Les voix discordantes dans le silence
Soyons justes : tous les Républicains n’ont pas regardé ailleurs. Certains ont osé élever la voix. La sénatrice Lisa Murkowski de l’Alaska a qualifié les tarifs douaniers imposés au Danemark d’« inutiles, punitifs et une erreur profonde ». Elle a averti que ces mesures « pousseront nos alliés européens fondamentaux encore plus loin de nous ». Et elle a prononcé ces mots qui auraient dû résonner dans tout le Capitole : cette division au sein de l’OTAN « joue directement dans les mains de Poutine ». Poutine. Le même Poutine qui mène une guerre d’agression contre l’Ukraine. Le même qui rêve de voir l’Occident se déchirer. Et voilà que le président américain lui offre ce cadeau sur un plateau d’argent.
Le sénateur Thom Tillis de Caroline du Nord n’a pas mâché ses mots non plus. « Le fait qu’une petite poignée de conseillers poussent activement pour des actions coercitives visant à saisir le territoire d’un allié est d’une stupidité qui dépasse l’entendement », a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette stratégie « nuit à l’héritage du président Trump et sape tout le travail qu’il a accompli pour renforcer l’Alliance atlantique au fil des années ». Mais voilà le problème : ces voix, aussi courageuses soient-elles, restent minoritaires. Au moment où j’écris ces lignes, un seul sénateur républicain a publiquement soutenu Trump sur le Groenland : Ted Cruz du Texas. Un seul. Et pourtant, la machine législative ne bouge pas.
Ce qui me frappe, c’est ce décalage vertigineux entre les paroles et les actes. Des sénateurs républicains dénoncent la « stupidité » de la stratégie de Trump. Ils parlent de « Poutine qui se frotte les mains ». Ils évoquent une « erreur profonde ». Et puis? Et puis rien. Ou si peu. Parce que critiquer Trump en conférence de presse, c’est une chose. Voter contre lui au Sénat, c’en est une autre. La loyauté partisane est devenue plus forte que la Constitution. Plus forte que l’Alliance atlantique. Plus forte que le bon sens le plus élémentaire.
Le Congrès face à ses responsabilités constitutionnelles
La Constitution américaine est pourtant claire : seul le Congrès peut déclarer la guerre. Seul le Congrès peut autoriser l’usage de la force militaire — sauf en cas de légitime défense ou de protection immédiate des citoyens américains. Une invasion du Groenland ne rentrerait dans aucune de ces catégories. Le professeur Bruce Ackerman de la Yale Law School a été catégorique : « Ce que Trump a fait au Venezuela et ce qu’il prévoit de faire au Groenland est sans précédent et manifestement inconstitutionnel. » Inconstitutionnel. Le mot est lâché. Et pourtant, le Congrès hésite, tergiverse, se divise.
Quelques initiatives ont bien vu le jour. Le 7 janvier 2026, le sénateur démocrate Ruben Gallego a introduit une résolution pour bloquer toute invasion du Groenland. Quelques jours plus tard, des sénateurs démocrates et républicains ont présenté le « No Funds for NATO Invasion Act », un projet de loi bipartisan qui interdirait l’utilisation de fonds fédéraux pour envahir un État membre de l’OTAN ou un territoire sous protection de l’Alliance. C’est un pas. Un petit pas. Mais face à un président qui concentre de plus en plus de pouvoirs entre ses mains, est-ce suffisant? La question hante les couloirs du Capitole.
L'Europe se réveille : une alliance défend l'un des siens
La réponse militaire européenne
Pendant que Washington se déchirait, l’Europe agissait. Pour la première fois dans l’histoire de l’OTAN, des membres européens ont déployé des troupes pour dissuader… un autre membre de l’Alliance. Sept pays — la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Espagne, l’Italie et d’autres — ont envoyé des soldats au Groenland pour établir une présence militaire et éviter ce que les diplomates appellent une « spirale dangereuse vers le bas ». Du jamais-vu. Des alliés de l’OTAN déployant des forces pour protéger un autre allié contre… les États-Unis. Si quelqu’un m’avait dit ça il y a cinq ans, je l’aurais pris pour un fou.
La déclaration conjointe du 6 janvier 2026, signée par les dirigeants de France, d’Allemagne, d’Italie, de Pologne, d’Espagne, du Royaume-Uni et du Danemark, ne laisse place à aucune ambiguïté : « La souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières » sont des principes non négociables. Et cette phrase qui claque comme un coup de tonnerre : « Le Groenland appartient à son peuple. » Point final. Pas de discussion. Pas de négociation. Le Danemark a même prévenu qu’en cas d’attaque, il invoquerait l’Article 5 de l’OTAN — celui qui stipule qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous. L’ironie est cruelle : cet article a été invoqué une seule fois dans l’histoire, après le 11 septembre 2001, pour défendre… les États-Unis.
Il y a quelque chose de profondément triste dans ce spectacle. L’OTAN, cette alliance forgée dans les décombres de la Seconde Guerre mondiale pour protéger l’Occident contre les menaces extérieures, se retrouve aujourd’hui à devoir protéger l’un de ses membres contre un autre. Contre son membre le plus puissant. Contre celui qui était censé être le garant de la sécurité collective. Trump a réussi ce que Poutine n’a jamais pu accomplir : fracturer l’Alliance de l’intérieur. Et ça, c’est peut-être le plus grand crime de cette crise.
La délégation parlementaire américaine à Copenhague
Face à ce chaos diplomatique, une délégation bipartisane de onze parlementaires américains s’est rendue au Danemark pour tenter de rassurer les alliés. Le sénateur démocrate Chris Coons du Delaware, qui menait la délégation, a été on ne peut plus clair : « Le Groenland fait partie du Danemark. Le Danemark est notre allié au sein de l’OTAN. Cela devrait être la fin de cette discussion. » À ses côtés, les sénateurs Lisa Murkowski, Thom Tillis, Jeanne Shaheen et la représentante Sarah McBride ont tenté de convaincre leurs homologues danois que l’Amérique n’était pas devenue folle. Pas entièrement, en tout cas.
Mais ces efforts de diplomatie parlementaire ont un goût amer. Car pendant que ces élus serraient des mains à Copenhague, Trump annonçait des tarifs douaniers de 10% sur huit nations européennes, dont le Danemark, menaçant de les porter à 25% d’ici juin. La sénatrice Shaheen a qualifié la position de Trump de « tache noire sur l’Amérique ». Une tache noire. Sur le pays qui se présentait comme le leader du monde libre. Sur le pays qui donnait des leçons de démocratie au reste de la planète. Comment en est-on arrivé là? Comment un président américain en est-il venu à menacer militairement un allié pour s’emparer d’un territoire qui ne lui appartient pas et dont les habitants ne veulent pas de lui?
Le recul de Davos : victoire de la raison ou pause tactique?
Trump fait marche arrière — temporairement
Le 21 janvier 2026, au Forum économique mondial de Davos, Trump a surpris tout le monde. Après des semaines de rhétorique agressive, il a annoncé vouloir des « négociations immédiates » et a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’utiliser la force militaire. Quelques heures plus tard, il annonçait retirer la menace de tarifs douaniers, évoquant un possible « cadre pour un accord futur » négocié avec le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte. L’ancien ambassadeur américain auprès de l’OTAN, R. Nicholas Burns, n’a pas hésité à parler de recul : Trump aurait cédé face à « une résistance militaire, économique et politique ferme des Européens ».
Mais peut-on vraiment parler de victoire? Selon NBC News, Trump avait demandé au général Dan Caine, président du Joint Chiefs of Staff, de lui présenter les options militaires et les conséquences d’une invasion du Groenland. Ce n’est qu’après avoir vu ces scénarios qu’il aurait décidé de renoncer — pour l’instant. Un sondage Ipsos révèle que seulement 4% des Américains pensent que l’usage de la force militaire pour prendre le Groenland serait une bonne idée. 4%. Même au sein de sa propre base électorale, Trump est isolé sur ce dossier. Et pourtant, pendant des semaines, il a maintenu la pression, terrifiant les alliés et fracturant l’Alliance atlantique.
Je voudrais croire que c’est fini. Que Trump a compris. Que la raison l’a emporté. Mais je n’y arrive pas. Parce que ce recul ressemble trop à une pause tactique pour être une vraie victoire. Parce que les mots ont été prononcés, les menaces formulées, les tarifs brandis. On ne peut pas défaire ça. On ne peut pas revenir en arrière comme si rien ne s’était passé. Le Danemark sait maintenant que son « allié le plus proche » est prêt à le menacer militairement pour obtenir ce qu’il veut. Cette confiance brisée, elle mettra des années — peut-être des décennies — à se reconstruire. Si jamais elle se reconstruit.
La question de l’impeachment plane
Le représentant républicain Don Bacon du Nebraska a osé prononcer le mot que beaucoup n’osaient pas dire : impeachment. Selon lui, une invasion du Groenland entraînerait la destitution immédiate de Trump, avec le soutien de Républicains. « Je pencherais vers la destitution de Trump », a-t-il déclaré, ajoutant que « beaucoup de Républicains sont en colère » contre les menaces envers le Groenland. Il a qualifié l’annonce des tarifs d’« embarrassante » et demandé au Congrès de « reprendre ses pouvoirs sur les tarifs ». Des mots forts. Des mots courageux. Mais des mots qui restent, pour l’instant, lettre morte.
Le représentant Mike Turner de l’Ohio, membre influent de la commission du renseignement, a rappelé que le président n’a « aucune autorité » pour utiliser la force militaire contre un pays de l’OTAN. Il a averti que ces menaces mettaient en danger les « principes de paix » concernant Gaza, l’Ukraine et la Russie. En d’autres termes : comment les États-Unis peuvent-ils demander à d’autres de respecter le droit international quand leur propre président menace d’envahir un allié? La question est restée sans réponse. Elle plane sur Washington comme un nuage toxique.
Le Groenland : un peuple qui refuse d'être un pion
La dignité groenlandaise face aux menaces
Au milieu de cette tempête géopolitique, il y a un peuple qu’on a tendance à oublier : les Groenlandais. 56 000 personnes vivant sur la plus grande île du monde, avec leur culture, leur langue, leur histoire. Et ce peuple a parlé. Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a été catégorique : « Plus de pression. Plus d’allusions. Plus de fantasmes d’annexion. » Des mots qui claquent. Des mots dignes. Des mots qui rappellent à Trump — et au monde entier — que le Groenland n’est pas une propriété immobilière à acheter ou à saisir. C’est un territoire autonome avec un gouvernement élu, des institutions démocratiques, et des citoyens qui ont leur mot à dire.
Pipaluk Lynge, politicienne groenlandaise, a confié aux parlementaires américains en visite que « les enfants au Groenland se sentent inquiets ». Les enfants. Des gamins qui entendent parler d’invasion, de menaces militaires, de tarifs punitifs. Des gamins qui se demandent si les soldats américains vont débarquer un jour sur leurs côtes. C’est ça, la réalité humaine derrière les grandes manœuvres géopolitiques. C’est ça qu’on oublie trop souvent quand on parle de « ressources stratégiques », de « route arctique » et d’« intérêts nationaux ». Il y a des gens qui vivent là. Des gens qui ont peur. Des enfants qui ne dorment plus la nuit.
Quelque part au Groenland, un enfant demande à ses parents : « Est-ce que les Américains vont nous envahir? » Qu’est-ce qu’on répond à ça? Comment on explique à un gamin de huit ans que le président de la plus grande démocratie du monde menace de prendre son pays par la force? Je n’ai pas de réponse. Je n’ai que de la colère. Une colère froide, sourde, qui monte quand je pense à ces enfants inquiets, à ces familles terrifiées, à ce peuple qui demande juste qu’on le laisse vivre en paix sur sa terre.
La souveraineté comme ligne rouge
Le Premier ministre Nielsen a tracé une ligne dans le sable : « Nous sommes prêts à discuter de beaucoup de choses. Mais la souveraineté est une ligne rouge. » Une ligne rouge. Ces mots, on les entend habituellement dans les conflits majeurs, les crises existentielles. Et voilà qu’ils sont prononcés par le dirigeant d’un territoire autonome face aux États-Unis d’Amérique. Face au pays qui se présente comme le champion de l’autodétermination des peuples. L’ironie est amère. Trump a publié sur les réseaux sociaux une carte montrant le Canada et le Groenland comme faisant partie des États-Unis. Il a partagé une image générée par intelligence artificielle le montrant avec JD Vance et Marco Rubio plantant un drapeau américain sur le sol groenlandais. Des provocations? Des blagues? Non. Des actes d’un président en exercice.
Le 23 janvier 2026, la Première ministre danoise Mette Frederiksen s’est rendue au Groenland pour exprimer son soutien au peuple et au gouvernement autonome. Une visite symbolique, certes. Mais un symbole fort : le Danemark ne lâchera pas le Groenland. L’Europe ne lâchera pas le Danemark. Et face à cette unité retrouvée, Trump a dû reculer. Pour combien de temps? Personne ne le sait. Mais une chose est certaine : cette crise a révélé les failles profondes de l’ordre international que les États-Unis avaient eux-mêmes contribué à construire après 1945.
