Un rythme de pertes insoutenable
Les services de renseignement ukrainiens estiment que la Russie a atteint son quota de 403 000 recrues en 2025. Soit environ 33 500 nouveaux soldats par mois. Un effort de recrutement colossal, alimenté par des primes astronomiques — jusqu’à 2 millions de roubles dans certaines régions —, par la pression sur les migrants, par le racolage dans les prisons. Mais voilà le problème : les pertes mensuelles de l’armée russe dépassent désormais ce rythme de recrutement. En janvier 2026, les forces ukrainiennes éliminent en moyenne 1 000 à 1 200 soldats russes par jour. Faites le calcul. 30 000 à 36 000 par mois. Contre 33 500 recrues. L’équation est simple. L’équation est implacable. L’équation est fatale.
Le 1er janvier 2026, le front ukrainien a connu une violence particulièrement intense avec 1 060 soldats russes anéantis en une seule journée. Le jour de l’An. Pendant que le monde trinquait au champagne et formulait des vœux de paix, 1 060 hommes mouraient dans la boue glacée de l’est ukrainien. Sept chars russes ont été réduits en tas de ferraille fumante ce jour-là. Sept équipages. Vingt et un hommes, probablement, si les chars étaient au complet. Vingt et un hommes qui avaient peut-être fait des projets pour 2026. Qui avaient peut-être envoyé un message à leur famille la veille. Qui ne verront jamais ce que cette nouvelle année leur réservait. Parce que Poutine a décidé que leur vie valait moins qu’un kilomètre de terrain dans le Donbass.
Il y a quelque chose d’obscène dans ces statistiques. On parle de vies humaines comme on parlerait de pertes boursières. « Moins 930 aujourd’hui, moins 1 060 le jour de l’An. » Et moi, je me demande : à quel moment est-ce devenu normal ? À quel moment a-t-on accepté que la mort de mille hommes par jour soit juste… une ligne dans un communiqué ? Je ne pleure pas pour l’armée russe — elle est l’agresseur, ne l’oublions jamais. Mais je pleure pour l’humanité qu’on perd, tous les jours, dans cette boucherie insensée.
Les vérifications indépendantes confirment l’hécatombe
Certains diront que ces chiffres viennent de l’Ukraine, qu’ils sont peut-être gonflés, exagérés pour la propagande. C’est une objection légitime. Mais voilà : les vérifications indépendantes confirment l’ampleur du désastre. Le projet Mediazona, un média d’investigation russe indépendant, travaille depuis le début de la guerre à documenter chaque mort vérifiable. Chaque nom. Chaque nécrologie. Chaque avis de décès publié dans les journaux locaux russes. Au 16 janvier 2026, ils avaient confirmé 163 606 soldats russes morts. Pas « éliminés » ou « mis hors de combat » — morts. Confirmés. Avec des noms et des prénoms. Et Mediazona est le premier à reconnaître que ce chiffre est largement sous-estimé, parce qu’une grande partie des décès ne sont jamais rendus publics.
Parmi ces 163 606 morts confirmés, on compte 6 302 officiers. Des lieutenants, des capitaines, des colonels. Des hommes qui avaient fait carrière dans l’armée russe, qui avaient de l’expérience, qui savaient ce qu’ils faisaient. Et qui sont morts quand même. L’ancien directeur de la CIA, William Burns, évoquait en janvier 2026 environ 1,1 million de pertes russes au total — tués et blessés confondus. Le ministère britannique de la Défense parlait en décembre 2025 de 1 168 000 victimes. Les chiffres convergent. Les chiffres s’accumulent. Les chiffres hurlent. Et le Kremlin continue d’envoyer des hommes au front, comme si la Russie avait un réservoir humain infini. Elle n’en a pas.
Section 3 : Le bilan matériel d'une armée qui s'effondre
Les chars : symboles d’une débâcle historique
Le 24 janvier 2026, quatre chars russes supplémentaires ont été détruits. Quatre. Ça peut sembler peu, comparé aux 930 soldats. Mais ces quatre chars s’ajoutent aux 11 599 déjà détruits. 11 603 chars au total depuis le 24 février 2022. Pour comprendre ce que ce chiffre signifie, il faut savoir que la Russie possédait, avant la guerre, environ 3 300 chars en service actif et plusieurs milliers en réserve — souvent dans un état douteux, rouillant dans des dépôts depuis l’ère soviétique. L’armée russe a dû ressortir des T-62 des années 1960, des T-55 qui auraient leur place dans un musée, des engins que les équipages eux-mêmes surnomment des « cercueils roulants ». Parce qu’ils savent. Ils savent qu’un Javelin ou un drone kamikaze les transformera en torche humaine en quelques secondes.
