22 États face au chaos
La carte des États-Unis ressemble à un tableau de guerre. Du Texas à New York, du Kansas au New Jersey, les gouverneurs décrètent l’état d’urgence les uns après les autres. 22 États. Plus la capitale fédérale. C’est sans précédent. Le nombre de comtés placés sous alerte tempête hivernale bat tous les records jamais enregistrés par le NWS. 213 millions de personnes concernées ce dimanche matin. C’est plus que la population de la France, de l’Allemagne et de l’Italie réunies. C’est deux tiers de l’Amérique qui retient son souffle, qui vérifie ses réserves de nourriture, qui regarde le ciel avec inquiétude.
À New York, le nouveau maire Zohran Mamdani a été clair : « Évitez tous les déplacements non essentiels. » Les écoles resteront fermées lundi. Les élèves suivront leurs cours à distance. Central Park attend jusqu’à 30 centimètres de neige. Mais c’est dans le Sud que la situation est la plus critique. Le Texas, la Louisiane, le Mississippi, le Tennessee — ces États qui ne sont pas équipés pour affronter le froid extrême — encaissent le plus gros de l’impact. Les supermarchés ont été dévalisés. Les rayons sont vides. Les stations-service prises d’assaut. Et dans les rues, le verglas transforme chaque trajet en mission suicide.
Le spectre de 2021 plane sur le Texas
Au Texas, le souvenir de février 2021 hante les esprits. Cette année-là, une tempête similaire avait fait 246 morts et plongé l’État dans le noir pendant des jours. Le réseau électrique, isolé du reste du pays pour des raisons idéologiques, avait failli s’effondrer complètement. Cinq ans plus tard, les mêmes questions reviennent. Les mêmes angoisses. Les compagnies d’électricité avertissent : l’accumulation de glace combinée aux températures les plus basses depuis 2021 pourrait provoquer des pannes prolongées. Plusieurs jours sans courant. Dans des maisons chauffées à l’électricité. Par des températures négatives. L’équation est simple. Et terrifiante.
Ce dimanche matin, plus de 900 000 foyers sont déjà sans électricité à travers le pays. 100 000 au Texas. 100 000 en Louisiane. 100 000 au Mississippi. Les chiffres grimpent d’heure en heure. Derrière chaque coupure, il y a des familles qui grelottent sous les couvertures. Des personnes âgées qui ne peuvent pas se chauffer. Des bébés qui pleurent dans le froid. À Dallas, les pompiers ont doublé leurs interventions. Deux fois plus d’accidents. Deux fois plus d’incendies. Deux fois plus d’appels de détresse. Et la nuit n’est pas encore tombée.
Il y a quelque chose d’obscène dans cette répétition. 2021. 2026. Les mêmes images. Les mêmes souffrances. Les mêmes excuses. On nous dit que le réseau a été renforcé. Que des leçons ont été tirées. Mais les compteurs de pannes s’affolent quand même. Et les mêmes populations — les plus pauvres, les plus vulnérables — se retrouvent dans le noir, dans le froid, à espérer que cette fois, ça ne durera pas trop longtemps. À espérer qu’ils ne feront pas partie des statistiques.
Les premiers morts
L’hypothermie frappe en Louisiane
À Caddo Parish, près de Shreveport, deux hommes ne verront jamais la fin de la tempête. Le département de la Santé de Louisiane a confirmé leur décès par hypothermie. Deux vies. Deux noms que personne ne prononce encore dans les médias. Deux êtres humains qui se sont endormis dans le froid et ne se sont jamais réveillés. On ne sait pas encore qui ils étaient. S’ils avaient une famille. Si quelqu’un les cherche. On sait juste qu’ils sont morts parce qu’il faisait trop froid pour survivre. Dans un pays qui envoie des hommes dans l’espace, deux personnes sont mortes de froid.
À New York, le bilan est plus lourd encore. Cinq morts ce week-end. Le maire Mamdani a pris la parole, le visage grave. « Nous ne connaissons pas encore les causes exactes de ces décès », a-t-il déclaré. « Mais il n’y a pas de rappel plus puissant du danger du froid extrême. » Cinq personnes. Dont certaines, peut-être, avaient un toit mais pas de chauffage. Dont certaines, peut-être, ont refusé d’aller dans les refuges. Dont certaines, peut-être, ne savaient même pas qu’ils existaient. Le froid ne fait pas de distinction. Il prend ceux qui sont dehors. Et parfois, ceux qui sont dedans.
