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Trump explose contre le Canada : la Chine va vous dévorer vivants, menace de tarifs à 100 %
Crédit: Adobe Stock

Une visite historique dans l’empire du Milieu

Mi-janvier 2026. Mark Carney monte à bord de l’avion gouvernemental canadien. Direction : Pékin. C’est la première visite d’un premier ministre canadien en Chine depuis 2017. Neuf ans de gel diplomatique, de tensions autour de l’affaire Meng Wanzhou, de représailles commerciales chinoises sur le canola canadien. Et voilà que Carney, le technocrate devenu politicien, décide de franchir le pas. Pendant quatre jours, il négocie avec le président Xi Jinping. Le résultat ? Un accord qualifié de « historique » par Ottawa. Le Canada accepte de réduire ses tarifs sur les véhicules électriques chinois de 100 % à 6,1 %, dans la limite d’un quota annuel de 49 000 unités. En échange, la Chine s’engage à ramener ses droits de douane sur l’huile de canola canadienne de niveaux prohibitifs à 15 %, et à supprimer totalement les tarifs sur le homard, le crabe et les pois canadiens.

Pour les agriculteurs des Prairies, c’est une bouffée d’oxygène. Depuis des années, la Chine leur fermait ses portes en représailles aux tensions diplomatiques. Des familles entières ont vu leurs revenus s’effondrer. Des exploitations centenaires ont frôlé la faillite. Et voilà qu’un premier ministre vient leur ouvrir le plus grand marché du monde. Carney rentre au pays en héros. Du moins, c’est ce qu’il croit. Car à Washington, quelqu’un regarde. Quelqu’un calcule. Et ce quelqu’un n’aime pas ce qu’il voit. Le 16 janvier, quand on demande à Trump ce qu’il pense de l’accord sino-canadien, sa réponse surprend : « C’est ce qu’il devrait faire. C’est une bonne chose pour lui de signer un accord commercial. Si vous pouvez obtenir un accord avec la Chine, vous devriez le faire. » Une approbation claire. Sans équivoque. Qui va voler en éclats en moins d’une semaine.

Je m’arrête sur cette date. Le 16 janvier. Trump approuve l’accord. Le 24 janvier, il menace de tarifs de 100 %. Qu’est-ce qui a changé en huit jours ? La réponse tient en un mot : Davos. Carney est allé sur la scène mondiale et a refusé de jouer le rôle du vassal reconnaissant. Il a parlé d’égal à égal. Pire : il a été applaudi. Standing ovation. Trump, lui, a été accueilli avec la politesse froide qu’on réserve aux autocrates. Et ça, visiblement, c’était impardonnable.

Les véhicules électriques au cœur de la tempête

Parlons chiffres, parce que les chiffres ne mentent pas. 49 000 véhicules électriques chinois par an. C’est le quota négocié par Carney. Pour mettre ça en perspective : le Canada vend environ 1,7 million de véhicules neufs chaque année. 49 000, c’est 2,9 % du marché. Moins de trois pour cent. Les véhicules concernés seraient principalement des modèles abordables, autour de 35 000 dollars. Des voitures accessibles pour les familles de classe moyenne qui veulent passer à l’électrique sans se ruiner. Le tarif de 6,1 % reste nettement supérieur au tarif standard de 0 % appliqué aux véhicules américains sous l’ACEUM. Autrement dit, les constructeurs américains garderaient un avantage compétitif majeur. Mais Trump ne voit pas les nuances. Il voit des voitures chinoises qui entrent en Amérique du Nord. Point final.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, partage les craintes américaines — pour des raisons différentes. « En abaissant les tarifs sur les véhicules électriques chinois, cet accord déséquilibré risque de fermer la porte aux constructeurs automobiles canadiens sur le marché américain », a-t-il déclaré. Il a même appelé les Canadiens à boycotter les véhicules chinois. La logique de Ford : si le Canada importe des VE chinois, les États-Unis pourraient considérer les voitures assemblées au Canada comme « contaminées » par des composants chinois et leur fermer l’accès au marché américain. Une peur pas totalement infondée. Mais une peur qui sert aussi les intérêts de Trump. Car plus les Canadiens se divisent sur cette question, plus la pression américaine devient efficace. Diviser pour régner. La recette est vieille comme le monde.

Sources

Sources primaires

Déclarations de Donald Trump sur Truth Social — 24 janvier 2026
Bureau du Premier ministre du Canada — Communiqué sur le partenariat stratégique Canada-Chine — 16 janvier 2026
Forum économique mondial — Transcription du discours de Mark Carney à Davos — 20 janvier 2026
Déclarations de Dominic LeBlanc, ministre du Commerce Canada-États-Unis — janvier 2026

Sources secondaires

CBC News — Trump threatens 100% tariffs on all Canadian goods — 24 janvier 2026
The Washington Post — Trump dominated Davos, but Carney emerged as its star — 23 janvier 2026
The Globe and Mail — What to know about the Canada-China trade deal on EVs and canola — janvier 2026
La Presse — Carney appelle les États à se regrouper face à l’intimidation américaine — 20 janvier 2026
Le Devoir — Carney appelle à moins de dépendance militaire envers les États-Unis — janvier 2026
Al Jazeera — Trump threatens 100 percent tariff on Canada over China deal — 24 janvier 2026
Euronews — Trump threatens Canada with 100% tariff over its trade deal with China — 24 janvier 2026
CNBC — Trump threatens to impose 100% tariff if Canada makes deal with China — 24 janvier 2026
The Conversation — Mark Carney à Davos : virage à 180 degrés dans les relations avec les États-Unis — janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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