Les images satellites ne mentent pas. Les dépôts de chars russes se vident. À Arseniev, à Khabarovsk, à Tcheliabinsk, les rangées de véhicules blindés qui s’étendaient à perte de vue il y a trois ans sont désormais clairsemées. La Russie produit des chars neufs, certes — peut-être 200 à 300 par an selon les estimations occidentales. Mais elle en perd 250 à 300 par mois. L’arithmétique est impitoyable. Chaque T-90 flambant neuf qui sort d’usine a une espérance de vie de quelques semaines sur le front ukrainien. Quelques semaines avant de rencontrer un missile antichar, un drone FPV, ou simplement de s’embourber dans la boue et d’être abandonné par son équipage en fuite.
Vous savez ce qui me frappe, dans cette destruction méthodique de l’armée russe ? C’est l’absurdité totale de tout ça. Poutine a lancé cette guerre en pensant que Kiev tomberait en trois jours. Trois jours. On en est à presque quatre ans. Et chaque jour, il envoie des hommes mourir pour gagner quelques centaines de mètres de terrain dévasté. Des villages en ruines. Des champs minés. Des cimetières à ciel ouvert. C’est ça, la « victoire » russe ? Vraiment ?
L’artillerie décimée, le ciel dominé par l’Ukraine
Les 31 systèmes d’artillerie détruits le 24 janvier portent le total à 36 580 depuis le début de la guerre. Trente-six mille cinq cent quatre-vingts canons, obusiers, mortiers réduits au silence. L’artillerie était la fierté de l’armée russe. Sa doctrine reposait sur elle — écraser l’ennemi sous un déluge de feu avant d’avancer. Mais l’Ukraine a retourné cette arme contre son utilisateur. Grâce aux systèmes de contrebatterie occidentaux, grâce aux drones de reconnaissance, grâce aux HIMARS et autres Caesar, chaque batterie russe qui ouvre le feu signe son arrêt de mort. Les équipages le savent. « Tire et fuis » est devenu leur mantra. Tire une salve, déplace-toi immédiatement, prie pour que le missile ukrainien arrive trop tard.
Le bilan aérien est tout aussi catastrophique pour Moscou. 434 avions et 347 hélicoptères russes détruits. L’aviation qui devait assurer la supériorité aérienne en quelques heures se terre désormais loin du front, terrifiée par les systèmes de défense antiaérienne ukrainiens. Les Patriot, les NASAMS, les IRIS-T ont transformé le ciel ukrainien en cimetière pour les pilotes russes. Et quand un Su-34 ou un Su-35 s’écrase — des appareils qui coûtent entre 30 et 50 millions de dollars chacun —, c’est aussi un pilote expérimenté qui disparaît. Un pilote qu’on ne remplace pas en quelques semaines de formation. Le 24 janvier 2026, un système de défense antiaérienne russe supplémentaire a été détruit. Total : 1 283. L’Ukraine méthodiquement, patiemment, démantèle la capacité de la Russie à protéger son propre ciel.
Section 4 : La guerre des drones, nouveau visage de l'enfer
114 000 drones détruits : la révolution technologique en marche
Le chiffre le plus sidérant du bilan quotidien n’est peut-être pas celui des soldats ou des chars. C’est celui des drones. Le 24 janvier 2026, les forces ukrainiennes ont abattu 72 drones russes — des Shahed iraniens, des Lancet, des engins de reconnaissance. Total depuis le début de la guerre : 114 049 drones détruits. Plus de cent quatorze mille. Ce chiffre raconte une transformation radicale de la guerre moderne. Ce n’est plus seulement une guerre d’hommes et de machines lourdes. C’est une guerre de technologies, d’algorithmes, d’essaims de petits robots volants qui changent tout.
Les témoignages des soldats russes capturés ou des déserteurs sont unanimes : la terreur des drones est omniprésente. Dans les tranchées, dans les abris, dans les véhicules, il n’y a plus de lieu sûr. Un bourdonnement au loin. Tout le monde se fige. On scrute le ciel. On attend. Parfois, rien ne se passe. Parfois, une explosion déchire le silence et quelqu’un ne se relèvera plus. Les drones FPV ukrainiens — ces petits engins à quelques centaines de dollars équipés d’une charge explosive — ont révolutionné le combat. Ils poursuivent les soldats russes jusque dans leurs cachettes, s’infiltrent par les fenêtres des bâtiments, traquent les chars et les véhicules blindés avec une précision chirurgicale. C’est une chasse, permanente, implacable.