Les sans-abri en première ligne
Dans toutes les grandes villes américaines, la même course contre la montre se joue. Trouver les sans-abri avant que le froid ne les trouve. À Chicago, des équipes de travailleurs sociaux sillonnent les rues depuis jeudi. Sous les ponts. Dans les parkings. Dans les recoins où les invisibles se cachent pour dormir. Ils ont des couvertures. Des informations sur les centres d’accueil. Et une question qui les hante : combien vont-ils manquer ? À Dallas, les pompiers ont reçu l’ordre de ramener quiconque ils trouvent dehors vers les refuges. 800 personnes ont été accueillies vendredi soir. Un record. Les lits se remplissent. Mais il y a toujours des places, répètent les autorités. Toujours des places pour ceux qui acceptent de venir.
Mais tous n’acceptent pas. Par méfiance. Par fierté. Par maladie mentale. Ou simplement parce qu’ils ne savent plus comment fonctionner dans un système qu’ils ont quitté depuis si longtemps. Carroll Eaton, lui, a fait le choix d’aller au centre d’accueil de Houston. « Je sais que ce soir, ça me tuerait probablement », a-t-il dit. Probablement. Ce mot revient. Cette certitude incertaine. Cette familiarité avec la mort qui ne devrait jamais exister. Carroll a eu la lucidité de comprendre. Combien d’autres, cette nuit, n’auront pas cette lucidité ? Combien d’autres calculeront mal ?
On parle de « phénomène météorologique exceptionnel ». De « vortex polaire perturbé ». De « changements climatiques ». Des mots froids pour des morts froides. Mais derrière les explications scientifiques, il y a une vérité plus simple : des gens meurent parce qu’ils n’ont nulle part où aller. Ou parce qu’ils ne savent pas qu’ils peuvent aller quelque part. Ou parce que le « quelque part » arrive trop tard. La tempête Fern n’est pas qu’un événement météo. C’est un révélateur. De nos failles. De nos oublis. De ceux qu’on ne voit plus.
L'Amérique paralysée
Le ciel fermé
14 000 vols annulés. Le chiffre donne le vertige. En un week-end, le transport aérien américain s’est effondré. 4 000 annulations le samedi. 9 000 le dimanche. Des milliers d’autres retardés. Les aéroports de Dallas, d’Atlanta, de Chicago O’Hare, de JFK ressemblent à des camps de réfugiés climatiques. Des familles dorment sur les sièges en plastique. Des enfants pleurent. Des voyageurs d’affaires tempêtent contre des employés qui n’y peuvent rien. Les écrans d’affichage ne montrent plus que des lignes rouges. Annulé. Annulé. Annulé. Selon FlightAware, c’est l’une des pires perturbations aériennes de la décennie.
Sur les routes, la situation est pire encore. L’Interstate 40 a été fermée par endroits. L’Interstate 44 aussi. Des dizaines de véhicules sont sortis de route au Kansas, en Oklahoma, dans le Missouri. Les images montrent des voitures retournées, des camions en travers de la chaussée, des autoroutes transformées en champs de bataille contre les éléments. Amtrak a annulé des dizaines de trains. Des événements sportifs ont été reportés. L’Amérique, habituellement en mouvement perpétuel, est à l’arrêt. Forcée de s’arrêter. Forcée de regarder le ciel et d’attendre que la tempête passe.
Les chiffres de la neige
Les relevés tombent d’heure en heure, et chacun confirme l’ampleur du phénomène. 20 centimètres au Kansas. 28 centimètres en Indiana. 33 centimètres dans le Missouri. 15 centimètres au Texas — au Texas, où certaines régions n’avaient pas vu autant de neige depuis des décennies. En Arkansas, en Illinois, en Ohio, les records locaux sont pulvérisés les uns après les autres. Et ce n’est pas fini. Les prévisionnistes annoncent encore 24 à 48 heures de précipitations avant que le système ne commence à s’évacuer vers l’Atlantique.
Mais le vrai danger n’est pas la neige. C’est le verglas. Cette couche de glace traîtresse qui se forme quand la pluie tombe sur des surfaces gelées. En Louisiane, au Mississippi, au Tennessee, c’est le verglas qui fait le plus de dégâts. Les arbres ploient sous le poids de la glace puis s’effondrent. Sur les maisons. Sur les voitures. Sur les lignes électriques. Un arbre qui tombe, c’est parfois des centaines de foyers plongés dans le noir. Et les équipes de réparation ne peuvent pas intervenir tant que la tempête fait rage. Elles attendent. Comme tout le monde.
