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Donald Trump face au roi Charles III : quand le protocole royal vole en éclats
Crédit: Adobe Stock

L’invitation personnelle de Balmoral

Tout avait commencé par une lettre. Une lettre signée « Yours most sincerely, Charles », rédigée de la main même du roi. En février 2025, le Premier ministre britannique Keir Starmer s’était rendu à la Maison-Blanche avec cette missive royale dans sa valise diplomatique. Une invitation personnelle. Chaleureuse. Inhabituelle dans sa forme. Le roi Charles III proposait à Donald Trump de le rencontrer durant l’été, de manière informelle, dans l’un de ses domaines écossais. Balmoral, peut-être. Ou Dumfries House, ce manoir que Charles avait restauré avec passion grâce à sa fondation. L’offre était d’autant plus significative que la mère de Trump, Mary Anne MacLeod, était née en Écosse, sur l’île de Lewis. Un clin d’œil aux racines familiales du président. Un geste de la main tendue.

Trump n’a pas tendu la sienne en retour. L’invitation informelle a été déclinée. Poliment, certes. Officiellement pour des raisons d’agenda — le président américain devait se rendre en Écosse fin juillet pour l’inauguration de son nouveau terrain de golf dans l’Aberdeenshire, et les emplois du temps ne coïncidaient pas. Mais le message était clair. Trump ne voulait pas d’une rencontre discrète, à l’abri des regards. Il voulait le grand show. La visite d’État complète. Les carrosses, les gardes, les trompettes. Rien de moins. Le palais de Buckingham et la Maison-Blanche ont fini par s’entendre sur la date de septembre. Mais l’épisode laissait un goût amer. Le roi d’Angleterre avait fait un geste personnel, presque intime. Et le président des États-Unis l’avait poliment ignoré.

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans ce refus. Trump ne voulait pas d’un café entre amis avec Charles. Il voulait le spectacle. Il voulait que le monde entier voie le roi d’Angleterre l’accueillir avec tous les honneurs. C’est toute sa philosophie résumée en un épisode diplomatique. L’apparence prime sur la substance. L’image sur la relation. Et tant pis si, en chemin, on froisse un monarque qui avait fait l’effort de la main tendue. Je ne peux m’empêcher de penser à ce que Charles a dû ressentir en apprenant ce refus. Lui qui avait personnalisé son invitation. Lui qui avait pensé aux racines écossaises de la famille Trump. Parfois, la diplomatie ressemble à une cour de récréation. Et parfois, c’est le plus bruyant qui gagne.

Deux hommes en Écosse, mais pas ensemble

L’ironie de la situation atteint son paroxysme en juillet 2025. Donald Trump est en Écosse. Charles III aussi. Le président américain inaugure son complexe de golf à grand renfort de médias et de célébrités. Le roi britannique visite le site nucléaire de Dounreay dans les Highlands pour marquer son 70e anniversaire. Quelques centaines de kilomètres les séparent. Mais ils ne se verront pas. Le palais a confirmé qu’aucune rencontre n’était prévue. GB News a titré sur ce « clash d’agendas ». Mais était-ce vraiment une question de calendrier ? Ou une question de volonté ? Les deux leaders les plus scrutés de la planète, sur le même bout de terre, choisissant délibérément de ne pas se croiser. Le symbole est puissant.

Charles III avait pourtant fait le premier pas. Et pas n’importe lequel. Inviter quelqu’un à Balmoral, c’est l’inviter dans l’intimité de la famille royale. C’est là que la reine Elizabeth II a passé ses derniers jours. C’est là que Charles se ressource chaque été, loin des obligations officielles. Proposer ce lieu à Trump, c’était offrir plus qu’une rencontre diplomatique. C’était offrir une connexion personnelle. Le président américain a préféré attendre septembre et ses ors de Windsor. Peut-être savait-il exactement ce qu’il faisait. Peut-être pas. Avec Trump, la frontière entre calcul stratégique et impulsion du moment reste souvent floue.

Sources

Sources primaires

Palais de Buckingham — Communiqués officiels sur la visite d’État — Septembre 2025
Maison-Blanche — Déclarations présidentielles — Septembre 2025
Reuters — Couverture en direct de la visite d’État — 17-19 septembre 2025
Associated Press — Reportages sur les cérémonies à Windsor — Septembre 2025

Sources secondaires

The Washington Post — « Trump’s U.K. state visit is set to avoid public appearances, protests » — Septembre 2025
Newsweek — « King Charles’ Plans for Donald Trump’s Historic State Visit » — Septembre 2025
France 24 — « Donald Trump sous les ors de Windsor au premier jour de sa visite d’État » — 17 septembre 2025
The Guardian — Interview exclusive de Volodymyr Zelensky sur le rôle de Charles III — 2025
GB News — « King Charles and Donald Trump’s Scotland meeting abandoned » — Juillet 2025
Marie Claire — « Why Tensions Flared Between King Charles and Donald Trump’s Staff » — Septembre 2025
Daily Express et Daily Mirror — Couvertures des incidents protocolaires — Septembre 2025
IFRI — « Visite de Trump au Royaume-Uni : la relation spéciale à l’épreuve des faits » — 2025
La Presse (Canada) — « Trump accueilli par la famille royale au château de Windsor » — 17 septembre 2025
RTS (Suisse) — « Un accueil royal spectaculaire au Royaume-Uni pour Donald Trump » — Septembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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