Imaginez une seconde. Vous êtes un conscrit russe de 20 ans, envoyé au front après trois semaines de formation bâclée. Vous êtes dans une tranchée boueuse quelque part dans le Donbass. Il fait moins quinze. Vous n’avez pas dormi depuis deux jours. Et soudain, ce son. Ce bourdonnement. Votre cœur s’emballe. Vous regardez le ciel gris, vous cherchez le point noir qui pourrait être votre mort. Vos camarades autour de vous font pareil. Personne ne parle. Personne ne bouge. L’attente est insoutenable. Et vous savez que même si ce drone-là passe, il y en aura un autre. Et un autre. Et un autre. Jusqu’à ce que l’un d’eux ne vous rate pas.
80% des pertes causées par les drones : une statistique qui change tout
Selon certaines estimations des forces ukrainiennes, près de 80% des pertes russes sont désormais causées par des drones. Quatre soldats sur cinq qui tombent ne sont pas victimes d’un tir d’artillerie classique ou d’un combat d’infanterie — ils sont éliminés par un engin télécommandé piloté par un opérateur qui peut se trouver à des kilomètres de là. Cette réalité transforme profondément la nature de la guerre. Elle la déshumanise d’un côté — celui qui tue ne voit qu’un écran, des pixels, une silhouette qui s’effondre. Elle la rend plus terrifiante de l’autre — celui qui meurt sait qu’il est observé, traqué, que quelqu’un quelque part a décidé froidement de mettre fin à sa vie.
L’Ukraine a fait de la guerre des drones sa spécialité. Face à une armée russe numériquement supérieure, elle a misé sur l’innovation, l’agilité, la technologie. Des milliers de petites entreprises ukrainiennes produisent des drones à un rythme effréné. Des volontaires collectent des fonds pour en acheter davantage. Des ingénieurs improvisent des solutions dans des garages transformés en ateliers de guerre. Et chaque jour, ces drones sèment la mort dans les rangs russes. 72 drones russes abattus le 24 janvier, mais combien de drones ukrainiens ont frappé leurs cibles ce même jour ? Le Kremlin ne publie pas ces chiffres. Mais les familles russes qui ne reçoivent plus de nouvelles de leurs fils les connaissent.
Section 5 : Le silence assourdissant du Kremlin
Une propagande qui ne trompe plus personne
La Russie ne publie pas de statistiques officielles détaillées sur ses pertes militaires. Poutine a reconnu, du bout des lèvres, quelques dizaines de milliers de morts — un chiffre risible au regard des vérifications indépendantes. Le Kremlin préfère parler de « victoires tactiques », de « dénazification en cours », de « protection des populations russophones ». La propagande russe continue de marteler que tout se passe comme prévu, que l’armée russe avance, que la victoire est proche. Mais les mères russes qui ne reçoivent plus de nouvelles savent. Les épouses qui voient arriver des cercueils scellés — interdiction de les ouvrir — savent. Les villages de Sibérie et du Caucase décimés de leurs jeunes hommes savent.
Les réseaux Telegram russes racontent une autre histoire que celle de la télévision d’État. Des témoignages de soldats qui dénoncent le manque d’équipement, de formation, de soutien. Des vidéos montrant des unités envoyées à l’assaut sans préparation, sans couverture, sans espoir. Des récits de commandants qui envoient leurs hommes au massacre pour atteindre des objectifs absurdes fixés par des généraux planqués à l’arrière. La réalité du front ukrainien filtre malgré la censure. Et cette réalité est cauchemardesque. Les 930 morts du 24 janvier 2026 ne sont pas des héros tombés au champ d’honneur — ce sont des victimes sacrifiées sur l’autel de l’orgueil d’un seul homme.
Je pense souvent à ces familles russes. À ces mères, ces épouses, ces enfants qui attendent des nouvelles qui ne viendront pas. Je ne les absous pas — trop d’entre elles soutiennent cette guerre, gobent la propagande, applaudissent les « opérations spéciales ». Mais une partie de moi ne peut s’empêcher de voir en elles des victimes aussi. Victimes d’un système qui leur ment, qui leur vole leurs fils, qui leur interdit même de pleurer publiquement. 930 familles. En une journée. Et demain, ce sera pareil. Et après-demain aussi.
Le recrutement forcé : quand la Russie cannibalise sa jeunesse
Pour compenser ces pertes hémorragiques, la Russie a dû intensifier son recrutement de manière spectaculaire. Les primes d’engagement ont explosé — jusqu’à 2 millions de roubles (environ 20 000 euros) dans certaines régions reculées. C’est une fortune pour un habitant d’un village perdu de Sibérie ou du Daghestan. Et c’est précisément là que les recruteurs chassent. Dans les régions pauvres, chez les minorités ethniques, dans les prisons où l’on propose aux détenus de troquer leur peine contre un contrat militaire. Le groupe Wagner — avant sa disgrâce — avait institutionnalisé cette pratique. L’armée russe régulière l’a reprise à son compte.
