Skip to content
Kyiv plongée dans le noir et le froid glacial : Zelenskyy réclame des boucliers pour sauver son peuple
Crédit: Adobe Stock

24 janvier 2026, 2h47 du matin

Les sirènes ont déchiré le silence de Kyiv à 2h47. Dans les appartements glacés, des millions de personnes ont ouvert les yeux, le cœur battant. Encore. Encore une nuit. Encore des explosions. Encore cette peur qui ne vous quitte plus après quatre ans de guerre. Les premiers drones sont apparus sur les écrans radar quelques minutes plus tard. Puis les missiles. 375 drones Shahed de fabrication iranienne. 21 missiles, dont deux Tsirkon hypersoniques — ces armes que la défense aérienne peine à intercepter. L’attaque a duré des heures. Jusqu’à l’aube. Et quand le soleil s’est levé sur Kyiv, la ville était méconnaissable. Des quartiers entiers plongés dans le noir. Des immeubles sans chauffage alors que le thermomètre affichait moins quatorze degrés. Des canalisations qui gelaient, qui éclataient. L’eau qui ne coulait plus.

Les équipes de secours se sont déployées avant même la fin de l’alerte. Des hommes et des femmes en combinaisons orange, épuisés après des semaines de ce régime, qui couraient vers les infrastructures touchées. Une centrale thermique en flammes. Une sous-station électrique éventrée. Des câbles haute tension arrachés, pendant dans le vide comme des artères sectionnées. Quatre techniciens sont morts cette nuit-là, tués par une frappe secondaire alors qu’ils tentaient de réparer les dégâts d’une première. La Russie a développé cette tactique : frapper une fois, attendre que les secours arrivent, frapper à nouveau. Ça s’appelle le double tap. C’est un crime de guerre. Et ça se produit chaque nuit au-dessus de l’Ukraine. Les Nations Unies condamnent. La Russie nie. Les techniciens meurent. Et le froid continue de s’installer dans les appartements de Kyiv.

Il y a quelque chose d’obscène dans cette mécanique de la terreur. Frapper les centrales électriques en plein hiver, c’est viser délibérément les civils. Ce n’est pas un dommage collatéral. Ce n’est pas une erreur de calcul. C’est une stratégie assumée : faire souffrir la population pour briser sa résistance. Poutine l’a dit lui-même : il veut que les Ukrainiens supplient pour la paix. Alors il les congèle. Il les affame de lumière et de chaleur. Et chaque nuit, les drones décollent, les missiles s’élèvent, et quelque part à Kyiv, une grand-mère de quatre-vingts ans se demande si elle va survivre jusqu’au matin.

Les visages derrière les chiffres

Olena a 67 ans. Elle vit seule au neuvième étage d’un immeuble du quartier Obolon, au nord de Kyiv. Depuis trois jours, son appartement n’a plus de chauffage. L’ascenseur ne fonctionne plus. Elle ne peut pas descendre — ses genoux ne le permettent plus. Alors elle reste là, emmitouflée dans trois couches de vêtements, une bouillotte contre le ventre, à attendre. Attendre que le courant revienne. Attendre que quelqu’un pense à elle. Attendre que cette guerre finisse. Son fils est au front, quelque part dans le Donbass. Elle n’a pas de nouvelles depuis deux semaines. Le réseau téléphonique est instable. L’angoisse la ronge autant que le froid. Elle a survécu à l’ère soviétique, à la catastrophe de Tchernobyl, à l’effondrement économique des années 90. Elle se demande si elle survivra à cet hiver.

À quelques kilomètres de là, dans un centre d’hébergement chauffé installé par la municipalité de Kyiv, Maria berce son fils de deux ans. Elle est arrivée hier soir, après avoir passé trente-six heures dans un appartement où la température était descendue à cinq degrés. Le petit Danylo toussait, ses lèvres viraient au bleu. Elle a pris la décision de partir. De tout laisser. De marcher dans la neige jusqu’au point de collecte le plus proche. Maintenant, elle est au chaud. Son fils dort. Mais elle ne sait pas quand elle pourra rentrer chez elle. Si elle pourra rentrer chez elle. L’immeuble a été endommagé par une frappe la semaine dernière. Les fenêtres sont brisées, couvertes de plastique. Ce n’est plus un foyer. C’est une ruine qui attend d’être officiellement condamnée. Maria a 28 ans. Elle rêvait d’ouvrir une pâtisserie. Maintenant, elle rêve juste d’un appartement chauffé où son fils pourrait grandir en sécurité.

Sources

Sources primaires

UN News – Ukraine: Deadly Russian strikes push civilians deeper into winter crisis – Janvier 2026
Euronews – Almost half of Kyiv without heat and power as Russia batters Ukraine’s energy grid – 20 janvier 2026
NPR – Russian strikes leave Kyiv without heat in freezing cold – 24 janvier 2026
Al Jazeera – Russian attacks cause energy emergency in freezing Ukraine, says Zelenskyy – 15 janvier 2026

Sources secondaires

CNN – Bitter winter cold bites for Kyiv’s residents as Russia steps up attacks – 11 janvier 2026
CNN – Trump’s NATO remarks; US, Russia and Ukraine war talks – 23 janvier 2026
NBC News – Russia, Ukraine to hold trilateral peace talks with U.S. for first time – Janvier 2026
ABC News – Russia, Ukraine and US hold 1st trilateral talks since start of war – Janvier 2026
Al Jazeera – Ukraine-Russia-US hold talks in Abu Dhabi with territory as key issue – 23 janvier 2026
CNBC – U.S.-brokered peace talks break off without a deal after overnight Russian bombardment – 24 janvier 2026
Military.com – Zelenskyy Says Trilateral Talks Ended Constructively – 25 janvier 2026
OSW Centre for Eastern Studies – Russia destroys energy infrastructure in Kyiv and Dnipro – 13 janvier 2026
Meduza – How Russia’s winter attack campaign threatens to fracture Ukraine’s power grid – 19 janvier 2026
The Spokesman-Review – Russian air attack knocks out power for over a million Ukrainians – 23 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu