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Nawrocki à Vilnius : la Russie sera toujours une menace pour l’Europe de l’Est, et l’histoire le prouve depuis des siècles
Crédit: Adobe Stock

Un budget militaire qui fait trembler les capitales européennes

Quand Karol Nawrocki parle de menace russe, il ne se contente pas de paroles. Son pays agit. Et comment. La Pologne consacre désormais près de 5% de son PIB à la défense, un niveau que même les États-Unis n’atteignent pas. En 2026, le budget militaire polonais atteindra 186,6 milliards de zlotys, soit environ 45 milliards de dollars. C’est 4,8% du PIB, un record absolu au sein de l’OTAN. À titre de comparaison, la France et l’Allemagne peinent à atteindre les 2% exigés par l’Alliance atlantique. La Pologne a plus que doublé. Elle n’attend pas que les autres bougent. Elle montre l’exemple.

Ce qui était autrefois une armée modeste s’est transformée en une force militaire redoutable. La Pologne possède aujourd’hui une armée plus importante que celles du Royaume-Uni, de la France ou de l’Allemagne. Son arsenal impressionne : des chars Abrams et K2 de dernière génération, des chasseurs F-35A, des systèmes HIMARS, des hélicoptères Apache, des canons automoteurs K-9 Thunder. La liste est longue. Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, Varsovie a compris que la menace n’était plus théorique. Elle était à sa porte. Et la Pologne a décidé de ne jamais être prise au dépourvu.

Il y a quelque chose de profondément ironique à voir la Pologne, souvent critiquée par Bruxelles pour ses réformes judiciaires, devenir le champion européen de la défense. Pendant que les capitales occidentales débattaient de normes environnementales et de quotas migratoires, Varsovie achetait des chars et formait des soldats. Qui avait raison ? Les événements de ces dernières années ont tranché le débat. La Pologne n’était pas paranoïaque. Elle était lucide. Et cette lucidité pourrait bien sauver l’Europe.

La Lituanie emboîte le pas avec 6% du PIB

La Pologne n’est pas seule dans cette course à l’armement défensif. La Lituanie du président Nauseda a annoncé qu’elle porterait ses dépenses militaires entre 5% et 6% de son PIB dès 2026. Les pays baltesEstonie, Lettonie, Lituanie — sont les plus vulnérables à une éventuelle agression russe. Le corridor de Suwalki, cette étroite bande de terre polonaise qui sépare le Bélarus de l’enclave russe de Kaliningrad, est considéré comme le point le plus sensible de toute l’Alliance atlantique. Si la Russie décidait de couper ce corridor, les pays baltes seraient isolés du reste de l’OTAN. Cette perspective terrifiante explique pourquoi ces petits pays investissent massivement dans leur sécurité.

Le président Nauseda a déclaré lors du sommet de Vilnius que « le désir de liberté ne peut être vaincu ». Il a exprimé sa confiance dans le fait que les forces démocratiques biélorusses finiront par triompher, établissant un parallèle entre la répression historique et la résilience moderne. Ces mots s’adressaient autant à Moscou qu’à Minsk. Le message est clair : l’Europe de l’Est ne pliera pas. Elle ne s’est pas pliée en 1863, elle ne s’est pas pliée en 1989, elle ne se pliera pas en 2026.

Sources

Sources primaires

Agence Anadolu – Déclaration de Nawrocki sur la menace russe – 25 janvier 2026
Polish Radio – Commémoration de l’insurrection de 1863 à Vilnius – 25 janvier 2026
Déclarations officielles – Conférence de presse conjointe Nawrocki-Nauseda-Zelensky – 25 janvier 2026
BBC Radio 4 – Interview du président Nawrocki – janvier 2026

Sources secondaires

La Presse (Canada) – Zelensky réclame plus de munitions antiaériennes – 25 janvier 2026
Euronews – Nawrocki qualifie l’UE d’étoile déclinante – 16 janvier 2026
Notes From Poland – Budget de défense polonais 2026 – août 2025
Wilson Center – La Pologne leader des dépenses de défense de l’OTAN – 2025
Ukrinform – Accord de sécurité américain pour l’Ukraine – 25 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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