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Trump envoie une « armada » vers l’Iran : 5 002 morts et le spectre d’une guerre totale
Crédit: Adobe Stock

5 002 vies fauchées

Le chiffre vient de l’Agence de presse des militants des droits humains, basée aux États-Unis. 5 002 morts depuis le début des manifestations. Décomposons ce nombre, parce qu’il le mérite. 4 716 manifestants. Des gens qui avaient simplement décidé qu’ils en avaient assez. Assez de la misère. Assez des mensonges. Assez de ce régime qui leur vole leur avenir depuis des décennies. Parmi eux, 43 enfants. Des gamins. Des adolescents. Des jeunes qui n’auront jamais l’occasion de grandir, d’aimer, de construire leur vie. Quarante-trois familles qui ont enterré ce qu’elles avaient de plus précieux. Et puis il y a les 40 civils qui ne participaient même pas aux manifestations. Qui passaient par là. Qui ont eu le malheur de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Victimes collatérales d’une violence aveugle qui ne fait plus de distinction entre cibles et innocents.

De l’autre côté du bilan, 203 personnes affiliées au gouvernement ont également perdu la vie. Des Bassidjis, ces miliciens paramilitaires qui servent de bras armé au régime. Des policiers. Des fonctionnaires. Des êtres humains aussi, avec des familles, des histoires, des rêves peut-être. La violence engendre la violence, dans une spirale qui semble ne plus avoir de fin. Mais attention : mettre ces chiffres sur le même plan serait une obscénité morale. D’un côté, des citoyens désarmés qui réclament leurs droits fondamentaux. De l’autre, des agents d’un appareil répressif qui tirent sur leur propre peuple. L’équivalence n’existe pas. Elle n’a jamais existé. Ce que nous voyons en Iran, c’est un régime qui massacre ses enfants pour survivre. Et qui, en les massacrant, signe peut-être son arrêt de mort.

Quarante-trois enfants. J’ai relu ce chiffre plusieurs fois, espérant une erreur. Un zéro de trop. Une coquille. Non. Quarante-trois. Quelque part en Iran, quarante-trois chambres d’enfants resteront vides pour toujours. Quarante-trois cartables qu’on ne remplira plus. Quarante-trois voix qu’on n’entendra plus rire, crier, rêver tout haut. Et je me demande : quel genre de régime tire sur des enfants ? Quel genre d’idéologie justifie qu’on abatte des gamins dans la rue ? Je n’ai pas de réponse. Peut-être qu’il n’y en a pas. Peut-être que certaines questions ne méritent que le silence. Et l’indignation.

La réponse du régime : entre déni et menaces

Face à cette hémorragie, que fait le régime iranien ? Il nie. Il menace. Il accuse. Le Guide suprême Ali Khamenei, dans ses premières déclarations publiques depuis le début de la crise, a tracé une ligne entre ce qu’il appelle les « revendications légitimes » du bazar et la « rébellion pure » dans le reste du pays. Traduction : on peut écouter les commerçants qui se plaignent de l’économie, mais les autres — les étudiants, les femmes, les travailleurs — ce sont des « émeutiers » qu’il faut « remettre à leur place ». « Nous parlons aux manifestants », a-t-il déclaré. « Les officiels doivent leur parler. Mais il n’y a aucun bénéfice à parler aux émeutiers. Les émeutiers doivent être matés. » Le ton est donné. La nuance entre manifestant et émeutier ? Elle dépend entièrement du bon vouloir du régime. Et dans la pratique, elle se traduit par des balles.

Le président Massoud Pezeshkian, figure réformiste arrivée au pouvoir avec des promesses de changement, tente une approche différente. Il a reconnu le « droit du peuple à manifester pacifiquement » et ordonné au ministère de l’Intérieur d’engager le dialogue avec les manifestants. Un geste rare, presque révolutionnaire dans le contexte iranien. Mais Pezeshkian n’est pas le vrai pouvoir. Le vrai pouvoir, c’est Khamenei. C’est les Gardiens de la Révolution. C’est cette structure parallèle qui contrôle l’économie, l’armée, les services de renseignement. Et cette structure-là n’a qu’un seul mode opératoire face à la contestation : l’écrasement. Le général Mohammad Pakpour, commandant des Gardiens de la Révolution, l’a dit clairement ce samedi : « Les Gardiens de la Révolution islamique et l’Iran bien-aimé se tiennent plus prêts que jamais, le doigt sur la gâchette, pour exécuter les ordres du Commandant en chef. » Le doigt sur la gâchette. Face à son propre peuple. Face à l’Amérique. Face au monde entier.

Sources

Sources primaires

NBC News – Trump warns U.S. ‘armada’ heading to Iran; death toll in protest crackdown tops 5,000 – 25 janvier 2026
Al Jazeera – Trump says US still ‘watching Iran’ as ‘massive’ fleet heads to Gulf region – 23 janvier 2026
Al Jazeera Video – Trump says ‘US armada’ moving towards Iran as tensions escalate – 25 janvier 2026
CBS News – Trump says « armada » of warships is headed toward Iran « just in case » – 24 janvier 2026
Bloomberg – Trump Renews Iran Threats, Says Navy ‘Armada’ Heading to Mideast – 23 janvier 2026

Sources secondaires

The Hill – Donald Trump: U.S. ‘armada’ en route to Iran amid protests – 24 janvier 2026
The Hill – Iran Revolutionary Guard commander says ‘finger on the trigger’ – 25 janvier 2026
Euronews – Death toll in Iran’s protest crackdown reaches 5,002 – 23 janvier 2026
CNBC – What Trump’s renewed attack on Iran could mean for oil prices – 23 janvier 2026
Al Jazeera – ‘Change is inevitable’: What is next for Iran? – 24 janvier 2026
NPR – Security forces clash with protesters in Iran’s main market – 7 janvier 2026
Foreign Policy – Will Iran’s Protests Finally Topple the Government? – 9 janvier 2026
Arms Control Association – Israel and U.S. Strike Iran’s Nuclear Program – Juillet 2025
Council on Foreign Relations – U.S., Israel Attack Iranian Nuclear Targets—Assessing the Damage – Juin 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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