise actuelle, bien que douloureuse et potentiellement coûteuse, offre également une opportunité pour le Canada de réaffirmer sa souveraineté et de définir sa propre voie dans le monde. La stratégie de diversification économique de Mark Carney, bien que risquée, représente un pas nécessaire vers une plus grande autonomie nationale. Les relations renouvelées avec la Chine, les contacts accrus avec d’autres partenaires commerciaux, et le leadership émergent du Canada parmi les puissances moyennes suggèrent que le Canada est en train de se réinventer comme un acteur plus indépendant sur la scène mondiale.
Ce nouveau chapitre de l’histoire canadienne sera sans doute difficile et incertain. Les ajustements économiques prendront du temps et coûteront cher. Les tensions diplomatiques se poursuivront probablement pendant des années. Mais à travers cette épreuve, le Canada a l’opportunité de devenir une nation plus forte, plus résiliente, et plus autonome. Une nation qui ne dépend de personne pour sa sécurité économique, qui négocie d’égal à égal avec toutes les puissances, et qui défend fermement ses intérêts et ses valeurs sur la scène internationale.
L’avenir est devant nous, incertain mais plein de possibilités. Oui, la route sera difficile. Oui, il y aura des sacrifices, des douleurs, des pertes. Mais à travers tout ça, je crois que nous émergerons plus forts. Le Canada a toujours su se relever des défis, trouver de nouvelles voies, créer de nouvelles opportunités. Cette crise ne sera pas différente. Nous allons naviguer dans ce nouveau monde avec courage, avec intelligence, avec détermination. Et nous allons construire un Canada plus fort, plus indépendant, plus fier. Un Canada qui n’a pas besoin de la permission de personne pour exister et prospérer.
Sources
Sources primaires
Truth Social post by Donald Trump, January 24, 2026, threatening 100% tariffs on Canadian goods if deal with China proceeds
Prime Minister Mark Carney speech at World Economic Forum, Davos, Switzerland, January 21, 2026
Canada-China trade agreement announcement, Beijing, January 16, 2026
Donald Trump remarks at World Economic Forum, Davos, Switzerland, January 22, 2026
Dominic LeBlanc statement on X regarding Canada-China trade relations, January 24, 2026
Prime Minister Mark Carney video response on trade threats, January 24, 2026
Sources secondaires
Toronto Star, « Donald Trump threatens Canada with 100% tariffs if Carney ‘makes a deal with China’ », January 24, 2026
NPR, « Trump threatens Canada with 100% tariffs over its new trade deal with China », January 24, 2026
Axios, « Trump threatens Canada’s ‘Governor’ Carney with 100% tariff over China », January 24, 2026
CBS News, « Trump insults Canadian Prime Minister Mark Carney, threatens new tariffs against country », January 24, 2026
The Globe and Mail, « Mark Carney delivers veiled broadside at Donald Trump and U.S. power as he calls for new global alliances », January 22, 2026
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