La réponse fédérale s'organise
FEMA en première ligne
Dès jeudi, avant même que les premiers flocons ne tombent, la FEMA avait commencé à préparer sa réponse. Les centres de distribution à travers le Sud et l’Est ont été approvisionnés. Les chiffres donnent une idée de l’ampleur de la mobilisation : 7 millions de repas. Plus de 2 millions de litres d’eau. Plus de 600 000 couvertures. Plus de 300 générateurs. Des sites de staging ont été établis au Kentucky, en Louisiane et au Texas. Prêts à être déployés dès que les routes seront praticables. Prêts à porter secours à ceux qui en auront besoin.
C’est l’administration fédérale qui coordonne. Les gouverneurs ont tous demandé l’aide de Washington. Les déclarations d’urgence permettent de débloquer des fonds, de déployer la Garde nationale, de réquisitionner des ressources. Dans certains États, les soldats sont déjà sur le terrain. Ils aident à évacuer les routes bloquées, à transporter les personnes vulnérables vers les refuges, à distribuer des vivres. La machine est en marche. Reste à savoir si elle sera assez rapide. Assez massive. Assez efficace pour éviter le pire.
Les refuges débordent
Dans toutes les villes touchées, les centres d’accueil tournent à plein régime. À Houston, ils ont ouvert dès samedi après-midi. À Dallas, à San Antonio, à Austin. Les gymnases, les églises, les centres communautaires se transforment en refuges de fortune. Des bénévoles distribuent des soupes chaudes, des couvertures, des vêtements chauds. Les familles s’installent sur des matelas au sol. Les enfants jouent comme ils peuvent. Les parents regardent leurs téléphones, espérant des nouvelles du retour de l’électricité chez eux.
Mais les capacités ne sont pas infinies. À Dallas, les responsables répètent qu’il reste des places. Qu’il y aura toujours de la place pour accueillir. Mais les 800 personnes de vendredi soir, c’était déjà un record. Et la tempête ne fait que commencer. Dans certains centres, les lits sont déjà occupés. Les couvertures commencent à manquer. Et dehors, la nuit tombe. La température plonge. Et quelque part, dans une ruelle, sous un pont, dans un recoin oublié, quelqu’un décide de ne pas aller au refuge. Quelqu’un qui, peut-être, ne verra pas le lever du jour.
Il y a une question qui me taraude depuis que j’ai commencé à écrire cet article. Comment est-il possible qu’en 2026, dans le pays le plus riche de la planète, des êtres humains meurent de froid ? Comment est-il possible que la réponse à cette question soit « c’est normal » ? Que ce soit une fatalité acceptée ? On parle de milliards pour l’exploration spatiale, de billions pour la défense. Mais pour un toit au-dessus de chaque tête quand le mercure plonge sous zéro, il n’y a jamais assez. Jamais.
Le changement climatique en accusation
Quand le réchauffement provoque le gel
C’est le paradoxe que les climatologues expliquent depuis des années, mais que beaucoup peinent encore à comprendre. L’Arctique se réchauffe. Plus vite que n’importe quelle autre région de la planète. Et ce réchauffement déstabilise le vortex polaire. La ceinture de vents qui maintient normalement l’air glacé au-dessus du pôle s’affaiblit. Elle ondule. Elle se déforme. Et par ces brèches, l’air arctique s’échappe vers le sud. C’est ce qui s’est passé en 2021 au Texas. C’est ce qui se passe aujourd’hui.
Les chercheurs notent que ces perturbations du vortex polaire sont devenues plus fréquentes au cours des vingt dernières années. Ce n’est plus une anomalie. C’est une tendance. Et cette tendance a un nom : le changement climatique. Pas celui des plages qui disparaissent et des ours polaires qui se noient — même si ça aussi, c’est réel. Celui qui transforme les hivers en montagnes russes imprévisibles. Doux un jour. Mortellement froids le lendemain. Celui qui rend les prévisions plus difficiles. Celui qui prend les infrastructures par surprise.
L’avenir sera-t-il pire ?
Les modèles climatiques ne sont pas rassurants. Si l’Arctique continue de se réchauffer au rythme actuel — et rien n’indique qu’il va ralentir — ces épisodes de froid extrême pourraient devenir plus fréquents aux latitudes moyennes. Plus intenses aussi. L’ironie est cruelle : pendant que la planète se réchauffe globalement, certaines régions pourraient connaître des hivers plus rudes. Plus dangereux. Plus meurtriers. C’est contre-intuitif. Mais la science ne se soucie pas de nos intuitions.
