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Trump transforme l’Amérique en risée mondiale : quand les alliés rient et les ennemis jubilent
Crédit: Adobe Stock

Une obsession qui confine à la folie

En janvier 2026, Donald Trump a porté ses ambitions expansionnistes à un niveau sans précédent. Non content de menacer d’annexer le Canada — « il n’y a pas une chance sur un million que le Canada devienne partie des États-Unis », a répondu Justin Trudeau — le président américain a intensifié sa campagne pour acquérir le Groenland, un territoire autonome du Danemark. Et pas par la négociation. Par la coercition. Par les menaces. Par le chantage économique. Trump a refusé à plusieurs reprises d’exclure l’usage de la force militaire pour s’emparer de cette île arctique. Il a menacé d’imposer des droits de douane de 10% sur les importations européennes, avec une hausse à 25% prévue en juin, si le Danemark n’acceptait pas de céder son territoire. Dans une lettre au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, qu’il a demandé de partager largement avec les dirigeants mondiaux, Trump a écrit qu’il exigeait un « contrôle total et complet du Groenland » et que, n’ayant pas reçu le prix Nobel de la Paix, il ne se sentait plus « obligé de penser uniquement à la paix ».

Relisez cette dernière phrase. Le président des États-Unis d’Amérique, le dirigeant de la plus grande puissance militaire de l’histoire, a explicitement lié ses ambitions territoriales à sa frustration de ne pas avoir reçu un prix. C’est le genre de logique qu’on attendrait d’un enfant gâté, pas du commandant en chef de l’arsenal nucléaire américain. La réaction internationale a été immédiate et unanime. Le Danemark a rappelé que le Groenland n’était pas à vendre. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a déclaré que Trump n’« obtiendrait » pas le Groenland. Un communiqué conjoint de tous les partis du Parlement groenlandais a exigé que les États-Unis fassent preuve de respect, affirmant qu’ils « ne veulent pas devenir des Américains ». 85% des Groenlandais sondés se sont opposés à l’annexion par les États-Unis. Le Premier ministre danois Mette Frederiksen a rappelé à Trump qu’une attaque contre le Royaume du Danemark serait une attaque contre l’OTAN.

Il y a quelque chose de profondément troublant à regarder le leader du « monde libre » se comporter comme un autocrate du XIXe siècle. Menacer d’envahir le territoire d’un allié? Utiliser le chantage économique pour forcer une annexion? C’est le genre de comportement qu’on associe à Poutine, pas au président américain. Et pourtant, nous y sommes. La question qui me hante : à quel moment les Américains ont-ils décidé que c’était acceptable? À quel moment ont-ils regardé cet homme et se sont dit : « Oui, c’est lui qui devrait nous représenter sur la scène mondiale »?

Les alliés en ordre de bataille… contre Washington

Face aux menaces américaines, quelque chose d’inédit s’est produit. Les alliés européens se sont mobilisés — non pas aux côtés des États-Unis, mais contre eux. Le Danemark et ses alliés européens ont envoyé des renforts militaires au Groenland. Des forces symboliques, certes, incapables de repousser une invasion américaine déterminée. Mais ces « forces de déclenchement » avaient un objectif stratégique clair : toute attaque sur ces soldats obligerait leurs gouvernements à riposter. Six pays membres de l’OTAN ont publié une déclaration commune affirmant avoir renforcé leur « présence, leurs activités et leurs investissements pour maintenir l’Arctique en sécurité et dissuader les adversaires ». L’ironie est mordante : ils parlaient des États-Unis. L’Union européenne a préparé un paquet de représailles potentielles de 107 milliards de dollars ciblant les importations américaines. Le ministre suédois des Affaires étrangères a déclaré que les exigences de Trump avaient reçu des « critiques bien méritées » et que « nous ne nous laisserons pas faire du chantage ». Le ministre néerlandais des Finances a rappelé que « nous faisons partie de la même alliance » et a appelé à la désescalade.

Finalement, le 21 janvier 2026, lors du Forum économique mondial de Davos, Trump a fait volte-face. Il a renoncé à ses menaces de droits de douane et a exclu l’usage de la force militaire contre le Groenland. Une reculade humiliante, maquillée en victoire diplomatique. Mais le mal était fait. Comme l’a observé un professeur de l’Université de Copenhague, la proximité et la dépendance d’antan entre l’Europe et les États-Unis « ne reviendront pas ». Les relations transatlantiques sont à leur plus bas niveau depuis des décennies. Et tout cela pour quoi? Pour satisfaire l’ego d’un homme qui pense que le contrôle « psychologiquement nécessaire » d’une île arctique justifie de menacer ses alliés les plus proches. Le sénateur républicain Mitch McConnell lui-même a déclaré : « Je n’ai pas encore entendu de cette administration une seule chose dont nous avons besoin du Groenland que ce peuple souverain ne soit pas déjà disposé à nous accorder. » Quand même McConnell trouve que c’est trop, on sait qu’on a atteint un nouveau fond.

Sources

Sources primaires

Pew Research Center – « US Image Declines in Many Nations Amid Low Confidence in Trump » – 11 juin 2025
United Nations – Discours de Donald Trump à l’Assemblée générale – 23 septembre 2025
White House – Déclarations officielles et posts Truth Social – janvier 2025-janvier 2026
Gouvernement du Danemark – Déclarations sur la souveraineté du Groenland – janvier 2026

Sources secondaires

CNN – « Trump’s threats to Greenland, Canada and Panama explain everything » – 8 janvier 2025
PBS NewsHour – « Europe stands firm against Trump’s push for Greenland » – 19 janvier 2026
TIME Magazine – « How Trump’s Foreign Policy Gambits Are Reshaping the World » – janvier 2026
NPR – « Majorities in key U.S. allies have no confidence in Trump » – 12 juin 2025
Al Jazeera – « Trump drops tariff threat, says he won’t take Greenland by force » – 21 janvier 2026
The Bulwark – « Somebody Needs to Tell Trump Everybody Is Laughing at Him » – décembre 2025
Noah Smith / Noahpinion – « America has become a laughingstock » – 15 mai 2025
Center for American Progress – « Trump Global Weakness Watch » – janvier 2026
Chicago Council on Global Affairs – « Trump 2.0 Enters 2026 in Full Force » – janvier 2026
Wikipedia – Articles sur la crise du Groenland, l’expansionnisme américain, la politique étrangère Trump 2025 – consultés janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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