Les migrants d’Asie centrale sont également ciblés. On leur propose la citoyenneté russe en échange d’un engagement militaire. On leur fait miroiter une vie meilleure, un avenir pour leur famille. Et on les envoie mourir dans les tranchées ukrainiennes. Les témoignages de survivants ouzbeks, tadjiks, kirghizes capturés par les forces ukrainiennes sont glaçants. Beaucoup ne parlent même pas russe couramment. Beaucoup ne savaient pas exactement où ils allaient. Beaucoup ont été trahis par les promesses de recruteurs sans scrupules. 930 soldats morts le 24 janvier. Combien d’entre eux étaient des migrants qui rêvaient juste d’une vie meilleure ?
Section 6 : L'Ukraine qui résiste, l'Ukraine qui frappe
Une défense qui s’est transformée en machine de guerre
Face à cette avalanche de chiffres sur les pertes russes, il ne faut pas oublier l’essentiel : ces résultats sont le fruit du sacrifice et de la résilience du peuple ukrainien. Depuis bientôt quatre ans, les forces armées ukrainiennes tiennent bon face à un adversaire numériquement supérieur. Elles ont appris, adapté, innové. Elles ont transformé ce qui devait être une défaite éclair en guerre d’usure où chaque jour, chaque heure, chaque minute coûte à l’agresseur. Les 930 soldats russes éliminés le 24 janvier 2026 ne sont pas tombés par hasard. Ils sont tombés parce que des soldats ukrainiens se battent avec une détermination qui force le respect.
L’aide occidentale joue un rôle crucial, évidemment. Les Patriot qui protègent les villes des missiles russes. Les HIMARS qui frappent les dépôts de munitions. Les chars Leopard et Abrams qui renforcent les unités blindées. Les avions F-16 qui commencent enfin à faire la différence dans le ciel. Mais les armes ne font pas tout. Ce sont des Ukrainiens qui les utilisent. Des Ukrainiens qui ont choisi de se battre plutôt que de se soumettre. Des Ukrainiens qui paient le prix de cette guerre chaque jour — en vies perdues, en villes détruites, en familles déchirées. Leur courage est la vraie raison pour laquelle le compteur des pertes russes continue de grimper.
Les frappes en profondeur : porter la guerre chez l’agresseur
L’Ukraine ne se contente plus de défendre. Elle frappe. En Crimée, où la flotte de la mer Noire russe a été décimée — 28 navires détruits, dont le croiseur Moskva, fierté de la marine russe. Sur le territoire russe lui-même, où des drones ukrainiens atteignent des raffineries, des dépôts de carburant, des usines d’armement à des centaines de kilomètres du front. Les régions de Belgorod, Koursk, Briansk vivent désormais au rythme des alertes aériennes. La guerre que Poutine voulait confiner au territoire ukrainien est revenue frapper à sa porte.
Le bilan matériel des forces ukrainiennes inclut également 2 sous-marins russes détruits — un exploit pour un pays qui n’a pas de marine de haute mer. 75 644 véhicules et équipements divers. 4 094 missiles de croisière interceptés. Chaque jour apporte son lot de destructions dans le camp russe. Et chaque jour, le Kremlin doit se demander jusqu’où il est prêt à aller. Jusqu’à combien de morts. Jusqu’à combien de chars carbonisés. Jusqu’à combien de familles endeuillées. La réponse, pour l’instant, semble être : aussi loin qu’il le faudra. Mais l’arithmétique est impitoyable. On ne gagne pas une guerre en perdant 1 000 hommes par jour.
Conclusion : Le compteur qui ne s'arrête pas
Une guerre d’usure que la Russie ne peut pas gagner
Le 24 janvier 2026 restera une journée comme les autres dans cette guerre. 930 soldats russes tués. Quatre chars. 31 systèmes d’artillerie. 72 drones. Des chiffres qui s’ajoutent à d’autres chiffres. Un compteur qui tourne, qui ne s’arrête jamais, qui atteint des sommets qu’on n’aurait jamais imaginés. 1,2 million de pertes. Un chiffre qui devrait ébranler n’importe quel régime, n’importe quelle société. Mais le Kremlin continue. Poutine continue. Et demain, le bulletin de l’état-major ukrainien annoncera de nouveaux chiffres. 800, 900, 1 000 soldats russes de plus éliminés. Et ainsi de suite.