Pour les États-Unis, cela signifie qu’il faudra s’adapter. Renforcer les réseaux électriques. Isoler les maisons. Former les populations. Créer des systèmes d’alerte plus efficaces. Investir dans les infrastructures qui peuvent encaisser le choc. Tout ce qui n’a pas été fait — ou pas assez fait — après 2021. Tout ce qui aurait pu sauver des vies aujourd’hui. Tout ce qui, si on ne l’apprend pas cette fois, coûtera encore des vies demain.
Les heures qui viennent
La nuit la plus froide
Ce dimanche soir, les météorologues annoncent la nuit la plus froide de l’épisode. Dans certaines régions du Midwest, le mercure va flirter avec les -50°C en ressenti. C’est le point où l’hypothermie peut survenir en moins de dix minutes d’exposition. Où les engelures commencent en quelques secondes sur la peau nue. Où chaque respiration brûle les poumons. Les autorités sont claires : personne ne doit sortir sauf absolue nécessité. Personne.
Dans les refuges, on se prépare à une nuit longue. Dans les hôpitaux, on libère des lits pour les cas d’hypothermie. Dans les casernes de pompiers, les équipes sont en alerte maximale. Et quelque part dans le froid, des gens sont encore dehors. Par choix. Par obligation. Par accident. Certains survivront. D’autres non. Et demain matin, quand le soleil se lèvera sur l’Amérique gelée, on comptera les morts. On prononcera des chiffres. On exprimera des regrets. Et puis on attendra la prochaine tempête.
Une semaine de froid mortel
Même quand la tempête Fern sera passée — d’ici mardi ou mercredi selon les prévisions — le danger ne sera pas écarté. Les autorités météorologiques préviennent : le froid extrême pourrait persister jusqu’à une semaine après la fin des précipitations. Particulièrement dans les Grandes Plaines du Nord et le Haut-Midwest. Une semaine de températures mortelles. Une semaine pendant laquelle chaque panne de courant sera une urgence vitale. Une semaine pendant laquelle les plus vulnérables resteront en danger.
Les écoles resteront fermées. Les bureaux aussi, dans beaucoup de cas. L’économie américaine va tourner au ralenti. Les pertes se chiffrent déjà en milliards de dollars. Mais ce ne sont pas les dollars qu’on comptera dans les jours qui viennent. Ce sont les vies. Celles qu’on aura sauvées. Et celles qu’on n’aura pas pu sauver. Dix morts ce dimanche. Combien demain ? Combien à la fin de la semaine ? La tempête Fern n’a pas fini d’écrire son bilan.
Quelque part à Houston, Carroll Eaton dort au chaud cette nuit. Il a fait le bon choix. Il a eu la lucidité, la force, la capacité de se dire : « Ce soir, dehors, je meurs. » Et il est allé au refuge. Mais combien, cette nuit, n’ont pas eu cette lucidité ? Combien sont restés dehors parce que le refuge était trop loin, parce qu’ils ne savaient pas qu’il existait, parce qu’ils avaient peur, parce qu’ils n’y croyaient plus ? Demain matin, on saura. Et on se demandera — comme on se demande toujours — si on aurait pu faire plus. La réponse est toujours oui. La réponse est toujours oui.
Conclusion : L'Amérique face à elle-même
Plus qu’une tempête
La tempête Fern passera. Comme toutes les tempêtes passent. Dans quelques jours, les routes seront dégagées. Les avions reprendront leur ballet. L’électricité reviendra dans les foyers plongés dans le noir. La vie reprendra son cours. Mais quelque chose restera. Le souvenir de ces jours de janvier 2026 où l’Amérique a gelé. Le souvenir de ceux qui n’ont pas survécu. Et la question, lancinante : sommes-nous prêts pour la prochaine fois ?
Car il y aura une prochaine fois. Les scientifiques sont formels. Le changement climatique ne s’arrêtera pas. Les perturbations du vortex polaire continueront. Les tempêtes reviendront. Plus souvent, peut-être. Plus violentes, peut-être. Et chaque fois, les mêmes populations seront en première ligne. Les sans-abri. Les personnes âgées. Les familles pauvres qui n’ont pas les moyens de chauffer leur maison. Ceux que la société a déjà oubliés. Ceux pour qui chaque hiver est une épreuve de survie.
