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119 combats en une seule journée sur le front ukrainien : Pokrovsk ne plie pas, Moscou s’entête
Crédit: Adobe Stock

42 assauts en 24 heures sur un seul axe

Regardons de plus près ce qui s’est passé dans le secteur de Pokrovsk le 24 janvier. 42 attaques. Pas des escarmouches. Des assauts coordonnés visant à percer les lignes de défense ukrainiennes. Les forces russes ont frappé près de Pokrovsk même, près de Myrnohrad, de Rodynske, de Kotlyne, d’Udachne, de Molodetske, de Filiia. Elles ont également tenté des avancées vers Bilytske, Dorozhnie, Shevchenko, Hryshyne et Ivanivka. Une offensive tous azimuts, comme si Moscou avait décidé que ce jour-là, coûte que coûte, quelque chose devait céder. Mais rien n’a cédé. Les Forces de défense ukrainiennes ont tenu leurs positions. Mieux : selon les données préliminaires, elles ont neutralisé 113 envahisseurs dans ce seul secteur, dont 70 de manière irréversible. Soixante-dix hommes qui ne rentreront pas chez eux. Soixante-dix familles russes qui recevront peut-être une lettre, peut-être rien du tout.

Les Ukrainiens ont également détruit un véhicule, cinq pièces d’équipement spécial, une moto, 13 drones et quatre abris pour le personnel ennemi. Ils ont endommagé un système d’artillerie, neuf véhicules, une pièce d’équipement spécial et 16 abris. Chaque équipement détruit, c’est une capacité de moins pour l’ennemi. Chaque drone abattu, c’est des vies ukrainiennes épargnées. Cette guerre se gagne aussi à l’usure, en grignotant méthodiquement les ressources de l’adversaire. Et l’Ukraine grignote. Lentement, douloureusement, mais elle grignote. Les pertes russes cumulées depuis le 24 février 2022 s’élèvent désormais à environ 1 234 040 militaires selon l’État-major ukrainien — dont 1 020 pour la seule journée du 25 janvier. L’ancien directeur de la CIA, William Burns, a estimé les pertes russes à 1 100 000 en janvier 2026. Un million cent mille. Ce chiffre est tellement énorme qu’il en devient abstrait.

Mais il n’est pas abstrait. Derrière chaque unité de ce chiffre, il y a un homme. Un fils. Un père peut-être. Un frère certainement. Quelqu’un qui avait des projets, des amours, des colères, des joies. Quelqu’un qui a été envoyé mourir dans un pays voisin pour satisfaire les délires impériaux d’un homme retranché dans son bunker. Je n’arrive pas à me réjouir de ces morts. Mais je n’arrive pas non plus à plaindre une armée d’invasion qui sème la terreur sur une population civile. C’est peut-être la chose la plus difficile de cette guerre : tenir cette tension entre l’humanité qu’on doit aux soldats individuels et la révolte qu’inspire leur mission collective.

La bataille pour le nord de Pokrovsk : un enjeu stratégique majeur

La situation autour de Pokrovsk est complexe. Selon les analystes de l’Institute for the Study of War (ISW), les forces ukrainiennes continuent de mener des raids dans le nord de la ville pour empêcher les Russes de s’y installer et d’utiliser la zone comme base pour de nouvelles offensives vers Dobropillia et la route menant à Dnipro. Au sud de Pokrovsk, les forces ukrainiennes ont réussi à stopper une tentative russe de percer vers le nord à travers Novopavlivka en direction de Mezhova et de la route Pokrovsk-Dnipro. C’est une guerre de positions, de manœuvres, de contre-manœuvres. Chaque village pris ou perdu peut changer l’équilibre local. Chaque route coupée ou maintenue peut déterminer le sort de milliers de soldats et de civils.

Les forces russes exploitent les mauvaises conditions météorologiques pour infiltrer les localités au nord de Pokrovsk, utilisant des groupes de un à trois soldats. Elles mènent également des assauts mécanisés et motorisés utilisant des véhicules blindés, des automobiles légères, des véhicules tout-terrain et des motos pour tenter de s’emparer de Rodynske et Bilytske. Le commandant adjoint d’une brigade d’artillerie ukrainienne opérant dans le secteur a rapporté que les forces russes lancent entre 20 et 30 bombes guidées KAB quotidiennement contre les positions ukrainiennes pour détruire les infrastructures et empêcher les soldats de prendre des positions défensives efficaces. C’est un déluge de feu qui ne s’arrête jamais. Et pourtant, les Ukrainiens tiennent. Position après position. Jour après jour. Nuit après nuit.

Sources

Sources primaires

État-major général des Forces armées ukrainiennes — Rapport opérationnel du 24 janvier 2026, 22h00 — Facebook
Ukrinform — War update: 119 clashes on frontline, Pokrovsk sector remains hottest — 24 janvier 2026
NPR — Russian strikes knock out heat in freezing Kyiv as peace talks continue — 24-25 janvier 2026
Déclaration du président Zelensky — Réseaux sociaux — 24 janvier 2026
Déclaration du maire Vitali Klitschko — Réseaux sociaux — 24 janvier 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War (ISW) — Russian Offensive Campaign Assessment — Janvier 2026
Critical Threats — Russian Offensive Campaign Assessments — Janvier 2026
Russia Matters — The Russia-Ukraine War Report Card — 14 janvier 2026
Meduza — Front analysis: As fighting continues in Pokrovsk and Kupyansk — 16 janvier 2026
Euromaidan Press — Frontline report: Australian Abrams tanks enter combat at Pokrovsk — 1er janvier 2026
Wikipedia — Pokrovsk offensive — Consulté le 25 janvier 2026
Wikipedia — Casualties of the Russo-Ukrainian war — Consulté le 25 janvier 2026
The Economist — Rapports sur l’infrastructure énergétique ukrainienne — Janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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