La question n’est plus de savoir si la Russie peut gagner cette guerre. Toute victoire militaire significative lui est désormais inaccessible — ses pertes dépassent sa capacité de recrutement, son matériel s’épuise plus vite qu’il ne se renouvelle, son économie suffoque sous les sanctions. La vraie question est : combien de temps encore ? Combien de 930 soldats de plus ? Combien de familles brisées ? Combien de mères qui ne reverront jamais leurs fils ? La réponse dépend de Poutine. De sa capacité à reconnaître l’évidence — ou de son obstination à entraîner son pays dans l’abîme.
Je termine cet article avec un poids sur la poitrine. 930 hommes. En une journée. Demain, il y en aura d’autres. Et après-demain aussi. Et je me demande : combien encore avant que quelque chose cède ? Combien de morts avant que les mères russes osent dire non ? Combien de chars en flammes avant que les généraux refusent d’obéir ? Combien de tranchées remplies de cadavres avant que ce cauchemar prenne fin ? Je n’ai pas de réponse. Personne n’en a. Mais ce que je sais, c’est que chaque jour qui passe écrit une nouvelle page de cette tragédie. Et que quelque part, ce soir, 930 familles viennent de basculer dans le deuil. Sans même le savoir encore.
Le prix de la folie d’un seul homme
Cette guerre est le fruit de la décision d’un seul homme. Vladimir Poutine. C’est lui qui a ordonné l’invasion le 24 février 2022. C’est lui qui a cru que Kiev tomberait en trois jours. C’est lui qui a sous-estimé l’Ukraine, surestimé sa propre armée, ignoré les avertissements de ses propres services de renseignement. Et c’est lui qui, aujourd’hui encore, refuse d’admettre son erreur monumentale. Le prix de cette obstination : 1,2 million de pertes russes. Des dizaines de milliers de morts ukrainiens, civils et militaires. Des villes entières réduites en ruines. Des millions de réfugiés. Une catastrophe humanitaire, économique, géopolitique dont les conséquences se feront sentir pendant des décennies.
930 soldats. Ce chiffre devrait hanter les nuits de Poutine. Mais il ne les hante probablement pas. Parce que pour lui, ces hommes ne sont que des pions. Des unités. Des ressources consommables. La Russie a toujours gagné ses guerres en sacrifiant des vies humaines par millions — Poutine le sait, il compte dessus. Mais cette fois, l’équation est différente. Cette fois, l’adversaire ne cède pas. Cette fois, chaque soldat russe envoyé au front a une probabilité terrifiante de ne jamais revenir. Et quelque part, dans le palais du Kremlin, le maître du jeu commence peut-être à réaliser qu’il a misé sur le mauvais cheval. 930 soldats. En 24 heures. Le compteur continue.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent le conflit en Ukraine. Mon travail consiste à décortiquer les données publiées par les différentes parties, à contextualiser les pertes militaires dans le cadre plus large de cette guerre, et à proposer des perspectives analytiques sur l’évolution du conflit.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux de cette guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Mon rôle est de donner du sens aux chiffres, de leur rendre leur dimension humaine, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de l’état-major des forces armées ukrainiennes, bulletins quotidiens du ministère ukrainien de la Défense, données du projet Mediazona en collaboration avec BBC Russie, rapports des services de renseignement occidentaux (CIA, ministère britannique de la Défense).
Sources secondaires : Army Inform, United24 Media, analyses d’instituts de recherche spécialisés, médias d’information reconnus internationalement (Reuters, AFP, BBC, The Guardian).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles. Les chiffres des pertes russes proviennent principalement de sources ukrainiennes et occidentales — la Russie ne publiant pas de statistiques officielles détaillées. Les vérifications indépendantes de Mediazona permettent de confirmer qu’une part significative de ces pertes est réelle et documentée.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées. Cet article reflète la situation au 25 janvier 2026.
Sources
Sources primaires
État-major des forces armées ukrainiennes — Bulletin quotidien des pertes russes — 24 janvier 2026
Army Inform Ukraine — Minus 930 occupiers, tanks, and artillery systems: Russian losses over the past day — 24 janvier 2026
Ministère ukrainien de la Défense — Données cumulatives des pertes ennemies — janvier 2026
Projet Mediazona / BBC Russie — Vérification nominative des pertes russes — 16 janvier 2026
Sources secondaires
United24 Media — Russian combat losses in Ukraine — janvier 2026
Ministère britannique de la Défense — Estimations des pertes russes — décembre 2025
CIA (William Burns) — Déclarations sur les pertes russes totales — janvier 2026
Reuters / AFP / BBC — Couverture continue du conflit ukrainien — 2024-2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.