Le Congrès face à son moment de vérité
Pourquoi le Congrès reste paralysé
Revenons à la question centrale : pourquoi le Congrès américain ne retient-il pas le bras de Trump? La réponse tient en plusieurs facteurs. D’abord, la polarisation extrême de la politique américaine. Les Républicains contrôlent les deux chambres du Congrès. Et critiquer Trump publiquement, même quand il menace d’envahir un allié, reste un acte de courage — ou de suicide politique. Le président de la Chambre Mike Johnson a résumé l’ambiguïté de la position républicaine : tout en reconnaissant « l’importance géopolitique et stratégique » du Groenland, il a rappelé que « nous ne sommes pas en guerre avec le Groenland ». Merci pour la précision. Mais est-ce suffisant pour rassurer les alliés?
Ensuite, il y a la question des pouvoirs présidentiels sur les tarifs douaniers. Trump utilise les tarifs comme arme de coercition, arguant de « l’urgence nationale ». Le sénateur Rand Paul a dénoncé cette utilisation abusive : « Il n’y a pas d’urgence avec le Groenland. C’est ridicule. » Mais pour reprendre le contrôle des tarifs, le Congrès devrait voter une loi que Trump pourrait ensuite bloquer par veto. Il faudrait alors une majorité des deux tiers pour passer outre. Autant dire que c’est mission impossible dans le climat politique actuel. Le Congrès a les outils constitutionnels pour agir. Il lui manque la volonté politique.
Les leçons d’une crise évitée — pour l’instant
Cette crise du Groenland aura au moins eu le mérite de révéler quelques vérités inconfortables. Premièrement : l’OTAN est plus fragile qu’on ne le pensait. Un seul président américain erratique suffit à la faire vaciller sur ses bases. Deuxièmement : l’Europe est capable de s’unir face à une menace, même quand cette menace vient de son principal allié. Les déploiements de troupes au Groenland marquent peut-être le début d’une nouvelle ère pour la défense européenne. Troisièmement : le Congrès américain a perdu une grande partie de sa capacité à jouer son rôle de contrepoids face à l’exécutif. La Constitution est toujours là, mais son application dépend de la bonne volonté des élus.
Et maintenant? La crise s’est apaisée, mais les braises couvent. Trump a reculé, mais il n’a pas renoncé. Le Groenland reste dans son viseur. Le Danemark reste méfiant. L’Europe reste sur ses gardes. Et le Congrès? Le Congrès retourne à ses affaires courantes, espérant peut-être que cette crise ne se reproduira pas. Espoir naïf. Car avec Trump, la prochaine crise n’est jamais loin. Et quand elle surviendra, le Congrès sera-t-il prêt à assumer ses responsabilités constitutionnelles? L’histoire de janvier 2026 suggère que non. Et ça, c’est peut-être le plus inquiétant de tout.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. Un mélange de soulagement — la crise a été évitée, pour l’instant — et d’inquiétude profonde. Parce que rien n’a vraiment changé. Trump est toujours là, avec ses pulsions, ses obsessions, ses tweets nocturnes. Le Congrès est toujours paralysé, pris entre loyauté partisane et conscience constitutionnelle. Et quelque part au Groenland, des enfants continuent de s’inquiéter. Je pense à eux en écrivant ces dernières lignes. Je pense à ce monde qu’on leur laisse, un monde où le président de la plus grande démocratie peut menacer d’envahir un allié sans que personne ne l’arrête vraiment. Ce n’est pas le monde qu’on leur avait promis. Ce n’est pas le monde qu’ils méritent.
Conclusion : L'Alliance atlantique à la croisée des chemins
Ce que cette crise révèle
La crise du Groenland de janvier 2026 restera dans les manuels d’histoire comme un moment charnière. Non pas parce qu’une guerre a éclaté — elle a été évitée, de justesse — mais parce qu’elle a révélé la fragilité des institutions qui étaient censées nous protéger. L’OTAN, cette alliance de 75 ans, a failli imploser à cause des ambitions territoriales d’un seul homme. Le Congrès américain, gardien constitutionnel des pouvoirs de guerre, s’est montré incapable de jouer son rôle. Et le monde a découvert, médusé, qu’un président des États-Unis pouvait menacer d’envahir un allié sans que rien ne l’arrête vraiment.