Le prix de l’inaction
En 2021, après la catastrophe texane, on avait promis des réformes. Des investissements. Des changements. Cinq ans plus tard, les mêmes images. Les mêmes pannes. Les mêmes morts. Le réseau électrique texan est toujours aussi vulnérable. Les infrastructures sont toujours aussi fragiles. Et les sans-abri sont toujours aussi nombreux dans les rues. On n’a pas appris. Ou on n’a pas voulu apprendre. Ou on a préféré oublier jusqu’à la prochaine catastrophe.
Carroll Eaton a 71 ans. Il dort dehors depuis des années. Cette nuit, il est au chaud dans un refuge de Houston. Mais dans quelques jours, quand la tempête sera passée et que les caméras seront parties, il retournera dans son campement. Sous son pont. Dans son coin. Jusqu’à la prochaine tempête. Jusqu’à la prochaine fois où il devra calculer ses chances de survie. Jusqu’à la prochaine fois où il dira « probablement » en parlant de sa propre mort.
Je termine cet article avec un nœud dans l’estomac. Pas à cause du froid — je suis au chaud, devant mon écran, dans une pièce chauffée. Mais à cause de ce mot. Probablement. Ce mot que Carroll Eaton a utilisé. Ce mot qui dit tout. On vit dans un monde où un homme de 71 ans calcule ses chances de survie comme on calcule la probabilité d’une averse. On vit dans un monde où mourir de froid est devenu une probabilité acceptable. Une variable dans une équation. Un risque qu’on prend. Ou plutôt, un risque qu’on fait prendre à ceux qui n’ont rien. La tempête Fern passera. Mais ce monde-là, lui, reste. Et c’est peut-être ça, le vrai froid.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des événements climatiques, sociaux et humanitaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les crises, à comprendre leurs mécanismes, à contextualiser leurs impacts sur les populations les plus vulnérables et à proposer des perspectives analytiques sur les défis qui nous attendent.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte climatique et social, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de la FEMA, bulletins du National Weather Service (NWS), déclarations publiques des gouverneurs et maires concernés, données de FlightAware sur les annulations de vols, relevés météorologiques officiels, données de Poweroutage.us sur les coupures d’électricité.
Sources secondaires : dépêches AFP, reportages de CNN, NBC News, ABC News, Fox Weather, analyses du Washington Post, couverture de France Info, RTS, RTBF, France 24, Le Monde, publications spécialisées sur le changement climatique (Euronews Green).
Les données statistiques citées proviennent d’institutions officielles : National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), National Weather Service, FEMA, départements de santé des États concernés.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles au 25 janvier 2026, les tendances climatiques observées et les témoignages recueillis par les agences de presse.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques climatiques et sociales contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des événements météorologiques extrêmes et la compréhension de leurs impacts humains.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, notamment concernant le bilan humain de la tempête Fern.
Sources
Sources primaires
National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) – Communiqué « Dangerous January 2026 winter storm, extreme cold on way for large portion of US » – 23 janvier 2026
FEMA – Communiqué de presse « FEMA Coordinating with States Ahead of Severe Winter Storm » – 23 janvier 2026
National Weather Service (NWS) – Bulletins d’alerte tempête hivernale – 23-25 janvier 2026
FlightAware – Données sur les annulations de vols – 25 janvier 2026
Poweroutage.us – Données sur les coupures d’électricité – 25 janvier 2026
Sources secondaires
CNN – « One of the most extreme winter storms in years is set to hit US » – 20 janvier 2026
Washington Post – « Sleet, ice, snow pelts central U.S., as country braces for catastrophic impacts » – 24 janvier 2026
NPR – « As the winter storm rages, here’s what to know in your state » – 24 janvier 2026
NBC News – « Winter storm live updates: Snow and ice blanket the Southern Plains to the Northeast as first deaths are reported » – 25 janvier 2026
ABC News – « Winter storm live updates: More than 900,000 without power » – 25 janvier 2026
France Info – « Une tempête hivernale majeure déferle sur les États-Unis, jusqu’à -45°C attendus » – 25 janvier 2026
AFP – Témoignage de Carroll Eaton recueilli à Houston – 25 janvier 2026
Wikipedia – « January 2026 North American winter storm » – Article mis à jour au 25 janvier 2026
Euronews Green – « Exceptionally cold: how a warming Arctic is pushing the US into a deep freeze » – 22 janvier 2026
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