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Le Kremlin ricane tandis que ses missiles frappent : quand la Russie clame que Trump est à elle
Crédit: Adobe Stock

Des négociations sous les bombes

Les 23 et 24 janvier 2026, Abu Dhabi est devenu le théâtre d’une farce diplomatique sans précédent. Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, les délégations de Russie, d’Ukraine et des États-Unis se sont retrouvées autour d’une même table. L’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, le gendre du président, représentaient Washington. Du côté ukrainien, le négociateur en chef Rustem Umerov et le chef du renseignement militaire Kyrylo Budanov portaient les espoirs d’un peuple épuisé par près de quatre ans de guerre. La Russie avait envoyé des représentants du renseignement militaire et de l’armée. Sur le papier, c’était historique. Dans les faits, c’était un piège. Un piège dont les mâchoires s’étaient déjà refermées avant même que les discussions ne commencent.

La veille du deuxième jour de négociations, Moscou a lancé une attaque d’une ampleur terrifiante. 375 drones kamikazes. 21 missiles. Une pluie de feu et d’acier sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Le timing n’était pas une coïncidence — il était un message. « Ses missiles n’ont pas seulement frappé notre peuple », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha. « Ils ont aussi frappé la table des négociations. » Il a qualifié les attaques de Poutine de « barbares ». Le mot est faible. Que faut-il de plus pour qualifier l’acte de bombarder des civils pendant qu’on prétend négocier la paix ? La vice-première ministre ukrainienne a précisé que 800 000 habitants de Kyiv s’étaient retrouvés sans électricité. La température extérieure : moins 10 degrés Celsius. Imaginez. Imaginez vos enfants, vos parents, dans le noir et le froid, pendant que quelque part à des milliers de kilomètres, des hommes en costume discutent de leur avenir.

Il y a des moments où les mots deviennent dérisoires. Où toute tentative d’analyse, de mise en perspective, de nuance intellectuelle, semble obscène face à la brutalité des faits. C’est un de ces moments. 375 drones. 21 missiles. 800 000 personnes sans chauffage par moins 10 degrés. Et de l’autre côté, des propagandistes qui se réjouissent publiquement que l’Amérique leur ait donné « une opportunité ». Je ne sais pas comment on appelle ça dans les manuels de relations internationales. Moi, j’appelle ça de la complicité. De la complicité par l’indifférence. De la complicité par le silence. De la complicité par l’abandon.

Le bilan humain de la nuit de terreur

Cette nuit-là, pendant que les diplomates dormaient dans leurs hôtels climatisés d’Abu Dhabi, l’Ukraine brûlait. L’armée de l’air ukrainienne a confirmé les chiffres : 375 drones de type Shahed, ces engins iraniens que la Russie utilise en masse pour terroriser les civils, accompagnés de 21 missiles ciblant spécifiquement les installations énergétiques. Au moins une personne a été tuée. Plus de 30 ont été blessées. À Kharkiv, 27 civils ont été touchés par les éclats. Des vies brisées. Des corps déchirés. Des traumatismes qui ne guériront jamais. Et ce ne sont que les victimes directes. Les victimes indirectes — celles qui mourront de froid dans les prochains jours, celles dont les équipements médicaux cesseront de fonctionner, celles dont les maladies chroniques s’aggraveront faute de chauffage — ne seront jamais comptabilisées. Elles n’existent pas dans les statistiques. Elles n’existent que dans la douleur de leurs proches.

Kyiv, la capitale, a été particulièrement visée. Les défenses antiaériennes ukrainiennes ont fait ce qu’elles ont pu — abattre une partie des projectiles, limiter les dégâts, sauver des vies. Mais face à un déluge de cette ampleur, aucun système de défense n’est parfait. Des quartiers entiers se sont retrouvés plongés dans l’obscurité. Des hôpitaux ont basculé sur les générateurs de secours. Des écoles ont fermé. Des usines se sont arrêtées. L’économie ukrainienne, déjà mise à genoux par près de quatre ans de guerre, a pris un nouveau coup. C’est précisément l’objectif de Moscou : briser la résistance ukrainienne non pas sur le champ de bataille, mais dans le quotidien des civils. Faire de chaque hiver un enfer. Transformer chaque foyer en front. Épuiser. User. Détruire, lentement mais sûrement. Et pendant ce temps, à la télévision russe, on parle d’« opportunité ».

Sources

Sources primaires

IBTimes UK — Russian State Media Pundits Celebrate ‘Opportunity’ To Attack Ukraine Under New Trump Policy — Janvier 2026
NBC News — Russia, Ukraine to hold trilateral peace talks with U.S. for first time — Janvier 2026
CBS News — Trilateral peace talks concluded constructively, Ukraine’s Zelenskyy says — 24 janvier 2026
Al Jazeera — Russia-Ukraine war updates: Talks end in Abu Dhabi without breakthrough — 24 janvier 2026
Euronews — More talks expected next week after Ukraine, Russia and US conclude Abu Dhabi meeting — 24 janvier 2026

Sources secondaires

US News — Russian Airstrikes Pound Ukraine Amid US-Brokered Peace Talks in Abu Dhabi — 24 janvier 2026
ABC News — Russia, Ukraine and US hold 1st trilateral talks since start of war — Janvier 2026
European Policy Centre — Europe didn’t plan, so others did | Trump’s Russia–Ukraine peace plan — Janvier 2026
Atlantic Council — What Europeans think of Trump’s approach to Ukraine — Janvier 2026
CNBC — ‘Abnormal hatred’ between Putin and Zelenskyy making it hard to reach peace deal — 22 janvier 2026
Ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis — Abdullah bin Zayed Welcomes UAE’s Hosting of Trilateral Talks — 23 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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