Mais cette crise a aussi montré autre chose : la capacité de résistance. Les Européens se sont unis comme jamais. Le peuple groenlandais a fait entendre sa voix avec dignité. Des parlementaires américains, républicains et démocrates, ont traversé l’Atlantique pour dire « non, ce n’est pas ça, l’Amérique ». Ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas une victoire. Mais c’est un début. Le début, peut-être, d’une prise de conscience : les démocraties ne peuvent pas tenir leurs institutions pour acquises. Elles doivent les défendre, jour après jour, contre ceux qui voudraient les subvertir de l’intérieur.
Et demain?
La question qui hante tous les observateurs est simple : et maintenant? Trump a reculé, mais Trump revient toujours. Le Groenland reste dans son viseur. Les tarifs peuvent être réactivés d’un tweet. Les menaces peuvent reprendre demain matin. Et le Congrès? Le Congrès fera ce qu’il fait depuis des années : naviguer entre principes et opportunisme, entre Constitution et calculs électoraux. Quelques voix courageuses continueront de s’élever. Lisa Murkowski continuera de dénoncer. Rand Paul continuera de rappeler les limites constitutionnelles. Mais seront-ils suffisants pour arrêter la prochaine tempête?
Quelque part à Nuuk, capitale du Groenland, un enfant regarde l’horizon glacé. Il ne sait pas grand-chose de la géopolitique, des tarifs douaniers ou de l’Article 5. Mais il sait une chose : des gens très puissants, très loin, ont parlé de prendre sa maison. Et personne ne leur a vraiment dit non. Pas assez fort, en tout cas. Cet enfant, c’est peut-être le vrai juge de cette crise. Pas les experts, pas les éditorialistes, pas les sénateurs. Un enfant qui demande juste à grandir en paix sur sa terre. C’est pour lui, pour tous les enfants du Groenland, que cette question mérite d’être posée encore et encore : pourquoi le Congrès n’a-t-il pas arrêté Trump? Et l’arrêtera-t-il jamais?
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements diplomatiques internationaux, à contextualiser les décisions des acteurs globaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent l’ordre mondial.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements danois, groenlandais et américain, déclarations publiques des parlementaires américains, résolutions du Congrès américain, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées et médias d’information reconnus internationalement (NPR, TIME, NBC News, The Hill, Al Jazeera, Fortune, Axios, The Conversation, Euronews).
Les données statistiques et sondages cités proviennent d’instituts reconnus, notamment Ipsos pour les enquêtes d’opinion américaines.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques transatlantiques et de la politique intérieure américaine, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes qui animent les relations entre alliés occidentaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
NPR – U.S. lawmakers wrap reassurance tour in Denmark as tensions around Greenland grow – 19 janvier 2026
Congress.gov – Greenland, Denmark, and U.S. Relations (CRS Report IN12643) – Janvier 2026
Congress.gov – H.R.361 Make Greenland Great Again Act – 119th Congress (2025-2026)
NPR – White House says ‘all options’ are on the table for Greenland – 7 janvier 2026
NBC News – Live updates: Greenland deal, Denmark, Trump Board of Peace – Janvier 2026
Sources secondaires
TIME – In Rebuke of Trump, Greenland Declares: ‘We Choose Denmark’ – Janvier 2026
TIME – Republicans Condemn Trump’s Greenland Tariffs Threat – Janvier 2026
TIME – Republicans Break Ranks With Trump Over Greenland Threats – Janvier 2026
Al Jazeera – Greenland and Denmark say sovereignty ‘red line’ after latest Trump remarks – 22 janvier 2026
Al Jazeera – Europe should prepare for Greenland’s annexation and end of NATO: Experts – 9 janvier 2026
Fortune – Trump seems to be changing his mind on Greenland – 21 janvier 2026
Axios – Greenland proposal Trump endorsed respects Denmark’s sovereignty – 21 janvier 2026
The Hill – Republicans vow to block Donald Trump from seizing Greenland by force – Janvier 2026
The Conversation – Trump’s annexation of Greenland seemed imminent. Now it’s on much shakier ground – Janvier 2026
Euronews – Greenland invasion could spark US constitutional crisis, experts say – 21 janvier 2026
Wikipedia – Greenland crisis – Consulté le 25 janvier 2026
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