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Barack Obama sort de son silence : la mort d’Alex Pretti à Minneapolis est un signal d’alarme pour l’Amérique
Crédit: Adobe Stock

Un infirmier au service des vétérans

Alex Jeffrey Pretti n’était pas un militant radical. Il n’était pas un « terroriste domestique », comme l’a qualifié Stephen Miller, conseiller principal de Trump, quelques heures seulement après sa mort. Il était infirmier en soins intensifs à l’hôpital des Veterans Affairs de Minneapolis. Il passait ses journées à soigner des anciens combattants américains, ces hommes et ces femmes qui ont servi leur pays. « Alex était une âme bienveillante qui se souciait profondément de sa famille, de ses amis, et aussi des vétérans américains dont il prenait soin », ont déclaré ses parents, Michael et Susan Pretti, dans un communiqué. Dimitri Drekonja, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital des VA et professeur de médecine à l’Université du Minnesota, a travaillé avec lui. « Il voulait aider les gens », dit-il simplement. « C’était un gars super gentil, super serviable — il prenait soin de ses patients. Je suis juste abasourdi. »

Ce samedi 24 janvier, Alex Pretti était dans la rue, comme des dizaines d’autres résidents de Minneapolis depuis des semaines, pour observer les opérations des agents fédéraux dans son quartier. Il filmait avec son téléphone. Il était là, selon les témoins, pour « aider les gens à comprendre qu’ils devaient ralentir » et les guider à travers la zone. Les agents de la Border Patrol l’ont approché, lui ont dit de reculer. Et puis tout a basculé. Les vidéos montrent Pretti debout dans la rue, son téléphone à la main droite, la main gauche apparemment vide. Les agents l’ont aspergé de gaz poivré. Ils l’ont plaqué au sol. Et puis les coups de feu ont retenti. Le chef de police O’Hara a confirmé que Pretti était un propriétaire d’arme légal, titulaire d’un permis de port d’arme dissimulée. Au Minnesota, c’est parfaitement légal. Y compris lors de manifestations.

Quand j’ai lu le témoignage de sa famille, une phrase m’a frappé comme un coup de poing : « Alex voulait faire une différence dans ce monde. Malheureusement, il ne sera pas avec nous pour voir son impact. » Trente-sept ans. Une vie consacrée à soigner les autres. Abattu dans la rue de son propre quartier. Il y a quelque chose de profondément obscène dans le fait qu’un homme qui passait ses journées à sauver des vies ait perdu la sienne de cette façon. Et quelque chose d’encore plus obscène dans le fait que, quelques heures plus tard, des responsables fédéraux le qualifiaient déjà de terroriste.

Ce que montrent les vidéos

Les images qui ont émergé depuis samedi racontent une histoire très différente de celle présentée par l’administration Trump. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a affirmé que Pretti avait « approché » les agents avec une arme de poing. Le commandant Greg Bovino de la Border Patrol a déclaré que Pretti voulait « infliger un maximum de dégâts et massacrer les forces de l’ordre ». Noem a qualifié ses actions de « terrorisme domestique ». Mais les vidéos montrent autre chose. Selon une analyse du Washington Post, les images captées sous plusieurs angles montrent que des agents fédéraux ont retiré une arme de poing de Pretti près de sa ceinture, à l’arrière de son corps, quelques instants avant qu’il ne soit abattu à plusieurs reprises. Une analyse de CBS News confirme : les vidéos montrent un agent en veste grise qui se penche sur la mêlée, les mains vides, puis recule avec ce qui semble être une arme dans sa main droite. C’est à ce moment-là que quelqu’un crie « arme, arme ». Et c’est après que cet agent s’éloigne avec l’arme que le premier coup de feu est tiré.

Deux témoins ont déposé des déclarations sous serment devant le tribunal fédéral du Minnesota samedi soir. L’une est la femme qui a filmé la vidéo la plus claire de la fusillade. Elle se décrit comme « une animatrice pour enfants spécialisée dans le maquillage ». Elle témoigne qu’elle n’a vu aucun signe que Pretti tenait une arme à quelque moment que ce soit. « J’ai lu la déclaration du DHS sur ce qui s’est passé et c’est faux », déclare-t-elle. « L’homme n’a pas approché les agents avec une arme. Il les a approchés avec une caméra. » Le second témoin, un médecin de 29 ans, dit avoir observé la scène depuis la fenêtre de son appartement. Avant la fusillade, il a vu Pretti crier sur les agents, mais « ne l’a pas vu attaquer les agents ni brandir une arme de quelque sorte que ce soit ». Ce médecin ajoute que Pretti a subi au moins trois blessures par balle dans le dos.

Sources

Sources primaires

Déclaration de Barack et Michelle Obama – Communiqué officiel – 25 janvier 2026
ABC News Live Updates – Minneapolis shooting – Mise à jour continue – 25 janvier 2026
Washington Post – Minneapolis live updates – 25 janvier 2026
CBS News Minnesota – Judge grants restraining order against DHS – 25 janvier 2026
Irish Times – Parents of Alex Pretti say Trump officials telling ‘sickening lies’ – 25 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera – Who was Alex Pretti – 25 janvier 2026
CBC News – Obamas say Trump administration seems ‘eager to escalate’ – 25 janvier 2026
Wikipedia – Killing of Alex Pretti – Mise à jour continue
Wikipedia – Killing of Renée Good – Mise à jour continue
Reuters – Video analysis – 25 janvier 2026
NPR – Video shows fatal Minnesota ICE shooting from officer’s perspective – 10 janvier 2026
Star Tribune – Alex Pretti identified – 24 janvier 2026
KTTC – Reactions from elected officials – 24 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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