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La France traque les pétroliers fantômes de Poutine pendant que Kiev gèle dans le noir
Crédit: Adobe Stock

Plus d’un million d’habitants privés d’électricité

Les chiffres donnent le vertige. 1 700 drones d’attaque. 1 380 bombes aériennes guidées. 69 missiles de divers types. C’est ce que la Russie a lancé contre l’Ukraine rien que cette semaine, selon Volodymyr Zelensky. La capitale ukrainienne est la cible principale de cette campagne de destruction méthodique. Mardi 20 janvier, « plus d’un million » d’habitants de Kiev étaient privés d’électricité après une nouvelle vague de frappes nocturnes. 4 000 immeubles résidentiels se sont retrouvés sans chauffage. Les températures sont descendues jusqu’à -14°C la nuit. Imaginez. Pas d’électricité. Pas d’eau. Pas de chauffage. Des radiateurs froids comme la pierre. L’impossibilité de prendre une douche, de faire fonctionner le moindre appareil. Et dehors, le gel qui mord.

Le 9 janvier avait déjà été catastrophique. Ce jour-là, la moitié des 12 000 immeubles d’habitation de Kiev avaient été privés de chauffage. La pire attaque sur le réseau énergétique de la capitale depuis le début de l’invasion. Le maire Vitali Klitschko avait alors lancé un appel à l’évacuation provisoire pour ceux qui en avaient la possibilité. Résultat : 600 000 personnes ont quitté la ville depuis. Sur une population de 3,6 millions d’habitants, c’est un exode massif. Mais tout le monde ne peut pas partir. Les plus vulnérables restent. Les personnes âgées. Les familles qui n’ont nulle part où aller. Les enfants qui voient leurs écoles fermées jusqu’au 1er février. Le Parlement ukrainien lui-même a été privé de chauffage, d’eau et d’électricité après les frappes nocturnes.

Il y a une cruauté calculée dans cette stratégie. Frapper les centrales, les transformateurs, les réseaux de distribution au cœur de l’hiver. Pas les casernes. Pas les dépôts de munitions. Les infrastructures qui maintiennent les gens en vie. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié ces attaques de « cruelles ». C’est le mot juste. Mais c’est aussi un mot qui semble bien faible face à l’ampleur du désastre. Quand une mère doit emmener ses enfants dormir dans une station de métro parce que l’appartement est devenu inhabitable, « cruel » ne suffit plus. C’est une guerre contre les civils. Une guerre contre l’humanité même de ceux qu’on veut soumettre.

Les tentes chauffées et les rames de train comme refuges

Face à l’urgence, les autorités ukrainiennes ont déployé des mesures de survie. Des tentes chauffées ont été installées dans plusieurs quartiers de Kiev. Des rames de train sont mises à disposition de la population, offrant thé, café, biscuits, eau gratuite, mais aussi wifi et prises électriques. Une centaine d’habitants s’y réfugient chaque jour, selon France 24. La Commission européenne a annoncé la livraison en urgence de 447 générateurs électriques. Mais ces solutions de fortune ne suffisent pas à compenser l’ampleur des destructions. Le ministre ukrainien de l’Énergie a affirmé jeudi que le pays venait de vivre « la journée la plus difficile pour le système énergétique » depuis novembre 2022. Les équipes de réparation travaillent 24 heures sur 24, mais le gel et les frappes répétées entravent leurs efforts.

Volodymyr Zelensky a décrété un « état d’urgence » pour le secteur énergétique et mis en place un état-major dédié. Le couvre-feu a été allégé pour permettre les déplacements nocturnes. Les importations d’électricité ont été augmentées. Mais l’ennemi frappe plus vite que les Ukrainiens ne peuvent réparer. « L’ennemi frappe non seulement nos infrastructures, mais essaie de déstabiliser notre système », a déclaré le ministre de l’Énergie. C’est une course contre la montre, contre le froid, contre la destruction systématique de tout ce qui permet à un pays de fonctionner. Et pendant ce temps, la centrale nucléaire de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe mardi matin en raison des bombardements, avant d’être reconnectée dans l’après-midi. Un rappel glaçant des risques que fait peser cette guerre sur l’ensemble du continent.

Sources

Sources primaires

Emmanuel Macron – Déclaration sur X concernant l’arraisonnement du Grinch – 22 janvier 2026
Parquet de Marseille – Communiqué sur la garde à vue du capitaine du Grinch – 25 janvier 2026
Préfecture maritime de Méditerranée – Communiqué sur l’escorte du pétrolier – 25 janvier 2026
Volodymyr Zelensky – Déclarations à Vilnius sur la défense antiaérienne – 25 janvier 2026
Vitali Klitschko – Déclarations sur la situation énergétique à Kiev – 20-25 janvier 2026
Volker Türk – Déclaration du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme – 20 janvier 2026

Sources secondaires

Agence France-Presse (AFP) – Dépêches sur l’arraisonnement du Grinch et la crise énergétique – 22-25 janvier 2026
France Info – Articles sur la flotte fantôme et Kiev dans le noir – 20-25 janvier 2026
Le Temps – Suivi en direct de la guerre en Ukraine – 25 janvier 2026
La Presse – Article sur Zelensky à Vilnius – 25 janvier 2026
Euronews – Articles sur la crise énergétique ukrainienne – 20-25 janvier 2026
Marine & Océans – Article sur la chasse aux pétroliers fantômes – 25 janvier 2026
Orange Actualités – Articles sur le Grinch et les frappes russes – 22-25 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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